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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

SANTE

12 Décembre 2024, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

Face à la casse méthodique du système de santé publique, les médecins cubains plus que jamais !

Publié le 11 décembre 2024

La diminution drastique des formations de médecins provoque un manque de généralistes et la fermeture des urgences, de maternités du secteur public hospitalier.

Une situation catastrophique qui produit une perte de chance pour les patient·es aux urgences. Les personnes âgées sont en première ligne, en témoigne le mur de la honte érigé par le syndicat CGT au CHU de Brest. C’est le résultat de la politique des gouvernements successifs de droite et socialistes dans l’acceptation des objectifs du patronat de détricoter « méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » dont la Sécurité Sociale.1

Parallèlement, sont développées la télémédecine, les pratiques avancées d’infirmier·es – durée de formation cinq ans au lieu d’une dizaine d’années pour un médecin - pour réduire le temps d’intervention présentiel du médecin. Les « capacités d’accueil » remplacent la « suppression » du numérus clausus. Fixées par les universités et les ARS, elles n’affectent pas la trajectoire de la baisse du nombre de formations.

Alors, faut-il rester dans l’expectative du grand soir ou des échéances électorales ?

Face à ce mur, l’Atelier citoyen santé PCF Bretagne est à l’origine de la création de « Initiative urgence Armor santé Yec’hde Mat ! »2, pour permettre l’émergence d’alternatives immédiates et pérennes. Une forme d’organisation souple sans président·e qui s’appuie sur la force du travail collectif, chacun gardant son expression propre. Ainsi récemment, à la fête de l’Humanité Bretagne, l’Atelier a organisé un débat avec Jean-Luc Mélestras (Thales), Gaël Roblin et Jean-Marc Durand (financement de la Sécurité sociale, la dette avec les propositions que porte le PCF).

S’engager sur les chemins des possibles

D’autres exemples de collectif élargi existent, comme celui impulsé par la CGT à Thales qui a perm, le 12 juillet 2023, d’inaugurer le premier accélérateur industriel d’imagerie médical à décliner, aux États-Unis : « Regroupement des hôpitaux pour maitriser les prix des médicaments, au Brésil pour copier les médicaments contre le VIH/sida, etc. »

L’idée des médecins cubains constitue le socle de réflexions et d’actions. Le Sénat l'avait adoptée par un amendement en 2020 pour leur donner le droit d’exercer à la Martinique, ce qui permettrait pendant la durée de l’accord d’augmenter le nombre de formations médicales dans les universités de Rennes et de Brest. En dehors des Praticiens à diplôme hors Union européenne, il n’existe aucune autre alternative !

En attendant d’obtenir l’autorisation, les actions se poursuivent avec les arrêtés pris par les maires : lancement des Cahiers de doléances en direction de la population.

C’est à la fois une réponse au préfet qui considère qu’il n’y a pas de problème en permettant à la population de témoigner des difficultés et d’être actif en préparant la manifestation du samedi 1er février où seront remis les Cahiers de doléances au préfet.

Christiane Caro
animatrice de l’Atelier citoyen santé Bretagne PCF
_______________________
1. Denis Kessler.
2. CommunisteS, n°999, 5/6/2024.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1022 du 11 décembre 2024.

 

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CRISE

12 Décembre 2024, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

Commission d’enquête sur les aides publiques aux entreprises

Publié le 11 décembre 2024

La crise sociale est là. Les annonces gouvernementales sur les chiffres de création d’emplois dans l’industrie viennent se fracasser sur la réalité du terrain.

Auchan, Michelin, Valeo, Stellantis, Ma France, Ubisoft…, dans tous les secteurs, notamment dans l’industrie, les vagues de licenciements sont massives. Plus de 190 plans de licenciements sont déjà recensés pour près de 100 000 emplois menacés.

Pourtant, les aides aux entreprises continuent et s’accentuent. Chaque année, plus de 180 milliards d’euros sont accordés aux entreprises, sans contrepartie au niveau social, environnemental ou dans l’investissement productif pour numériser ou décarboner.

Le scandale est là : comment des entreprises qui touchent des aides publiques peuvent en même temps verser des dividendes aux actionnaires et licencier ? Pourquoi un groupe comme Auchan, détenu par la famille Mulliez, peut toucher 1 milliard de dividendes de sa filiale Décathlon et dans le même mouvement annoncer une vague de licenciements de plus de 2 000 salariés ?

Avec le groupe CRCE-K au Sénat, nous avons décidé d’utiliser notre droit de tirage annuel pour demander une commission d’enquête sur l’utilisation des aides publiques par les grandes entreprises et la répercussion sur les sous-traitants.

Nous voulons pouvoir recenser les plus de 2 000 dispositifs d’aides qui existent, du niveau régional au niveau européen, sans oublier les aides étatiques et notamment les différents crédits d’impôts qui existent, comme faire le point sur les exonérations de cotisations sociales (ex-CICE).

Aujourd’hui, ce sont environ 240 milliards d’euros qui échappent à toute évaluation et à tout contrôle. L’utilisation de cet argent public doit être questionnée au regard de son efficacité en termes notamment d’emplois. À l’heure où la chasse à la dépense publique règne, il n’est pas acceptable de signer ainsi des chèques en blanc à des grands groupes.

Nous souhaitons donc pouvoir mettre en lumière les stratégies financières et non industrielles et poser la question de la conditionnalité des aides publiques, leur contrôle, mais aussi poser la question de la sanction.

Cette commission d’enquête viendra en complément de la bataille menée par le Parti communiste français sur l’industrie, l’emploi et les services publics.

La conférence des présidents du Sénat se réunira le 18 décembre pour valider notre proposition, et nous devrions pouvoir commencer nos travaux début janvier.

Fabien Gay

Article publié dans CommunisteS, numéro 1022 du 11 décembre 2024.

 

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rencontre avec le président

11 Décembre 2024, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

Rencontre avec le président de la République :
réaction du PCF et des groupes CRCE-K et GDR

Publié le 10 décembre 2024

Communiqué de presse d’André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Emeline K/Bidi, députée de la Réunion et vice-présidente du groupe GDR, Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat et Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français.

Cet après-midi, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Emeline K/Bidi, députée de la Réunion et vice-présidente du groupe, Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat et Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français ont participé à la rencontre organisée par le président de la République entre les différentes forces politiques ayant accepté le principe du dialogue pour trouver une issue à la crise politique dans laquelle, le président lui-même a plongé le pays.

Cette nouvelle réunion a été l’occasion pour la délégation de rappeler, une fois de plus, l’exigence d’un changement profond de cap politique, en conformité avec la volonté très claire, exprimée par les Françaises et les Français à l’occasion des dernières élections législatives.

Bien que les échanges aient en grande partie porté sur des questions de méthode, nous avons rappelé les mesures urgentes que nous jugions indispensables pour répondre aux attentes de nos concitoyens (indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, abrogation de la réforme des retraites, interdiction des licenciements boursiers, défense des services publics, plan pour une nouvelle industrialisation, baisse du coût de l'électricité, diplomatie active en faveur de la paix...) et mettre un coup d’arrêt à la crise sociale qui, dans l’hexagone et plus encore dans les Outre-mer, est en train d’exploser, plongeant des dizaines de milliers de familles dans la précarité.

Ensemble, les représentants des forces de gauche et écologistes présentes ont porté l’exigence commune que soit nommé par le président de la République, un Premier ministre issu du NFP, dans le respect du choix démocratique exprimé par nos concitoyens en juillet dernier.

Dans ce cadre et dans un esprit de responsabilité, si un gouvernement de gauche s'engageait à ne pas faire usage de l'article 49-3, l'opposition pourrait s'engager à ne pas voter de motion de censure.

C’est là, dans l’obligation faite au futur gouvernement de trouver, pour chaque texte de loi, une majorité, une garantie possible permettant de redonner au travail parlementaire toute sa place.

A cette heure, face à l’absence de toute réponse et d’engagement de la part du camp présidentiel, nous appelons solennellement le président de la République à ne pas prolonger davantage cette crise démocratique qui n’a que trop duré, en nommant, un Premier ministre issu de l’alliance électorale qui a recueilli le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée et, aujourd’hui, prête à gouverner le pays.

C’est là, la seule voie pour répondre aux attentes et aux besoins de nos compatriotes et endiguer la montée de l'extrême droite.

Si le président de la République, s’entêtait à ne pas tenir compte du résultat des urnes et du souhait des Français en nommant un Gouvernement dans la continuité des précédents, il porterait seul la responsabilité du chaos politique et social qui ne manquera pas d’advenir.

André Chassaigne
Député du Puy de Dôme Président du groupe GDR

Cécile Cukierman
Sénatrice de la Loire Présidente du groupe CRCE-K

Emeline K/Bidi
Députée de la Réunion Co-Présidente du groupe GDR

Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF

 

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Rencontre Président

10 Décembre 2024, 10:02am

Publié par PCF Villepinte

Ce que nous avons dit au président de la République

Publié le 09 décembre 2024

Après la censure du gouvernement Barnier motivée par notre refus de voir s’appliquer l’année prochaine un projet de budget austéritaire, injuste et essentiellement dirigé contre le monde du travail, les services publics et les collectivités locales, nous avons – en responsabilité – souhaité, avec André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, répondre favorablement à l’invitation au dialogue du président de la République.

Nous avons tenu à réaffirmer notre attachement à un changement profond de la politique menée par le président de la République et ses gouvernements successifs depuis sept ans.

Ce changement que nous appelons de nos vœux ne pourra – et c’est ce que nous lui avons exprimé – faire l’économie d’une prise en compte du choix démocratique qu’ont exprimé les Françaises et les Français lors des élections législatives du mois de juillet dernier.

La nomination d’un Premier ministre de gauche, porteur d’un projet de transformation écologique et sociale, conformément aux résultats d’un scrutin que le Président a lui-même provoqué, fait partie de ces conditions essentielles.

Le futur gouvernement devra s’inscrire dans le cadre d’une feuille de route politique suffisamment claire, porteuse de solutions pour nos concitoyens et assorties de mesures d’urgence à la hauteur des défis sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face.

Nous avons porté la nécessité d'une conférence sociale et exprimé les mesures qui nous semblent essentielles telles que l’abrogation de la réforme injuste des retraites, l’indexation des salaires et des pensions, des mesures pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, des moyens pour les services publics, pour les Outre mer, les collectivités, pour baisser le coût de l’énergie et une action diplomatique plus forte en faveur de la Paix.

Si le Président décidait de nommer un Premier ministre qui proposerait le même budget que le précédent, les parlementaires communistes n’auront d’autre choix que celui de censurer à nouveau ce gouvernement, conformément au mandat donné par leurs électrices et leurs électeurs au mois de juillet dernier.

Il appartient donc au président de la République de créer les conditions d’une perspective politique crédible, utile à la France et conforme aux attentes et aux besoins des Françaises et des Français. Les communistes, en responsabilité et sur des bases politiques claires, sont prêts à contribuer au dialogue avec l’ensemble des forces politiques de l’arc républicain qui s’y déclarent favorables.

 

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Politique

9 Décembre 2024, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

Fabien Roussel :

« Nous appelons à un pacte social et républicain »

Reçu ce lundi à l’Élysée, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, explique le « pacte social et républicain » auquel il appelle, le rôle que peut jouer le parti communiste à gauche et les conditions qu’il souhaite poser à Emmanuel Macron en vue d’un « dialogue pour trouver des solutions collectives républicaines et donner une stabilité au pays ».

Publié le 8 décembre 2024 L'Humanité Gaël De Santis

Fabien Roussel constate que « personne n’a la majorité absolue à l’Assemblée » et se dit prêt au « dialogue ».
© Julien Jaulin/hanslucas

Fabien Roussel doit être reçu, ce lundi, par Emmanuel Macron à l’Élysée, avec André Chassaigne et Cécile Cukierman. Ils y défendront notamment plusieurs mesures d’urgence sociale alors que le président doit nommer très vite un nouveau premier ministre.

Pourquoi fallait-il censurer le gouvernement de Michel Barnier ?

Ce budget était dangereux pour la France et risquait de faire entrer notre pays en récession, d’aggraver les difficultés de nos services publics, de nos communes, de nos associations et de nos concitoyens. Il n’apportait aucune réponse à la vie chère, dans l’Hexagone comme en outre-mer, ni aux centaines de milliers de salariés qui subissent des plans sociaux.

Qu’irez-vous dire à Emmanuel Macron, ce lundi ?

Qu’il est urgent de sortir la France de l’impasse et d’ouvrir des perspectives aux Français, aux élus, aux salariés, aux TPE et PME. L’inquiétude et la colère montent très fort dans le pays. Y répondre est de notre responsabilité collective.  Nous sommes prêts à engager un dialogue pour trouver des solutions collectives républicaines et donner une stabilité au pays.

Le président souhaite un « gouvernement d’intérêt général ». Qu’en pensez-vous ?

Nous appelons, nous, à un pacte social et républicain. Social d’abord, parce qu’il y a beaucoup de réponses à construire face à l’urgence sociale. Je pense aux salariés qui craignent pour leur emploi, aux services publics, à notre industrie, aux retraités, au pouvoir d’achat, à la facture d’électricité.

Les politiques sociales et la question de l’emploi sont au cœur des préoccupations. Un pacte républicain, ensuite, parce qu’il ne faut rien céder sur les valeurs de la République. Il ne faut plus laisser l’extrême droite dicter sa politique au futur gouvernement.

Croyez-vous qu’il soit possible d’arriver à un tel gouvernement, voire d’y participer ?

Il faudra construire des majorités texte par texte, mais aussi construire un accord de non-censure pour pouvoir avancer. Nous avons bien conscience que la gauche n’a pas de majorité absolue. Mais personne ne l’a.

Pour garantir un minimum de stabilité, il faut que les forces républicaines trouvent un chemin et les moyens de se mettre d’accord en faisant chacunun pas vers lautre.  Pour cette raison, nous avons fait une série de propositions que nous mettons sur la table pour discuter. Nous agirons et ferons nos choix en fonction du gouvernement qui sera nommé et des décisions qui seront prises.

Le premier ministre doit-il être de gauche ?

C’est préférable, mais, surtout, le premier ministre doit être capable de construire avec la gauche et d’obtenir un accord de non-censure au-delà de la gauche. Pour les communistes, ce qui compte, c’est qu’il soit respectueux du Parlement, des forces républicaines et surtout – pour nous, c’est essentiel – des électeurs et de ce qu’ils ont voté lors des dernières élections.

Posez-vous des conditions ?

Gabriel Attal et les macronistes ont fait preuve de beaucoup de sectarisme. Ils ont dit cet été que si un gouvernement du Nouveau Front populaire était nommé, comprenant la France insoumise, ils le censureraient automatiquement. Et quand les insoumis ont dit qu’ils ne seraient pas une force de blocage, qu’ils pourraient ne pas participer au gouvernement, la Macronie a maintenu la censure automatique de tout gouvernement de gauche.

Nous ne sommes pas sectaires comme eux. Nous, nous censurons en fonction de la politique menée. Nous jugerons sur pièces. Pour garantir un minimum de stabilité, chacun devra faire un pas vers l’autre. Il faut avoir une capacité de dialogue.

L’abrogation de la réforme des retraites, l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation, la protection de l’industrie, de nos services publics et de nos communes, la justice fiscale, le poids des banques sont des éléments essentiels pour nous. Nous les mettons en avant pour discuter. Nous appelons les autres forces, notamment les macronistes, les centristes, le groupe Liot, le Modem, à regarder ce qu’elles sont prêtes à faire sur ces sujets. La seule chose qui compte pour nous est la politique qui sera mise en œuvre, nous nous déterminerons en fonction de cela.

Y a-t-il un risque pour la gauche à apparaître dans la période comme un élément de blocage ?

Si le pays est bloqué aujourd’hui, c’est le fait du président de la République et des députés de son camp refusant tout dialogue et tout compromis. Ce sont eux qui ont dit censurer, quoi qu’il arrive. Face à cela, j’appelle la gauche à être la plus unie possible pour peser. Ensemble, nous comptons 193 députés. C’est une force, la première coalition de l’Assemblée nationale.

La FI souhaite appliquer strictement le programme du NFP. Le PS semble prêt à des compromis. Cela ne risque-t-il pas de désunir la gauche ?

Ce qui compte, c’est comment nous parvenons à l’union du peuple de France, à mettre en place un rapport de force favorable aux intérêts du peuple. Chaque force politique de gauche est autonome mais nous devons travailler à cette union du peuple de France.

Peut-être certaines forces de gauche accepteront-elles de gouverner avec des macronistes ; d’autres ne le feront pas, et certains refuseront tout dialogue, comme la FI. Mais cela ne doit pas nous empêcher de trouver des solutions à l’Assemblée pour défendre les intérêts du peuple.

Quel doit être le rôle des communistes ?

Le rôle du PCF se résume en trois mots : unir, unir, unir. Car tout est fait pour nous diviser, opposer les Français entre eux. Je pense aux salariés rencontrés ces derniers jours : ceux d‘Arcelor, des Fonderies de Bretagne, de Michelin. Les angoisses sont fortes, les colères immenses.

Nous devons trouver des réponses et des solutions urgentes à tous ceux qui se battent. Pour cette raison, j’appelle les communistes, les élus, les militants, à être très présents dans les luttes, sur le terrain, à l’écoute et en même temps à faire mesurer la gravité de la crise.

Emmanuel Macron doit-il démissionner ?

Sa démission n’est envisageable que si lui-même l’envisage. C’est une décision qui lui revient. Nous ne considérons pas que c’est la priorité du moment. Et nous pensons même que provoquer une présidentielle maintenant ne résoudrait en rien les problèmes, puisque nous resterions avec la même Assemblée et la même incapacité de gouverner, sauf à refaire des législatives dès septembre 2025.

La France rebasculerait dans une période électorale. Cela ne résoudrait rien aux problèmes de nos concitoyens et on risquerait un an de plus d’immobilisme et de fractures. On risque surtout de creuser encore davantage le fossé entre nos concitoyens et les responsables politiques. Créons plutôt toutes les conditions pour que le Parlement joue son rôle et que le pouvoir ne soit plus à l’Élysée.

Pour 2027, Marine Tondelier et Lucie Castets souhaitent une candidature commune de toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon propose la même chose en cas d’élections anticipées, mais sans les communistes ou l’aile droite du PS. Quelle est votre perspective ?

Nous sommes dans un moment où les Français sont inquiets pour l’avenir du pays, pour leur pouvoir d’achat. Franchement, quand je vois des responsables politiques obnubilés par la question des présidentielles, je pense que ce n’est pas le meilleur message que nous pouvons renvoyer. Au PCF, nous aborderons le sujet le moment venu. Notre projet de société qui s’attaque au coût du capital et place la paix au cœur de nos relations internationales est d’actualité.

Nous avons, de plus, des personnalités qui ont émergé ces dernières années et une culture du rassemblement que d’autres n’ont pas. Nous avons aussi toute légitimité à incarner une candidature de gauche, de rassemblement, lors de futures échéances nationales. Abordons ce débat, le moment venu, avec cela en tête, sans complexe.

Quels sont les enjeux de la conférence nationale des communistes qui se tient samedi ?

Elle doit faire le bilan des dernières élections. Beaucoup de communistes sont déçus par l’alliance conclue lors des législatives. Mais tout le monde veut aussi que la gauche gagne en étant unie et rassemblée. Beaucoup de fédérations veulent construire des candidatures de rassemblement plus en prise avec les réalités locales.

Il ne s’agit pas de tirer un trait sur le NFP et l’union, mais au contraire de construire des candidatures beaucoup plus efficaces et en capacité de l’emporter.  Enfin, nous devons nous projeter, nourrir et réaffirmer le projet communiste en tenant compte de ce qui se passe. Jamais le capitalisme na été aussi violent, guerrier, impérialiste et, dans beaucoup de pays, il a fait le choix du nationalisme et de lextrême droite.

Nous devons mesurer combien il est un danger pour la planète, pour l’Europe, pour la France. Face à cela, il y a nécessité de réaffirmer le projet communiste, le besoin de communisme, ce chemin que nous voulons prendre en construisant un socialisme à la française.

 

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SYRIE

9 Décembre 2024, 08:26am

Publié par PCF Villepinte

Seuls les Syriens peuvent décider de l’avenir de la Syrie

Des combattants de Hayat Tahrir al-Cham (HTS) à Damas le 8 décembre 2024.
© Louai Beshara/AFP

Publié le 08 décembre 2024

Une guerre éclair secoue à nouveau la Syrie. Elle a fait tomber la dictature d’Assad. La Turquie d’un côté, par l’intermédiaire de « l’armée nationale syrienne », l’État d’Israël de l’autre, déploient des forces occupant la Syrie.
Si personne ne regrettera le clan Assad, défait et réfugié à Moscou, cette nouvelle crise est préoccupante, lourde de danger.

Avec leurs soutiens, ce sont ainsi des forces islamistes, qui étaient jusqu’à il y a peu considérées comme terroristes qui se rapprochent d’une prise de pouvoir brutale et totale. L’incertitude et le risque de chaos sont malheureusement loin d’avoir disparus en Syrie et dans l’ensemble de la région.

Les forces islamistes proches d’Alqaïda qui prennent le pouvoir avec le soutien des forces turques pro Erdogan, ne peuvent être considérées comme une solution démocratique.

L’avenir du peuple de Syrie ne doit pas être confisqué par une théocratie qui se substituerait à la dictature qui vient d’être abattue. Il ne saurait être de nouveau bradé par les intérêts des puissances régionales et impérialistes engagées dans l’accélération de la recomposition armée des rapports de force.

Ni le projet grand-turc d’Erdogan, ni celui des mollahs d’Iran aujourd’hui affaiblis, ni le « Grand Moyen Orient » voulu par les Etats-Unis avec le soutien du gouvernement d’extrême-droite israélien de Netanyahou n’apporteront la justice et la paix à cette région qui n’a que trop souffert.

Le renforcement de l’islamisme, qui pourrait conduire la Syrie à une implosion aux effets dévastateurs pour toute la région et se traduire par l’écrasement de l’aspiration démocratique dans ce pays est une menace pour les peuples de la région et notamment le peuple palestinien.

Le PCF est solidaire de tous les Syriens dont les forces démocratiques syriennes (FDS) qui ont combattu courageusement.  Ils doivent pouvoir décider de leur avenir, en toute souveraineté et en toute indépendance. Il affirme sa pleine solidarité avec les Kurdes - y compris de Rojava plus que jamais menacé- qui pourraient de nouveau se retrouver aux prises avec les islamistes et les milices pro-Erdogan. Leur droit à la souveraineté démocratique et à vivre en paix doit être reconnu.

La communauté internationale et la France en premier lieu, doivent agir en ce sens, soutenir les forces démocratiques laïques syriennes, refuser toutes compromission avec des organisations islamistes, terroristes et faire respecter les droits bafoués de tous les peuples concernés.

Paris, le 8 décembre 2024

Parti communiste français.

 

 

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En débat

8 Décembre 2024, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Comment le dialogue social et le travail ont-ils été transformés ?

Les mutations économiques et les évolutions de la négociation collective affectent le marché du travail.
© Vidal L/Belpress/ANDBZ/ABACAPRESS.COM

En débat

L'Humanité 5 décembre 2024

Le 15 septembre dernier, la question « Comment le syndicalisme peut faire face aux transformations du travail et de la négociation collective ? » a réuni au Village du livre de la Fête de l’Humanité Baptiste Giraud, sociologue et auteur de Réapprendre à faire grève (PUF, 2024) et codirecteur du Dialogue social sous contrôle (PUF, 2024), et Bruno Palier, sociologue et coauteur de Que sait-on du travail ? (Presses de Sciences-Po et éditions du Monde, 2023).

Pourquoi se poser la question « que sait-on du travail » ?

Bruno Palier

Sociologue

L’ouvrage collectif Que sait-on du travail ? trouve son origine dans le constat que le débat public s’est peu intéressé au « travail réel », à savoir à la façon dont les gens vivent le travail et produisent des services ou des biens au quotidien. Dans une période où le chômage a baissé, où la question de la rémunération du travail revient sur le devant de la scène et où une majorité de la population et d’actifs s’est mobilisée pour refuser de travailler plus longtemps dans les conditions actuelles, notre livre veut montrer qu’il y a de vrais problèmes au travail (accidents, burn-out, absence d’écoute et de reconnaissance) contrairement à ce qu’insinuent ceux qui disent que « les Français sont des fainéants ».

Comment les nouvelles technologies ont-elles affecté le travail ?

Bruno Palier : Le recours à l’ordinateur, aux logiciels ou aux algorithmes consiste trop souvent à mettre l’humain au service de la machine. Dans les usines ou dans les entrepôts, ils déterminent de plus en plus le contenu des tâches, le temps qui leur est imparti et contrôlent celui mis pour les effectuer. Dans les entrepôts, les salariés sont équipés de casque qui pilote leur travail. La soumission à la machine vise à intensifier le travail afin d’accroître la productivité. Cela complique la constitution du collectif et donc aussi la syndicalisation. On pourrait placer la machine au service de l’humain. Donner aux robots ou aux algorithmes les tâches les plus répétitives et pénibles permettrait de libérer du temps de travail au profit de l’échange avec les autres.

Comment l’intensification du travail dégrade-t-elle les conditions de travail ?

Bruno Palier : Dans l’aide à domicile, la tablette informatique, qui encadre le travail des salariés, ne considère que les tâches concrètes comme faire le ménage, les courses ou laver la personne dépendante. Aucun temps n’a été prévu pour discuter avec la personne alors que c’est une partie du métier. La concentration sur les tâches à accomplir sans temps de respiration, sans cœur et sans cerveau, dégrade les conditions de travail.

C’est difficile psychologiquement et cela conduit à une perte de sens. Ce pour quoi j’ai choisi ce travail, on ne me permet pas de le faire. C’est vrai pour les aides à domicile mais aussi pour les caristes attachés à faire « une belle palette » ou pour l’employé de supermarché qui veut faire « un beau rayon ». Une distance progressive s’instaure avec son travail au point qu’on n’a plus la possibilité de s’y investir. La partie où je mets mon cœur ou mon cerveau a été gommée par un management qui ne considère que la rentabilité et qui se trouve toujours plus distant du travail réel et de ceux qui l’accomplissent.

Le livre pointe également une polarisation du marché du travail. De quoi s’agit-il ?

Bruno Palier : Ce phénomène de fond travaille la vie politique et la vie syndicale. « Les emplois du milieu », rémunérés à 1,2, 1,5 ou 1,8 fois le Smic, qui se sont développés au cours des Trente Glorieuses, disparaissent depuis 1975. Ces emplois ouvriers ou employés moyennement qualifiés sont délocalisés ou sont remplacés par l’automatisation. La polarisation du travail se fait entre deux perspectives. D’un côté, ceux qui font des études et ont accès à des emplois qualifiés ou très qualifiés. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont heureux puisque les cadres sont aussi sous pression.

De l’autre côté, l’émergence d’un nouveau prolétariat des services dans le soin, l’aide à domicile ou dans les entrepôts. Ce sont des métiers dont le temps de travail est fragmenté et dont les lieux de travail sont éclatés et qui sont difficiles à syndiquer pour ces raisons-là. Les travailleurs qui occupent les emplois du milieu se sentent menacés et sont la cible d’un message politique qui leur dit : vous êtes négligés par les élites et menacés par les gens d’en dessous. L’enjeu est de faire mesurer que la pression s’exerce aussi bien dans les usines que dans les entrepôts ou dans l’aide à domicile et que les salariés partagent une situation commune même si elle n’est pas perçue comme telle.

A contrario de la perte de sens et de la dégradation des conditions de travail, les salariés aspirent à mieux travailler…

Bruno Palier : Dans notre livre, Dominique Méda montre que les Français sont, parmi les Européens, ceux qui attachent le plus d’importance à l’activité professionnelle. Plutôt que d’« une grande démission », il faut parler d’une « grande déception ». Les Français veulent bien faire les choses et constatent qu’on ne leur en donne pas les moyens. L’aspiration à travailler mieux peut servir de base à une mobilisation syndicale. Il faut parler des conditions de travail pour les améliorer. Il faut donner une voix aux salariés pour qu’ils aient leur mot à dire sur la façon dont leur travail est organisé. Du côté des politiques, il faut politiser la question. Est-ce qu’on va en rester à une situation où le travail est considéré comme un coût ou est-ce qu’on considère qu’il est essentiel à la construction de l’identité des individus et un pilier du fonctionnement correct de notre société ?

Les transformations du travail sont liées à celles des relations professionnelles. Comment les règles de celles-ci ont évolué ?

Baptiste Giraud

Sociologue

Notre ouvrage collectif, le Dialogue social sous contrôle, propose un état des lieux des réformes du dialogue social. Depuis celle de Fillon en 2003 jusqu’à celles de la présidence d’Emmanuel Macron, elles ont modifié les règles pour faciliter la recherche de la compétitivité. Elles ont organisé une subversion radicale de la logique de la négociation collective.

Depuis leur généralisation par le Front populaire en 1936, la négociation collective a pour pilier principal les branches auxquelles se sont ajoutées les négociations d’entreprise avec les lois Auroux de 1982. La négociation est alors pensée comme un droit des salariés et de leurs représentants pour obtenir des progrès sociaux. À de rares exceptions, les accords ne pouvaient déboucher que sur une amélioration des droits.

Les « ordonnances travail » adoptées sous le quinquennat de Macron ont bouleversé cette logique en permettant, dans une majorité de domaines, de déroger par accords d’entreprise aux accords de branche, pour baisser, par exemple, la rémunération des heures supplémentaires. Les gouvernements ont l’habitude de se féliciter du plus grand nombre d’accords d’entreprise signés chaque année en France (90 000 en 2023).

Est-ce une bonne nouvelle?


 Les nouvelles règles de la négociation collective conjuguées au rapport de force dans les entreprises aboutissent à des accords toujours plus favorables aux employeurs. Dans les entreprises où les syndicats sont présents et la main-d’œuvre qualifiée, la négociation collective permet d’obtenir des compromis favorables aux salariés car les employeurs ont besoin de les fidéliser. Ailleurs, dans le meilleur des cas, la négociation est bloquée. Dans 6 entreprises sur 10, les syndicats sont absents.

Quand ils sont présents, par exemple dans les entreprises de services qui emploient une main-d’œuvre moins qualifiée, plus facilement interchangeable, ils négocient dans des conditions beaucoup plus défavorables : les directions d’entreprise voient nettement moins leur intérêt au compromis et sont souvent prises dans des rapports de dépendance économique.

La capacité des syndicats à mobiliser est réduite. Les compromis sont plus faibles et, pire encore, la négociation d’entreprise peut servir à dégrader la condition salariale. Le risque est donc que la négociation d’entreprise devienne d’abord un outil managérial permettant d’ajuster et de subordonner de façon croissante la logique du compromis salarial à la logique de la rentabilité financière.

En même temps, les règles de la représentation ont été profondément transformées…

Baptiste Giraud : Les « ordonnances travail » ont généralisé la possibilité de négocier avec des élus non syndiqués, qui n’ont jamais été formés ou qui sont pris dans des rapports de domination très étroits avec leur employeur. Certains employeurs choisissent eux-mêmes les élus et en font des sortes de relais RH (ressources humaines).

La signature des élus apparaît alors comme une ratification juridique d’une décision unilatérale de l’employeur. Rappelons, par ailleurs, qu’il n’existe aucune obligation légale de conclure un accord, juste une obligation à entrer en négociation. Là où les syndicats sont faibles, l’alternative qui est posée est entre ce que propose l’employeur ou rien.

Qu’a changé l’instauration du comité social et économique (CSE) ?

Baptiste Giraud : La fusion de ces trois institutions (délégués du personnel, CE, CHSCT) a entraîné la disparition d’un tiers des élus en l’espace de cinq ans. Les élus qui restent ont hérité de mandats gigantesques. Le gouvernement a affirmé vouloir renforcer le dialogue social de proximité, mais il a fait l’inverse en éloignant les salariés de leurs représentants. Devenant de véritables professionnels de la représentation, ils passent leur temps dans des instances. Cela affaiblit l’ancrage militant des organisations syndicales. L’éloignement des élus du travail, conjugué à la disparition des CHSCT, affaiblit considérablement leur capacité à porter les enjeux du travail et des conditions de travail dans leur mandat.

Comment expliquez-vous que les salariés les plus exposés à l’arbitraire patronal sont ceux qui ont moins recours à la grève ?

Baptiste Giraud : Réapprendre à faire grève revient sur cette énigme de la sociologie qui veut que les travailleurs, en l’occurrence des travailleuses dans leur majorité soient les moins enclines à faire grève alors qu’elles ont plus de raisons de le faire. Pendant deux ans, j’ai enquêté à Paris sur l’activité des militants de l’union syndicale du commerce CGT qui tentent d’organiser ceux que Bruno a appelés « les prolétaires des services », les femmes de chambre, les ouvriers de la logistique… Le livre s’oppose à une vision romantique de la grève : moment de bonheur ou de joie et facile à faire. Il refuse aussi la vision misérabiliste de ces salariés.

Ce n’est pas parce qu’ils font moins grève qu’ils subissent sans résister. Ils opposent au contraire des formes d’indocilité, voire d’insubordination au travail. Le niveau élevé de turnover dans ces collectifs de travail en est une manifestation. Plus difficile est le passage à l’action collective. Cela s’explique par le fait que ces salariées occupent des emplois précaires ou perçoivent des revenus très modestes. Cela s’explique aussi par leur éloignement de la culture syndicale. Faire grève peut faire peur et ne fait pas forcément sens.

Cela nécessite un apprentissage militant. Le livre met aussi en débat les verrous organisationnels qui font obstacle à la grève. Les syndicats sont en difficulté pour prendre en charge ces salariées. Dans le cas de celui que j’ai suivi, ils ne sont que deux permanents et demi pour des secteurs qui emploient plus d’un million de salariés.

Cela entrave très concrètement la capacité d’un syndicat comme la CGT à se développer dans ces mondes du salariat et à mener un travail pérenne d’éducation à la lutte syndicale. Cela pose donc la question de l’adaptation des structures du syndicat et de l’allocation de ses ressources pour les mettre au service de l’organisation des travailleurs et des travailleuses de ces secteurs.

Bruno Palier : Le monde politique et médiatique n’a pas pris conscience de la transformation profonde de la distribution des métiers en France. Pendant le Covid, on a applaudi chaque soir les travailleuses et travailleurs dits essentiels car leur travail était indispensable à la survie des autres et au fonctionnement de notre société.

Ce sont les travailleuses et les travailleurs de la santé, du service aux autres, de la logistique, de l’eau, de l’énergie et de la collecte des déchets. Ils représentent 32 % des emplois, essentiellement occupés par des femmes ; beaucoup sont à temps partiel. Ils sont en moyenne 20 % moins bien rémunérés que les autres.

Les conditions de travail sont aussi particulièrement difficiles. Certains produits ménagers comme l’eau de Javel ne sont pas considérés comme dangereux alors que leur usage à la longue génère des cancers. Porter une personne âgée, l’aider à se lever ou à se coucher, porter plusieurs dizaines de fois un bébé par jour, c’est manipuler des charges lourdes.

Il faut changer nos mentalités et regarder où se situent les prolétaires et les classes exploitées aujourd’hui. Il existe un rapport d’exploitation entre « les cerveaux », les salariés diplômés ou très diplômés et celles et ceux qu’ils considèrent comme leurs « servants » qui font leur ménage, s’occupent de leurs enfants… Il faut prendre conscience de ce nouveau rapport de domination pour organiser du partage entre ces deux classes.

Baptiste Giraud : Cela exige du côté des syndicats à repenser leurs manières de s’organiser pour être en capacité non seulement à mieux prendre en charge la défense des intérêts des salariés les plus précaires, mais aussi pour faire vivre les solidarités de classe en soutien à leurs luttes. Elles sont d’autant plus nécessaires face à un patronat très pugnace qui oppose, dans ces secteurs, une résistance très forte au syndicalisme, obligeant de façon récurrente à des conflits très longs.

 

 

 

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Campagne hôpital public - Parti Communiste Français

8 Décembre 2024, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 

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PAIX

7 Décembre 2024, 10:31am

Publié par PCF Villepinte

Se mobiliser pour une paix juste au Proche Orient

 Des voitures passent devant les décombres de bâtiments détruits dans la banlieue sud de Beyrouth, après qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur, le 27 novembre 2024 au matin. 

Le cessez-le-feu au Liban est un soulagement pour le peuple libanais. Cela doit être un premier pas vers un cessez-le-feu général et permanent dans l’ensemble de la région.

L’armée israélienne et le gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahou poursuivent les massacres de masse, crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza, alors qu’y sévissent la famine et les épidémies. Les organisations humanitaires se voient empêchées d’y accéder par le gouvernement israélien. Les entreprises d'annexion et d’épuration ethnique des colons et les crimes qu'ils commettent en Cisjordanie mettent ce territoire à feu et à sang. Le gouvernement israélien attaque ouvertement l'ONU, l'UNRWA et viole en toute impunité le droit international.

Ni les attaques de roquettes et de drones de l'organisation islamiste du Hezbollah, ni les crimes terroristes du Hamas du 7 octobre, ni les tirs de missiles entre Israël et l'Iran ne sauraient être invoqués pour tenter de justifier de tels actes.

Il est temps que la communauté internationale sorte de sa passivité, ou de sa complicité, face à cette attitude qui enfonce toute la région dans une guerre dangereuse pour toute la planète. Il faut mettre fin au blanc-seing que donnent au gouvernement de l'Etat d'Israël les Etats-Unis, l'UE et leurs alliés et qui permettent à l'Etat d'Israël et au gouvernement israélien d'agir en toute impunité. Il est urgent de rompre avec la politique impérialiste du « deux poids, deux mesures ».

Les offensives de forces djihadistes en Syrie, avec le soutien du régime turc d’Erdogan, soummttent les peuples de Syrie, les Kurdes, à de nouvelles exactions, alors que plus de 10 millions de Syriens ont été contraints à l’exil depuis 2010 et que plus de 500 000 d’entre eux ont été tués.

La seule solution est politique, c'est celle d'une paix juste fondée sur le respect du droit international, le droit des peuples à l'indépendance et à l'autodétermination et la sécurité collective pour toutes les nations et tous les peuples des Proche et Moyen-Orient.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples de la région et avec les forces communistes, progressistes et de paix du Proche et Moyen-Orient qui luttent pour le droit des peuples à la souveraineté, à la sécurité collective et à une paix juste. Nous sommes aux côtés des députés communistes israéliens menacés de destitution et de la presse de gauche menacée de censure en Israël. Nous sommes aux côtés des Palestiniens qui exigent l’application du droit international et de la justice pour une solution de paix.

 

Le PCF exige :

-       Un cessez-le-feu immédiat, général et permanent à Gaza et le retrait des troupes israéliennes.

-       L’application par la France et l’ensemble des Etats des mandats d’arrêts de la CPI contre les dirigeants israéliens et ceux du Hamas

-       Des sanctions contre le gouvernement israélien par l'interdiction d'exportation d'armes et de composants utilisables militairement vers l'Etat d'Israël et la suspension de l'accord d'association UE-Israël. Emmanuel Macron a appelé à l'arrêt des exportations d'armes utilisées à Gaza et au Liban. La France ne peut pourtant se contenter de paroles, elle doit agir pratiquement afin que cet appel soit porté par toute l'Union européenne.

-       L'accès immédiat à l'aide humanitaire à Gaza et au Liban et une aide concrète aux agences de l'ONU et aux associations qui agissent en ce sens, le soutien aux opérations de l'UNRWA.

-       Créer les conditions pour le retour de tous les déplacés palestiniens, libanais et israéliens chez eux.

-       La reconnaissance immédiate et inconditionnelle par la France de l'Etat de Palestine sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l'Etat d'Israël.

-       La libération des otages israéliens détenus à Gaza.

-       La libération des prisonniers politiques palestiniens.

-       L'arrêt de l'occupation et de la colonisation israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza comme l'a dernièrement exigé la CIJ, et le droit au retour des réfugiés comme défini dans les résolutions de l’ONU.

Le PCF appelle à manifester sur ces bases partout en France et à Paris place de la République samedi 7 décembre à 14 h

 

 

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Politique

5 Décembre 2024, 09:06am

Publié par PCF Villepinte

Après la censure, amplifions la mobilisation sociale pour un changement de politique !

Le gouvernement de Michel Barnier vient d’être censuré.

C’est la conséquence logique du choix irresponsable du président de la République et du Premier ministre de porter un budget contre le monde du travail et les catégories populaires, budget qui poursuit une politique massivement rejetée par le pays pour continuer à servir les hauts revenus et les revenus du capital.

Les forces du Nouveau front populaire et l’ensemble des forces de gauche ont la responsabilité de contribuer à une alternative politique qui s'appuie sur les exigences qui grandissent dans le pays en travaillant à la construction des convergences nécessaires avec les salariés et leurs organisations syndicales, le monde associatif et l'ensemble des forces vives du pays.

Le PCF appelle les travailleurs et travailleuses, les étudiants, la jeunesse, les retraités, les élus locaux engagés pour le service public, à agir ensemble, à refuser la dictature des marchés financiers et à construire des rassemblements populaires et majoritaires pour gagner un changement de politique.

Il appelle à participer massivement aux prochaines journées d’action syndicales : dès demain, le 5 décembre aux côtés des agents publics, les 9 et 10 décembre avec les dockers, le 11 décembre avec les cheminots, le 12 décembre avec les salariés mobilisés pour l’emploi.

Ensemble, mobilisons-nous pour battre la politique mise en œuvre au sommet de l’État par les forces de droite et d’extrême droite et gagner la mise en place d’un gouvernement capable de construire des majorités sur la base des propositions que le Nouveau front populaire a défendu pendant les élections et capables de conjurer la crise économique, de répondre aux exigences populaires et de relever les défis sociaux, écologiques, économiques, politiques et internationaux qui sont devant nous.

Dès maintenant, le PCF appelle à la prise de mesures d’urgence, fortes et indispensables, répondant aux attentes de nos concitoyens et concitoyennes :

Abroger la réforme des retraites

Augmenter les salaires et les pensions, garantir l’égalité professionnelle femmes-hommes

Un plan de pré-recrutement dans les services publics (santé, éducation, transports, sécurité, justice…)

Un plan d’urgence pour l’emploi et le développement de l’industrie française et de l’agriculture

Baisser de 30% le coût de l’énergie, geler les loyers et relancer les politiques climatiques

Renouer avec une action diplomatique de la France pour la paix.

Face aux dégâts des politiques capitalistes, une seule issue s’impose : émanciper nos économies de leur dépendance envers les marchés financiers en imposant une autre utilisation de l’argent des banques et des banques centrales, au service du développement des capacités de tous les êtres humains, et non plus de la rentabilité du capital.

C’est le chemin que propose le Parti communiste français pour faire refluer la résignation et la division du monde du travail, combattre l’escroquerie de la politique du Rassemblement national, aboutir à la reconquête d’une majorité politique de transformation sociale et écologique.

Paris, le 4 décembre 2024.

Parti communiste français.

 

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