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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Algérie : échauffourées à la marche d'Alger (vidéo)

12 Février 2011, 19:12pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Février 2011

Après la Tunisie et l'Egypte, tous les regards sont tournés samedi vers l'Algérie. L'opposition a appelé à une marche pacifique, interdite par les autorités. Des échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants ont  eu lieu avant le départ du cortège à Alger.

2.000 manifestants se sont rassemblés dans la capitale algérienne. Ils ont réussi brièvement à forcer l'important dispositif des forces de l'ordre, qui les empêchaient de quitter la place du 1er Mai, avant de se retrouver à nouveau bloqués sur le chemin en direction de leur point d'arrivée, la place des Martyrs. Les manifestants crient "Algérie Libre" en arabe ou "Le régime dehors!". Parmi les manifestants se trouve Ali Belhadj, un des chefs du Front islamique du salut, un mouvement dissout en 1992.appelés à une marche interdite samedi à Alger pour "changer de système", parmi lesquels l'islamiste du FIS (dissous) Ali Belhadj, ont réussi brièvement à forcer l'important dispositif des forces de l'ordre avant de se retrouver à nouveau bloqués.

 Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient fort leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika, criant "Bouteflika n'est pas Moubarak", en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak.

A Oran, la grande ville de l'ouest de l'Algérie où une manifestation a aussi été interdite par les autorités, un rassemblement a commencé sur la Place du 1er novembre et une dizaine d'interpellations ont déjà eu lieu, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Les participants, au nombre de 400 à 500 personnes avant 11H00, comprenaient des artistes venus exprimer leur soutien et dénoncer la fragilité de leur statut. Vêtus de blanc en position de mime, deux d'entre eux, avec une croix rouge dessinée sur les lèvres, ont été interpellés.

Cette manifestation  avait été annoncée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) dès sa création le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières contre la cherté de la vie du début de l'année, qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés.

Les autorités ont pris des mesures draconiennes avec près de 30.000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours prévu des marcheurs de la Place du 1er mai jusqu'à la Place des Martyrs, distante d'environ 4 km.

14 personnes ont été brièvement interpellées puis relâchées, affirment les autorités.

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