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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

#Parcoursup Moins de 50 % de réussite en licence !

17 Février 2022, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Un classement des universités par taux de réussite à la sortie de la licence a été publié par le site l’Étudiant. Ces informations, tirées du site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, montrent des taux de réussite n’allant pas au-delà de 50 %.

La première université de ce classement, l’université d’Angers, n’a même pas de quoi se vanter avec un taux à 49,9 % de réussite. Ces chiffres sont catastrophiques, et malgré ce constat le gouvernement reste inactif face à l’échec des étudiants et des étudiantes, donc de la société. Peu de temps avant, Emmanuel Macron, à la clôture du congrès de France Université, faisait porter la responsabilité entière de cet échec sur les épaules des étudiants et des étudiantes, et ne mettait en avant que des projets libéraux pour l’université. L’échec à l’université n’est pas de la responsabilité des étudiants et des étudiantes mais d’un gouvernement qui les a abandonnés.

L’autonomie budgétaire des universités engendre de profondes inégalités et donc de réussite selon les établissements. Ensuite, Parcoursup est un système injuste qui remet entre les mains d’un algorithme l’avenir des jeunes et les pousse dans des filières qui ne les intéressent pas. L’orientation des jeunes et donc des travailleurs et travailleuses de demain devrait être la priorité du gouvernement, et pourtant les lycéens et les lycéennes se retrouvent bien seuls dans leur choix et face à l’algorithme Parcoursup.

Le baccalauréat doit être le seul passeport pour accéder à l’université. L’égalité doit être mise au centre avec un investissement massif dans l’enseignement supérieur. Chaque étudiant et étudiante doit avoir accès à une université de qualité et de proximité, quelle que soit l’université dans laquelle il ou elle étudie. Les services d’orientations doivent être des services publics avec des moyens alloués pour pouvoir accompagner chaque jeune dans leur projet.

Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que les conditions de la vie étudiante se sont considérablement dégradées et que la précarité est source d’échec. Étudiants et étudiantes vivant dans leur voiture, dans des campings, dans des cités-universitaires insalubres ; banques alimentaires, salariat étudiant…, comment peut-on laisser des milliers d’étudiants et d’étudiantes étudier dans ces conditions. Face à cette situation, un revenu étudiant au-dessus du seuil de pauvreté doit être mis en place afin de permettre à chaque étudiant et étudiante de pouvoir vivre et étudier dans les meilleures conditions afin d’avoir la jeunesse la mieux formée pour répondre aux défis de demain.

L’UEC appelle à signer la pétition : stopparcoursup.org et à s’organiser contre la sélection. Ensuite, c’est Fabien Roussel, le seul candidat qui propose de supprimer définitivement Parcoursup et de façon intelligente : mise en place d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes, investissement massif dans l’ESR : construction d’universités, embauche et formation d’enseignants.

Léna Raud, coordinatrice nationale de l’UEC à la Vie des secteurs

 

 

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Vaccins anti-Covid. Malgré l’obstruction des États et de Big Pharma, la digue des brevets peut céder

16 Février 2022, 11:12am

Publié par PCF Villepinte

Une invention texane produite en Inde, à prix imbattable et sans propriété intellectuelle, un piratage de la technologie de l’ARN messager en Afrique du Sud… Augmenter la production mondiale, c’est possible, même si la France et l’Europe regimbent!

L'Humanoté Publié le Mercredi 16 Février 2022 Thomas Lemahieu

Manifestation contre la pénurie de vaccins à Mumbai, en Inde, le 31 mai 2021. Indranil MUKHERJEE / AFP

L’information reste encore largement confidentielle dans nos contrées. Elle est pourtant de nature à combler un peu les inégalités planétaires dans l’accès aux vaccins contre le Covid-19: après que son autorité de santé a validé lundi leur utilisation «en urgence», lInde a commencé à recevoir, hier, les premiers stocks de sa commande initiale de 300 millions de doses d’un nouveau vaccin contre le Covid-19, le Corbevax.

Fabriqué localement par le groupe pharmaceutique Biological E, le produit a en réalité été mis au point par Peter Hotez, Maria Elena Bottazzi et leur petite équipe au sein d’un laboratoire de recherches vaccinales dans un hôpital pour enfants de Houston, au Texas (États-Unis), et c’est là que la rupture se niche: les chercheurs ont décidé de ne pas breveter leur découverte afin que leur vaccin puisse être produit librement dans le monde entier.

Dans les faits, leur invention, basée non pas sur l’ARN messager – comme les vaccins de Pfizer ou Moderna –, mais sur la technologie plus classique des protéines virales désactivées, est à la fois simple à dupliquer et très peu chère à fabriquer à grande échelle. En Inde, le vaccin Corbevax sera ainsi facturé 1,70 euro la dose.

Un tarif bien en dessous de celui de la concurrence: le prix pour Pfizer et Moderna gravite entre 15 et 25 euros, et même AstraZeneca, qui, également produit là-bas par le géant Serum Institute of India, avait, au nom de son partenariat avec l’université d’Oxford (Royaume-Uni) et du parrainage de la fondation philanthropique de Bill Gates, promis de vendre à prix coûtant, s’affiche dans les pays du Sud entre 2,5 et 7 euros la dose. «Pendant des mois, on a entendu tout le monde parler d’équité, d’équité, d’équité, et personne na fait grand-chose, rappelle Maria Elena Bottazzi.

 Et maintenant, beaucoup de gens découvrent qu’on peut faire un vaccin sans brevets, sans appropriation des technologies… J’espère bien que ça va tout changer dans de nombreux pays.» Son collègue Peter Hotez ajoute: «Notre intention, cest bien celle de rendre disponible un vaccin pour des millions et des millions de gens dans le monde, qui en seraient privés sans ça…»

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Europe orientale : Pour aller à l’encontre des somnambules et des va-t-en-guerre la France doit prendre l’initiative d’une conférence de sécurité collective

16 Février 2022, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

L’escalade militaire et les surenchères verbales et diplomatiques en Europe orientale sont extrêmement dangereuses. Notre continent est assis sur un baril de poudre.

La concentration militaire extrême, en Ukraine, en mer Noire, voire dans le Pacifique, accentue l’instabilité et la volatilité de la situation qui peut dégénérer d’une manière incontrôlée au moindre incident, ou à la moindre provocation, d’où qu’elle vienne.

À l’image de ce qui s’est produit ce samedi 12 février, lorsque la Russie a accusé un sous-marin américain d’avoir pénétré, aux îles Kouriles, dans l’espace maritime russe. Dans le même temps, selon les données du ministère de la Défense russe, 30 navires russes de la flotte de la mer Noire ont pris la mer. Le renforcement annoncé ces derniers jours de la présence militaire de l’Otan en Pologne et en Roumanie aggrave les risques.

En utilisant la théâtralisation et l’exacerbation de la tension, les États-Unis évacuent la majeure partie de leur personnel diplomatique à Kiev et brûlent des documents confidentiels. L’annonce de la tenue à Kiev de la prochaine session de l’assemblée parlementaire de l’Otan est une véritable provocation.
Oui, les risques de guerre existent, et son déclencheur peut provenir de n’importe où.

Comment en est-on arrivé là ?

L’Otan porte la responsabilité historique, structurelle et principale des tensions et des risques de guerre. Les États-Unis ont en effet fait le choix de son extension en Europe de l’Est, en 1999 et 2004, commençant dès 2010 à déployer le « bouclier antimissile » dans cette région. La chronologie est importante. L’extension de l’Otan à l’Est s’est faite bien avant l’annexion de la Crimée. Plus que jamais, cette alliance militaire, c’est la guerre.

L’autre aspect de cette responsabilité historique concerne cette fois-ci l’Ukraine. Comment réagiraient les États-Unis si les Russes déployaient des missiles anti-char ou des forces spéciales au Canada et au Mexique ? Par ailleurs, les « garants » des Accords de Minsk, à savoir la France et l’Allemagne, ont depuis 2014 laissé pourrir la situation dans le Donbass, faute de vouloir faire pression sur les gouvernements successifs en place à Kiev pour qu’ils mettent en application la dimension politique de leur contenu, à savoir l’instauration d’un statut spécial pour les régions orientales et l’amnistie. Depuis 2019 et la dernière rencontre de haut niveau du « format Normandie » à Paris, il ne s’est rien passé. La crise importante du printemps 2021 n’a pas davantage fait bouger les Occidentaux.

Bien évidemment, les couloirs du pouvoir en Russie ont eux aussi leurs nationalistes et leurs militaristes. La politique de l’Otan, et les sanctions, inutiles, prises en 2014, n’ont fait que les renforcer. Le régime actuellement en place à Moscou, issu lui-même du coup d’État de 1993, à l’époque avec la bénédiction des Occidentaux, est clérical, autoritaire et ultra-libéral. Pourtant, face à un pays dont la doctrine n’a rien à voir avec l’Union soviétique, mais replonge dans le souvenir du tsar Alexandre III qui disait que « la Russie n'a que deux alliés : son armée et sa flotte », et dont l’économie rentière dépend des cours mondiaux des hydrocarbures, la responsabilité première des tensions penche clairement du côté d’une alliance militaire qui possède à elle seule plus de la moitié des capacités guerrières mondiales.

Emmanuel Macron dit vouloir poursuivre le « dialogue » avec Moscou. Sa visite à Moscou, suivie d’un passage à Kiev, fut une initiative bienvenue. Mais son action trouve rapidement ses limites, car elle est indissociablement liée à l’Otan. L’envoi de troupes françaises en Roumanie, annoncé par Emmanuel Macron, ainsi que la présence d’unités militaires en Estonie dans le cadre des bataillons multinationaux de l’Otan, ne vont clairement pas dans le sens de la désescalade. Un tel positionnement compromet sérieusement le rôle que la France peut et doit jouer pour la paix et la sécurité collective.

Si la poursuite des discussions est bien évidemment une bonne nouvelle, elle est cependant insuffisante pour casser l’engrenage guerrier. La France, qui préside le conseil de l’Union européenne, et qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit utiliser ses marges de manœuvre pour agir en toute souveraineté.

La France peut et doit prendre des initiatives immédiates :

• Notre pays doit exiger d’être réellement partie prenante des discussions, alors que les Européens en sont pratiquement écartés, en suspendant immédiatement la participation de la France aux opérations conjointes avec les États-Unis en Europe.

• Il doit se dégager de la tutelle de l’Otan en prenant, en toute indépendance, l’initiative de proposer l’organisation, sous l’égide de l’ONU, d’une conférence de paix et de sécurité collective afin de négocier un règlement politique général des sources de tensions, qu’elles soient territoriales, militaires, énergétiques, politiques, informationnelles. L’ambition doit être d’aboutir à un traité de paix, de coopération et de sécurité collective en Europe, incluant la Russie. Ce qui a été possible en pleine Guerre froide, avec la conférence d’Helsinki, est encore plus nécessaire aujourd’hui. En cas de désaccords persistants, le dernier mot devra revenir aux peuples en application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

• Le déploiement des troupes françaises en Roumanie doit être stoppé et nos forces stationnées en Estonie doivent être rappelées.

• Il revient à la France de s’opposer à toute nouvelle extension de l’Otan et à l’envoi de matériel militaire dans la région. Rappelons que la France et l’Allemagne se sont opposées à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan lors du sommet de Bucarest de 2008.

• Il lui incombe aussi d’agir, dans le cadre du format « Normandie », pour l’application totale des Accords de Minsk par toutes les parties, afin de mettre fin à la guerre civile en Ukraine. Cela implique que le gouvernement ukrainien engage le processus de décentralisation du pays.

• Les représentants de la France doivent s’opposer aux sanctions contre la Russie et la Biélorussie, qui sont totalement contre-productives.

• Le processus de sortie du commandement militaire intégré de l’Otan, que la France a rejoint sous Nicolas Sarkozy, doit être sans délai engagé, dans la perspective de la sortie pure et simple et de la dissolution de l’Otan.

Contre la logique de blocs défendue par l’Otan, et les menaces qu’elle fait peser sur l’Europe et le monde, il est indispensable d’avancer vers un nouvel espace commun de sécurité collective en Europe, incluant la Russie, favorisant une approche globale des questions de sécurité, dans ses dimensions géopolitiques, environnementales, démocratiques, sociales, économiques et commerciales. La sécurité collective repose sur un principe clé : l’indivisibilité de la sécurité. Ce sont des initiatives politiques et diplomatiques qui s’inscrivent dans cette logique qu’il convient, urgemment, de prendre.

La sécurité de l’Europe dépend de la sécurité de la Russie. Aucune grande décision sur la sécurité collective en Europe ne s’est prise sans la Russie, et encore moins contre la Russie, que ce soit la conférence d’Helsinki de 1975, ou le sommet de l’OSCE de Paris en 1990.

Minuit moins cinq n’est pas encore minuit.

Vincent Boulet
responsable des Questions européennes
membre de la Commission des relations internationales du PCF

 

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Indécence

16 Février 2022, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

« Fichons la paix au CAC 40 », supplie Bertille Bayard, la chroniqueuse du Figaro (2/2). Elle est agacée par la proposition de Fabien Roussel : « Il faut reprendre la main sur le grisbi qui coule à flots. » Et elle a cette formule ampoulée : « L’opulence du CAC 40 ne doit pas donner lieu à un débat dont le substrat serait l’hypothèse d’une fortune indécente. » Mais quand s’alignent ces chiffres : LVMH +68 %, STMMicroelectronics +80 %, résultats cumulés du CAC40 +135 %, et qu’on se rappelle que la hausse (macronienne) du Smic en janvier a été de 0,9 %, on demande : où est l’indécence ?

Gérard Streiff

 

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Conséquences de la créations des ARS

15 Février 2022, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

Publié le  Mardi 15 Février 2022

Christophe Prudhomme

 

La politique du démantèlement des administrations d’État pour les transformer en agences, couplée à la suppression de postes de fonctionnaires pour les remplacer par des agents non titulaires de la fonction publique, a de graves conséquences. Le scandale des Ehpad en est le dernier exemple. En effet, la création des agences régionales de santé (ARS) qui ont remplacé les directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales (Ddass et Drass) s’est traduite par la suppression des postes de personnels techniques spécialisés, chargés notamment des contrôles, pour les remplacer par des personnels administratifs et gestionnaires.

Ainsi, ces dernières années, le nombre de médecins inspecteurs de santé publique a diminué de 40 %. Il n’est donc pas étonnant que le peu de contrôles effectués dans les Ehpad n’aient eu aucune conséquence, même ceux diligentés après des plaintes de familles, car l’autre nouveauté a été la fin des visites inopinées, les directions des établissements étant systématiquement prévenues, ce qui leur permettait de se préparer.

D’autres scandales sont fortement probables en ce qui concerne la surveillance des établissements classés présentant des risques pour la santé publique. Car il n’existe plus d’agents spécialisés compétents, notamment des techniciens et des ingénieurs d’environnement et de salubrité. Ce qui est encore plus étonnant et scandaleux est que la charge des rapports de conformité a été dévolue aux entreprises, qui peuvent choisir leurs prestataires, l’État se contentant d’examiner ces documents le plus souvent de manière superficielle, ne disposant plus des compétences pour en analyser le contenu.

Le constat est sans appel, le choix idéologique fait est d’alléger le plus possible, voire de supprimer, le rôle de contrôle et de régulation de l’État, au profit des entreprises soi-disant étouffées sous les normes administratives et aspirant à recouvrer leur «liberté». Il est urgent de se redonner les moyens de reconstruire une administration forte, disposant des ressources, des prérogatives, des compétences et de lindépendance assurées par le statut des fonctionnaires, lui permettant deffectuer pleinement ses missions. Cela ne peut passer, comme les libéraux le serinent en permanence, par une diminution du nombre de fonctionnaires et un allégement des normes et des contrôles.

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Discours de Pécresse : la droite à la dérive

15 Février 2022, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

MEETING 

Paris, le 13 février. Lors de son meeting, Valérie Pecresse a légitimé les mots et les concepts racistes et complotistes. Benoît tessier/reuters

En reprenant la théorie xénophobe du «grand remplacement», dimanche, la candidate LR a franchi une grave étape dans lextrême-droitisation de son parti.

L'Humanité Publié le Mardi 15 Février 2022 Florent LE DU

«Pas de fatalité. Ni au grand déclassement ni au grand remplacement.» En prononçant ces mots, dimanche, pour son premier grand meeting de campagne, Valérie Pécresse a peut-être définitivement effacé la ligne de démarcation qui séparait son camp de celui des idéologies les plus haineuses et xénophobes. Après une primaire déjà très droitière cet automne, une nouvelle étape a été franchie.

Cette fois, c’est la représentante d’un grand parti, d’une droite dite républicaine, qui légitimise à la tribune les mots et les concepts de l’extrême droite. D’abord avec cette idée de «grand remplacement», une théorie raciste et complotiste selon laquelle les populations immigrées chercheraient à conquérir lEurope. Ensuite avec cette expression de «Français de papiers», sous-entendant une distinction entre les citoyens en raison de leurs origines.

Lundi matin, sur RTL, Valérie Pécresse a tenté de se rattraper, réfutant toute «convocation de lidéologie du grand remplacement»: «Jai dit quil ny avait pas de fatalité. (…) Cela veut dire que je ne me résigne pas aux théories d’Éric Zemmour, aux théories de l’extrême droite. (…) C’est ce que j’ai dit hier et tout le monde me fait dire le contraire», s’offusque- t-elle.

 «Quand on fait un meeting de cette importance-là, les mots sont évidemment choisis au trébuchet et je ne peux pas croire qu’il soit anodin qu’elle fasse référence au grand remplacement, analyse le communicant Raphaël Llorca, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès. Qu’elle ait eu besoin d’en préciser le sens montre bien qu’il y avait une ambiguïté recherchée et calculée.»

Même les soutiens de Valérie Pécresse ne sont pas dupes. Selon Franceinfo, la présidente de la région Île-de-France a été tancée, lundi, lors du conseil stratégique de son parti. Xavier Bertrand lui aurait demandé de «clarifier, dire que le grand remplacement, ce nest pas nous», quand Jean-François Copé lui aurait intimé de «marquer la barrière avec les extrêmes».

Les zemmouriens jubilent

L’extrême droite, elle, jubile: les proches d’Éric Zemmour nont pas manqué de souligner les emprunts de Valérie Pécresse à leur candidat, tandis que pour Louis Aliot, porte-parole de Marine Le Pen, «cela prouve quelle est en difficulté». La panique d’une droite prise en étau entre les candidats ultranationalistes et Emmanuel Macron? 

« Valérie Pécresse a tort de vouloir donner des signes à un électorat radicalisé, car cet électorat n’est jamais assez assouvi de haine», s’est inquiété lundi Dominique Sopo, président de SOS Racisme. Car ce sont bien Éric Zemmour et Marine Le Pen qui devraient profiter de cette dérive de Valérie Pécresse, qu’ils accusent de manquer de convictions, elle qui en 2019 quittait LR en dénonçant une «droitisation». La République, elle, a tout à perdre.

 

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La Mise à jour (MAJ) - Ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'Humanité cette semaine du 7 au 12 février

14 Février 2022, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

La Mise à jour (MAJ) - Ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'Humanité cette semaine du 7 au 12 février

Chaque semaine, l'Humanité sélectionne pour vous les 5 actus qu'il ne fallait pas manquer. Prêt pour votre mise à jour.

Jeudi 10 Février 2022

Lundi
#Cuba. Soixante ans de blocus, le pays plie mais ne rompt pas
Soixante ans après leur instauration au nom de la «
lutte contre le communisme», les sanctions totales contre Cuba provoquent une crise sans précédent et l’asphyxie d’un peuple. Au mépris des résolutions de l’ONU.

MARDI 
#Charonne. Un crime d’État toujours pas reconnu 
Plus de 400 personnes selon les organisateurs, dont Fabien Roussel et Philippe Martinez étaient réunis devant la station de métro où a eu lieu la tuerie du 8 février 1962. Tous ont rappelé la nécessité d’une reconnaissante du crime par l’État. Le matin, l’Élysée avait publié un bref communiqué en «
hommage» aux victimes. Vidéo

MERCREDI
#Emploi. Ce que cachent les chiffres du chômage
Peut-on se réjouir de l’impressionnante baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi en 2021
? Le gouvernement senorgueillit de ce bilan. Mais ce recul masque dautres réalités moins reluisantes. Explications

JEUDI
#One Ocean Summit. Enfin des engagements pour sauver le poumon bleu de la planète ?
Pendant trois jours, le Sommet de l’océan réunit à Brest chefs d’État, scientifiques, entreprises et ONG. Nicolas Fournier, directeur de campagne protection du milieu marin de l’ONG internationale Oceana, en explique les enjeux et pointe les contradictions de la France en la matière.

VENDREDI
#Valérie Pécresse. Candidate des riches et riche candidate
L’opacité règne sur les biens détenus par Valérie Pécresse et son mari, Jérôme. Le couple a cumulé une fortune imposante, et le programme fiscal de la candidate lui permettrait de baisser ses impôts, comme ceux des plus riches

 

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Les Montreuillois : « Nous sommes la France »

14 Février 2022, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

UN JOUR AVEC

Alors qu’Éric Zemmour crache sans arrêt sa haine sur la Seine-Saint-Denis, l’Humanité a rencontré les habitants du quartier de la Boissière. Le maire PCF, Patrice Bessac, lance un appel à «relever la tête».

Publié le Lundi 14 Février 2022 L'Humanité Lola Ruscio

Devant le fronton de la mairie, le 9 février, les habitants ont tenu à montrer la diversité culturelle de la ville. Alfred Yaghobzadeh/ABACA

À 80 ans, Giorgio pétille d’énergie. Ce militant du quotidien, cofondateur en 1989 de l’association Ensemble notre quartier, s’implique toujours autant dans la vie de la Boissière, une cité populaire du haut Montreuil. Les habitants viennent volontiers saluer ou boire un café aux côtés de l’ancien ouvrier au café-restaurant la Baraka. Assis en terrasse, celui que l’on surnomme «Geogeo» parle avec tendresse de la ville où il a grandi après avoir passé une partie de son enfance en Italie, puis en Argentine.

Il raconte la solidarité qui unit les habitants de son quartier, la Boissière, loin des clichés racistes véhiculés par Éric Zemmour. «Quest-ce quil connaît de Montreuil? De nos vies? De notre quotidien? Strictement rien. Il ny a que les bourgeois qui parlent mal de notre ville. Eux, ils ne connaissent rien au vivre-ensemble, au partage.» Avant de tirer sur sa cigarette roulée, il ajoute sur un ton grave: «Ici, plein de personnes à la couleur de peau différente cohabitent. Ça, cest la force de Montreuil.»

«Fier de notre ville»

Dans cette ville populaire de Seine-Saint-Denis, forte de ses 100000 habitants, Marine Le Pen na recueilli que 8,32 % au premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Le candidat Zemmour a peu de chance d’enregistrer un meilleur score, tant il diabolise les quartiers populaires en les décrivant comme des zones de non-droit où vit, selon lui, une «civilisation» revancharde sur les «Français de souche». «On ne peut qu’être fier de la diversité et de la culture de notre ville, estime Nassera Definel, adjointe PCF déléguée à la vie des quartiers, aux antennes de quartiers et à la médiation. 

 Quand il dit que la Seine-Saint-Denis, ce n’est pas la République, il se trompe, parce qu’à chaque coin de rue il y a une école, un centre social.  On se bat pour ça.  » Mercredi 9 février, un rassemblement a eu lieu, à l’appel de la municipalité PCF, pour dénoncer sa venue. Des banderoles «#NousSommesLaFrance» ont été déployées sur le fronton de la mairie, et l’édile communiste, Patrice Bessac, a lancé «lappel de Montreuil» devant plusieurs centaines de personnes, encourageant les habitants à « relever la tête» pour défendre «la fraternité et l’égalité».

Sur la grande place de la ville, on rencontre Nadine, 44 ans, mère célibataire. D’origine camerounaise, elle est naturalisée, vit avec son petit garçon et se lève aux aurores tous les matins pour aller travailler comme auxiliaire de vie pour 800 euros par mois. Une vie de labeur et aujourd’hui de colère: «Zemmour dit que les immigrés ne travaillent pas, quils profitent des aides sociales, cest du grand nimporte quoi!

Je touche seulement les APL, soit 355 euros par mois, et je suis française désormais! Quand on est une maman isolée, on a besoin de cet argent pour nourrir les enfants.» Le discours du candidat d’extrême droite sur l’immigration? Elle le vit comme une humiliation. «Il dit que nos enfants sont des violeurs, des voleurs, des délinquants! Vous imaginez? Je suis obligée dexpliquer à mon fils que tout ceci est faux»

Retour à la Boissière. Après l’école, des enfants poussent la porte de la Baraka, Les petits y achètent des hamburgers, des frites, à des prix dérisoires. Les anciens, eux, boivent un café en terrasse. Franck Ewos, la quarantaine, connaît bien ce quartier, il y vit depuis une dizaine d’années. Attablé, il narre les difficultés de son quotidien. Ce père de famille vivant dans une HLM dénonce la hausse de l’électricité, des charges locatives. «Avant on payait 76 euros par mois d’électricité, explique-t-il.  Désormais, c’est presque le double, 135 euros, c’est délirant.»

«Il faut que les élusnous écoutent»

Alors Éric Zemmour, ce n’est pas sa priorité. «Zemmour ne peut pas passer ici! On perd notre temps à parler de lui, il vient clasher inutilement parce quon vit tous ensemble. Les gens ne le calculent pas, ils se demandent comment finir les fins de mois. Et puis, beaucoup se disent que leur quotidien ne va pas changer, qu’on vote Macron ou Zemmour.

La seule différence, c’est que la police va plus se lâcher sous Éric Zemmour. » L’employé du café-restaurant, qui préfère rester anonyme, se joint à la discussion. «Y en a marre dentendre ces conneries sur BFMTV ou CNews. Il faut quon soit enfin écoutés par les élus, les politiciens. À ce moment-là, les choses pourront enfin bouger.» Dans le fond de la salle, plus personne ne prête attention à l’écran, où tourne en boucle BFMTV.

 

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Grand meeting avec Fabien Roussel - 16 février 2022 à 19h à Montreuil

14 Février 2022, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Grand meeting avec Fabien Roussel -

16 février 2022 à 19h

⚡ Ce meeting annoncera un nouveau temps de la campagne, avec la présentation du programme des jours heureux et le lancement d’une série de meeting dans toute la France.⚡

 

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VIDÉO. "Pourquoi tu les douches?" Grève à l’Ehpad de Neuville contre le mépris envers les soignantes et les résidents

11 Février 2022, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

VIDÉO

VIDÉO. "Pourquoi tu les douches?" Grève à l’Ehpad de Neuville contre le mépris envers les soignantes et les résidents

Mobilisées depuis 39 jours, ces soignantes de l’Ehpad Château de Neuville (Val-d’Oise) sont en grève totale, réclamant de meilleures conditions de travail et une hausse de leurs salaires.

Jeudi 10 Février 2022

Presque tous les jours de la semaine, des infirmières et des aides-soignantes du luxueux Ehpad Château de Neuville (Val-d’Oise), se rassemblent devant les grilles de l’établissement et occupent le lieu, manifestant leur mécontentement avec les pratiques de la direction depuis le 3 janvier. 

« Nous sommes très souvent en sous-effectif, subissons des contraintes managériales extrêmes, des restrictions de matériel », dénonce Siham Touazi, infirmière depuis 12 ans au Château de Neuville et déléguée CGT, où les résidents sont facturés entre 3 500 et 7 000 euros le mois. Une situation « très difficile à vivre », témoigne-t-elle, et entraînant de « nombreux dysfonctionnements », sur fond de « management toxique ».

« Au quotidien, nous devons pallier ce manque d’effectifs et l'absentéisme qu’il génère, et on finit par être éprouvés physiquement et psychologiquement », développe l’infirmière, pour laquelle ces pratiques sont typiques des « Ehpad à but lucratifs, dénoncés dans l'ouvrage Les Fossoyeurs, et bientôt dans dans le reportage choc d'Elise Lucet ». 

« Ce ne sont pas des objets »

Les grévistes alertent sur le fait que derrière, les résidents sont les premiers à faire les frais de sous-effectif constant. Il faut aller plus vite, car le temps est compté et les patients nombreux. « Ça devient une succession de gestes mécaniques, où l’on nous ne laisse pas le temps de nous soucier de l’humain », déplore Siham, avant d’ajouter: « quand on fini des journées comme ça, on se sent mal, parce que l’on pas fait ces métiers pour ça ». 

Et lorsqu’un peu trop de temps est consacré aux patients ou à leurs familles, les remarques ne se font pas attendre, assurent certaines d’entre elles. « Si je raccompagne une résidente, et que je discute 5 minutes avec une famille, manque de bol, si ma direction me voit, on va me dire Amélie, «qu'est ce que vous faisiez ? Qu’est-ce que vous leur avez dit ? Vous n’avez pas à parler aux familles’ », affirme la jeune aide-soignante, en poste depuis 6 ans.

Sa collègue Dinah, également présente depuis 6 ans au sein de l’établissement, abonde: « C’est comme ça même avec les résidents. Y compris de la part de collègues… Quand ils me trouvent en train de parler à un résident, on me dit: « Mais pourquoi tu parles? », regrette Dinah, qui ne peut se résoudre à les traiter tels « des objets », et administre des douches à ses patients autant qu’elle peut. 

« Des employeurs au-dessus de tout »

Entre la direction et les grévistes, les rapports sont tendus. Celle-ci dément toutes les accusations des salariés en grève. Dernièrement, la direction a fait circuler une pétition dans l’établissement, à la recherche de signatures d’autres employés contre la grève, obtenues pour certaines « avec contrainte », explique Siham Touazi, dont le mandat syndical est menacé. Malgré tout, les soignantes mobilisés restent déterminées, et, après 39 jours de lutte, comptent bien ne rien lâcher tant qu’elles n’obtiendront pas des gages sur les conditions de travail.

« On a affaire à des employeurs qui se sentent au-dessus de tout », analyse Sonia Ainouz, infirmière pour le groupe Korian, et négociatrice pour la CGT Santé. « Ça fait 23 ans que je travaille en maison de retraite et que je suis amenée à aller négocier dans ce genre de conflit, et c'est la première fois que je vois une direction qui est aussi méprisante » s’étonne la négociatrice. 

Derrière ce cas du Château de Neuville, c’est tout le système des Ehpad à but lucratif qui est pointé du doigt, développe Sonia Ainouz. « Ça fait plus de 20 ans que ce business est en place et qu'on le dénonce à plusieurs reprises. Nous avons dénoncé, fait des grèves, appelé l’ARS, et à aucun moment nous n’avons de l’aide », accuse-t-elle, et espère que la sortie du livre Les Fossoyeurs, fruit d’une longue enquête sur le groupe d’Ehpad Orpéa, contribuera à « éveiller les consciences et faire changer les choses ».

 

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