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Ce lundi dans l'Humanité : Les jeux au défi de l'esprit olympique

13 Août 2012, 10:52am

Publié par PCF Villepinte

Sports - le 13 Août 2012

jeux olympiques 2012

 

 

L’héritage olympique ? "Propagande d’État". Ni boom touristique ni "boost" économique. Pire : les lumières du stade olympique à peine éteintes, David Cameron envisage de réduire les moyens et d’enlever l’éducation physique du programme des élèves. De notre envoyé spécial.

  Les Jeux de Londres sont terminés, les Londoniens peuvent revenir en ville. Ils n’ont pas entendu Jacques Rogge, président du CIO, dire qu’il s’agissait là de « très bons jeux Olympiques » mais ils le verront sur leurs feuilles d’impôts pendant quelques années. Si cette édition 2012 n’a pas souffert d’accrocs, il a fallu pour cela mobiliser 30 milliards d’euros (16 d’investissements en infrastructures et 14 pour le budget propre du comité d’organisation), dont 90 % relèvent des fonds publics. Un seul mot a servi à justifier auprès des citoyens l’accueil des JO par Londres pour la troisième fois en un siècle : « héritage » (« legacy », en anglais). C’est la nouvelle marotte du CIO depuis une quinzaine d’années. « Cela vous coûte des sommes folles mais l’événement vous laissera plein de choses… »

Simon Jenkins, chroniqueur à l’« Evening Standard », n’est pas acheteur : « L’héritage des Jeux, ça n’existe pas. C’est une fiction de l’imagination de ceux qui tentent désespérément de justifier le coût de l’accueil des Jeux. Il n’y a même pas matière à débat. Parler d’un héritage économique, “d’un stimulant publicitaire pour le tourisme” ou “de plus de contrats pour le business britannique” relève de la simple propagande d’État. » De toute façon, comme le souligne une étude de Goldman Sachs, déjà citée dans ces colonnes, « Londres est déjà une ville renommée pour le tourisme et les investissements, donc les bénéfices à attendre de cette publicité pourraient bien être plus limités ».

Même l’héritage sportif, le seul qui puisse sembler légitime, est menacé. Terminé le moment d’exposition « Londres 2012 », le gouvernement Cameron envisage de ratiboiser les moyens et de supprimer l’éducation physique à l’école. Dans une tribune publiée, vendredi dans le Times, Matthew Pinsent, quadruple champion olympique d’aviron, a mis garde : « Si nous nous y prenons bien, c’est le début de quelque chose. Sinon… », écrit-il, conseillant à ses compatriotes de regarder l’exemple du sport australien (58 médailles, dont 16 d’or à Sydney, 35, dont 7 d’or à Londres). Après la grande fête de Sydney, les fonds pour le sport ont été réduits. Selon l’Insee australien, loin du mythe d’une « grande nation de sportifs », 40 % des écoliers ne pratiquent aucun sport en dehors de l’école.

Plus direct, Fuzz Ahmed, entraîneur d’athlétisme, a fulminé : « Les sommes en jeu n’ont rien à voir avec celles d’un sous-marin. Vous préférez quoi : un sous-marin ou Chris Hoy (pistard, 6 médailles d’or olympique – NDLR) ? »

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C. D.

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