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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

" Spécial Pierre Bourdieu " dans l'Humanité

20 Janvier 2022, 11:18am

Publié par PCF Villepinte

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Nouvelles restrictions sanitaires : le monde du spectacle replonge.

20 Janvier 2022, 11:14am

Publié par PCF Villepinte

CGT

Depuis le début de la crise sanitaire, la masse salariale dans le spectacle vivant a baissé de 66 %. Une douzaine d'actions sont prévues dans toute la France jeudi 20 et vendredi 21 janvier pour faire entendre la détresse du monde du spectacle et interpeller le gouvernement.

« Il y a des gens qui changent de métier. Des hommes et des femmes qui avaient des projets de vie vendent leur appartement car ils ne peuvent plus vivre. Ils déménagent à la campagne et font plein de petits boulots. » décrit Marc Slyper, musicien et secrétaire général du Snam CGT (union nationale des Syndicats d'Artistes Musiciens de France CGT).

L’interdiction fin décembre 2021 des concerts debout, l’instauration d’une jauge maximale de 2000 personnes en intérieur et de 5000 personnes en extérieur ont à nouveau conduit au report ou l'annulation de nombreux évènements.

« Les meetings politiques, les transports en commun et les grandes manifestations sont tolérées mais pas les concerts debout ! Qu'on arrête de fustiger les lieux de spectacle ! » tempête Marc Slyper.

Au printemps, le gouvernement avait fini par prendre quelques mesures en direction des travailleurs de la culture après deux mois de forte mobilisation. Mais « comme ailleurs, dénonce Marc Slyper, le gouvernement a mis en place le service public du capital : il a mis des milliards dans les caisses d'entreprises qui ne descendent pas vers les salariés. »

Le gouvernement a annoncé début janvier que les intermittents pourraient accéder au chômage partiel jusqu'à la fin du mois.

La CGT réclame l'attribution d'aides directes aux artistes et aux techniciens afin de leur permettre de travailler, de répéter et de préparer de prochains spectacles. « Les aides données aux artistes sont pour l'instant de l'ordre de 20 à 25 millions, alors qu'il faudrait 500 millions ! » chiffre Marc Slyper.

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Le travail, fil rouge de la journée de Fabien Roussel dans les Hauts-de-Seine

20 Janvier 2022, 11:11am

Publié par PCF Villepinte

Engagement pris à la fête de l’Huma, engagement tenu. Pour démarrer tambour battant cette année de campagne électorale, nous avions proposé à Fabien de passer une journée dans le département. Travailleurs de l’industrie, de la santé, du bâtiment, de l’entretien, travailleurs retraités et immigrés... Une journée riche de toutes ces rencontres.

 

D’abord, parce que rien n’est trop beau pour la classe ouvrière, nous nous sommes retrouvés en bord de Seine, sur la très belle péniche du CE de Safran, avec une quinzaine de salariés de l’entreprise.

Reprendre le pouvoir sur la finance. Thème essentiel de cette première rencontre, pour pouvoir sauvegarder, développer et relocaliser l’industrie en France. Très vite la discussion s’est engagée. Reprendre le pouvoir mais pas n’importe comment. Pas pour le laisser dans les mains de l’État, mais bien pour le redonner aux salariés. Plus que d’une souveraineté nationale, c’est de souveraineté populaire dont il est question, celle des salariés qui produisent les richesses.

Ensuite direction Clichy à l’hôpital Beaujon, promis à la disparition dans un projet de fusion, avec à la clé la suppression de la maternité et de plus de 300 lits.

Les syndicalistes ont également posé leurs exigences. Pas de discours de campagne sans lendemain. Ils ont pris l’exemple de Mme Hidalgo qui s’était également rendue devant cet hôpital, regrettant cette fusion qu’elle a pourtant elle-même ratifié comme membre du CA de l’APHP !

Retour ensuite à Gennevilliers à la rencontre des chibanis qui ont travaillé toute leur vie en France, ont participé à son essor économique et qui se voient traités avec le plus grand mépris dans des conditions de vie indignes. L’accès à un logement digne pour toutes et tous, voilà l’engagement pris par Fabien Roussel pour cette campagne.

Avant la prise de prise de parole publique le soir, dernier rendez-vous avec les travailleurs sans papiers de l’agence intérim RSI, en lutte depuis deux mois pour leur régularisation. L’occasion pour notre candidat de rappeler que les travailleurs, quels que soient leur origine, leur religion, leur couleur de peau, doivent avoir les mêmes droits, dénonçant au passage cette duplicité du patronat et de l’État, qui d’un côté fabriquent un discours alarmiste sur l’immigration tout en l’exploitant sans vergogne, sans accès à la citoyenneté.

Autant de rencontres où nous avons pu nous appuyer sur tout le travail, les réseaux, les combats inlassables et quotidiens de l’ensemble des élu·e·s et militant·e·s communistes dans leur diversité. Pour garder des fleurons de l’industrie sur leurs territoires, pour participer aux collectifs de défense des hôpitaux, pour la dignité des travailleurs immigrés, pour la solidarité concrète avec les luttes en cours et tant d’autres sujets. À l’appui des combats quotidiens dans la ville, la circonscription et le département pour défendre les habitant·e·s.

Cette somme d’engagements communs, qui font du Parti communiste ce formidable outil de rassemblement au service de toutes celles et tous ceux qui ont intérêt au changement.

Dans le 92, c’est notre culture : faire vivre cet outil et permettre au plus grand nombre de continuer à y militer et s’y épanouir dans la diversité. Les débats sont parfois vifs. À l’image des énormes défis de la période. Ensemble nous les relèverons !

Pierric Annoot

secrétaire départemental, Hauts-de-Seine

 

 

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En sortant de l'école

17 Janvier 2022, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

 

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Éducation. Après la grève historique, la colère ne retombe pas

17 Janvier 2022, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

© M. TirlerAFP

L 'Humanité Lundi 17 Janvier 2022

Olivier Chartrain

La mobilisation du 13 janvier a contraint le gouvernement à négocier et à lâcher sur quelques revendications. Mais pour la plupart, le compte n’y est pas. Un nouvel appel intersyndical à la grève est lancé pour le jeudi 20 janvier.

Les vieilles leçons de stratégie militaire ne se démentent pas: faire retraite nest jamais quun moyen de contre-attaquer. Ses lignes enfoncées par la déferlante du peuple de l’éducation mobilisé dans une unité jamais vue, le gouvernement a dû reculer et abandonner quelques positions le 13 janvier. Ce faisant, il a aussi réorganisé ses troupes et réussi à diviser l’adversaire. La preuve par l’intersyndicale qui, le lendemain, n’a pas réussi à s’accorder sur une stratégie commune.

Oui, la mobilisation de jeudi dernier était bien historique. D’abord par sa diversité: voir lensemble des syndicats et la totalité des métiers sunir ainsi dans laction, rejoints par les parents d’élèves, les lycéens, les étudiants est probablement sans précédent. Par les chiffres aussi: 75 % de grévistes dans le primaire et 62 % dans le secondaire, selon la FSU (premier syndicat de la fonction publique), cest énorme, même si ce nest pas un record. Le ministère de lIntérieur a compté quelque 77500 manifestants dans toute la France, dont 8200 à Paris. Des chiffres largement sous-estimés, comme dhabitude, mais qui parlent quand même, sagissant dune mobilisation catégorielle.

Le report en juin des épreuves de spécialités du bac en discussion

Première victoire: les organisations représentatives ont été longuement reçues, jeudi soir, pour une vraie négociation. Deuxième victoire: sous la houlette de Jean Castex, Jean-Michel Blanquer a dû céder sur certaines revendications. La plus importante: le recrutement pérenne, dans le premier degré, de «plusieurs cen taines de professeurs» sur les listes complémentaires – c’est-à-dire les candidats au concours qui avaient le niveau mais n’ont pas été recrutés. Le ministre a également annoncé l’embauche de 3300 enseignants contractuels «jusqu’à la fin de lannée» (en fait le prolongement d’une partie des 6000 embauches annoncées en décembre 2020), auxquels doivent venir sajouter 1500 assistants d’éducation dans le secondaire, 1500 «personnels dappui administratif» pour les directeurs d’école, et enfin «1700 médiateurs de lutte anticoronavirus», dont la fonction exacte demande à être précisée.

Les masques chirurgicaux déjà promis devraient commencer à arriver dans les établissements cette semaine. Un lot de 5 millions de masques FFP2, plus protecteurs, doit être mis à disposition des enseignants de maternelle (où les élèves ne sont pas masqués) et des personnels reconnus vulnérables… à condition qu’ils les demandent. Le gouvernement a annoncé, sans chiffrage, qu’il abonderait le fonds de 20 millions destiné à aider les collectivités locales à équiper les établissements en détecteurs de CO2.

Autre enjeu capital: le report en juin des épreuves de spécialités du bac 2022 (prévues à partir du 14 mars), demandé par les syndicats du secondaire, sera discuté lors du conseil national de la vie lycéenne, mercredi 19 janvier. Les évaluations nationales de CP, elles, sont d’ores et déjà reportées. Le chat reste maigre: rien sur le protocole sanitaire, sur les purificateurs d’air, sur le bâti défaillant, sur les tests salivaires… Bref, tout ce qui pourrait rapprocher d’une école ouverte mais sécurisée, revendication essentielle des manifestants. Et du saupoudrage sur les embauches, les chiffres annoncés étant à rapporter aux 60000 établissements scolaires en France.

La manœuvre semblait avoir partiellement réussi, l’intersyndicale réunie vendredi 14 janvier ayant acté un appel à poursuivre la mobilisation «selon des modalités diversifiées». Mais finalement dimanche après-midi une intersyndicale légèrement réduite (les syndicats de la FSU, SUD Éducation, la CGT Éduc’Action, la Fnec-FP-FO, avec la FCPE et les syndicats lycéens FIDL, MNL et la Voix lycéenne) appelait à «poursuivre et à amplifier les mobilisations engagées et décidées par les personnels dès les prochains jours» et à une «nouvelle journée daction le 20 janvier, y compris par la grève». Un appel attendu par beaucoup, d’autant que les DHG (dotations horaires globales) commencent à arriver dans les collèges et lycées. Elles promettent pour la rentrée prochaine suppressions de postes, réduction de l’offre de spécialités, options et demi-groupes. La colère des personnels de l’éducation, des élèves et des parents n’est pas près de retomber.

 

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Rapport Oxfam. Pendant la pandémie, la pauvreté s’étend et les fortunes s’envolent

17 Janvier 2022, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi 17 Janvier 2022

Bruno Odent

Le rapport rendu public par l’ONG ce lundi vient confirmer un creusement abyssal des inégalités en France et dans le monde, au moment même où le coronavirus répandait son lot de souffrances.

La misère explose, les dividendes s’éclatent. Le rapport que rend public l’ONG Oxfam ce 17 janvier est accablant pour l’ordre capitaliste dominant. Dans la période où le coronavirus étend ses ravages, les inégalités se sont creusées comme jamais. Des dizaines de millions de personnes au bas de l’échelle des classes moyennes ont été propulsées sous tous les seuils de pauvreté.

Parallèlement, le nombre des milliardaires et la fortune des principales figures du capital dans le monde ont gonflé dans des proportions jamais vues jusqu’ici. Le «quoi quil en coûte», largent gratuit distribué massivement par les banques centrales et exclusivement réservé à lusage des ténors des Bourses et de la haute finance a constitué le principal vecteur de cet enrichissement sans précédent. Changer radicalement les paradigmes et réorienter l’attribution des crédits non plus pour sauver le capital mais pour développer toute l’humanité et ses biens communs est ainsi devenu aussi crucial que vital.

7 millions de Français dépendent de l'aide alimentaire

À trois mois de l’élection présidentielle, Oxfam fait un zoom sur la France. À elles seules, les cinq premières fortunes de l’Hexagone ont doublé durant la pandémie, «augmentant de 173 milliards deuros en dix-neuf mois». Elles possèdent désormais «autant que les 40% des Français les plus précaires», pour qui la même période fut synonyme de dégringolade accélérée. Oxfam relève que 7 millions de citoyens, soit 10% de la population française, sont désormais dépendants de laide alimentaire.

Zoom sur les milliardaires français

Les logiques politiques qui ont conduit à inonder les marchés financiers et ces gros détenteurs de capitaux de crédits gratuits, sous prétexte que cela aurait par effet de ruissellement un impact salutaire sur l’ensemble de l’économie, sont contredites en permanence par la réalité à laquelle est confrontée l’immense majorité des citoyens de France et du monde.

Aux États-Unis, la méthode a fait les beaux jours d’un Elon Musk, l’homme devenu le plus riche de la planète, car elle a encouragé les opérations les plus spéculatives, fondées sur une vaste arnaque écolo à l’automobile électrique. Avec pour corollaire un bilan carbone de Tesla inversement proportionnel à la montée en flèche des titres du groupe du milliardaire, dont la valeur de la capitalisation boursière dépasse désormais celle de… l’ensemble des constructeurs automobiles mondiaux. Le gonflement de ces «bulles» exprime une inflation financière qui a commencé à diffuser vers l’économie réelle. Ce qui augure une sévère gueule de bois après lorgie dargent gratuit à laquelle ont goûté les champions du CAC 40 parisien, comme du Dow Jones new-yorkais ou du DAX de Francfort.

Facture austéritaire

La maîtrise de la hausse des prix passerait, selon les canons de l’orthodoxie libérale, par une augmentation des taux d’intérêt. Traduisez: une programmation de politiques daustérité destinées à faire payer la crise aux travailleurs, en sefforçant de les empêcher de réclamer des hausses de salaire pour compenser lamputation de leur niveau de vie. La Réserve fédérale états-unienne a commencé à l’appliquer. La France et la zone euro s’y préparent. Mais couper ce flot de la création monétaire et des crédits bon marché est une manœuvre à très haut risque pour les banques centrales. Tant une hausse prochaine des taux pourrait précipiter le monde sur le mur d’un krach de dimension historique.

Des solutions fiscales

Oxfam, qui identifie «des ressorts systémiques» dans l’apparition de la faille sociale mondiale, avance des solutions surtout fiscales pour «  taxer les milliardaires». Pour vraiment réduire l’explosion des inégalités, «on ne saurait en rester là», soulignent les économistes communistes en France. Le maintien d’une politique de crédits gratuits par la Banque centrale européenne est indispensable pour éviter un désastre. Mais il faut, précisent-ils, en organiser le contrôle public et social pour que soient ainsi irrigués non plus les marchés financiers, mais des investissements utiles, et donc non inflationnistes, pour «les services publics, lemploi, la formation, la lutte contre le changement climatique». Ce qui suppose l’accès des citoyens et des salariés, et non plus des actionnaires les plus démesurément riches, aux manettes stratégiques de la gestion des entreprises. Un enjeu de civilisation.

 

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Stromae - L'enfer

15 Janvier 2022, 09:32am

Publié par PCF Villepinte

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Enfer(s)

15 Janvier 2022, 09:24am

Publié par PCF Villepinte

Quand Stromae tord la «loi» d’un JT…

BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 14 janvier 2022

Jean-Emmanuel Ducoin 

Génie.

 Et soudain, après un long silence aussi improbable que calculé, des notes de musique résonnent sur le plateau d’un JT et l’interviewé, toujours assis, se met à chanter en direct d’une voix placée, intense et magistrale. Le choc. Tandis que le temps en lui-même se suspend au-delà de l’attention, tout devient affaire de regard, d’écoute, de captation absolue. Prodigieuses minutes de stupéfaction inouïe. Comme un moment de bascule. Une plongée dans un monde nouveau de l’information, en quelque sorte.

À cet instant précis, le bloc-noteur sait pourquoi il apprécie l’artiste et ses façons peu ordinaires. Stromae a du génie: trop pour ne pas s’en servir, jusqu’à tordre ceux à qui il reste des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et un minimum de réflexion pour comprendre ce qui se joue d’exceptionnel et d’incongru. En pleine promotion de son troisième album, Multitude, qui sortira le 4 mars, le Belge Paul Van Haver, alias Stromae, voulait donc partager sa nouvelle chanson, intitulée l’Enfer.

Au départ, il n’y eut rien d’anormal, et un peu plus de sept millions de téléspectateurs assistaient à un entretien en bonne et due forme. L’homme répondait aux questions de la présentatrice ­Anne-Claire Coudray. Après un long échange (ses influences, la perte du père, la solitude, la gloire, les failles, etc.), cette dernière lui demanda finalement comment il était parvenu à se dépatouiller d’un état dépressif, si la musique l’avait aidé. Il ne répondit pas. Il chanta l’Enfer et ses aveux de pensées suicidaires. Stromae excelle dans l’art de donner de la lumière à l’ombre. Dès lors, plus rien ne ressemblait à rien dans cette séquence –déjà– entrée dans l’histoire. Toutes les normes d’un journal télévisé venaient de valdinguer…

Spectacle. La prestation – éblouissante – n’est pas en cause. Les paroles non plus: «Oui, j’ai parfois eu des pensées suicidaires, et j’en suis peu fier. On croit parfois que c’est la seule manière de les faire taire, ces pensées qui me font vivre un enfer.» Sauf que, durant trois minutes, nous crûmes avoir été plongés de force dans une réalité alternée, un étrange mélange des genres, entre merchandising et infotainment.

Du jamais-vu à un JT. Mais que venait-il de se passer, exactement? «Ils nous ont fait part de leur envie de casser un peu les ­codes du JT et d’interpréter un titre dans notre édition. On a été très flattés. Nous avons ensuite discuté pour voir quel était le meilleur moyen de le faire», a expliqué Cyril Auffret, rédacteur en chef du 20 heures. Ainsi, durant un mois, les équipes du chanteur et de la chaîne ont échangé sur la manière de réaliser cette séquence pour le moins embarrassante.

Information? Divertissement? Où se situe désormais la frontière? Où se trouve la fameuse déontologie journalistique, cornérisée l’espace d’une interprétation, fût-elle monumentale d’émotion? Que devient l’éthique, négociable à souhait au profit de la société du spectacle? Qu’est-ce qui a poussé la rédaction de TF1 à franchir cette espèce de ligne rouge? Grand moment de télévision ou coup marketing?

Sens. 

Certains diront que nous intellectualisons tout, que nous ne voyons plus dans l’art qu’une technique de contournement, juste une coupable industrie où prospèrent manipulateurs, truqueurs et frustrés. Subsiste néanmoins cette ligne de front, cette préparation à l’exil, douteuse et attendrie sans être artificielle. D’autant que, par son audace et la nudité renversante de cet exercice peu commun, dans le flux bruyant atténué par le marteau de nos pas et la forge de nos souffles, Stromae a aussi voulu mettre en lumière la santé mentale.

Bref, le côté sombre en chacun d’entre nous. Beaucoup lui rendent hommage pour ce geste ultime, celui d’avoir tordu la «loi» d’un JT. La polémique va durer. Tout flotte, tout s’étiole, tout se noie dans le sens – ou sa perte. Ce que nous ignorons n’existe pas, mais ce qui se voit, et se décide en conscience, nous détermine…

 

 

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Surenchère

15 Janvier 2022, 09:19am

Publié par PCF Villepinte

Macron vante son «bilan» en matière de sécurité dans la bonne ville de Nice. Le mano a mano avec la droite et son extrême se poursuit, s’intensifie.

 

EDITORIAL publié dans l’Humanité du 11 janvier 2022.

 Jean-Emmanuel Ducoin 

Ainsi donc, le prince-président-candidat entre en campagne exactement là où nous l’avions laissé la semaine dernière: par la surenchère. Après avoir lancé une pathétique joute contre certains citoyens catégorisés, sinon exclus de lidée que nous nous faisons de la République, Emmanuel Macron est allé vanter son «bilan» en matière de sécurité dans la bonne ville de Nice, experte hors normes dans l’application de mesures liberticides. Pas de hasard. Le mano a mano avec la droite et son extrême se poursuit, s’intensifie. D’un côté, certains citoyens n’en seraient plus vraiment; de lautre, on ressort le Kärcher; tandis que les néofascisants jubilent dans lantihumanisme

Ce déplacement du chef de l’État s’inscrit dans la suite logique de cette infâme course à l’échalote ultrasécuritaire dont Macron, depuis cinq ans, est devenu l’un des thuriféraires exemplaires et actifs. Autant de soudures sur l’arc du temps, entre le discours sur le «séparatisme» ou le «Beauvau de la sécurité», qui témoignent de l’ordolibéralisme assumé de l’hôte de l’Élysée. Et que nous promet-il cette fois? La même chose à l’horizon 2030, en pire.

Cette dérive politico-idéologique puise ses racines loin en arrière, une trentaine d’années d’un processus de droitisation et de libéralisme infernal, plus ou moins lent d’abord, puis vécu en accéléré en raison des crises sociales, du terrorisme, du Covid et de tant d’autres facteurs provoqués par toutes les propagandes démagogiques, loin, très loin des vraies préoccupations, des souffrances populaires, de la situation effarante des services publics. Le but? Étouffer les forces de gauche et progressistes, les organisations syndicales, tous ceux qui savent que «la France qui vient» ne sera pas celle qu’on nous promet.

À trois mois de la présidentielle, la réponse ne viendra que d’en bas, depuis les tréfonds de ces colères dues aux crises successives qui s’accumulent. Si les peurs nourrissent le pire, les luttes, elles, rassurent et rassemblent. «J’ignore où se livrera le combat entre le vieux monde et le nouveau, mais peu importe: j’y serai», disait Louise Michel. Et elle ajoutait: «Et quelque part que ce soit, l’étincelle gagnera le monde; les foules seront debout, prêtes à secouer les vermines de leurs crinières de lions.» L’espoir ne nous abuse jamais!

[EDITORIAL publié dans l’Humanité du 11 janvier 2022.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Hors des jours étrangers Aimé Césaire

14 Janvier 2022, 10:07am

Publié par PCF Villepinte

 

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