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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

CAPTAIN PEDALO CONTRE MERCKELTECKEL EN FINALE ???

28 Novembre 2011, 17:59pm

Publié par PCF Villepinte

 Dans le  numéro 106 (novembre), de Réchauffer la Banquise, la gazette pour tropicaliser la gauche:

sur http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP

dimanche 20 novembre 2011 par Loulou

Historique ? Le mot est galvaudé, mais quand même : c’est la première fois qu’une nana, comme ils disent, est en charge de l’édito de la Banquise. Coup de flemme (assumé) de João Silveirinho, notre rédac’ chef ? Prudence de sioux (non assumée) de Jean-Luc Gonneau, notre dirlo de la publication ? Tout ça a dû jouer mais qu’importe, on s’y colle. Et on en profite pour lancer un vibrant appel : le Cactus et la Banquise ne manquent ni d’adhérentes ni de lectrices, parfois pointilleuses, mais les contributrices sont trop rares : donc, chères sœurs, à vos claviers ou vos stylos. Mais trêve de lamentations et venons-en au fait.

Les « penseurs uniques » libéraux ont gagné une première manche, en installant « la dette » au cœur de ce début de campagne présidentielle, avec l’aimable complicité des amis de François Hollande. Nous avons trouvé une métaphore très parlante dans un texte de l’économiste Joël Halpern reproduit par le blogueur associé à Marianne Jean-Paul Brighelli : « Dans la célèbre parabole de la « main invisible » d’Adam Smith, présentant les vertus du marché, le boucher vend de la bonne viande à ses clients et réalise du même coup le bonheur de ces derniers et le sien propre, puisqu’il gagne d’autant mieux sa vie qu’il aura satisfait les autres. Si le marché de la viande fonctionnait comme un marché financier, le boucher vendrait de la viande pourrie que ses clients achèteraient avidement pour la revendre plus cher (et toujours plus pourrie) à d’autres opérateurs eux-mêmes à la recherche d’une plus-value future, et non de quelque consommation. La viande parviendrait-elle finalement à un véritable consommateur, ce dernier n’en serait que promis à l’intoxication. Mais il est probable que le boucher n’aurait même pas vendu de la véritable viande, tout au plus la promesse d’en fournir sur les bovins de l’avenir… ». Et c’est ce système dont il serait impossible de s’échapper ? Les prêcheurs de l’austérité, même déguisée en « équitable » sont en réalité les ambassadeurs de l’impuissance politique. Peut-il en être autrement ? Cela fut, et cela reviendra. Encore faut-il ouvrir les yeux, et éviter l’intoxication sémantique des laudateurs de l’inexorabilité de la suprématie du marché, malgré leur omniprésente médiatique. Récemment, exemple entre cent, un débat dans l’émission « Mots croisés » animée par Yves Calvi à propos de « la dette » : quelques « experts » formidablement « modérés » et deux « politiques », Bruno Lemaire pour l’UMP, Pierre Moscovici pour le PS. D’accord sur l’essentiel, en désaccord sur la façon de traiter l’essentiel. Pas d’écolo, pas de Front de gauche. Pas d’alternative de nature systémique. On reste en « bonne compagnie », dans la ouate et le tiède.

Il a été reproché, au sein de la gauche, à Jean-Luc Mélenchon, de traiter François Hollande de « capitaine de pédalo ». J’avoue que dans un premier temps, je me suis interrogée : lard ou cochon ? Et puis j’ai lu l’entretien du Journal du Dimanche dans lequel la phrase figurait, où Mélenchon argumentait, sérieusement, sur les insuffisances des propositions socialistes, et sur la pertinence des propositions du Front de Gauche. De tout cela, ce n’est pas une surprise, les commentateurs médiatiques n’ont retenu que le « capitaine de pédalo ». Et quelques bonnes âmes de jouer la contrition : quel dommage, il se flingue lui-même, la presse ne parle que du pédalo. Elles oublient, les bonnes âmes, que sans le pédalo, cette presse n’aurait parlé de rien du tout. Elle agit avec le Front de Gauche comme elle avait agi avec les « nonistes » du référendum européen : une indifférence teintée de mépris. Et puis, n’est-ce pas, tant que François Hollande manquera d’audace, il n’est pas forcément malvenu de lui piquer un peu les fesses.

Pendant ce temps, l’hyperprésident français faisait semblant de jouer les pompiers (quoique son passé soit davantage pyromaniaque que soldat du feu) de l’Europe, collant aux basques de Madame Merckel, aboyant avec abondance pour créer l’illusion que toutes les initiatives, d’ailleurs malingres, venaient de lui, donnant des leçons aux « mauvais élèves européens », ce qui est tout de même gonflé de la part d’un type qui n’a même pas la moyenne dans sa discipline. Et toute cette esbroufe pour masquer une réalité moins glorieuse : Sarkozy, dans cette période agitée, est devenu le petit toutou de l’Allemagne, le teckel de Merckel (merci à João Silveirinho, maître ès-allitérations d’avoir trouvé celle-là en émergeant, brièvement, de sa sieste).

Chacune et chacun d’entre nous ont sans doute entendu ce refrain, dans les conversations de bistro ou de machines à café : tout de même, Hollande, ce sera, comme disent les québécois, moins pire que Sarkozy. Oui, d’accord. Mais nous, on voudrait plus. Et on ne voudrait pas qu’au bout de cinq ans, nos concitoyens, déçus, se tourne vers, par exemple Jean-François Copé. Car dans la droite dite (de moins en moins) « républicaine », nous pouvions penser qu’il serait difficile de trouve pire que Nicolas Sarkozy. Eh bien, non, ça existe, et ça s’appelle Copé.


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