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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Comme une vague…

13 Octobre 2010, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

 

 

Près de 3,5 millions de citoyens dans les rues ! Avant toute autre considération, il faut d’entrée de jeu signifier haut et fort l’importance de cette date : ce mardi 12 octobre23 septembre manif 012-copie-1 2010 restera, en effet, comme un moment particulier dans l’histoire sociale contemporaine de notre pays, en plus d’être un jour probablement décisif dans le conflit contre le projet de loi de destruction de nos droits de départ à la retraite. L’ampleur des mobilisations tient en un mot : énorme ! Autant le dire, les tripatouillages gouvernementaux sur le nombre de manifestants (qu’un syndicat de police dénonce lui-même publiquement) n’y changeront rien. La journée d’action unitaire, puissante, diversifiée, déterminée, est une preuve éclatante que le mouvement social a la force de contraindre le gouvernement à renoncer à son funeste projet. « Pourquoi allons-nous gagner ? », demandaient de nombreux manifestants, « parce que nous sommes forts et unis », répondaient-ils en cœur. Tout un symbole.

 

Chacun l’a constaté. Les mobilisations ont été plus massives que lors des derniers rendez-vous. Le mouvement s'amplifie donc. Et il s'élargit. Plus de jeunes lycéens et étudiants. Plus de salariés du privé. Sans parler des grèves, quasiment toutes plus importantes que la 23 septembre, à la SNCF, à la RATP, dans la Fonction publique, à La Poste, à EDF, dans les raffineries, dans les ports, dans la métallurgie, etc. Nous avons assisté à une nouvelle étape dans l’embrasement social dont on ne sait pas, à l’heure où nous écrivons ces lignes, où il nous conduira et quand il s’arrêtera. Dans de nombreux secteurs d’activité, les salariés votaient massivement pour la reconduction des grèves… « Nous allons continuer, nous n’allons pas nous arrêter au motif que les sénateurs ont voté », disait Bernard Thibault. « La responsabilité de la radicalisation revient au gouvernement, qui reste sourd », analysait François Chèrèque. Pour la première fois depuis le début du processus de mobilisation, les actions durent et les initiatives propres se multiplient pour faire « le pont » avec le rendez-vous du samedi 16 octobre, date de la prochaine journée interprofessionnelle.

 

Comme une vague, la révolte monte dans le pays...

 

Du coup, le contraste entre la colère de rue et l’intransigeance du sommet de l’Etat avait un côté provoquant. Tellement que, au cœur de l’après-midi, il fallut se pincer très fort en entendant les mots de François Fillon d’abord, d’Eric Woerth ensuite, à l’Assemblée nationale. « Je le dis très solennellement, nous sommes décidés à mener cette réforme à son terme, on a été au bout de ce qui est possible », déclarait le premier ministre. « Nous allons gagner la bataille des retraites, il n’y a pas de passage en force », ajoutait le ministre de Travail. L’un et l’autre témoignaient de la totale irresponsabilité d’un pouvoir plus isolé que jamais…

 

Méprisante, toute la Sarkozie avait misé sur l’épuisement des mobilisations. Mais c’est tout le contraire qui se produit ! Pour une raison simple. Une immense majorité de nos concitoyens ont peu à peu compris la cruauté et l’ineffectivité de ce projet injuste, qui fait reposer l’essentiel de l’effort sur le monde du travail et des retraités, alors que les puissances industrielles et financières en sont quasiment exonérées. Comment le président des riches et des classes dominantes de l’argent pourrait-il se soucier du bien-commun et de l’intérêt général ? Le voilà aujourd’hui au pied d'un mur érigé par le peuple… « Sarkozy, tu nous vois cette fois ? », criaient les manifestants. Ce mardi 12 octobre, le Palais a tremblé. Et ce n’est pas fini…

Par Jean-Emmanuel Ducoin

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