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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Amnistie

12 Janvier 2022, 10:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/01/2022 par PCF

Amnistie

La cour d’appel de Paris examine mercredi, une nouvelle fois, la demande d’extradition de l’Italie de militants d’extrême gauche à qui la France a accordé, dans les années 1980, l’asile politique. Ce qui leur est reproché s’inscrit dans une période noire de l’histoire italienne désignée par l’expression « années de plomb ». Quarante ans après, cette vengeance sans fin pose question. Dix ans seulement après les affrontements meurtriers de la Commune de Paris qui firent des dizaines de milliers de victimes, Victor Hugo déclarait : « L’oubli seul pardonne. Il faut fermer toute la plaie. Il faut éteindre toute la haine ». Amnistie pour tout ce qui est en relation avec les années de plomb. 

Gérard Streiff

 

 

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pardon la terre

8 Janvier 2022, 09:44am

Publié par PCF Villepinte

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"Don’t Look Up" : ce film n'est-il que le confortable miroir de notre déni ?

8 Janvier 2022, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Vendredi 7 Janvier 2022

Emilio Meslet

Le film d’Adam McKay, allégorie du défi environnemental, a su trouver une caisse de résonance chez les défenseurs du climat qui s’en saisissent politiquement. Mais quel est réellement son impact possible ? De quoi Don’t Look Up est-il le nom ? Les avis divergent...

Ni le Jour d’après (2004), ni Avatar (2009), ni Mad Max: Fury Road (2015). De mémoire de militants comme de spécialistes de la question, jamais une œuvre cinématographique faisant référence, explicitement ou métaphoriquement, au changement climatique n’avait eu un tel retentissement politique, agissant comme un électrochoc. «Avec son propos sur la surpopulation, Soleil vert de Richard Fleischer, production à grand spectacle de 1974 avec Charlton Heston, pourrait un peu s’en approcher», cite l’historien Alexis Vrignon.

Mais rien de vraiment comparable au triomphe public et critique, amplifié par les réseaux sociaux, de Don’t Look Up: déni cosmiquenouvelle satire d’Adam McKay débarquée sur Netflix au matin du 24 décembre. Une allégorie du désastre écologique très vite devenue le troisième plus grand succès de l’histoire de la plateforme, qui annonce 263 millions d’heures visionnées en onze jours d’exploitation. Colossal. Et c’est compter sans les autres millions d’heures passées, partout sur le globe, à échanger, débattre et s’engueuler autour du film catastrophe de celui qu’on peut présenter comme le Michael Moore de la fiction.

Le triste miroir du quotidien des scientifiques

Le pitch? Deux astronomes de second rang (Leonardo DiCaprio et Jennifer ­Lawrence) découvrent qu’une comète va détruire la Terre dans six mois et des poussières. Ils tentent de prévenir le monde de la catastrophe, mais, de la trumpesque présidente des États-Unis (Meryl Streep) aux journalistes des chaînes d’information (Cate Blanchett, entre autres), personne ne les écoute.

Dans cette histoire, les scientifiques du monde réel ont vu le triste miroir de leur quotidien depuis des décennies. Ils sont nombreux à s’en être émus publiquement. «Jai retrouvé de nombreux éléments qui font écho à mon ressenti et mon analyse des relations entre science, décision politique, rôle des médias et lensemble de la société concernant les enjeux liés au changement climatique», livre Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et coprésidente du groupe n° 1 du Giec, dans une série de tweets. Le climatologue américain Peter Kalmus dit aussi, dans The Guardian, que «Dont Look Up retranscrit la folie (qu’il voit) tous les jours».

Un phénomène sociétal et politique

Les militants s’en emparent également, au point que, sur les réseaux sociaux, le hashtag #DontLookUp, avec des millions d’occurrences, devient viral. Y sont partagés des montages mettant en parallèle des extraits du film et les discours climatosceptiques. L’affiche du film y est détournée avec pour casting les «dont-look-upeurs» du climat – ceux qui ne veulent pas regarder en l’air, en français –, comme Emmanuel Macron, Barbara Pompili et autres inactifs.

«Il ne faut pas être paralysé par la menace: il y a des possibilités dagir, de limiter les effets et de sattaquer aux causes. C’est le message de cette parodie», explique Benjamin Lucas, porte-parole du candidat à la présidentielle Yannick Jadot, à l’origine du détournement. Dans les médias, les chroniques et analyses fleurissent; à lAssemblée, Delphine Batho, députée écologiste, en fait mention. Bref, en une quinzaine de jours, Don’t Look Up, dont le scénario est cosigné par David Sirota, ancienne plume de Bernie Sanders, est devenu un phénomène sociétal et politique, ramenant la question environnementale au cœur d’un débat sclérosé par les thématiques sécuritaires et identitaires.

Comment expliquer un tel succès? Et, surtout, que dit-il de nous? Outre le fait quil sagisse dune comédie, genre populaire par excellence, très marketée par Netflix, Nicolas Haeringer, directeur de campagne pour l’ONG environnementale 350.org, a son explication: «Cest une bonne nouvelle qui montre quon a avancé dans la bataille culturelle sur la question du climat: on na plus à convaincre les gens que les climatosceptiques, relégués aux marges radicalisées sur Fox News ou CNews, ont tort.»

Le film ne montre l’émergence d’aucun mouvement social

En plus d’une résonance avec les aspirations de justice climatique en pleine pandémie, Anne-Lise Melquiond, autrice du livre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, voit dans ce carton une dimension psychologique. Chez les spectateurs confortablement installés sur leur canapé, dit-elle, «il y a un désir dapocalypse, une volonté de se faire peur dautant plus quon est les acteurs de lhistoirele film nous raconte comment on va mourir». Certains se saisissent donc de cet objet de culture de masse pour provoquer le débat, faire bouger les choses.

Pour autant, peut-être faut-il tempérer le caractère révolutionnaire de Don’t Look Up, qui ne montre, par exemple, l’émergence d’aucun mouvement social, note Nicolas Haeringer. Le long métrage ne sauvera, a priori, pas la planète. Puisque, si la bataille culturelle sur les questions climatiques est en train d’être gagnée, c’est aussi qu’elles deviennent dominantes.

Les questions climatiques deviennent dominantes

«La comète, objet impersonnel, est extérieure à la responsabilité humaine. Chacun peut y projeter ce quil veut. Cest une fatalité qui empêche lanalyse dun système qui cause la crise climatique, fruit de choix politiques, sociaux et culturels», pense Alexis Vrignon. Anne-Lise Melquiond abonde: «Ça reste du cinéma américain. Il montre la fin du monde parce quHollywood préfère parler de ça plutôt que de la fin du capitalisme.»

Toujours est-il que Nicolas Haeringer se prend au jeu de la prédiction. Selon lui, il est «fort probable quil y aura de nombreuses références à Don’t Look Up» dans les prochaines marches pour le climat, prévues fin février, au moment de la publication de la deuxième partie du dernier rapport du Giec. Et cette fois, ça ne sera pas de la fiction.

 

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Euphorie

8 Janvier 2022, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

Euphorie

Bruno Le Maire est absolument ravi d’être le héros du dernier roman de Houellebecq. Heureux qu’il est et il suggèrerait même (selon Le Monde) que l’auteur reçoive le Nobel de littérature. Dans la foulée, Le Maire pourrait aussi recevoir le Nobel de l’Économie pour son bilan 2021 : le CAC 40 est « euphorique », la Bourse également, s’étant l’un et l’autre goinfrés une année durant des largesses de Bercy.

Gérard Streiff

 

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Les retraités bientôt dans la rue : « Le rapport de force est bouillonnant »

8 Janvier 2022, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

Dans le cortège d'une manifestation contre la réforme des retraites à Marseille, le 6 février 2020. Clément Mahoudeau / AFP

L'Humanité Vendredi 7 Janvier 2022

Lors d’une conférence de presse, l’UCR-CGT a rappelé ses revendications pour améliorer le quotidien des pensionnés touchés de plein fouet par la précarité. De nombreuses actions sont prévues dans les semaines à venir.

Les aînés font entendre leur voix. L’Union Confédérale des Retraités-CGT tenait jeudi une conférence de presse pour rappeler l’urgence de la situation. « Nos revendications prennent la forme d’un triptyque », explique Marc Bastide, secrétaire général de l’UCR-CGT.

La première d’entre elles : l’augmentation des pensions. Alors que l’inflation s’élève à 3%, la revalorisation de base n’atteint, elle, que 0,4%. Après des années de gel et de baisse, ce minuscule coup de pouce ne change rien à la précarisation endémique des retraités hexagonaux.

Alors que l’inflation s’élève à 3%, la revalorisation de base n’atteint, elle, que 0,4%.

Au quotidien, les conséquences sont palpables. Faute de moyens, nombre d’entre eux font l’impasse sur certains soins. Quant au déclin des services publics de proximité, il ajoute à l’isolement des aînés. « Il ne s’agit pas d’être contre les nouvelles technologies. Mais aujourd’hui, 30% des retraités n’ont pas accès au numérique. Et quand on arrive à la Poste, on se retrouve livré à nous-même face à des automates. Il y a un manque criant de personnel », expose le cégétiste. Les retraités demandent également la mise à disposition d’un bulletin de retraite, afin de pouvoir évaluer le poids des cotisations et de l’imposition et de pouvoir mieux gérer leur budget.

Combien me faut-il pour vivre ?

En ce début d’année, et afin de coller au plus près des préoccupations, l’UCR-CGT a lancé une grande consultation auprès de ses adhérents. Celle-ci porte sur deux grandes questions : de quoi-ai-je besoin ? Combien me faut-il pour vivre ? Ce sondage fait suite à celui commandé par l’organisation auprès de Harris interactive. « Il s’agissait pour nous d’avoir une photographie en temps réel de la situation des retraités », explique Catherine de la CGT.

A lire aussi : Mobilisation des retraités. «Il est temps que le gouvernement cesse de nous prendre pour des nantis»

Cette étude révèle notamment que l’énergie, l’alimentation et la santé représentent respectivement 89%, 87% et 64% des postes de dépense des sondés. Cette consultation, « inscrite dans un processus revendicatif », vient s’ajouter à un ensemble d’actions prévues dans les semaines à venir. « Le rapport de force est bouillonnant (…) Il s’agit de le porter vers le haut et d’imposer les questions sociales dans cette présidentielle qui commence », précise Marc Bastide.

Tous se donnent rendez-vous lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle pour la hausse des salaires et des pensions le 27 janvier prochain.

Emile Leauthier

 

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Démocratie

7 Janvier 2022, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

Arthur RIMBAUD

Recueil : "Illuminations"

« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.

« Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.

« Aux pays poivrés et détrempés ! — au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.

« Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »

 

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Déshonneur(s)

7 Janvier 2022, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Le candidat Mac Macron et les citoyens…

Mépris. 

Et maintenant, le prince-président choisit ses Sujets… Depuis son interview donnée au Parisien, le feu roulant de la polémique ne ralentit pas, et pour cause. Beaucoup se sont braqués sur cette fameuse phrase: «Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie», y voyant à juste titre une forme de catégorisation assez indigne pour un homme assurant les plus hautes fonctions de l’État, nous rappelant quelques-unes de ses fulgurances antérieures affligeantes, «le pognon de dingue», «les gens qui ne sont rien», «les illettrés», ou, le clou du spectacle permanent: «Je traverse la rue et je vous en trouve», du travail.

Soit, mais dans le même entretien au Parisien, il y eut plus grave et sérieux: «Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen.» Dans la bouche de Mac Macron, les mots ont un sens et ne prêtent rien au hasard. Tout procède de la stratégie d’un candidat déjà en campagne («Il n’y a pas de faux suspense, j’ai envie», assure-t-il) aussi disruptif que périlleux, dans un mélange très assumé de mépris, d’arrogance et de division.

Qui est donc citoyen? Et qui en décide? Mac Macron en personne, seul, s’octroyant ainsi le droit divin du grand «triage», de la sélection entre les «bons» et les «mauvais», au risque de braquer les Français les uns contre les autres? Déchoir de la citoyenneté, même symboliquement, ne fût-ce que par les mots, reste un acte grave, fondamental, en République. Jupiter s’autorise tout.

Peuple. 

Vous connaissez la formule: la «forme», c’est du «fond» qui remonte à la surface. Sur la forme, aucune contestation: l’insulte est grossière et brutale. Le bloc-noteur, en réaction, ajoutera juste que lui aussi emmerde les irresponsables et les puissants supposés, ceux qui détruisent l’école, ceux qui ruinent l’hôpital, ceux qui aident les évadés fiscaux, ceux qui détestent les autres.

Sur le fond, en revanche, l’affaire se corse quelque peu. À un peu plus de trois mois de l’élection monarchique, Mac Macron choisit résolument la tactique du clivage comme un calcul très pensé, presque réfléchi, quoique décidée au lendemain matin du «blocage» parlementaire par le «coup du rideau». Plutôt malin, instinctif, le côté «moi contre tous» en politique institué, versus le peuple.

Car, lui aussi connaît les chiffres: 90% de la population éligible se trouvent désormais vaccinés et une majorité se déclare favorable au passe vaccinal. Par son infâme provocation sur l’atteinte à la citoyenneté, il tente d’inverser le processus en forçant les oppositions à tomber les masques, tout en cornérisant LR, associé de fait aux extrêmes et aux antivax. Quitte à oublier ses promesses à l’endroit des Français, prononcées sur TF1 le 15 décembre 2021: «Dans certains de mes propos, j’ai blessé des gens. Et c’est ça que je ne referai plus…»

Bonapartisme.

 Les dégâts politiques seront peut-être considérables, d’autant que la séquence, qui en ouvre résolument une autre, survient après une petite phrase – passée inaperçue – lors de ses vœux: «Les devoirs valent avant les droits.» Du Nicoléon dans le texte. Cinq ans après son élection, personne ne sait vraiment qui est Mac Macron, même pas lui. Il se nourrit des situations, des conjonctures, bien plus qu’il ne les crée. Il joue «entre», en télé-évangéliste, comme si sa visibilité médiatique était d’autant plus grande qu’est petite sa visibilité doctrinale.

Et pendant que nous nous agitons, le monde file. Et lui, l’accompagne sans état d’âme. De quoi est-il le nom? Celui de l’ubérisation de la société, prenant acte de l’explosion du travail en l’accélérant. Ce «modèle», il le met en œuvre et signe la fin de l’État providence. Mais pas la fin du bonapartisme… 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 7 janvier 2022.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Rentrée 2022 de l’UEC : Une victoire et de nouveaux combats

7 Janvier 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Sous la pression des mobilisations des étudiants et des étudiantes mais aussi des personnels universitaires, le gouvernement a reporté d’un an la mise en place du second Parcoursup avec la plateforme

 https://www.trouvermonmaster.gouv.fr/.

L’Union des étudiants et des étudiantes communistes, au travers de ses secteurs, s’est mobilisée partout en France pour mettre fin à cette sélection sociale et inégalitaire et à déjà récolté des milliers de signatures sur sa pétition : www.trouvermonmaster.lol.

Cependant, le projet de renforcement de la sélection en master n’est pas définitivement enterré et reste prévu pour l’année prochaine. Parcoursup en licence ou en master, cette année ou l’année prochaine, c’est non : le diplôme doit être le seul passeport attestant du droit à la poursuite d’études. En ce sens, l’UEC demande un investissement massif dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (embauche d’enseignants, construction d’infrastructures) afin de permettre à chaque étudiant et étudiante d’accéder à des études de qualité et de proximité de son choix : en licence ou en master.

Vidal en retard pour la rentrée universitaire !

Cette rentrée est également marquée par les annonces gouvernementales sur l’épidémie. La ministre de l’Enseignement supérieur est sortie de son mutisme à moins d’une semaine des partiels pour la majorité des étudiants et des étudiantes. Elle a annoncé brièvement que tout était sous contrôle.

Or, de nouveau comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est le grand flou. Encore une fois la ministre a appelé à la gestion au “cas par cas”, laissant les universités faire face sans consignes claires, alors que celles-ci étaient en congé. En bout de chaîne, ce sont les étudiants et les étudiantes qui sont sans réponse et qui subissent un stress d’examens incertains.   

Si certains revendiquent de passer les partiels en contrôle continu,    cest bien la solution des partiels en présentiel quil faut maintenir. Cela demeure la solution la plus égalitaire. En ce sens, nous voulons que les moyens soient mis en place pour permettre de passer nos examens en sécurité. Après cette session d’examens, nous ne voulons pas le retour du distanciel. L’annonce d’une deuxième session d’examen “covid” est un minimum, seulement rien n’est précisé. À qui seront destinées ces sessions ? Quand seront-elles organisées ? Les notes seront-elles prises en compte pour le premier semestre ? Sous quelles conditions. seront-elles décidées ?

Le ministère a eu deux ans pour apprendre, coordonner, anticiper et pourtant répète continuellement les mêmes erreurs.    LUEC exige que le gouvernement mette les moyens pour nous permettre de passer nos partiels dans de bonnes conditions : Des sessions Covid datées avec une organisation nationale, rapide et claire, la fin du “cas par cas” : l’égalité doit être garantie entre tous les étudiants et étudiantes, peu importe où ils étudient. Enfin, il faut distribuer dans les universités des masques FFP2, et faire tester les étudiants et les étudiantes plusieurs fois par semaine et ce même à la reprise des cours.

 

Jeanne Péchon

secrétaire nationale de l’UEC

 

 

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Cuba : l’urgence de renforcer la solidarité pour la levée du blocus !

7 Janvier 2022, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Depuis le 3 février 1962, Cuba subit un blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis dans le but de le contraindre à renoncer au modèle de société qu’il s’est choisi avec la Révolution de 1959.

Cela fera donc 60 ans en 2022 que Cuba fait face à ce blocus illégal et inhumain. Les effets sont désastreux pour le peuple cubain, d’autant plus cruels durant une pandémie qui anéantit l’économie du tourisme depuis 2 ans.

Ce régime de sanctions n’épargne pas les denrées de base, les médicaments, le matériel médical comme les seringues pour vacciner, les matières premières mais aussi les pièces détachées pour permettre l’entretien des alimentations en électricité. Rappelons qu’après une relative ouverture initiée par l’administration Obama, Donald Trump a considérablement durci le blocus avec un attirail de 130 nouvelles mesures.

En mai 2019, un pas supplémentaire avait été franchi avec l’activation du titre 3 de la loi Helms-Burton, une clause qui permet des poursuites en justice contre les entreprises étrangères présentes à Cuba. Donald Trump a même clos son mandat en inscrivant Cuba dans la liste dressée par Washington des États soutenant le terrorisme. Ce nouveau coup de force, cette nouvelle ingérence des États-Unis envers Cuba impliquent de nouvelles entraves aux aides économiques, l’interdiction faite aux institutions internationales d’y financer des projets et des rétorsions fiscales et douanières contre les entreprises et les personnes développant des activités à Cuba.

L’arrivée de Joe Biden aurait pu être considérée comme une bonne nouvelle pour renouer le dialogue entre Cuba et les États-Unis, mais la politique envers Cuba ne change pas et l’administration Biden ne revient sur aucune des dispositions coercitives, sur aucune sanction, sur aucune discussion pour la levée du blocus. Cependant, malgré ce blocus, malgré cet acharnement, le peuple cubain a réussi à édifier un système social solidaire, une politique de santé exemplaire, tant dans l’île que dans le monde.

Depuis 1962, on estime à 2 milliards de femmes et d’hommes à travers le monde le nombre de celles et ceux ayant bénéficié de l’action des médecins et personnels soignants cubains. Au plus fort de la pandémie de la Covid-19, tout en assurant la préservation de la population, ce sont près de 2 000 personnels médicaux cubains qui sont intervenus dans une trentaine de pays dont la France dans l’île de Martinique, mais aussi en Italie, en Andorre et dans plusieurs pays d’Amérique latine.

Malgré toutes ces sanctions, malgré toutes ces embuches, Cuba a réussi à mettre au point ses propres vaccins et à faire en sorte qu’aujourd’hui plus de 90 % de la population de l’île sont totalement vaccinés, mais comme partout dans le monde, son système de santé est fragilisé et les sanctions économiques continuent à leur poser problèmes pour acheminer des respirateurs, des tests, des seringues ou des médicaments. Alors que les inégalités mondiales se creusent, alors que le monde affronte une crise sanitaire et sociale inédite, alors que la solidarité internationale est indispensable pour relever les défis sociaux, sanitaires et environnementaux, les grandes puissances ne sont pas totalement engagées pour que les États-Unis lèvent le blocus contre Cuba.

Pire encore, l’Union européenne passe son temps à proposer des résolutions sur Cuba sans mentionner le blocus. C’est tout simplement criminel ! La levée immédiate du blocus de Cuba est aujourd’hui non seulement une urgence pour le peuple cubain mais aussi une urgence pour tous les peuples du monde. Voilà de multiples raisons de poursuivre, de renforcer, de populariser le mouvement de solidarité internationale pour la levée du blocus comme l’exige depuis la nouvelle résolution votée le 23 juin dernier à l’Assemblée générale de l’ONU.

Rejoignez-nous dans cette solidarité en signant la pétition du PCF sur le site cubasansblocus.fr

 

Cécile Dumas
responsable-adjointe du secteur International
chargée des questions migratoires et du collectif Amérique latine

 

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La présidence française de l’UE et la campagne européenne du PCF

6 Janvier 2022, 11:45am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/01/2022 par PCF

On le sait, la France a pris au 1er janvier la présidence du conseil de l’Union européenne, c’est-à-dire de l’équivalent du conseil des ministres de l’Union. Moins connue est le début d’une autre présidence française : celle de la VJTF, la force militaire de l’OTAN de réaction rapide, et ce pour un an. Enfin, ce début d’année marque le début de la présidence allemande du G7, que la nouvelle coalition sociale-libérale-atlantiste allemande va chercher à utiliser comme vitrine.

 

Le discours du futur candidat Macron présentant le 9 décembre les orientations de la présidence française est à considérer dans ce contexte général. Il est révélateur de la recherche que mènent les bourgeoisies européennes d’une nouvelle synthèse, instable, voulant redéfinir les coordonnées de leur domination sur le continent. En résumé, elle repose sur trois piliers, qui s’expriment différemment d’une bourgeoisie nationale à l’autre et renforcent les contradictions entre les classes dominantes :   

  • La recherche d’un nouveau mode d’accumulation du capital, par l’utilisation à des fins capitalistes de la transition numérique et de l’écologie, et par l’obligation, engendrée par l’évolution des rapports de force dans la crise, de lâcher quelque peu certains éléments sociaux. Sur ce dernier point, Macron se place dans la position la plus conservatrice, en ne disant rien ni la lutte contre la pauvreté, ni sur le salaire minimum. Même cette farce que fut le « sommet social » de Porto en mai 2021 fit mieux. C’est dans ce contexte que se situe le débat sur la restauration ou les modifications des règles austéritaires européennes, l’Allemagne défendant la première option, Macron la seconde.
  • Un marchandage indigne pour donner des gages politiques au bloc le plus droitier, à savoir aux gouvernements du groupe de Visegrád, en particulier au pouvoir en place à Varsovie. Macron donne ainsi quitus à la politique xénophobe et violant le droit international menée par ce dernier et l’a replacé au centre du jeu européen.
  • Un réalignement atlantiste, en liant la « boussole stratégique » de l’UE, qui doit être adoptée en mars, au sommet l’OTAN qui se tiendra à Madrid en juin. Cela scelle l’effacement de la France au niveau stratégique, et le fait que Washington comme Moscou négocient entre eux la sécurité des peuples d’Europe, la première défendant l’impérialisme américain comme porte-parole des « démocraties », la seconde trop heureuse de se voir reconnaître un statut d’égal à égal avec les USA et trop déçue de l’absence de réponse des Européens à ses propositions passées, notamment celle d’ouvrir les négociations d’un nouveau traité de sécurité collective.

La campagne du PCF et la candidature de Fabien Roussel mettent en avant des propositions fortes pour répondre à la hauteur des enjeux et aptes à rebattre les cartes à gauche. Elles concourent à donner à la France une voix indépendante pour proposer une autre voie aux peuples et nations d’Europe. Chaque nation européenne doit pouvoir décider souverainement de ses choix et conclure dans un cadre démocratique les coopérations nécessaires avec les autres pour répondre aux urgences communes à tous les peuples d’Europe, qu’elles soient climatiques, sociales, sanitaires, politiques ou géopolitiques. Cette urgence n’est pas mue par un horizon théorique, mais par une nécessité immédiate. Nul ne peut dire sur quoi peut déboucher à court terme la crise entre l’OTAN et la Russie, après la rupture des relations diplomatiques directes entre la Russie et l’OTAN à la fin de 2021.

Ces propositions peuvent se ramasser en quatre exigences fondamentales.

  • Répondre à l’urgence démocratique en rompant avec les règles et traités austéritaires européistes, en commençant par le pacte de stabilité et de croissance, et en lançant un processus démocratique, associant les représentants des peuples et des nations et de leurs forces vives, pour une nouvelle construction européenne fondée sur l’alignement par le haut des droits.
  • Répondre à l’urgence sanitaire en lançant une mobilisation internationale pour la levée immédiate des brevets sur les vaccins et en construisant de nouvelles coopérations européennes dans le domaine de la santé, autour d’un pôle public du médicament.
  • Répondre à l’urgence sociale et écologique en mobilisant les ressources financières de la BCE et celles issues de l’éradication de la fraude et de l’évasion fiscales en concluant un pacte européen de progrès social et de transition écologique à hauteur de 6 % du PIB européen, soit 900 milliards d’euros par an ; et par un moratoire sur les délocalisations, et en donnant de nouveaux droits aux travailleurs dans les entreprises européennes.
  • Répondre à l’urgence géopolitique en sortant de l’OTAN et en proposant la tenue d’une conférence européenne, associant les États voisins, Russie incluse, pour ouvrir les négociations d’un traité assurant la paix, la sécurité collective et la coopération à l’échelle régionale et continentale.

Les jalons de la présidence française seront autant d’occasions de défendre ces orientations, à commencer par la mobilisation contre l’OTAN et pour le désarmement nucléaire global et multilatéral, à l’occasion du sommet des ministres de la Défense et des Affaires étrangères qui se tiendra à Brest du 12 au 14 janvier.

 

Vincent Boulet

secteur International/Europe

 

 

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