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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

MARSEILLE PAR JULES SUPERVIELLE

5 Février 2022, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche,

ses coquillages et l'iode,
Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont

luisants d'eau marine,
Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras

comme pour se partager le ciel,
Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes

de maintenant avec leurs yeux de phosphore,
Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs

alcools,

Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.

Ici le soleil pense tout haut, c'est une grande lumière

qui se mêle à la conversation,
Et réjouit la gorge des femmes comme celle des

torrents dans la montagne,
Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un

peu dans la rue,
Et les pousse sans un mot du côté des jolies filles.
Et la lune est un singe échappé au baluchon d'un

marin

Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit.

Marseille, écoute-moi, je t'en prie, sois attentive,

Je voudrais te prendre dans un coin, te parler avec douceur,

Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu

O toi toujours en partance

Et qui ne peux t'en aller,

A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer.

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Enfumage(s)

5 Février 2022, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

Selon le démographe Hervé Le Bras, la carte du vote pour l’extrême droite est bel et bien décorrélée de la présence de populations étrangères.

Statistiques.

 «L’immigration est beaucoup plus présente dans la tête des gens que dans leur existence quotidienne.» Ainsi parle Hervé Le Bras, dans un long entretien accordé au Monde à l’occasion de la publication de son nouvel essai, "le Grand Enfumage. Populisme et immigration dans sept pays européens" (éd. de l’Aube-Fondation Jean-Jaurès). Les derniers travaux du démographe documentent ce qu’une analyse constante des résultats électoraux nous montre depuis longtemps: la carte du vote pour l’extrême droite est bel et bien décorrélée de la présence de populations étrangères.

Tout le contraire du discours des nouveaux réacs. Implacables statistiques. D’après Hervé Le Bras, «en 2017, en France, il y avait, selon l’Insee, 3,8% d’immigrés dans les communes de moins de 2500 habitants, alors que le vote pour Marine Le Pen y avait atteint 27% au premier tour de l’élection présidentielle». Plus éclairant, la situation des grandes villes. Dans celles «de plus de 20000 habitants, on comptait 15% d’immigrés et 14% de votes pour la candidate frontiste.

À Paris, il y avait 23% d’immigrés et seulement 5% de votes pour Le Pen.» Deux autres exemples disent tout. «La Seine-Saint-Denis, département avec la plus forte proportion d’immigrés (30,6%), avait voté Le Pen à 13,6%. L’Aisne, département où le vote frontiste était le plus fort (35,7%), ne comptait que 4,4% d’immigrés.» Deux pôles d’une réalité électorale contre-intuitive. Que ce soit en France ou dans six autres pays d’Europe (Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Italie, Royaume-Uni), jamais les deux cartographies ne se recoupent…

Manipulable. 

Thème chéri des Fifille-et-Zemmour-les-voilà, l’immigration reste le sujet qui les porte. Sauf que l’éventuel voisinage immédiat de cette population supposée n’existe pas. Pour le démographe, «c’est d’abord ce que l’on dit et ce que l’on montre des immigrés, telle une réalité fantasmée qui sert de carburant à l’extrême droite», elle-même accrochée à la fiction d’un peuple homogène et à une revisitation inventée d’un passé identitaire français.

Cité par France Inter cette semaine, un récent sondage Ifop sur le vote dans les quartiers populaires avait permis à certains de conclure que les «pauvres» votaient majoritairement RN. À un détail près: il ne s’agit que des quartiers résidentiels populaires blancs. Conclusion, l’analyse du rapport immigration/vote d’extrême droite demeure extrêmement piégeuse et facilement manipulable…

Peuple.

 Après plus de trente années à vivre dans les quartiers populaires, le bloc-noteur n’est pas le plus mal placé pour le savoir. Les zones dites «difficiles», associées à des villes stigmatisées, ne ressemblent en rien à ce qui est décrit du matin au soir sur les chaînes de Bolloré. Des modèles de vie pacifiés se sont installés depuis des lustres, dynamiques, plutôt jeunes, ambitieux et fiers, de l’autre côté du miroir médiacratique: celui où les femmes et les hommes de toutes les couleurs, de toutes origines, ne veulent pas se laisser réduire à des gros titres racoleurs, mais vivent, saignent et souffrent, aiment et se mélangent banalement pour former un tableau que nous pourrions tout simplement intituler ''le peuple''.

Là où la dignité collective possède encore un sens puissant. Là où, ne l’oublions jamais, se concentrent toutes les complications sociales de l’existence, toutes les mixités, mais là où, précisément, l’extrême droite est quasi inexistante. En somme, tout l’inverse des théories de l’archipélisation des démagogues hors cadre.

Hervé Le Bras le répète: «La répartition du vote populiste renvoie à des découpages géographiques anciens.» Et il ajoute: «La crainte du “grand remplacement” est stupide. Nous sommes dans un fantasme entretenu par le mépris des statistiques, qui est inséparable du populisme, pour qui, systématiquement, le cas particulier devient le cas général.» L’opportunisme politique n’a pas de limites, quand le vieux monde, conservateur et réactionnaire, continue de sévir en s’adossant aux fractures immémoriales. 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 4 février 2022.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Autoroutes

5 Février 2022, 09:39am

Publié par PCF Villepinte

Les tarifs autoroutiers ont augmenté le 1er février. Les sociétés gestionnaires sont pourtant pétées de thunes. Un rapport de la Cour des Comptes estimait qu’entre 2022 et la fin des contrats des concessionnaires, les 3 milliards d’euros d’investissement (du plan 2015) vont générer 17 milliards « de recettes supplémentaires ». Alors ? Il faudrait tout de même que le pékin y mette de sa poche ? Une seule solution : la nationalisation. Comme dit le programme de Fabien Roussel.

Gérard Streiff

 

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Dimanche à Marseille avec Fabien Roussel

5 Février 2022, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

« On a déjà une campagne sous Pfizer, on ne veut pas d’une campagne sous morphine », déclarait la semaine dernière Fabien Roussel dans les colonnes d’un quotidien du matin. Alors que le Président de la République fait tout pour anesthésier la campagne au point de refuser les débats télévisés, nous avons décidé de mettre un coup d’accélérateur. Le meeting de Marseille sera un très grand moment de mobilisation. Après le lancement de notre affiche de campagne le 17 janvier et la publication de notre riche programme le 24, il marquera une nouvelle dans le déploiement de notre campagne.

 

Il permettra d’abord de mettre en évidence nos propositions pour le pouvoir d’achat. Toutes les enquêtes le prouvent : c’est le premier sujet de préoccupation des Français. Quoi de plus logique, au moment où tout augmente sauf les salaires et les pensions ? Fabien Roussel est le seul candidat à proposer un programme complet et cohérent pour permettre au monde du travail de relever la tête : hausse du Smic et des salaires, augmentation des retraites à 1 200 euros net minimum, baisse des taxes sur l’énergie… Le seul candidat à exposer aussi les leviers qu’il activera pour parvenir aux objectifs qu’il fixe : reprendre le pouvoir sur l’argent, changer le cours de l’Europe, faire entrer la démocratie à l’entreprise en conférant des droits nouveaux aux travailleurs.

Il permettra ensuite de montrer le rassemblement qui s’élargit autour de notre candidat. Il est le candidat soutenu par le Parti communiste. Il est aussi celui de beaucoup d’hommes et de femmes qui aspirent à retrouver en France une gauche populaire, sociale, républicaine. Celle qui défend le bon et le beau pour tous, celle qui veut une France du travail et des hauts salaires plutôt qu’une France du chômage et des minima sociaux, celle qui refuse de montrer du doigt les plus modestes au nom des exigences environnementales alors que ce sont les grands groupes et les plus riches qui polluent le plus.

Il permettra enfin de faire connaître notre candidat. Pour la première fois, ce meeting sera retransmis sur plusieurs chaînes d’information en continu. Ce n’est pas rien, alors que notre candidat voit sa cote de popularité monter, que les intentions de vote commencent à progresser, mais qu’il reste inconnu pour la majorité des Français. Nous avons la chance d’avoir un candidat qui gagne à être connu. Il est sincère, honnête, bienveillant. Il partage le même quotidien que des millions de Français. Faisons-le connaître ! Ce meeting nous en offre l’occasion.

Il est donc très important de réussir cette étape qui approche à grand pas. Vous pouvez assurer sa réussite en venant à Marseille. Vous pouvez également le faire en partageant les extraits du discours sur les réseaux sociaux afin de lui donner toute la résonance qu’il mérite. Je compte sur vous ! Nous pouvons faire événement. 

Ian Brossat

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Mon HLM

2 Février 2022, 23:14pm

Publié par PCF Villepinte

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Le logement s’invite dans la campagne

2 Février 2022, 23:11pm

Publié par PCF Villepinte

présidentielle À l’occasion de la présentation du 27e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre, les candidats sont venus défendre leurs propositions dans le secteur de l’habitat.

Publié le Jeudi 3 Février 2022 L'Humanité Camille Bauer

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. P. Villette

À presque deux mois de l’élection présidentielle, la Fondation Abbé-Pierre (FAP) a voulu « redonner au logement la place dans cette campagne qu’il a dans la société», selon son délégué général, Christophe Robert. À l’occasion de la sortie, le 2 février, de son 27e rapport annuel, la FAP a donc invité l’ensemble des candidats, à l’exception de ceux d’extrême droite, à détailler leur programme pour répondre à la crise du mal-logement qui touche 4 millions de personnes. Après Emmanuel Macron, venu le matin défendre son bilan pourtant très critiqué par la FAP, l’après-midi a vu défiler les principaux candidats de gauche.

Fabien Roussel, le candidat communiste, a ouvert le bal, rappelant que « la question du pouvoir d’achat est prioritaire et que, dans celle-ci, le logement pèse de plus en plus». Il a promis la construction de 200000 logements sociaux par an et plaidé pour une «démétropolisation» de la France. Son objectif est «laccès au logement social dans toutes les communes rurales», avec une loi SRU renforcée, qui viserait partout 27% de HLM dici à 2031.

Convergence pour un encadrement des loyers

Cette volonté d’augmenter le nombre de logements sociaux se retrouve chez le Vert Yannick Jadot, qui table sur 150000 supplémentaires par an pendant sept ans, quand ni la socialiste Anne Hidalgo ni Christiane Taubira nont donné dobjectif chiffré. La seconde a pris «lengagement que l’État soit stratège sur le sujet», alors que la première a plaidé pour que «les préfets se substituent quand les maires refusent dappliquer la loi SRU».

La baisse du taux d’effort des ménages est au cœur de beaucoup de projets. L’objectif de Fabien Roussel est que les loyers «ne représentent pas plus de 20% des revenus». Le projet de la socialiste est, lui, centré sur la mise en place d’un bouclier logement «actionné quand le loyer sera supérieur à 30% des revenus». Jean Luc Mélenchon, pour la France insoumise, a, lui, proposé une garantie logement, Christiane Taubira ayant pour sa part plaidé pour une hausse de 30% des APL.

Autre axe important, le contrôle des prix, via un encadrement des loyers renforcé. Pour ce faire, «il faut un pouvoir de contrôle et de sanction», a indiqué Fabien Roussel. Anne Hidalgo veut, elle, que celui-ci soit exercé par les maires. Pour Christiane Taubira, l’encadrement doit devenir «une règle dans les zones tenues». Le candidat insoumis s’est démarqué: «Je ne veux pas me contenter de contrôler les loyers, a-t-il déclaré , je veux les bloquer et même les baisser.»

 

 

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Un projet pour la France

2 Février 2022, 23:07pm

Publié par PCF Villepinte

Nous entrons dans la phase décisive de la séquence électorale qui nous conduit à la présidentielle et aux législatives du printemps. La publication du programme La France des Jours heureux, dont Fabien Roussel vient de dévoiler les contours pour la presse, en constitue le premier temps fort.

Son élaboration aura procédé des multiples rencontres de terrain que les communistes et Fabien Roussel auront eues sur le terrain au fil des derniers mois, il ne se veut pas une simple plateforme électorale. Il est un projet pour la France. Si quelque 180 propositions précises s’égrènent au fil de ses 128 pages, les six grands objectifs pour l’humain et la planète, comme les trois moyens permettant de les atteindre, s’efforcent de dessiner une cohérence.

Une démarche révolutionnaire et réaliste, réaliste parce que révolutionnaire, qui veut porter les couleurs d’une gauche sociale, républicaine, déterminée à bousculer les intérêts dominants. Ce qui la distingue, bien sûr, des candidatures de droite et d’extrême droite, de celle du président des ultrariches, mais aussi des représentants des autres courants de la gauche et de l’écologie. 

Ce programme affiche trois ambitions liées : mettre le travail et le monde du travail au cœur des politiques publiques à déployer au cours de la prochaine mandature ; refonder la République ; permettre à la France d’accéder à de nouveaux « Jours heureux », et en faire ainsi, au-delà de ses frontières, un acteur indépendant au service d’un autre ordre du monde.

 

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Zemmour contre l'histoire Ép.3/ Sylvie Thénault. Le massacre du 17 octobre 61

2 Février 2022, 23:01pm

Publié par PCF Villepinte

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2 Février 2022, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

 

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LE DÉBAT Comment garantir l’épargne populaire ?

2 Février 2022, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

Alors que les taux des livrets ont légèrement remonté au 1er février 2022 et que l’encours total des différents livrets augmente fortement, la part de l’épargne des plus modestes marque, elle, le pas.

Publié le Mardi 1 Février 2022 L'Humanité 

Pierre Chaillan

La question aujourd’hui est celle de savoir si les plus démunis auront les capacités d’épargner dans un contexte où leur pouvoir d’achat recule.

Véronique Riches-Flores, économiste indépendante chez RF Research

Le livret A n’est pas un produit d’accumulation d’épargne pour les plus modestes. Sur les 343 milliards de ses encours, pas loin des deux tiers (64 %) sont détenus par les 17 % des catégories de Français les plus aisés. Autant dire que les plus démunis profiteront peu de la remontée de son taux de rémunération. Quand bien même ils pourraient retirer davantage du livret d’épargne populaire (LEP), dont le taux d’intérêt passe à 2,2 %, la vraie question n’est pas tant la rémunération de l’épargne populaire que sa constitution. Or, la capacité d’épargne des ménages les moins aisés s’est considérablement réduite ces dernières décennies.

Cela tient en priorité à la longue période de restriction salariale qui a pesé sur le pouvoir d’achat des salariés les moins qualifiés et, par là-même, sur leur capacité d’épargne. S’est ajouté à ce phénomène le fait que les dépenses incompressibles occupent une place de plus en plus importante dans le budget des ménages, tout particulièrement pour les moins aisés. L’augmentation du coût du logement locatif en est la principale cause, mais c’est également le cas du coût des assurances ou des frais de transport et de scolarité, quand un certain nombre de dépenses, hier accessoires, sont devenues incontournables, tels les équipements informatiques et de communication. En grevant une proportion croissante des revenus, ces dépenses ont confisqué, pour beaucoup, leur capacité d’épargner.

L’épargne populaire s’est donc érodée avec le temps, ce qui s’accompagne d’une plus grande insécurité et réduit l’accès aux ressources financières qu’elle pourrait procurer.

Dans un régime équilibré, le surcroît de revenus non consommés doit permettre la constitution d’un capital synonyme d’un certain enrichissement au fil de la vie. C’est ainsi qu’au cours des Trente Glorieuses, l’ascenseur social a pu fonctionner. Plus récemment, dans de nombreux pays émergents, des centaines de millions de personnes déshéritées ont pu accéder par leur travail à la constitution d’un patrimoine dont la première utilité est de protéger des aléas de la vie. On évoque généralement ces périodes de l’histoire comme des phases de prospérité.

La disparition de cette possibilité d’épargner pour une proportion croissante de la population a de profondes conséquences sur nos sociétés, sur la relation au travail et la relation à l’autre, avec pour effet de fractionner de plus en plus les populations entre les possédants et les non-possédants, pour lesquels l’espoir de parvenir à posséder est d’autant plus réduit que le prix des actifs, financiers ou immobiliers, s’est fortement renchéri au fil du dernier quart de siècle éloignant le plus grand nombre de possibilités d’acquérir.

Garantir l’épargne populaire est indissociable de la question du niveau de vie des populations les plus fragiles, de leur pouvoir d’achat et de la répartition qu’en fait notre modèle économique.

Le système financier entend mettre hors jeu les salariés de la gestion et de l’utilisation de leur argent. Il faut au contraire créer une nouvelle maîtrise sociale.

Jean-Marc Durand, membre de la commission économique du PCF

L’épargne populaire est confrontée au défi considérable de l’inflation. Au rythme de 2021 (2,8 %), avec le taux que propose le livret A comme celui du livret de développement durable et solidaire (LDDS, ancien Codevi), certes porté à 1 %, ainsi que celui du LEP (2,2 % en février), on sera loin du compte.

En tout cas, bien loin du rendement des placements en actions! Pourtant, lexonération fiscale dont bénéficient ces livrets est vilipendée au prétexte quune famille de deux parents et deux enfants peut épargner sur ceux-ci jusqu’à 116000 euros hors toute fiscalité et prélèvements sociaux. Précisons que le livret A et le LDDS sont respectivement plafonnés à 22950 euros et 12000 euros, et que le LEP est, lui, plafonné à 7700 euros.

Que sont ces placements, sauf une épargne de précaution permettant de faire face à des coups durs? Et, même pour cela, le système bancaire nassurerait pas un rendement permettant de récupérer sa mise! Au cours des dernières années, on a assisté à une concentration et à un gonflement de leur encours total.

Une évolution qui suit celle de l’héritage et qui tend à s’éloigner de la notion d’«épargne populaire» au sens de celle des moins fortunés. Cela se comprend. Les moins fortunés le sont encore davantage quil y a dix ou quinze ans. Seul le haut de ce panier a continué à épargner et de plus en plus. Mais on est encore loin des rendements du CAC 40!

Et un fait ne change pas. Cette épargne est de l’argent gratuit pour les banques, qui l’utilisent comme matelas pour accorder du crédit, voire se lancer dans des opérations financières. Des sommes auxquelles s’ajoutent celles provenant des salaires et des pensions, et dont les banques font en grande partie ce qu’elles veulent, appliquant Agios et frais de gestion bancaire, et décidant quasiment du paiement des factures à la place des intéressés eux-mêmes. Une manière comme une autre de mettre la main sur l’argent des salariés, fruit de leur travail, et de les mettre hors-jeu de la gestion et de l’utilisation de leur argent. Un grand bond démocratique est urgent en ce domaine.

Au cœur des capacités d’épargne sont les rémunérations. Comment épargner lorsqu’on n’arrive pas à boucler les fins de mois? Par ailleurs, vivre dans de bonnes conditions, est-ce forcément épargner, surtout si on dispose de services publics garantissant un libre et égal accès pour tous à tout ce qui concerne les biens communs de la vie?

Enfin, sagissant des capacités de financement des banques, ont-elles besoin de l’épargne populaire pour cela? Ne disposent-elles pas d’autres moyens comme l’argent de la Banque centrale européenne (BCE) qui les alimente et qu’elles devraient utiliser pour financer des investissements créateurs de richesses à partir de critères sociaux et environnementaux, au lieu soit de replacer cet argent soit de l’utiliser dans des opérations douteuses? Une nouvelle maîtrise sociale de largent, de sa création à son utilisation en passant par sa répartition, est une urgence!

 

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