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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Meeting historique en Gironde, pour les jours heureux

10 Mars 2022, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

Mardi soir s’est tenu un meeting historique à Mérignac, près de Bordeaux. Historique tout d’abord car le Pin Galant et ses 1 400 places n’ont pas suffi à accueillir toutes les personnes venues écouter Fabien Roussel. Une partie a donc dû rester dehors où un écran a été installé pour suivre le meeting. De mémoire girondine, ce n’est pas arrivé souvent pour un meeting politique dans cette salle, quel que soit le parti politique organisateur.

Historique également car c’est le premier meeting d’un·e candidat·e à l’élection présidentielle quasi entièrement consacré à la question du féminisme et de l’égalité.

Tout d’abord, Hélène Bidard et Shirley Wirden, de la commission nationale du PCF « Féminisme/Droits des femmes », après avoir apporté leur solidarité aux femmes du monde, et notamment aux Ukrainiennes, premières victimes de la guerre, ont répondu à une série de questions sur les propositions du Parti et de son candidat en matière d’égalité. Accès à la santé publique pour toutes, lutte contre les violences sexuelles et sexistes, protection des enfants, égalité professionnelle et dans les charges quotidiennes, autant de sujets qui ont trouvé un large écho dans la salle.

Puis Fabien Roussel est arrivé, sautant tout juste du TGV qui l’amenait de Paris où il venait de prendre la parole à l’Assemblée nationale sur la situation en Ukraine. Le candidat communiste à l’élection présidentiel a d’ailleurs commencé son intervention par un nouvel appel à la paix et à la solidarité avec le peuple ukrainien. Puis il a longuement détaillé ses propositions pour ce qu’il appelle « la révolution féministe » qu’il mettra en place s’il est élu.

Cette révolution se base sur le principe de l’égalité : pas de jours heureux sans égalité entre les femmes et les hommes ! Cette égalité doit être une priorité politique : moyens humains et financiers pour lutter contre les violences sexuelles et conjugales, éducation à l’égalité des sexes et des genres, lutte contre la marchandisation du corps, abolition du système prostituteur…

Le candidat a ensuite rendu un hommage appuyé aux femmes, premières victimes de la précarité et de la crise sanitaire, largement majoritaires dans les métiers « du lien » dévalorisés, alors qu’essentiels à la société : assistantes sociales, aides à domicile, assistantes maternelles, aides aux enfants en situation de handicap, femmes de ménage…

Fabien Roussel a alors fait une proposition inédite : outre l’embauche massive dans ces professions, il met en débat la création d’une nouvelle fonction publique, celle de l’action sociale. Et ce afin de garantir un statut et un salaire de début de carrière de 1 700 euros net. Il a également développé ses propositions sur l’égalité salariale et professionnelle pour que le salaire de la femme ne soit plus un salaire d’appoint.

Après un hommage à toutes les femmes qui se battent dans le monde, Kurdes, Iraniennes, Africaines..., Fabien Roussel a conclu en appelant à un soulèvement du peuple, dans le rassemblement, pour faire gagner une gauche sociale et populaire et construire une République sociale, laïque et bien sûr féministe !

Mayi Gonzalez

 

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Pour la renationalisation des autoroutes

9 Mars 2022, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

À l’invitation de la fédération de Moselle, Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, était en Moselle samedi dernier.

En matinée, elle a animé un séminaire de l’espace Jean Burger consacré à la démocratie, aux institutions et à l’intervention citoyenne en présence de 50 personnes. En lien avec la campagne de l’élection présidentielle, elle a pu préciser la démarche et les propositions des communistes pour bâtir une nouvelle République et rendre au peuple sa pleine souveraineté. Comme l’a précisé la sénatrice, il s’agit en premier lieu de redonner toute sa place à l’Assemblée nationale.

 

Dans l’après-midi, à l’invitation des communistes de l’est mosellan, elle a participé à une action à la barrière de péage de St-Avold pour rappeler la proposition des communistes de renationalisation des autoroutes lors d’une opération de tractage en direction des usagers.

Lors d’un point de presse, elle a rappelé que les sociétés concessionnaires avaient distribué 4 milliards de dividendes aux actionnaires. Cet argent serait plus utile pour investir dans les infrastructures ferroviaires et pour faire baisser le prix des péages. Jacques Maréchal, pour la fédération de Moselle, a rappelé que le trajet Metz St-Avold coûte 4,60 € pour 45 km. Ce prix pèse de façon considérable sur le pouvoir d’achat des salariés contraints de prendre cette autoroute pour se rendre à leur travail.

Une maitrise publique de ses équipements permettrait de maîtriser la tarification et de la moduler. Plus de 80 % des déplacements domicile-travail s’effectuent en voiture en Moselle, c’est dire l’urgence d’un investissement massif dans les transports en commun et dans le ferroviaire, en particulier pour faire coïncider droit au transport et lutte contre le réchauffement climatique. Le coût du carburant et du transport pèse de façon conséquente sur le pouvoir d’achat des salariés.

La presse locale a fait le lien avec la campagne des jours heureux de Fabien Roussel. Une vingtaine de militants communistes ont participé à cette action qui s’est terminée par une distribution de tracts en direction des usagers sous la protection des forces de gendarmerie.

Jacques Maréchal

 

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Grève féministe du 8 mars à Paris: « Ma vie m’appartient ! »

9 Mars 2022, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

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Contre la guerre et ses ravages, l’élan des Français

9 Mars 2022, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

ukraine Des immeubles en flammes, des familles lancées sur les routes... Les images du conflit ont saisi l’Hexagone, où les actes de solidarité se multiplient depuis deux semaines. L’Humanité s’associe à l’appel du Secours populaire français.

L'Humanité Alexandre Fache Publié le Mercredi 9 Mars 2022

Przemysl (Pologne), le 8 mars. Des réfugiés se précipitent pour monter dans un bus, à destination de Varsovie, après avoir fui l’invasion russe en Ukraine. F. Bensch/reuters

Individualistes et repliés sur eux-mêmes, les Français? Depuis bientôt deux semaines et le début de linvasion russe de lUkraine, un élan de solidarité a gagné lHexagone, des petits villages aux grandes agglomérations, pour tenter de venir en aide au peuple ukrainien par tous les moyens. Dons financiers, collectes spontanées, bénévolat…

Sur tout le territoire, des citoyens s’engagent, qui pour proposer un abri aux milliers de réfugiés arrivés en France, qui pour donner couvertures, denrées alimentaires ou médicaments, ou même organiser des convois vers ce «théâtre de guerre, à quelques heures de Paris» qui émeut tant la population…

Un de ces convois a d’ailleurs pris la route, le week-end dernier, depuis Besançon (Doubs), où le boulanger Stéphane Ravacley, rendu célèbre par sa grève de la faim menée pour la régularisation de son apprenti guinéen, a fédéré les énergies. «Il y a un peuple de France qui, quoi qu’on en dise, n’attend que ça, de pouvoir aider.

Avec cette mobilisation, nous sommes une pommade contre la “bêtise zemmourienne” et tous les extrêmes», analysait le boulanger militant, samedi : 200 m3 de nourriture, de produits d’hygiène ou de matériel médical récupérés depuis l’appel lancé par Stéphane Ravacley sur Facebook, le 25 février, au lendemain de l’invasion russe, doivent être livrés sur place dans les prochaines heures, avec l’aide de la municipalité (lire ci-après).

Mais un tel élan s’organise. C’est pourquoi les grandes associations de solidarité se mobilisent aussi pour l’Ukraine. Outre la Croix-Rouge française, au profit de laquelle un grand concert a été donné mardi 8 mars au soir, et la Fondation de France, qui indiquait recevoir «un don toutes les 10 secondes», le Secours populaire français (SPF), auquel l’Humanité a choisi de s’associer, s’est lancé dans l’aide d’urgence à l’Ukraine.

Une première mission est partie, mardi, en direction de Przemysl, à la frontière polonaise, et une deuxième doit rallier, vendredi, la Moldavie et le sud de l’Ukraine. «Nous avons déjà débloqué un fonds durgence de 50000 euros pour nos associations partenaires sur place, qui sont les mieux placées pour connaître les besoins, explique Corinne Makowski, secrétaire nationale du SPF. Et nous appelons surtout aux dons financiers, les plus efficaces pour répondre à ces besoins.» Ce mardi après-midi, l’association avait déjà collecté 1,76 million d’euros, un chiffre provisoire qui ne tenait pas compte des collectes menées auprès des entreprises ou des collectivités.

 

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Une information libre

9 Mars 2022, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

CGT

En France, 10 milliardaires possèdent l’écrasante majorité des médias. Cette mainmise des grands groupes privés n’est pas nouvelle. Mais depuis quelques années, le phénomène prend une ampleur exceptionnelle et suscite beaucoup d'inquiétude.

Ayez confiance, les adeptes du capitalisme vous informent. De tout temps, les industriels ont investi dans la presse. Un acte philanthrope ?

Certainement pas. L’investissement des grands groupes dans le secteur de la communication et de l’information est un formidable moyen de pression. Cela permet aux industriels d’élargir leur influence et de véhiculer une idéologie au service du capital. 

Ainsi, depuis plus de 25 ans, le traitement médiatique accompagne avec bienveillance chaque nouvelle réforme libérale. 

“Le scénario est bien balisé, le vocabulaire bien rodé, les formats bien ajustés : « la réforme » a une étonnante capacité à mettre en marche la machine médiatique à fabriquer sa bouillie, parfaitement conforme aux intentions des « élites » économico-politiques” relève l’observatoire des médias (ACRIMED) créé en réaction au traitement médiatique de la mobilisation contre le plan Juppé de 1995. Depuis une vingtaine d’années, le procédé a pris de l’ampleur avec le développement d’Internet et des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).   

Alors que les Français se méfient de plus en plus des médias, les investissements des industriels dans le secteur connaissent une accélération inédite. 

En multipliant les investissements dans le secteur de la presse, l’audiovisuel, les télécoms, ou encore l’édition, ces milliardaires à la tête de grands groupes industriels, bâtissent un empire médiatique. En créant des ponts entre contenus et contenants, ils contrôlent tous les éléments de la chaîne de production de l’information et développent ainsi un puissant outil à forger les opinions. 

Symbole de cette tentation hégémonique et de la banalisation des idées d'extrême droite, le groupe Vivendi avec à sa tête Vincent Bolloré qui va jusqu’à posséder un institut de sondage. Si son nouvel objectif se concrétise, dans quelques mois, il pourrait posséder “70 % des livres scolaires, la moitié des livres de poche, une centaine de maisons d’édition, avec un quasi-monopole sur la distribution des livres” alerte dans un appel plus de 80 organisations associatives et syndicales.

Depuis la Libération, il est pourtant acquis que l’information n’est pas un objet commercial mais un instrument de culture.

L’appel, signé par la CGT et lancé le 16 février dernier dénonce “ cette concentration de médias [...] sans précédent dans notre histoire. Elle renverse les principes démocratiques garantis depuis la Seconde Guerre mondiale, et tous les progrès de la liberté de la presse, du droit d’informer et des médias. Sous nos yeux incrédules se déroule une révolution rétrograde qu’il est urgent d’empêcher.” 

Alors que la commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias pour en évaluer l’impact sur la démocratie devrait rendre ses conclusions d’ici la fin du mois, la CGT tient à rappeler ses revendications afin d’assurer le droit à l’information en reconnaissant enfin l’indépendance juridique des équipes rédactionnelles ou en renforçant les dispositifs anti-concentration dans les médias.

 

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8 Mars 2022, 08:56am

Publié par PCF Villepinte

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Résistances. Danièle Kergoat, « Le travail est un enjeu de luttes unificateur »

8 Mars 2022, 08:50am

Publié par PCF Villepinte

Le reflux du mouvement ouvrier a entraîné un reflux du travail comme objet de combats. Un recul préjudiciable aux mobilisations car il continue d’occuper une place centrale dans la société. Entretien

L'Humanité Publié le Mardi 8 Mars 2022 Pierre-Henri Lab

Comme bien d’autres, les ateliers de confection sont un lieu de labeur mais aussi de solidarité, d’émancipation collective et de coopération.© Leligny/ANDBZ/Abacapress

ANDBZ/ABACA

Sociologue du travail, Danièle Kergoat est une pionnière des études féministes. Ses travaux (1), qui continuent d’alimenter aujourd’hui la recherche sur les dominations de classe, de genre et de race, se sont attachés à rendre visibles et à comprendre les résistances et les révoltes. Ils permettent notamment de penser comment les rapports sociaux, entendus comme des rapports qui exploitent, dominent et oppriment, sont imbriqués les uns dans les autres et s’alimentent mutuellement. Elle réaffirme ici la centralité du travail, lieu à la fois de pouvoir et d’exploitation mais potentiellement d’émancipation.

Les mobilisations féministes actuelles autour des violences faites aux femmes sont qualifiées de «nouveau féminisme». Faites-vous vôtre cette appellation?

Il est toujours difficile de répondre succinctement à une question complexe… Je ne sais pas si l’on peut parler de «nouveau» féminisme à propos des violences faites aux femmes. Cette thématique nest pas nouvelle: le Collectif contre le viol a été créé en 1985, par exemple. Les récentes mobilisations contre les féminicides peuvent tout à fait être analysées comme étant dans la continuité de celles des décennies précédentes. Cela dit, je pense qu’il y a aussi une rupture générationnelle. Le mouvement actuel est marqué par des transformations au niveau des formes de lutte – je pense au rôle des réseaux sociaux, #Metoo en est un bon exemple qui est passé d’une mobilisation individuelle au départ à une réappropriation collective. Et des transformations aussi au niveau des objets de ces luttes. Je pense par exemple à la sexualité, aux problématiques queer et trans, aux débats sur le voile et la prostitution. Toutes choses relativement nouvelles mais qui en tout cas font l’objet de clivages profonds au sein du mouvement. Universalistes contre décoloniales ou intersectionnelles, par exemple. Mais en fait, pour moi, la nouveauté relative tient à l’absence du travail comme objet de ces nouvelles formes de lutte.

Pourquoi selon vous est-ce en retrait?

Il faut dire en préalable que ce retrait n’est pas propre au mouvement féministe mais que c’est transversal à toute la société. On raisonne en termes d’exclusion, de précarité, mais pas d’exploitation. Et voyez comme le mot ouvrier a été quasiment banni du vocabulaire courant. Il n’est plus question de classe ouvrière. Il est au mieux question de riches et de pauvres ou de catégories socioprofessionnelles. Et pourtant, les enquêtes emploi montrent qu’un actif sur cinq est ouvrier. Si on ajoute la catégorie des employés non qualifiés, cela concerne un individu sur trois! Le rapport de classe sest longtemps incarné dans le Parti communiste français, plus largement dans le mouvement ouvrier dans son ensemble. Avec le reflux de celui-ci, cest comme si c’était le rapport de classe qui refluait. Pourtant, s’il n’est pas le seul rapport social à l’œuvre, il est toujours aussi moteur dans la société. Le mouvement des gilets jaunes l’a démontré.

N’est-ce pas handicapant pour le mouvement féministe?

Tout le monde n’est pas dans l’oubli mais il est vrai que ce que l’on désigne comme «nouveau féminisme» minimise le rapport de classe comme rapport social au profit du rapport de race et de celui de sexe. Cest évidemment un handicap pour les mobilisations. Il ny a pas assez de luttes contre le précariat. Il n’y a pas suffisamment de luttes pour les retraites des femmes alors qu’elles sont misérables. Et c’est aussi un handicap au point de vue théorique et sociologique. Le travail est central pour comprendre les transformations des sociétés contemporaines: la mondialisation et son cortège de migrations, le néolibéralisme et le chômage, les transformations du travail et la montée des inégalités.

Cette occultation du travail est problématique tant pour le mouvement ouvrier que pour le mouvement féministe. Le travail est au cœur de toute analyse qui cherche à appréhender les rapports de domination, donc les rapports sociaux de sexe. C’est le médiateur par excellence des rapports entre l’individu et la société. Il est central dans le vécu quotidien des individus, pour les femmes comme pour les hommes. Mais le travail est aussi un enjeu de luttes potentiellement unificateur. Ce n’est pas seulement un lieu de domination, c’est aussi un lieu de solidarité, d’émancipation collective et de coopération.

Politiquement, le travail est donc central car c’est par lui que s’exerce le pouvoir dans la société. Il est l’enjeu des rapports sociaux, des rapports de classe comme des rapports de sexe. Dans les deux cas, les rapports de domination s’appuient sur l’appropriation du travail, qu’il s’agisse du contrat de travail ou du travail domestique. Donc ne pas tenir compte du travail est un contresens pour le mouvement féministe puisqu’il en vient à occulter l’enjeu même des rapports de domination.

«Le “nouveau féminisme minimise le rapport de classe comme rapport social au profit du rapport de race et de celui de sexe.» Danièle Kergoat, sociologue du travail et du genre

Cela dit, il ne faut pas généraliser trop vite: bien des mouvements, tant en France qu’à l’étranger, relient le travail aux violences. Je pense en particulier à l’Espagne, où les luttes féministes, de très grande ampleur, sont emblématiques de ce point de vue, ou bien, en France, à la mobilisation pour le 8 mars en termes de grève féministe. Et même si ce ne sont pas des luttes féministes à proprement parler, il faudrait évoquer aussi toutes les luttes de femmes «premières de corvée» dans la foulée de l’épidémie de Covid. Je pense en particulier aux travailleuses des Ehpad.

Dans vos travaux, vous pointez l’hétérogénéité de la classe ouvrière en montrant qu’elle est composée de groupes aux intérêts parfois antagonistes. La classe des femmes n’est-elle pas divisée?

Effectivement, de la même façon que la classe ouvrière et plus largement les classes populaires qui sont traversées par de multiples clivages (de statut, d’âge, de nationalité, de sexe…), la classe des femmes est évidemment divisée puisqu’elle est traversée par d’autres rapports sociaux, les rapports de classe, bien entendu, mais aussi les rapports de race, accentués qu’ils sont par les bouleversements migratoires engendrés par la mondialisation.

Je prends souvent l’exemple de l’externalisation du travail domestique pour illustrer cela: dans les pays du Nord et les grandes métropoles des pays du Sud, les femmes travaillent de plus en plus et sont plus souvent cadres, tandis que l’implication subjective est de plus en plus demandée par les entreprises. Le travail domestique n’étant toujours pas pris en compte dans les sociétés marchandes, ces femmes doivent externaliser «leur» travail domestique. Pour cela, elles peuvent puiser dans limmense réservoir des femmes précaires pauvres, françaises ou immigrées, souvent racisées.

Se crée ainsi un double clivage: un rapport de classe entre les femmes du Nord, employeuses, et cette nouvelle classe servile, entre les femmes nanties et les femmes précaires économiquement et/ou légalement. Ce clivage est nouveau car, contrairement au rapport de classe entre bourgeoise et domestique au XIX e siècle, celui-ci est direct (et non plus médié par le mari, le père ou l’amant), massif et se joue au niveau international. Un autre clivage se met en place: celui de concurrence entre les femmes, toutes précaires mais précaires différemment. Dautant que les femmes du Sud sont souvent diplômées, alors que les précaires des pays du Nord le sont moins.

Comment expliquez-vous l’intérêt pour l’intersectionnalité alors que l’intrication des rapports sociaux a été pensée en d’autres termes dès les années 1970?

Si l’intérêt pour l’intersectionnalité est relativement récent, le problème de l’interaction des rapports de domination a été pensé dès les années 1970, en Europe et aux États-Unis. L’oubli des travaux menés à cette période s’explique sans doute par une rupture générationnelle. Le concept d’intersectionnalité s’inscrit donc dans une histoire et doit être pensé comme tel. Cependant, il ne peut être assimilé à d’autres notions.

Dans un récent article publié dans la Pensée (2), vous vous montrez plutôt critique de l’intersectionnalité. Pourquoi?

Je ne suis pas critique a priori de l’intersectionnalité. Je ne suis pas contre, je dirais plutôt que je suis à côté. J’ai moi-même proposé dès les années 1970 le concept de consubstantialité. Il veut rendre compte du fait que les rapports sociaux de classe, de race et de sexe sont indissociables, tout en étant différents les uns des autres. Le terme s’est construit autour du travail, travail salarié et travail domestique, et des luttes autour du travail. Il s’est construit dans le cadre d’une analyse structurelle.

Si l’intersectionnalité et la consubstantialité tentent de penser l’articulation entre les différents rapports de pouvoir, et cela dans une visée émancipatrice, elles se distinguent cependant par différents aspects. Le concept de consubstantialité, au contraire de celui d’intersectionnalité, repose sur une lecture matérialiste des faits sociaux.

Pourtant très intéressant, par exemple quand Kimberlé Crenshaw l’utilise d’un point de vue juridique, ce dernier ne permet pas de comprendre comment les rapports sociaux se consolident, se transforment, s’agrègent. Simplement additionner des catégories emblématiques des injustices sociales, femmes + pauvres + noires, cela n’est pas tenir compte de la dynamique qui agit sur ces catégories. Cela ne permet pas d’appréhender les causes de la domination et donne donc moins d’outils pour penser les luttes.

(1) Se battre, disent-elles, textes de Danièle Kergoat, éditions la Dispute, 2012. (2) «Penser la complexité: des catégories aux rapports sociaux», de Danièle Kergoat, la Pensée , no 407, pages 127 à 139.

 

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La gauche en première ligne pour l’égalité

8 Mars 2022, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Du PCF au PS en passant par FI et EELV, les candidats à la présidentielle multiplient les propositions pour changer le quotidien des femmes dont les métiers sont essentiels, mais si dépréciés.

L'Humanité Publié le Mardi 8 Mars 2022 Julia Hamlaoui

REUTERS

Aides à domicile, femmes de ménage, caissières, aides-soignantes… elles exercent des métiers essentiels et sont sous-payées, précarisées, dévalorisées. Souvent les trois à la fois. Quand certains, à l’instar d’Emmanuel Macron, ont fait mine de tomber de leur chaise lorsque leur sort a été mis en lumière par la pandémie, d’autres mettent des propositions concrètes sur la table.

«Ce sont elles, les prolétaires du XXIe siècle», estime le prétendant communiste à l’Élysée, Fabien Roussel, jugeant que «révolutions sociale et féministe se mènent ensemble». Parmi les priorités: la création dune «fonction publique du lien, de lhumain» dédiée à ces missions, «protégées par un statut et avec un salaire qui ne sera pas inférieur à 1700 euros net et 2100 brut», a-t-il annoncé, à Bordeaux la semaine dernière.

Le candidat qui veut également mettre un terme au temps partiel imposé. «On était plus de 2000, place de la République, pour dire que des millions de femmes en dessous du seuil de pauvreté, essentielles au pays, ne seront pas les oubliées de la présidentielle», sest également réjoui, samedi, François Ruffin, dans la foulée dun rassemblement autour de son film Debout les femmes! Jean-Luc Mélenchon, propose ainsi «des discussions secteur dactivité par secteur dactivité pour réévaluer leur salaire et changer leur statut», explique Sabrina Nouri, chargée du dossier chez FI, où lon veut aussi plafonner le recours aux CDD à 10% dans les grandes entreprises.

Le comparatif avec les métiers davantage occupés par des hommes révèle l’ampleur de la tâche, selon l’écologiste Mélanie Vogel. «L’égalité des salaires doit être assurée non seulement à poste égal, mais aussi à travail de valeur égale – avec le même type de qualification, de responsabilité….

C’est le sens de l’éga-conditionnalité des aides publiques que nous proposons», assure la sénatrice EELV. Pas plus que cette égalité professionnelle, l’égalité salariale n’est cependant une réalité, malgré 14 lois visant à l’imposer. En la matière, la socialiste Anne Hidalgo veut «inverser la charge de la preuve» et contraindre «les grandes entreprises à obtenir un certificat qui démontre quelles mettent tout en œuvre», explique Gabrielle Siry-Houari, responsable de ces questions au PS.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il souhaite «la mise en place de contrôles systématiques par des commissions de salariés et lamplification des sanctions», détaille Sabrina Nouri. De son côté, Fabien Roussel entend voir les écarts de salaires disparaître en six mois dans le public et en un an dans le privé, quitte à «nommer un administrateur judiciaire» dans les entreprises récalcitrantes.

Mais le niveau même des rémunérations est aussi en cause. «La hausse du Smic de 15% bénéficiera majoritairement à des femmes puisqu’elles sont les plus nombreuses parmi les salariés concernés», pointe Gabrielle Siry-Houari. Les insoumis visent, eux, 1400 euros net, les communistes comme les écologistes plaident pour 1500 euros net (immédiatement chez les premiers, «dici cinq ans» pour les seconds). Une première étape qui en appellerait d’autres pour la hausse de l’ensemble des salaires.

 

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8 mars. Cinq chantiers pour instituer l’égalité

7 Mars 2022, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

La «grande cause» du quinquennat Macron est restée lettre morte. Les inégalités de genre ont prospéré alors que les solutions existent. Organisations féministes et candidats de gauche avancent des propositions pour que progressent enfin les droits des femmes.

L'Humanité Publié le Samedi 5 Mars 2022 Julia Hamlaoui

2000. La parité femmes-hommes dans les mandats et fonctions électifs est votée le 6 juin. En 2008, elle sera inscrite dans la Constitution.

Marta NASCIMENTO/REA

Ce devait être LA grande cause du quinquennat. Emmanuel Macron et le gouvernement n’ont cessé de vanter leur action pour l’éga­lité femmes-hommes. Mais, après cinq années, les féministes en restent coites et cherchent péniblement les maigres avancées. Et pour cause: «Lorsque la sécurité routière a été déclarée grande cause nationale, on parlait de milliards, là, tous ministères confondus, ce sont 360 millions», souligne Céline Piques, porte-parole dOsez le féminisme !

La goutte deau? «Gérald Darmanin et Éric ­Dupond-Moretti nommés respectivement à lIntérieur et à la Justice», assure lautrice de «Déviriliser le monde», paru le 17 février (éd. Rue de l’échiquier), qui pointe aussi des «victoires arrachées par la lutte» sur la PMA pour toutes, le seuil d’âge du consentement ou encore sur lIVG. Beaucoup reste à faire, mais ni les organisations féministes ni la gauche ne sont en mal de propositions pour animer la campagne présidentielle.

1- L’IVG dans la Constitution

La lutte emblématique pour le droit à disposer de son corps a marqué récemment un nouveau point. La loi a été adoptée en février pour allonger le délai légal de l’IVG de douze à quatorze semaines. Reste un énorme point noir: la double clause de conscience pour les professionnelles de santé. À gauche, les principaux candidats proposent de la faire sauter. Certains veulent aussi inscrire dans le marbre de la Constitution le droit à l’IVG.

«Régulièrement, il est remis en cause, via le financement dassociations anti-IVG par exemple», explique Hélène Bidard, de la commission féministe du PCF. Cest aussi une question de moyens, insiste- t-on dans les équipes de gauche. Outre la gratuité de la contraception, le PCF ou la FI veulent, par exemple, investir pour rouvrir des lieux de santé de proximité, dont des centres IVG.

2- Un milliard contre les violences

Dédier un milliard à la lutte contre les violences est une des revendications phares des organisations féministes que tous partagent à gauche. À la FI, le budget est déjà réparti: «460 millions seraient destinés aux associations, 32 millions à la formation, 100 millions au développement des outils statistiques», détaille, Sabrina Nouri, annonçant que Jean-Luc Mélenchon veut «créer un haut-commissariat dédié à la lutte contre les féminicides». Beaucoup de programmes regardent du côté du modèle espagnol.

«Nous voulons une grande loi qui sen inspire, notamment sur la spécialisation des tribunaux», rapporte Gabrielle Siry-Houari, en charge de la question au PS, relevant également le «référent unique dès le signalement» proposé par Anne Hidalgo. «Nos institutions reproduisent les violences de genre, il faut ­reconnaître leur dimension systémique», insiste aussi Mélanie Vogel, porte-parole de Yannick Jadot, qui pointe la formation de toute la chaîne police-justice comme une priorité. Lhébergement durgence et laccès au logement constituent aussi un levier sur lequel il est indispensable dagir, selon le PCF, qui plaide également pour «une prise en charge gratuite et immédiate en psychotraumatologie» des femmes comme des enfants.

3- Une santé dégenrée

Il est un autre domaine où la dénonciation des violences a percé le mur du silence: les soins gynécologiques et obstétricaux. «Infantilisation, non-respect du consentement, épisiotomies systématiques», liste Céline Piques. Les insoumis proposent une loi pour «interdire dexercice les médecins visés par des plaintes pendant la procédure». Mais, en matière de santé, les injustices ne sarrêtent pas là: «De la formation aux premiers secours aux chirurgiens, la médecine est faite pour le corps masculin.

Par exemple, les femmes et les hommes n’ont pas les mêmes symptômes pour les crises cardiaques, or ce sont ceux des hommes qui sont enseignés, les femmes sont donc moins diagnostiquées», rappelle Hélène Bidard, dont le parti propose «un plan national pour former l’ensemble des professionnels». Sans compter les maladies spécifiquement féminines trop longtemps restées sur le carreau, comme lendométriose, que la candidate PS veut ajouter à la liste des affections longue durée.

4- Les salaires en première ligne

Avec la crise sanitaire, les inégalités au travail sont apparues plus criantes que jamais. En la matière, la gauche rivalise de propositions quand l’écart de salaires entre hommes et femmes était encore de 16,5 % en 2021. Fabien Roussel veut nommer un administrateur judiciaire dans les entreprises qui ne respecteraient toujours pas l’égalité salariale un an après son élection, quand Jean-Luc Mélenchon promet d’instituer des commissions de salariés pour effectuer les contrôles avec sanctions financières à la clé.

Anne Hidalgo entend «inverser la charge de la preuve pour que ce soit les grandes entreprises qui aient à démontrer labsence de discriminations». Mais, attention, précise Hélène Bidard, cette égalité salariale doit correspondre non pas strictement à un poste identique mais à une même qualification, des compétences équivalentes. «Les métiers à prédominance féminine sont majoritairement sous-valorisés et donc sous-payés, abonde Mélanie Vogel. Il faut donc qu’à travail de valeur égale avec le même type de qualification, de responsabilité… les hommes et les femmes soient payés pareil», insiste l’écologiste, qui défend une «éga-­conditionnalité» des aides publiques.

5- Une charge mentale partagée

Et puis, reste aussi cette satanée charge mentale si injustement répartie. «80 % des femmes font la cuisine ou le ménage au moins une heure chaque jour, contre 36 % des hommes», souligne lObservatoire des inégalités. Depuis, les confinements sont passés par là: «La flexibilité que certains estiment avoir gagnée avec le télétravail sest beaucoup faite sur le dos des femmes», note Hélène Bidard.

Il s’agit, plaident les candidats de gauche, d’agir dès les plus jeunes âges avec une éducation à l’égalité tout au long du parcours scolaire. Quant à l’allongement du congé paternité pour l’aligner sur le congé maternité, c’est une proposition qu’ils partagent, et qui permettrait de partir sur de bonnes bases à la naissance d’un enfant.

 

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Pierre Semard, l’indomptable

7 Mars 2022, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Publié le Lundi 7 Mars 2022

Engagement 

Le 7 mars 1942, le dirigeant ouvrier était fusillé par les nazis. Il participa à la création de la CGT-U et à la réunification de la CGT. Il fut aussi secrétaire général du PCF.

Il est encore aujourd’hui une des personnalités historiques les plus estimées au sein de la CGT et notamment chez les cheminots. (DR-IHS-CGT)

L’histoire du mouvement ouvrier est bien souvent remisée au rang des antiquités. Elle n’aurait plus aucun sens aujourd’hui au nom de la transformation du monde. Ainsi, évoquer Pierre Semard pourrait être associé à une forme de nostalgie d’une époque définitivement révolue. Comment cet homme, alors que rien ne l’y prédestinait, est-il encore aujourd’hui une des personnalités historiques les plus estimées au sein de la CGT et notamment chez les cheminots?

La vie de Pierre Semard nous plonge dans une période de transition du mouvement ouvrier. Né en 1887, il entre très jeune dans le monde du travail. La CGT, constituée en 1895, en est à ses balbutiements. Il intègre les chemins de fer dans la Drôme. Affecté au secrétariat du chef de gare de Valence, il prend ses premières responsabilités syndicales. En 1917, il devient responsable de l’union CGT Drôme-Ardèche.

En 1919, il est le dirigeant incontesté des cheminots de la Drôme. En février 1920, son charisme et son activité contribuent à une grève massive dans le département. À l’issue de cet épisode, Semard prend une dimension nationale. S’opposant à la direction fédérale, il va contribuer au changement de majorité. C’est le début de l’affrontement interne au sein de la CGT entre révolutionnaires et réformistes. En juin 1921, il se retrouve à la tête de la fédération CGT des cheminots, une organisation alors éclatée puisque des syndicats refusent que la fraction révolutionnaire prenne l’ascendant.

Cette fédération n’est pas reconnue par la CGT, qui exclut Semard du comité confédéral national. La fédération doit quitter les locaux rue Baudin pour s’installer à la Grange-aux-Belles. Semard va alors jouer un grand rôle dans la création de la CGT-U. Il porte au sein de cette organisation sa vision du syndicalisme en plaidant pour l’adhésion à une internationale révolutionnaire. Et dans le même temps, au sein du Parti communiste naissant, il combat le contrôle du parti sur l’activité syndicale. Il porte cette orientation avec Gaston Monmousseau au congrès de l’ISR (Internationale syndicale rouge), où il obtient gain de cause.

Pour un syndicalisme de masse n’affichant aucune doctrine

En 1923, il est emprisonné à la Santé pour avoir agi contre l’occupation de la Ruhr. Lors du 2e congrès de la CGT-U en 1923, fidèle à ses convictions, il s’oppose aux commissions syndicales constituées par le PC et plaide pour un syndicalisme de masse ouvert et n’affichant aucune doctrine. Malgré ses positions tranchées, il entre au comité central du parti en janvier 1924 et en devient secrétaire général au lendemain du Ve congrès de l’Internationale communiste. La mort de Lénine marque un virage dans les concessions faites aux organisations françaises. Semard prône une rupture avec le sectarisme et l’autoritarisme, il souhaite une politique de débat. Sa confirmation comme secrétaire général en juin 1926 suscite de grandes discussions à Moscou.

Ses positions contre la guerre du Maroc lui valent un nouvel emprisonnement, durant lequel il est écarté de la direction du parti. En 1933, il revient vers le syndicalisme et est élu secrétaire général de la fédération unitaire en juin 1934.

Face à la montée du péril fasciste, Semard porte la voix de l’unité d’action tant sur le plan syndical entre les deux CGT que politique entre communistes et socialistes. Il favorise les fusions de syndicats locaux puis de réseaux et, le 24 novembre 1935, il est élu cosecrétaire général des fédérations unifiées. Il est à la tête de la délégation qui négocie les accords de 1936 pour les cheminots.

À la création de la SNCF, en janvier 1938, il entre au conseil d’administration (CA) comme représentant des salariés. Toutefois, il est très critique sur cette forme de nationalisation. Dans son discours à la conférence des conducteurs à la Mutualité, il dira: «La nationalisation reste à faire.» Au lendemain de la grève de novembre 1938, il est révoqué du CA de la SNCF et rétrogradé au rang de facteur en écritures.

À la suite du pacte germano-soviétique, les ex-confédérés les démettent, lui et ses camarades, de leurs ­responsabilités le 25 septembre 1939. Pour s’opposer à cette mesure antistatutaire, il décide avec Raymond Tournemaine de bloquer en banque les cotisations syndicales. Une plainte de ses opposants conduit à son arrestation et son incarcération à la Santé. Bien que l’accusation ne tienne pas, il est condamné à la prison le 6 avril 1940 pour le seul fait d’être communiste. Le 9 mai, il est révoqué de la SNCF.

Début 1942, alors qu’il devrait être ­libéré, il est transféré de Bourges au camp de Gaillon. Le 6 mars, lorsqu’il apprend un nouveau transfert vers la prison d’Évreux, il sait qu’il s’agit de son dernier voyage. Le 7 mars 1942, désigné comme otage, il est fusillé par les nazis.

L’Humanité clandestine publie le 1er mai un texte présenté comme sa dernière adresse aux cheminots, dans laquelle il salue l’Armée rouge et Staline et où il appelle les cheminots à l’action contre les nazis. L’ignominie de cet assassinat renforce les réseaux de la Résistance cheminote jusqu’à la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.

Le 7 mars 1945, un immense cortège traverse Paris, de la gare de Lyon au cimetière du Père-Lachaise. La dépouille de Semard est escortée par des milliers de militants communistes et de la CGT. Semard est entré dans l’histoire, il symbolise l’engagement sans faille, la discipline du militant et la fidélité à ses idéaux.

 

 

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