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Après le plateau, la Gauche unie vise le perchoir, et le palais

1 Octobre 2011, 22:30pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 1 Octobre 2011

 

 

Jean-Pierre Bel, a été élu dès le premier tour de scrutin président du Sénat (par 179 voix) ce samedi après-midi. Il devance Gérard Larcher (134 voix) et Valérie Letard (29 voix), et devient le premier président socialiste de la haute assemblée sous la Ve république, le deuxième personnage de la République.

La gauche unie a réalisé avec succès  la première alternance nationale depuis le départ de Lionel Jospin et se prépare pour les élections présidentielles et législatives de 2012.

Jean-Pierre Bel, sénateur ariégeois de 59 ans, a fait irruption sur le devant de la scène politique avec le basculement inédit à gauche de la deuxième chambre du Parlement, lors du renouvellement sénatorial de dimanche dernier. Président du groupe socialiste du Sénat depuis 2004, il a affronté en tant que candidat unique de la nouvelle majorité PS – PC – PRG - Verts, le président sortant UMP, Gérard Larcher, et l'ancienne secrétaire d'Etat de François Fillon, Valérie Létard, concourant sous la bannière centriste.

Le nouveau sénateur EELV, Jean-Vincent Placé, ainsi que neuf autres sénateurs Europe écologie-Les Verts ont voté pour le candidat socialiste, Jean-Pierre Bel. Jean-Vincent Placé a indiqué avoir reçu des "engagements forts" de Jean-Pierre Bel en matière d'environnement avec notamment la création d'une nouvelle commission permanente du Sénat chargée du développement durable.

L'élection au "plateau", nom de la vaste estrade située au cœur de l'hémicycle du Palais du Luxembourg d'où le numéro un du Sénat préside les séances, a lieu par vote individuel et secret des sénateurs en séance publique.

A 15h00 la séance est ouverte avec l'allocution du doyen, Paul Vergès, 86 ans, président du Parti communiste réunionnais : "Nous voyons se dessiner l'espoir d'un Sénat à l'avant-garde des changements attendus".

Pour les opérations de vote qui ont  débuté vers 15h30, M. Vergès était assisté par le "bureau d'âge" composé des benjamins et largement dominé par la gauche. La plus jeune de ces benjamins est la sénatrice communiste de Loire Cécile Cukierman, âgée de 35 ans, record de jeunesse et de fraicheur pour le Sénat.

Les sénateurs, appelés nominalement, sont allés dans la salle des conférences choisir leur bulletin dans un isoloir puis sont revenus dans l'hémicycle pour voter. Dès l'annonce du résultat du vote par Paul Vergès, les sénateurs de la nouvelle majorité de gauche se sont levés pour applaudir, mais les rangs de la droite ont également applaudi.

Jean-Pierre Bel a ensuite prononcé un discours : "Je ne serai jamais là pour servir un clan et une clientèle (...) Le Sénat doit prendre sa part à la longue marche vers le progrès social et la mutation écologique", a-t-il dit en promettant de lutter contre les discriminations.

Il a, par ailleurs, annoncé la constitution d'un groupe de travail chargé de proposer à bref délai une réforme du Sénat lui-même. "Nous devons changer l'image de notre assemblée, qui doit aller vers plus de transparence et de modestie (...) Elle doit aller vers une révolution démocratique"

Durant la conférence de presse, il s'est déclaré favorable à l'abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, comme le revendiquent les 10 sénateurs EELV. Cela pourrait permettre au RDSE (à majorité PRG) qui compte 16 membres de survivre au départ de ses trois sénateurs de droite dont Jean-Marie Bockel (GM).

La première tâche du nouveau président sera de s'atteler à la nouvelle gouvernance du Sénat, un chantier peu aisé vu l'étroitesse de sa majorité, 179 élus, soit deux de plus que la majorité absolue. Aucun groupe politique ne détenant la majorité à lui seul, le groupe socialiste sera dans l’obligation de prendre en compte les positions des trois autres groupes qui composent la majorité de gauche.

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