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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Ce jeudi dans l'Humanité : "Nous avons des idées, écoutez-les"

25 Octobre 2012, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 25 Octobre 2012

 

Mots clés : l'humanité, lutte, cgt, sanofi , syndicats,

 

 Dans l'Humanité de ce jeudi, des salariés de Petroplus, ArcelorMital, PSA, Rio Tinto et Sanofi interpellent le gouvernement et disent leur refus de l'impuissance politique. Sandrine Caristan, déléguée syndicale CGT Sanofi Montpellier, se dit "pour une nationalisation brutale".

Sandrine Caristan est responsable de laboratoire sur le site de Sanofi Montpellier. À quarante-sept ans, elle en a passé vingt-six dans le groupe. « Aujourd’hui, je suis dans le pôle recherche et développement mais j’ai commencé en bas de l’échelle au laboratoire Choay (Seine-Maritime). Je n’avais alors que le bac en poche. » En 1991, Sanofi rachète le laboratoire et déjà elle se retrouve sous la menace d’un licenciement : « La seule solution c’était la mutation. » Après des cours du soir, elle décroche un DESS de pharmacie industrielle. Une belle ascension pour cette fille d’ouvrier. « Papa était tourneur sur métaux », glisse-t-elle. En 2000, une énième fusion laisse place au dégoût : « C’est là que tout a commencé. Je peux dire que j’ai été fière de travailler pour Sanofi jusqu’à cette date. » Huit ans plus tard, place à la lutte. Elle intègre la CGT (« J’ai ouvert les yeux et compris ce qui se passait ») et est maintenant déléguée syndicale. « Mais je n’ai pas fait tant d’études pour aller manifester dans la rue. Ce n’est pas notre métier ! » Pour elle, c’est un vrai gâchis car tous ces chercheurs seraient bien plus utiles derrière leurs paillasses. Dorénavant, la balle est dans le camp du gouvernement : « On n’attend pas de l’aide mais des choses rapides car c’est maintenant qu’on a besoin d’eux ! »

D’abord, elle s’offusque du fait qu’Arnaud Montebourg soit si sensible aux informations de la direction : « Il reprend leur chiffre des 900 suppressions de postes alors que les syndicats en dénombrent entre 1 500 et 2 500 ! Il faut en plus savoir qu’ils déguisent les licenciements par des départs volontaires. » Ensuite, elle en appelle à une loi sur les suppressions d’emplois boursiers, « et pas sur les licenciements, la nuance est importante », précise-t-elle. « Le PS a la majorité au Sénat, à l’Assemblée et est à l’Élysée. Qu’est-ce qui les empêche de promulguer cette loi sinon les lobbys industriels ? » Sanofi étant en tête du CAC 40, « s’ils lâchent, c’est la porte ouverte car qui pourra empêcher une entreprise française de licencier ? » Et d’ajouter : « Je lutte pour le maintien de nos emplois mais aussi pour des embauches. Ils veulent être innovants, alors qu’ils le prouvent en recrutant des jeunes ! » Avec les 150 millions d’euros de crédit impôt recherche, « c’est comme si le gouvernement payait un salarié sur dix ! Il faut donc qu’il rentre dans le conseil d’administration pour avoir un droit de veto ». Sandrine rappelle d’ailleurs la revendication de l’intersyndicale : « À l’origine Sanofi s’est fait grâce à des fonds publics. Les actionnaires se sont maintenant largement rémunérés depuis. Il faut donc une nationalisation brutale car c’est l’avenir des vaccins et des médicaments qui est en jeu. »

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Nicolas Séné

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