Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les Jours heureux seront féministes

7 Mars 2022, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle, veut « une France du travail et de bonne paye, et ainsi de l’autonomie financière pour toutes les femmes ».

Un défi majeur attend les communistes : convaincre que le communisme est la clé pour défendre et porter une révolution sociale, écologique et féministe.

La femme est la prolétaire de l’homme, avec la triple peine d’être les premières à subir les conséquences directes du capitalisme allié au patriarcat : précarité économique, violences sexistes et sexuelles et mise en danger sanitaire. Nous portons au PCF un féminisme-lutte des classes qui met au jour la consubstantialité des enjeux de classe aux enjeux de droits des femmes.

La révolution féministe se mène sur tous les fronts. C’est pourquoi les communistes seront en grève le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, et manifesteront dans le cadre unitaire de « On arrête toutes » partout en France.

Les militant·e·s communistes y porteront des propositions concrètes et financées pour une mise en œuvre immédiate de l’égalité et la fin des violences de genre : un ministère des Droits des femmes de plein droit, un milliard dédié contre les violences sexuelles et sexistes, l’égalité salariale, et professionnelle, la lutte contre la précarité menstruelle…

La crise sanitaire a révélé́ au grand jour le rôle primordial des femmes, en première ligne dans les secteurs les plus indispensables à la société́ comme à la maison. Nous voulons le réel partage des tâches dites « ménagères » qui représentent l’équivalent de 50 % du PIB et qui reposent à plus de 85 % sur les femmes.

Les femmes sont les premières touchées par la précarité́, le temps partiel imposé, le chômage. Le Haut-Conseil à l’égalité́ rappelle que les femmes représentent 70 % des travailleurs pauvres.

Les salaires des professions qui se sont « féminisés » ont perdu en pouvoir d’achat aussi bien dans le privé que dans le public, et dans les autres elles restent davantage au bas de l’échelle des hiérarchies professionnelles. Parce qu’elles sont présumées innées, les compétences des femmes ne sont pas rémunérées à leur juste valeur et expliquent les 26 % d’écarts salariaux.

Il y a eu 14 lois en France sur l’égalité salariale. Et pourtant encore aujourd’hui, il y a un écart salarial de 16,5 % entre les femmes et les hommes. Les femmes subissent les plafonds de verre.

À travail comparable, nous exigeons un salaire égal ! Fabien Roussel l’a annoncé : nous contraindrons les entreprises à rendre effective l’égalité salariale en un an. L’État montrera l’exemple en la mettant en place en six mois dans la fonction publique. Si les entreprises ne le font pas, nous nommerons des administrateurs judiciaires pour réaliser concrètement cette égalité salariale.

L’égalité du déroulement de carrière dans les entreprises entre les femmes et les hommes deviendra une obligation.

Au ruissellement, nous opposerons le « roussellement » :

Le smic à 1 500 € net, l’augmentation générale des salaires, le dégel du point d’indice des fonctionnaires, la pension minimum à 1200€ net, le rétablissement de la demi-part des veuves et veufs.

Un droit universel à l’emploi, la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires, la fin des temps partiels imposés, la possibilité de partir en retraite à 60 ans.

La méthode « CLERC », contre les discriminations existantes dans l’évolution des carrières et les différences de promotion entre les femmes et les hommes, systématisée.

L’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution avec moyens associés.

Des moyens et des lieux d’accueil et de conseil pour les victimes et co-victimes de violences sexuelles et conjugales développés sur tout le territoire.

Un plan d’action contre les stéréotypes de genre, avec moyens associés, de la crèche à l’enseignement supérieur et professionnel, pour lutter contre les inégalités.

C’est pour toutes ces raisons que le 8 mars nous ferons la grève féministe et que nous serons dans la rue pour cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

C’est pourquoi, pour les élections présidentielle et législatives, nous défendons le projet féministe des « Jours heureux ».

Il ne peut y avoir de jours heureux que féministes ! Le féminisme est la promesse des jours heureux.

Pour la commission féministe/droits des femmes du PCF

Hélène Bidard, Mayi Gonzalez, Shirley Wirden

 

Voir les commentaires

Mobilisations. Dans la manifestation, à Paris, l’escalade militaire n’est pas écartée

6 Mars 2022, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

Le président ukrainien réclame depuis plusieurs jours la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. Une demande à laquelle l’Otan refuse de répondre à ce stade.

    Thomas Lemahieu L'Humanité Publié le Samedi 5 Mars 2022

Dans la manifestation au départ de la place de la République, à Paris, samedi, beaucoup réclament la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. AFP

Plusieurs milliers de manifestants contre la guerre en Ukraine se sont rassemblés, ce samedi après-midi, dans les rues de Paris. Une partie d’entre eux se sont retrouvés sur la place Denfert-Rochereau à l’appel du Mouvement de la Paix, des organisations syndicales (CGT, FSU et Solidaires), du PCF et du NPA notamment. Mais le plus grand nombre a défilé entre la place de la République et celle de la Bastille.

Dans ce cortège, bien plus dense que les précédents organisés ces derniers jours, mais encore loin d’atteindre le niveau des rassemblements à Berlin, à Prague ou même Zürich, le slogan «Poutine, assassin» fait l’unanimité. Il a été scandé d’un bout à l’autre par les membres de la diaspora ukrainienne, avec leurs couleurs nationales, le bleu et le jaune, peinturlurées sur les joues ou sur les pancartes, mais aussi par quelques Russes dénonçant la guerre menée par leur pays et, bien sûr, par des Parisiens de toutes origines descendus spontanément dans la rue.

Dans la foule, avant que l’hymne national ukrainien ne résonne à la Bastille en présence de l’ambassadeur et des dirigeants du PS, EELV, LaREM et LR - dont Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Rachida Dati -, beaucoup réclament la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. «Otan, fermez le ciel», intime une jeune femme. «Mettez en place une zone dexclusion aérienne ou commencez à vous demander quel sera le prochain pays sur la liste de Poutine», lance un autre.

Appel à «manifester en masse»

Réclamée depuis quelques jours par Volodymyr Zelensky qui, comme il le fait depuis le début de l’offensive russe, avait lancé un appel à «manifester en masse» à destination des opinions publiques occidentales, la zone d’exclusion aérienne servirait, à ses yeux, à rééquilibrer les forces en présence. «Il y a eu un sommet de lOtan, un sommet faiblard, un sommet confus, un sommet où tout le monde n’a pas l’air de bien comprendre que la bataille pour la liberté de l’Europe doit être l’objectif numéro un, a accusé le président ukrainien dans la nuit de vendredi à samedi. Tous les gens qui vont mourir à partir d’aujourd’hui vont mourir aussi à cause de vous. À cause de votre faiblesse, de vos divisions…

Aujourd’hui, l’état-major de l’Otan a donné le feu vert à de nouveaux bombardements à cause de son refus de mettre en place une zone d’exclusion aérienne.» Ce samedi, Oleksii Reznikov, le ministre de la Défense ukrainien, a tenté une autre approche. «Si le bombardement des femmes et des enfants ne constitue pas un argument pour vous, alors souvenez-vous de Tchernobyl en 1986, lance-t-il. Le nuage nucléaire était allé jusqu’à l’est des États-Unis… À Zaporizhzhia, il y a six réacteurs, donc la question, c’est: le monde est-il prêt à une catastrophe six fois plus importante? On nous dit par ailleurs quen cas de mise en place dune zone dexclusion aérienne, cela déclencherait une guerre nucléaire, mais pour nous, il est évident que cette guerre est là, déjà… Les Russes viennent de la déclencher en attaquant la centrale.»

Après avoir commencé des livraisons d’armes à l’Ukraine - sans doute plus symboliques qu’autre chose, à ce stade -, les Occidentaux refusent de faire le pas supplémentaire dans l’escalade. Samedi après-midi, après l’Otan et la Maison-Blanche la veille, c’est le général Mark Milley, chef d’état-major américain, qui a écarté la demande pressante des autorités ukrainiennes. «Si une zone d’exclusion aérienne était déclarée, quelqu’un devrait la faire respecter, rappelle-t-il.  Il faudrait alors qu’on y aille et qu’on combatte activement les forces aériennes russes. Ce n’est pas une chose que le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg ni aucun haut responsable politique des États membres ont dit vouloir faire.»

Le mouvement pacifiste italien se réveille

De son côté, Vladimir Poutine a, lui, menacé une fois de plus: la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant dimposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. Le chef du Kremlin en rajoute, avertissant qu’à ses yeux, les Occidentaux sont déjà entrés dans la guerre contre la Russie en imposant leurs sanctions économiques.

Au bout de cette nouvelle journée de vertiges face à l’escalade belliciste, c’est de Rome que parviennent quelques signes moins mortifères. Dans la capitale italienne, le mouvement pacifiste italien, si puissant contre la guerre en Irak, est en train de se réveiller. Une manifestation à l’appel des ONG et des syndicats a rassemblé des dizaines de milliers de personnes ce samedi. 

«On narrête pas la guerre avec dautres guerres et en envoyant dautres armes au peuple ukrainien, lance Maurizio Landini, le secrétaire général de la CGIL, la plus puissante confédération syndicale italienne. On arrête la guerre en envoyant en Ukraine l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui est née après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher le déclenchement des autres guerres. C’est le moment de faire des tractations diplomatiques, c’est le moment, au contraire, de désarmer!»

 

Voir les commentaires

Neutralité(s)

4 Mars 2022, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Le sport russe au ban des nations : un moment d'histoire…

Historique.

 Quelques jours auront suffi pour que le sport russe se retrouve au ban des nations et que la pseudo-«neutralité» de ce monde si particulier reste, pour une fois, au vestiaire. Depuis quelques jours, beaucoup n’y voient qu’un «symbole», un «aspect secondaire» des sanctions tous azimuts qui frappent le pays de Poutine, depuis le déclenchement de sa sale guerre en Ukraine.

Il n’en est rien, même si le bloc-noteur n’oublie pas que, pendant ce temps-là, l’épouvante se poursuit sur les théâtres d’opérations militaires, avec leur lot de pilonnages, avec leurs bombes, avec ce chaos de fer et de feu qui menace l’équilibre du monde entier et fauche des vies. Ne comparons donc pas ce qui ne saurait l’être.

Néanmoins, en recommandant de mettre massivement à l’écart la Russie et la Biélorussie et leurs sportifs, le Comité international olympique (CIO) a décidé de s’engager dans une voie inédite, par laquelle se sont immédiatement engouffrées les instances du football, sport global. L’UEFA et la Fifa lui ont emboîté le pas, suivies par de nombreuses autres, dont l’athlétisme, sport roi de l’olympisme, et le patinage sur glace, spécialité russe.

Franchement, qui aurait imaginé semblable cataclysme, voilà une semaine encore? D’autant que la Russie – déjà frappée de plein fouet par les affaires de dopage – a permis, ces dernières années, avec la Chine, de combler un manque de candidatures planétaires pour organiser de grands événements sportifs. Partant, ces conséquences s’avèrent d’une importance historique, capables de chambouler le sport mondial pour des décennies.

Peuples.

 Si les fédérations internationales sont aussi le fruit de la globalisation, traversées par de très nombreuses tensions politiques et/ou religieuses, elles s’alignaient toujours, plus ou moins, sur le plus faible dénominateur. Une sorte de tradition qui octroyait à «la politique d’apolitisme» un poste de non-instrumentalisation. Les temps ont changé. Non seulement les opinions sont elles aussi mondialisées, avec leur lot de «pressions», mais les fédérations, avec au sommet le CIO et la Fifa, se voient soumises, bien plus que jadis, aux regards des peuples et des instances onusiennes.

Ne prenons qu’un exemple: la décision d’offrir la Coupe du monde au Qatar a laissé des traces… Vincent Duluc, dans l’Équipe, suggère sans détour: «Chacun sait que la Fifa et le CIO n’ont pas toujours été dans le camp de la démocratie, défilant joyeusement aux côtés de quelques dictateurs, avec un penchant régulier pour la lâcheté et la compromission.»

Valeurs.

 Qu’on réfléchisse à la portée historique du moment. Pour les amateurs de football, la prochaine soirée de Ligue des champions ne débutera pas par les notes devenues familières du Concerto pour piano n°1 de Tchaïkovski, véritable bande-son depuis 2012 du spot de Gazprom, sponsor officiel de la plus prestigieuse compétition européenne de clubs et dont l’État russe est l’actionnaire majoritaire, parfait exemple de soft power assumé et théorisé par ses dirigeants.

L’UEFA a rompu «avec effet immédiat» son partenariat avec le géant du gaz. Les joueurs russes ne verront pas le Qatar et ses stades climatisés. Comme l’écrit Vincent Duluc: «Certes, l’urgence peut justifier que le sport oublie ses principes et sa place, ou qu’il les redéfinisse. Mais on peut également espérer que ce nouveau courage, remonté par capillarité du cœur vers la tête, le place enfin à la hauteur de ce qu’il représente, et qu’il ne l’oublie plus.»

 Le principe de neutralité était jusque-là une règle d’or vantée par Thomas Bach, le président du CIO: «Nous ne pouvons accomplir notre mission d’unification du monde que si les JO transcendent toutes les différences politiques. Pour parvenir à cette universalité, le CIO et les JO doivent être neutres sur le plan politique.» Cette doctrine s’étant effondrée, les nouveaux principes s’appliqueront-ils ailleurs, pour d’autres conflits, et dans des situations similaires, quand il ne s’agira pas seulement des «valeurs» occidentales?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 4 mars 2022.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

Voir les commentaires

Égalité des sexes : le triste bilan de Macron

4 Mars 2022, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

Travail: Le rapport publié jeudi par Oxfam vient confirmer l’insuffisance des moyens mis en œuvre durant le quinquennat pour résorber le fossé des inégalités, notamment en matière professionnelle et économique.

  Luis Reygada L'Humanité

  Publié le Vendredi 4 Mars 2022

Le 8 mars 2021, à Toulouse, manifestation pour la Journée internationale des droits des femmes. Alain pitton/NurPhoto/Afp

Rendez-vous manqué.

À cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le rapport rendu public ce 3 mars par l’ONG Oxfam (1) juge sévèrement le bilan du président Emmanuel Macron, qui avait promis de faire de l’égalité femmes-hommes la «grande cause nationale» de son quinquennat. Celui qui, en 2017, disait être un «candidat féministe» est loin de s’être montré à la hauteur des enjeux. «Nous prenons acte des efforts mais les mesures entreprises n’ont pas permis de transformer un système profondément sexiste, note le document de près de 50 pages. Les moyens ont été trop faibles et de multiples erreurs et ambiguïtés ont questionné la réalité de l’engagement.»

Les auteures du rapport reconnaissent que des engagements allant dans la bonne direction ont été pris par les pouvoirs publics en matière de «diplomatie féministe» et de «droits sexuels et reproductifs», mais l’action gouvernementale est qualifiée d’ «insuffisante» en matière de «budget dédié à l’égalité femmes-hommes» et de «lutte contre les violences».

Le compte n’y est pas du tout dans une société où «les femmes continuent de gagner et posséder moins que les hommes». Le document pointe de nombreuses insuffisances tout en rappelant que les femmes «sont surreprésentées dans les emplois les plus précaires et les moins valorisés, exclues des sphères de pouvoir et assurent une part disproportionnée des tâches domestiques non rémunérées au sacrifice de leur vie professionnelle».

«Il aurait fallu beaucoup plus dambition»

«Ce quon attendait, c’étaient de grandes mesures structurelles qui transforment le système en profondeur», explique Sandra Lhote-Fernandes. «Il aurait fallu beaucoup plus dambition», insiste la responsable plaidoyer chez Oxfam France, qui remarque que la «grande cause du quinquennat» n’a bénéficié que de 0,25 % du budget de l’État.

 «Il y a un écart trop important entre laffichage politique et la réalité des moyens alloués», souligne-t-elle. Si des actions ont bien été entreprises, comme le renforcement des obligations de transparence en matière d’égalité professionnelle, l’introduction de quotas dans la direction des grandes entreprises ou encore l’augmentation des salaires dans le secteur – très féminisé – de la santé, l’ONG juge néanmoins ces dispositions insuffisantes. 

«Oui le congé paternité a été allongé (de onze à vingt-huit jours – NDLR), mais on partait d’une situation scandaleuse», rappelle la responsable d’Oxfam. «Et ça reste insuffisant pour faire pleinement face aux enjeux d’égalité des droits, de répartition des tâches domestiques et parentales et de discrimination dans le cadre du travail.» Alors que l’Unicef préconise un congé parental payé d’au moins six mois pour les deux parents, Oxfam ne se prive pas de comparer les quatre semaines françaises aux seize semaines accordées en Espagne, trente-quatre au Danemark ou encore soixante-dix-huit en Suède.

D’autres mesures sont quant à elles carrément jugées contre-productives, comme l’index de l’égalité professionnelle. Des paramétrages de calcul biaisés permettraient en effet aux entreprises d’obtenir de très bons scores (note moyenne de 86/100 l’année dernière), reflétant donc assez mal la réalité.

 «Lindex permet un certain gender washing” et les entreprises peuvent se prévaloir dune bonne image comme sil ny avait pas encore 16,5 % d’écart de salaire entre femmes et hommes à poste égal», souligne Sandra Lhote-Fernandes. La revalorisation des salaires des métiers fortement féminisés (institutrices, aide à la personne, entretien…) représente un autre point noir de ce quinquennat, tout comme le «droit à la garde d’enfants».

Alors qu’Emmanuel Macron avait promis l’ouverture de 30000 places supplémentaires en crèche, on nen dénombre aujourdhui que la moitié. Les estimations les plus basses font pourtant état de besoins à hauteur de 230000 places! Sur 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, 40 % n’ont aucune solution de garde, une situation qui représente un véritable frein à l’autonomisation économique des femmes, qui se voient obliger de renoncer à travailler pour s’occuper de leur progéniture.

«Il faut vraiment mettre les moyens sur la table et mettre en place des mesures ambitieuses si on veut transformer un système sexiste et patriarcal qui pénalise encore beaucoup trop les femmes», conclut Sandra Lhote-Fernandes. Son organisation attend un engagement fort du prochain président de la République et demande «1 milliard deuros et un plan durgence» pour réellement changer les choses. «Nous naccepterons pas moins.» 

(1) Rapport réalisé en collaboration avec Equipop et Care, avec la contribution de la Fondation des femmes, du Planning familial et de One France.

 

Voir les commentaires

Dialogue et diplomatie

4 Mars 2022, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

 

Fabien Gay     L'Humanité

Publié le Vendredi 4 Mars 2022

L’invasion de l’Ukraine décidée par l’autocrate Poutine est inadmissible et insupportable, d’abord pour le peuple ukrainien, qui subit les bombes, les destructions et les pertes civiles, mais également pour le peuple russe, qu’on envoie combattre pour servir des desseins impérialistes belliqueux. Le risque d’escalade menace tous les peuples européens et au-delà, lesquels vont payer longtemps le prix de la guerre.

Dans un monde qui a pourtant connu suffisamment de guerres pour comprendre la nécessité d’œuvrer à la paix et à la coopération entre les peuples, la course à l’armement n’a pas pris fin avec la chute des blocs. Alors qu’une autre voie était possible, depuis trente ans, les relations internationales ont amplifié la militarisation, rendant le dialogue de plus en plus difficile.

Les tensions et les haines se sont exacerbées et le nationalisme s’est renforcé. La résistance ukrainienne face à l’agresseur russe et à la violation de l’intégrité de son territoire est légitime. Mais l’Union européenne ne peut et ne doit pas jouer sur la surenchère guerrière et l’escalade meurtrière. «On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre», disait Jean Jaurès, le fondateur de notre journal. Une position ferme, une profonde conviction qui lui coûta la vie.

Partout, les populations se mobilisent contre cette guerre, jusqu’en Russie même, où les manifestants s’exposent directement aux représailles et à l’incarcération. Ils ont raison: le seul horizon à atteindre, cest la paix, par le dialogue et laction diplomatique. Malgré l’ampleur et la difficulté de la tâche, il est urgent de continuer à l’exiger comme projet politique, avec un cessez-le-feu immédiat, l’organisation de la solidarité internationale pour l’accueil de tous les réfugiés sans distinction et une conférence européenne de sécurité collective réunissant toutes les parties. Quels que soient les obstacles, il faut essayer, toujours, de porter la voix de la paix. Si ténue soit-elle, elle est la seule qui vaille.

 

Voir les commentaires

La France doit agir pour arrêter la guerre, pour la paix et la sécurité collective – Déclaration du comité exécutif national du PCF

2 Mars 2022, 11:08am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/03/2022 par PCF

La décision prise par le gouvernement russe d’envahir l’Ukraine déclenche l’une des crises les plus graves essuyées par le continent européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Alors que de nombreuses victimes sont déjà à déplorer en Ukraine, et que l’action de l’armée russe va en causer beaucoup d’autres, la violation du droit international crée une situation extrêmement dangereuse pour l’avenir des relations internationales.

Le Parti communiste français condamne sans réserve le choix de la guerre fait par Vladimir Poutine. Si l’on ne peut taire les surenchères des États-Unis et de l’Otan, qui n’ont eu de cesse de vouloir implanter de nouvelles bases aux frontières de la Russie, rien ne saurait justifier la politique de force ouverte pratiquée par le pouvoir de Moscou.

Loin de défendre les intérêts de son peuple, son autoritarisme, son nationalisme et ses proximités avec l’extrême droite européenne ne servent que les intérêts des puissants oligarques et du capital financier et rentier qui ont plongé une grande partie de la Russie dans la pauvreté et creusé en son sein les inégalités.

Le risque de dérive vers un conflit mondial entre intérêts capitalistes rivaux est désormais très élevé. Tout doit être fait pour stopper cette spirale. Les peuples européens, jusqu’au peuple russe, n’ont pas besoin d’une nouvelle guerre.

La menace du recours à l’arme nucléaire n’est plus un tabou. Les grandes puissances s’engagent dans une folle course aux armements les plus sophistiqués et les plus meurtriers. C’est extrêmement grave pour l’avenir de l’humanité. Gardons à l’esprit les millions de morts des derniers conflits et la jeunesse sacrifiée.

Un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes s’imposent. Il faut de toute urgence arrêter une guerre dont les premières victimes sont les populations civiles, qui se retrouvent au milieu des combats ou sont contraintes à la fuite. Le Parti communiste français exprime toute sa solidarité avec le peuple d’Ukraine, qui est la première victime du conflit. Une aide humanitaire doit lui être apportée. La France et l’Union européenne doivent prendre toutes les initiatives nécessaires pour assurer l’accueil des réfugiés.

Du fait de son histoire, la France a une voix singulière à faire entendre, en faveur de la sécurité humaine et de la paix, du droit international et de la coopération solidaire des nations et des peuples. En toute souveraineté, elle doit jouer un rôle moteur et actif dans la sortie rapide du conflit. Elle doit tout mettre en œuvre pour s’opposer aux surenchères guerrières, qui s’expriment du côté du pouvoir russe comme dans le cadre de l’Otan, et dont le peuple d’Ukraine paierait le tribut le plus lourd.

La communauté internationale doit isoler politiquement, diplomatiquement et économiquement le régime de Poutine, afin de le contraindre à renoncer à sa politique de force ouverte. La livraison d’armes à l’Ukraine, loin de préserver la souveraineté de ce pays, n’aboutirait qu’à ajouter de la guerre à la guerre, au risque de conduire le continent européen tout entier au bord d’un engrenage fatal.

Le rôle de notre pays est d’agir par la voie politique et diplomatique en faveur de la désescalade. En utilisant son siège au Conseil de sécurité, il doit proposer à l’ONU, de prendre l’initiative de convoquer une conférence pan-européenne extraordinaire de paix et de sécurité collective, réunissant l’ensemble des États européens, avec l’Ukraine et la Russie.

Cette conférence serait chargée d’aboutir un règlement négocié global, permettant de traiter les causes du conflit, de rétablir l’indépendance d’une Ukraine non alignée, et d’ouvrir une perspective de paix et de sécurité durable en Europe, sur les bases des principes de l’acte final de la conférence d’Helsinki et de la charte de Paris de 1990.

Pour faire prévaloir une logique de paix contre le bellicisme des puissances capitalistes, les peuples doivent faire de toute urgence entendre leur voix.

Le PCF appelle à des rassemblements unitaires, dès ce week-end et dans les jours qui suivront, en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, du retrait d’Ukraine des troupes russes, et d’une initiative diplomatique de la France pour la paix et la sécurité collective.

 

Voir les commentaires

UE : désescalade ou engrenage ?

1 Mars 2022, 20:41pm

Publié par PCF Villepinte

 

Avec le retour de l’Histoire, par sa face la plus tragique qui menace tous les équilibres du monde, l’Europe possède donc une place pour le moins singulière, qu’elle entend affirmer. Sera-t-elle à la hauteur de l’enjeu? En adoptant une aide de 450 millions deuros pour financer lenvoi darmes pouvant inclure des avions de chasse aux forces ukrainiennes afin de résister à l’agression russe, les Vingt-Sept ont brisé un tabou.

Jamais auparavant l’UE ne s’était drapée d’une telle fonction. Ces revirements spectaculaires, européen et même allemand, auront des répercussions à long terme. Mais jusqu’où aller, sachant que ce terrifiant conflit ne se résoudra que par la diplomatie et la négociation, sauf à jeter l’humanité tout entière dans le gouffre absolu?

L’appel du président ukrainien, ce mardi, devant le Parlement de Bruxelles, a relancé l’idée d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE. Le sentiment européen de Volodymyr Zelensky et d’une grande partie du peuple ukrainien est compréhensible, sinon légitime.

Mais, si l’UE devait intégrer l’Ukraine en son sein, en pleine guerre et dans le cadre d’une procédure expresse inédite, cela constituerait un pas en avant dans l’escalade, une décision contre-productive qui ne manquerait pas de rajouter de la confusion et de la provocation, en un temps où toutes les menaces pèsent.

Les conséquences seraient dès lors bien différentes, sans parler du message politique. Comprenons bien: cette adhésion créerait une obligation juridique «daide et dassistance» des pays membres envers l’Ukraine, comme le prévoit l’article 42, paragraphe 7, du traité de l’UE, donc l’entrée en scène de l’Otan…

Chacun l’a compris: les chemins de la diplomatie et dun cessez-le-feu rapide paraissent bordés dombres à chaque crépuscule des jours qui passent. Si les sanctions économiques massives auront tôt ou tard des effets sur le pays de Poutine, portant leurs fruits pourris jusque dans les foyers de Russes, pendant ce temps-là, le drame se poursuit.

Les pilonnages se multiplient, des bombes à fragmentation s’abattent sur certaines villes, et le chaos du fer et du feu progresse. L’Europe ne devrait-elle pas, de toute urgence, proposer la tenue d’une conférence réunissant l’ensemble du continent européen, soit une quarantaine de pays? Comme pour accentuer la pression.

 

Voir les commentaires

Algérie. Expo « Son œil dans ma main » : entretien avec Raymond Depardon et Kamel Daoud

1 Mars 2022, 14:26pm

Publié par PCF Villepinte

À l’approche du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’Institut du monde arabe présente une belle exposition intitulée « Son œil dans ma main, Algérie 1961-2019 ». Le photographe Raymond Depardon et l’écrivain Kamel Daoud y proposent un dialogue singulier sur la complexité humaine en Algérie.

L'Humanité Dimanche 27 Février 2022 Franck Cartelet

En 1961, Raymond Depardon, alors âgé de 19 ans, réalise plusieurs reportages photographiques à Alger, puis à Evian, durant les négociations qui aboutiront à la fin de la guerre d’Algérie. Soixante ans plus tard, le photographe a la volonté de publier ces photographies et de les confronter au regard de l’écrivain algérien Kamel Daoud.

Le photographe retourne en Algérie

Un livre naît de cette rencontre, porté par deux éditeurs indépendants, l’Algérien Barzakh et le Français Images plurielles, ainsi qu’un film réalisé par Claudine Nougaret, la compagne de Raymond Depardon. En 2019, le photographe retourne en Algérie et réalise de nouveaux clichés à Alger et Oran, en compagnie de Kamel Daoud.

La sortie du livre sera accompagnée d’une exposition à l’Institut du monde arabe, avec des images rares et des textes inédits qui accompagneront les visiteurs avec deux regards indépendants mais très complémentaires.

80 photographies

Représentée dans des salles habillées d’un bleu méditerranéen, l’exposition présente 80 photographies de Raymond Depardon accompagnée de cinq textes inédits de Kamel Daoud. Elle reprend trois périodes : Alger 1961 ; Évian-Bois d’Avault 1961/Oranie 1961 ; Alger et Oran en 2019.

Infos pratiques : Raymond Depardon / Kamel Daoud. Son œil dans ma main. Algérie 1961-2019, Institut du monde arabe (Paris 5e), du 8 février au 17 juillet 2022 – du mar. au ven. de 10h à 18h, les week-end de 10h à 19h – Tarif : 8€, TR 6€, -26 ans : 4€

 

Voir les commentaires

Climat. Faire vite et juste : les points clés du rapport du Giec

1 Mars 2022, 14:19pm

Publié par PCF Villepinte

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat vient de rendre ses conclusions sur les capacités d’adaptation de nos sociétés au réchauffement à venir. Elles existent, mais la fenêtre de tir diminue à mesure que la température augmente.
 

 L'Humanité Lundi 28 Février 2022 Marie-Noëlle Bertrand

Le rapport du Giec établit «sans équivoque» la responsabilité de l'activité humaine dans le réchauffement de la planète. © AFP

Quels sont les impacts du réchauffement climatique, comment y faire face ?

Le Giec a rendu public ce 28 février le deuxième volet de son rapport d’évaluation. Le premier, publié fin août, avait établi que le réchauffement anthropique - causé par les activité humaines - s’accélère. Dès 2030, la température globale mesurée à la surface du globe devrait avoir augmenté de +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Cette première partie avait également posé sur la table quatre scénarios de hausse des températures d’ici la fin du siècle, dépendant de notre capacité à réduire ou non nos émissions de gaz à effet de serre. Enfin, elle avait dressé l’étendue des impacts de chacun d ces scénarios sur les écosystèmes.

Ce deuxième chapitre précise les menaces auxquelles seront confrontées nos sociétés. Il établit aussi un inventaire des solutions à mettre en œuvre pour nous y préparer. Tout n’est déjà plus envisageable, alerte-t-il : certains effets sont admis comme irréversibles et dépassent nos capacités d’adaptation. La suite dépendra des actions entreprises. Il faut vers vite et juste, précisent les spécialistes, qui relèvent que la justice sociale sera un pilier de notre capacité de résistance aux changements.

Ce week-end, la communauté internationale a adopté le «résumé aux décideurs» de ce deuxième volet. Il est le fruit d’un consensus entre ce que disent les scientifiques et ce qu’acceptent d’en retenir les gouvernements internationaux. En voici les principaux messages.

1 - Les pertes et dommages déjà réels

« Le changement climatique induit par l’homme, notamment l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes, a eu des effets néfastes généralisés et des pertes et dommages connexes pour la nature et les personnes, au-delà de la variabilité naturelle du climat »

Le constat peut paraître banal, mais cette phrase, écrite avec toute la retenue du langage diplomatique, compte parmi celles les plus débattues. A travers elle, le Giec, mais surtout les gouvernements internationaux, reconnaissent trois choses. D’abord, la responsabilité humaine du réchauffement, certes déjà établie dans les précédents rapports, mais dont la reconnaissance reste critique.

Ensuite, le fait que le réchauffement provoque des évènements climatiques plus importants qu’à la normale. Enfin, et peut-être surtout, que ces derniers ont d’ores et déjà causé des dégâts humains en environnementaux. Cette question des « pertes et dommages » est un des débats clés des négociations climatiques qui se déroulent chaque année lors des COP. Les pays en développement, singulièrement, plaident pour une aide internationale spécifique visant à couvrir les aléas qu’ils ont déjà subi ou s’apprêtent à subir à l’avenir.

2 - La capacité d’adaptation déjà dépassée dans certains cas

« L’augmentation des extrêmes météorologiques et climatiques a entrainé des effets irréversibles, des systèmes naturels et humains étant poussés au-delà de leur capacité d’adaptation. » Voilà qui confirme ce qui avait déjà été mis en lumière dans la première partie de ce 6e rapport d’évaluation du Giec, publié fin août : certains effets du réchauffement sont d’ores et déjà irréversibles.

C’est le cas de la fonte des glaciers ou de la hausse du niveau des mers, qui auront des impacts sur les systèmes sociaux économiques des littoraux ou encore la ressource en eau potable de certaines régions.

Le GIEC souligne aussi l’urgence face à laquelle nous nous trouvons : « Les impacts et les risques liés au changement climatique deviennent de plus en plus complexes et difficiles à gérer. De multiples dangers climatiques se produiront simultanément, et de multiples risques climatiques et non climatiques interagiront. »

Le niveau de ces impacts, toutefois, n’est pas encore écrit. Selon que les températures du globe augmenteront de 1,5°C ou de 3°C, ils ne seront pas les mêmes. Évidemment, plus le système terre se réchauffera, plus ils seront importants. « Les perspectives de développement résilient au changement climatique sont de plus en plus limitées si les émissions actuelles de gaz à effet de serre ne diminuent pas rapidement, en particulier si le réchauffement climatique de 1,5°C est dépassé à court terme. »

3 - La justice sociale est un pilier de l’adaptation

Le développement résilient au changement climatique, c’est à dire notre capacité à résister aux évènements extrêmes et à anticiper les changements graduels, est encore possible à condition que « les gouvernements, la société civile et le secteur privé » opèrent des « choix de développement inclusifs qui donnent la priorité à la réduction des risques et à l’équité et la justice sociale. » En d’autres termes, les gouvernement, poussés par le constat dressé par le Giec, reconnaissent qu’il ne suffira pas d’adapter nos routes, nos habitations ou encore nos industries au changement climatique. Les décisions devront prendre en compte les droits sociaux. L’emploi, l’accès à la santé ou encore à l’éducation seront facteurs de résilience pour les populations.

4 - Pas de résilience sans sauvegarde de la biodiversité

C’est là encore l’un des points clés de ce 2e volet du rapport du Giec : réchauffement climatique, écosystèmes et sociétés humaines interagissent. Cette interaction peut être négative - plus l’humanité émet de gaz à effet de serres, plus la terre se réchauffe, plus les écosystèmes se dégradent, plus la concentration des gaz à effet de serre augmentent dans l’atmosphère et plus l’humanité perd en ressources. Elle peut, à l’opposé, s’avérer vertueuse. « La sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes est fondamentale pour un développement résilient au changement climatique (…) compte tenu de leur rôle dans l’adaptation et l’atténuation (des émissions de gaz à effet de serre) », relève ainsi le résumé aux décideurs adopté ce week-end.

 

Pour télécharger le rapport, c’est par ici !

 

Voir les commentaires

Propagande guerrière

1 Mars 2022, 14:14pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 1 Mars 2022 Sébastien Crépel

C’est l’un des innombrables effets délétères de la guerre. La violence appelle la violence et corrompt même les esprits qu’on pensait les mieux armés contre les emportements bellicistes. Le phénomène n’est pas nouveau: souvenons-nous de ces socialistes conspués par Lénine dans la Faillite de la IIe Internationale, en 1915, pour leur «reniement révoltant», car passés de l’opposition à la guerre au militarisme farouche dès les hostilités déclarées.

C’est à croire que les mêmes maux engendrent les mêmes effets. Comment expliquer que les Verts cheminent, en 48 heures, de la sortie de l’Otan présentée dans leur programme «comme lune des premières mesures que prônent les écologistes» à son élargissement revendiqué par l’une de leurs dirigeantes, en plus de la livraison tous azimuts d’armes à l’Ukraine réclamée par Yannick Jadot?

Pendant ce temps, à Paris, une improbable coalition beliciste doit tenir meeting ce mardi, sous la houlette de Bernard-Henri Lévy, à l’affiche duquel le nom de l’ex-directeur de la CIA et commandant de l’offensive sur Bagdad en 2003, David Petraeus, voisine avec ceux d’Anne Hidalgo, de Valérie Pécresse, de François Hollande et d’un représentant d’Emmanuel Macron.

Sur les ondes, sur les réseaux sociaux, la propagande se met en place pour empêcher tout débat, en moquant «les raisonneurs, les Munichois, les planqués», dixit le «philosophe» Raphaël Enthoven, prêt comme son compère BHL à se battre avec la vie des autres.

«On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre», écrivait Jean Jaurès. Lhistoire fourmille dexemples qui lui donnent raison. De lIrak à la Libye et lAfghanistan en passant par le Mali, les catastrophes sur lesquelles a systématiquement débouché l’emploi de la force pour régler les conflits sont légion.

Il est encore temps de stopper l’engrenage fatal de la violence en Europe. Le doigt sur la bombe nucléaire du forcené du Kremlin doit conduire chacun à la responsabilité, en appuyant tous les efforts de cessez-le-feu et de reprise du dialogue.

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7