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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Contre la précarité des jeunes, 38 organisations s’engagent

26 Novembre 2011, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

 

Par Mikaël garnier-lavalley.  délégué général de l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej).
Mots clés : droits de l'enfant,

 

Gavroche (Les Mis%C3%A9rables)

À mesure que la crise avance, les jeunes trinquent. 
Fragiles car nouveaux entrants dans le monde 
du travail, ils n’ont pas de filet de sécurité en dehors des parents qui peuvent de moins en moins agir. Le taux de pauvreté des 18-25 ans explose pour devenir le plus élevé des différentes générations. Pour y répondre, notre pays multiplie depuis trente-cinq ans les dispositifs d’insertion des jeunes. Ceux-ci s’empilent sans logique et n’atteignent que trop rarement leur cible. Surtout, ils sont toujours moins favorables 
que le droit commun. Et la création, 
il y a un an, du RSA jeunes a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Imaginez, alors qu’on refusait 
aux 18-25 ans l’accès au RSA, on y a mis des conditions plus restrictives pour les moins de 25 ans. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la pauvreté des moins 
de 25 ans est moins grave que celle 
des plus de 25 ans ?

C’est ce type d’aberration que trente-huit organisations (issues de la jeunesse, de l’urgence sociale, de l’éducation populaire, de la mutualité, des missions locales, du secteur social…) ont décidé de combattre en appelant hier à un big bang des politiques de jeunesse. 
Car il est temps d’agir et de sortir des sentiers battus. Les associations qui gèrent l’urgence, le Secours populaire français notamment, tirent la sonnette d’alarme en voyant se multiplier 
le nombre de jeunes dans leurs accueils.

J’ai participé à la rédaction de cet appel collectif et ce que nous proposons s’articule autour du droit commun, 
de la reconnaissance de la majorité 
dès 18 ans comme point d’entrée
et d’un droit à l’éducation formation tout au long de la vie.

Il faut répondre à la question des ressources des jeunes et faire qu’un véritable service public de l’information 
et de l’orientation voie le jour. 
Plus encore, l’engagement des jeunes et de leurs organisations dans le débat doit permettre que cette campagne présidentielle ne fasse pas de la jeunesse un slogan sans lendemain.

Mikaël garnier-lavalley

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