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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Cinéma :

13 Janvier 2013, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

les choix de l'Humanité

Humphrey Bogart dans "les Griffes jaunes" de John Huston (1945)

Culture - le 11 Janvier 2013  Mots clés : l'humanité, cinéma, chronique cinéma d'émile breton, festival de cannes 2012,

 

 

 

Retrouvez, chaque semaine, toute l'actualité cinéma avec les critiques de films de la rédaction.
Cette semaine...

Comme un lion de Samuel Collardey
The Master de Paul Thomas Anderson
Paradis : Amour d'Ulrich Seidl
Aujourd'hui d'Alain Gomis
Selkirk, le véritable Robinson Crusoé de Walter Tournier
Une Histoire d'amour d'Hélène filllières 

 

  • Comme un lion, Samuel Collardey. France. 1 h 42.

Par adrien Pécout. Deux agents font miroiter à Mytri, Sénégalais de quinze ans, une carrière de footballeur en Europe. Sa grand-mère qui l’élève s’endette pour lui payer le voyage, mais, sitôt en France, plus aucune trace des agents. Livré à lui-même, sans un sou, il entame un parcours plein de débrouilles sans renoncer à son rêve de footballeur… Inspiré de faits réels, Comme un lion, fiction très documentée, dénonce la réalité 
du foot business tout en livrant une peinture de la classe ouvrière. Avec ce film réaliste, où certains acteurs non professionnels jouent leur propre rôle, Samuel Collardey touche au but.
>>> Lire l'entretien avec le réalisateur, Samuel Collardey

 

 

  • The Master, de Paul Thomas Anderson. États-Unis, 2012, 2 h 17.

Par Vincent Ostria.  Où l’on retrouve le réalisateur Paul Thomas Anderson, six ans après There will be blood, mais surtout Joaquin Phoenix, rescapé de sa farce maous, le mockumentaire I’m still here. Il revient svelte et rasé de près, mais également émacié et marqué. Pas tout à fait guéri, dirait-on, tant le personnage qu’il incarne dans The Master paraît fantasque et dangereux. Il incarne Freddie Quell, ancien marine démobilisé à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, qui devient un vagabond alcoolique, sujet à des crises violentes. Voir la scène spectaculaire où, devenu photographe de portraits dans un grand magasin, il se jette sauvagement sur un client dont la tête ne lui revient pas… Tout le film est résumé dans le titre : The Master. (...) Malgré sa brillante mise 
en scène, 
The Master, fable stylée de Paul Thomas Anderson sur les rapports entre un gourou et un de ses disciples, 
frise la gratuité. >>> Lire la suite

 

  • Paradis : Amour, d’Ulrich Seidl. Autriche, 2 heures.

Par Jean Roy.  On a longtemps pu croire, tout au moins en se limitant aux apparences les plus criantes, que la relation sexuelle tarifée s’est toujours exercée à sens unique depuis que le monde est monde. D’un côté le client, être viril prêt à porter la main à la bourse pour pouvoir succomber à ses vils instincts, de l’autre la prostituée profitant de la situation pour vérifier si le plus vieux métier du monde ne serait pas simultanément le plus lucratif, au moins sans la présence de souteneurs qui sont au métier ce que la vérole est au bas clergé breton, si l’on peut tenter de faire sourire en convoquant San Antonio. (...) À son tour, Ulrich Seidl montre le sexe. Dans sa version hédoniste affirmant le droit au plaisir comme dans sa vision roturière de gagne-pain. Ici, l’inégalité est avant tout sociale. >>> Lire la suite

 

Le choix de Vincent Ostria

  • Aujourd’hui, d’Alain Gomis. France. 2012, 1 h 28. Odyssée.

Auteur de fictions à part, entre poésie et chronique sociale, Alain Gomis poursuit sa route solitaire avec un nouveau héraut, Saul Williams, maestro américain du slam, qui délaisse le verbe pour aller s’ébrouer 
au Sénégal, où il traverse Dakar comme dans un rêve éveillé. Williams joue Satché, un homme accueilli comme un enfant prodigue par sa famille ; elle 
lui annonce qu’il a été désigné pour mourir. Apparemment 
un honneur, puisqu’il est célébré comme un roi ou un demi-dieu par ses proches et la population. Mais il s’extrait de ce cadre sacrificiel pour errer dans la ville, puis retourne dans ses pénates auprès de sa femme et de 
ses enfants, comme si de rien n’était. Un prétexte narratif 
pour une œuvre en roue 
libre d’une grande beauté, 
souvent filmée avec génie 
par un cinéaste qui sait capter mieux que quiconque les petits riens magiques du réel 
pour les intégrer à ses trames mythiques. Alain Gomis 
est une étincelle dans 
un monde grisâtre.

  • Selkirk, le véritable Robinson Crusoé, de Walter Tournier. Uruguay, 2012, 1 h 15

Survie. Gentille version animée pour enfants des aventures d’Alexander Selkirk (1676-1721), marin écossais dont le parcours inspira 
à Daniel Defoe son fameux Robinson Crusoé. Mais le film est tellement simplifié que 
la réalité historique ne compte pas. Cette histoire archétypique de naufragé exécutée 
en pâte à modeler rappelle 
un peu les célèbres productions Aardman (Wallace and Gromit), lesquelles proposèrent récemment un film proche (Les Pirates ! Bons à riens…). Si la modestie artisanale 
de cette œuvre uruguayenne 
est son meilleur atout, elle 
n’est malheureusement 
pas étayée par un surcroît 
de drôlerie ou d’inventivité.

  • Une histoire d’amour, d’Hélène Fillières. France, 2012, 1 h 20. 

Chic et choc. La seule originalité du film est son titre, assez piquant dans le contexte. Cette abracadabrante histoire d’amour sans amour est tirée 
du roman Sévère, de Régis Jauffret, lui-même inspiré 
d’un fait divers : la mort 
trouble du banquier Édouard Stern, assassiné par sa maîtresse, en 2005. Passant pour la première fois derrière 
la caméra, Hélène Fillières 
fait de cet imbroglio un drame pseudo-maso qui satisfera surtout les adeptes du design 
et des véhicules de luxe. Les autres compteront les minutes.

Lire aussi :

La chronique cinéma d'Emile Breton : La belle histoire d’une femme libre

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