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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Un livre choc sur la grande dépendance

27 Janvier 2022, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

EHPAD : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes

Le gouvernement est contraint de réagir à la suite des révélations du journaliste Victor Castanet concernant les maltraitances au sein des établissements du groupe Orpea.

Publié le Jeudi 27 Janvier 2022 L'Humanité Camille Bauer

Repas, couches de protection, matériel, prise en charge médicale, tout est rationné pour économiser sur des corps diminués. Laurent Grandguillot/Réa

Le scandale est d’une telle ampleur qu’il a percuté le débat politique. La sortie, le 26 janvier, du livre les Fossoyeurs, une enquête de Victor Castanet sur les maltraitances dont souffrent les personnes âgées hébergées dans les Ehpad du groupe privé Orpea, et dont le journal le Monde a publié des extraits, a poussé l’exécutif à réagir.

Dès mercredi, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, a convoqué, «dans les plus brefs délais», le directeur général du groupe français, un des leaders mondiaux dans le secteur des Ehpad et cliniques. Le ministre de la Santé a, lui, promis qu’il déciderait, à la suite de cet entretien, «sil y a lieu de diligenter une enquête de l’inspection générale».

Les résidants laissés dans un état d’hygiène désastreux

Les révélations sur le système Orpea font froid dans le dos. L’ouvrage édité par Fayard et fruit de trois années d’enquête décrit les dérives d’une gestion dans laquelle, malgré des coûts prohibitifs allant jusqu’à 7000 euros par mois, les résidants sont laissés dans un état dhygiène désastreux et manquent cruellement de soins. Au nom dune «politique de réduction des coûts», qui fait les délices des actionnaires et des dirigeants, tout est rationné: repas, couches de protection, matériel, prise en charge médicale. Le personnel y serait précaire et en nombre insuffisant pour répondre aux besoins de résidants, fragiles et en grande dépendance.

«du pognon sur le dos de nos aînés»

« Une gestion exclusivement comptable de la prise en charge de personnes vulnérables», ­résume Victor Castanet. L’ouvrage pointe aussi le déficit de contrôle de ces établissements, qui bénéficient pourtant d’argent public. Il évoque des liens de la direction d’Orpea avec certains politiques et hauts fonctionnaires. Premier mis en cause, Xavier Bertrand, ministre de la Santé sous la présidence Sarkozy de 2005 à 2007 et de 2010 à 2012, a réfuté lui avoir apporté son aide. De son côté Orpea, dont l’action a chuté en Bourse, a «contesté formellement», dès le 24 janvier, des accusations qu’il juge «mensongères, outrageantes et préjudiciables».

Mais l’affaire va bien au-delà du seul groupe Orpea. «Le problème, cest quon a laissé au marché le soin de soccuper du grand âge. Certains font le choix de se faire du pognon sur le dos de nos aînés», a rappelé sur France Info Fabien Roussel. Alors que l’exécutif a enterré la grande loi sur la dépendance des personnes âgées, promise en 2018 par le président Macron, le candidat communiste à la présidentielle a plaidé pour « un grand service public du grand âge».

 

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Les Français en ont ras-le-bol d’être sous-payés

27 Janvier 2022, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

Enquête Selon notre sondage Ifop, 80% des personnes interrogées adhèrent aux revendications des syndicats en cette journée daction interprofessionnelle pour les salaires. La question est plus que jamais au cœur des préoccupations.

Publié le Jeudi 27 Janvier 2022

L'Humanité Cyprien Boganda

 

C’est un vrai plébiscite. Alors qu’une large intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL) appelle à se mobiliser ce jeudi dans le pays en faveur des rémunérations, 8 Français sur 10 considèrent que la demande d’une «augmentation immédiate et générale des salaires» est justifiée, selon notre enquête Ifop. Précisons que cette hausse est préférée à toutes les demi-mesures de type «prime et intéressement», ainsi quaux baisses de cotisations, ardemment défendues par le pouvoir en place et par la droite. «Lindicateur de légitimité atteint un niveau extrêmement élevé », observe Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop. Dans le détail, 36 % des sondés estiment la revendication d’une augmentation des salaires «tout à fait justifiée», soit six fois plus que ceux qui la jugent «pas du tout justifiée».

Par ailleurs, cette adhésion transcende pour l’essentiel les clivages sociaux et générationnels, même si elle est logiquement plus forte dans les milieux populaires (86 %) que dans les catégories «supérieures» (74 %). Surprise, même les chefs dentreprise se disent favorables aux revendications syndicales, à 78 % peut-être parce quils ont limpression quils auront du mal à fermer la porte aux demandes de leurs salariés. Même unanimité sur le plan politique, puisque la demande d’une hausse des rémunérations est largement majoritaire, y compris chez les sympathisants En marche (65 %).

Sans surprise, c’est la flambée des prix qui attise en priorité les mécontentements: seuls 25 % des sondés jugent «satisfaisant» leur niveau de salaire au regard du coût de la vie, contre 75 % qui pensent le contraire. La proportion des mécontents atteint des sommets parmi les catégories populaires (82 %) et les artisans et commerçants (96 %). «Cela corrobore nos enquêtes qualitatives, dans lesquelles le mot “inflation” n’avait jamais été à ce point cité, souligne Frédéric Dabi. On le voit, la question du pouvoir d’achat est en train de s’imposer comme une thématique majeure de la campagne présidentielle, un peu comme en 2007.»

Les résultats du sondage ne surprennent pas les organisateurs de la journée de mobilisation. «Cela fait longtemps que nous nous battons sur ces questions de rémunération et, ces derniers temps, nous avons constaté quelles devenaient, pour les salariés, de plus en plus centrales», estime Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT.

La syndicaliste estime que les plans de relance des derniers mois ont fait leur chemin dans les esprits: «La période a prouvé que des centaines de milliards d’euros pouvaient, très rapidement, être mis à disposition pour soutenir les entreprises. L’argent existe et les salariés réclament leur dû. Aujourd’hui, dans le cadre des NAO, on voit de plus en plus de directions qui proposent d’emblée des augmentations de salaires. Même s’il faut lutter derrière pour qu’elles soient à la hauteur, c’est du jamais-vu. »

 

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Assises communistes de l’écologie : Faire connaître nos propositions !

26 Janvier 2022, 17:09pm

Publié par PCF Villepinte

Malgré des contraintes liées à la pandémie qui nous ont résolus à organiser notre journée de travail en semi distanciel (les participants étaient connectés en visio mais regroupés par fédération pour avoir aussi de l’échange direct et du contact humain), ce samedi 22 janvier a été studieux.

 

Nous avons fait un rapide bilan de la politique écologique de Macron : beaucoup de belles paroles mais des actes négatifs (fin non effective du glyphosate ; baisse (en € constants) des crédits pour la rénovation thermique du logement ; amoindrissement, report ou censure des propositions de la convention citoyenne pour le climat ; continuation de la déstructuration du fret ferroviaire et suppression d’emplois de conducteurs de train…). Tout cela, et bien d’autres choses encore, justifie pleinement la condamnation par la justice de l’État pour inaction climatique.

L’élection présidentielle est une formidable opportunité d’exprimer notre souhait d’une révolution écologique et sociale, de mesures franches pour sauver la planète et les humains, d’en finir avec le système capitaliste, principal responsable de la dégradation de nos écosystèmes. L’élection présidentielle est une formidable opportunité de faire connaitre nos propositions en la matière, et de montrer notre originalité parmi les candidats de gauche.

Cette originalité se caractérise par 3 aspects : Ambitieux sur les moyens à dégager pour la politique climatique avec la proposition d’afficher 140 milliards d’€ au budget de la France (6 % du PIB, recommandation du GIEC). Cohérent dans nos propositions climatiques en promouvant nucléaire et renouvelable dans notre mix électrique là où toutes les autres forces de gauche renoncent à prendre la mesure de l’urgence climatique en prônant la sortie du nucléaire qui est l’énergie la plus faiblement carbonée. Original et volontariste sur le développement des transports en commun propres avec nombre de propositions pour les rendre moins chers

Le programme du candidat Fabien Roussel vient d’être dévoilé et chacun pourra s’y référer. C’est une excellente base de travail… mais qui ne pouvait être plus exhaustive sous peine de produire un livre de 800 pages illisibles. Aussi, l’objectif des assises était de compléter l’arsenal de nos propositions écologiques afin de disposer de propositions complémentaires, à disposition des militants et de nos candidats aux législatives. Chacun pourra y prendre ce qui concerne les réalités de son territoire.

Nous avons rédigé un document avec 80 propositions qui est en cours de finalisation et sera bientôt porté à la connaissance des militants et des fédérations. Il a encore vocation à être complété, amélioré : ce n’est qu’un début !

La balle est désormais dans votre camp : c’est à vous de faire connaitre ces propositions pour contribuer à l’essor de nos idées et des intentions de vote pour nos candidats à la présidentielle et aux législatives. Bonne campagne à chacun !

Alain Pagano

animateur de la commission Écologie du PCF

environnement@pcf.fr

 

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Ce qu’il faut pour être heureux.

26 Janvier 2022, 09:53am

Publié par PCF Villepinte

Poème de Voltaire : 

Il faut penser ; sans quoi l’homme devient,
Malgré son âme, un vrai cheval de somme.
Il faut aimer ; c’est ce qui nous soutient ;
Sans rien aimer il est triste d’être homme.

Il faut avoir douce société,
Des gens savants, instruits, sans suffisance,
Et de plaisirs grande variété,
Sans quoi les jours sont plus longs qu’on ne pense.

Il faut avoir un ami, qu’en tout temps,
Pour son bonheur, on écoute, on consulte,
Qui puisse rendre à notre âme en tumulte,
Les maux moins vifs et les plaisirs plus grands.

Il faut, le soir, un souper délectable
Où l’on soit libre, où l’on goûte à propos,
Les mets exquis, les bons vins, les bons mots
Et sans être ivre, il faut sortir de table.

Il faut, la nuit, tenir entre deux draps
Le tendre objet que notre cœur adore,
Le caresser, s’endormir dans ses bras,
Et le matin, recommencer encore.

Voltaire

 

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Le choc des idées et, bien au-delà, deux visions du monde.

26 Janvier 2022, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

PAR JEAN-EMMANUEL DUCOIN

Les hasards du calendrier s’avèrent parfois facétieux, sinon taquins. Ainsi donc, ce lundi 24 janvier, à la même heure, deux hommes donnaient une conférence de presse.

D’un côté, le candidat communiste Fabien Roussel exposait les grandes lignes de son programme.

D’un autre côté, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, détaillait les propositions du patronat pour la présidentielle. Vous l’avez compris: le choc des idées. Et, bien au-delà, deux projets de société absolument frontaux. Deux visions du monde, en quelque sorte.

Lire aussi : PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose

Salaires, emploi, retraites, fiscalité, temps de travail, aides aux entreprises, rôle de l’État, etc. Les sujets de débat et de discorde ne manquent pas, au moment où se profile une séquence électorale décisive pour l’avenir du pays.

Nous connaissons le dilemme. Est-il possible, oui ou non, de rompre avec le libéralisme politique et économique par lequel toute visée de développement authentiquement humaniste se confronte à la sauvagerie de l’argent, des profits et de la haute finance du capitalisme globalisé. Avec la droite et son extrême, sans oublier Emmanuel Macron bien sûr, le système n’a rien à craindre.

Ce qu’ils nomment tous «réformes» ne sont rien dautre que la continuation de la contre-révolution néolibérale qui atomise le monde du travail et continue de creuser les inégalités.

Le choc des idées et, bien au-delà, deux visions du monde.

Soyons clairs: lambition programmatique des « jours heureux » nest pas un rêve désincarné. Les propositions, concrètes, disent «quelque chose» de lampleur de la tâche en tant quexigence de gauche. Le Smic à 1500 euros net; 500000 emplois en plus dans les services publics; un revenu étudiant à partir de 850 euros; la nationalisation dEDF;le triplement de lISF. Les exemples foisonnent et participent désormais du débat public – avec d’autres –, sachant que les Français placent largement en tête de leurs préoccupations la crise sociale et le pouvoir d’achat, comme en témoigne un sondage Ipsos pour France Inter.

Un petit rappel, comme pour s’en inspirer. Le geste que posèrent les révolutionnaires de 1946 en créant le régime général consistait à socialiser une part importante de la valeur dans un régime unique qu’ils gérèrent eux-mêmes pour produire une autre valeur que la valeur capitalistique. Au XXIe siècle, l’enjeu se situe au moins au même niveau!

 

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Il y a urgence à casser l’engrenage guerrier de l’OTAN

26 Janvier 2022, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

Il y a urgence à casser l’engrenage guerrier de l’OTAN

Lundi 24 janvier, l’OTAN publie une déclaration mensongère dans laquelle l’Alliance atlantique prétend qu’elle ne poursuit qu’un but défensif et qu’aucune présence militaire n’était déployée à l’Est du continent avant 2014. Cela ne correspond pas à la réalité.

 

On pourra rappeler qu’en dépit des promesses répétées faites à la Russie dans les années 1990 que l’OTAN ne s’étendra pas au-delà de l’Allemagne, et malgré le fait que le très conciliant Boris Eltsine siégeât alors au Kremlin, l’Alliance a commencé son extension vers l’Est dès 1999. Par ailleurs, les premières installations du bouclier anti-missiles furent décidées au sommet de l’OTAN tenu à Lisbonne en 2010.

out cela illustre le fait que la principale menace sur la paix et le principal fauteur de guerre sur le continent est l’OTAN. L’OTAN, c’est la guerre.

La politique de tensions entretenue par l’Alliance, les États-Unis et la Grande-Bretagne, et soutenue par les gouvernements baltes et polonais, est d’une très grande gravité. Ces derniers jours, les annonces se sont accumulées : livraison de missiles anti-chars à l’Ukraine par les États-Unis, livraison de matériel pour la marine de guerre ukrainienne par la Grande-Bretagne d’une valeur de 1,7 milliard de livres sterling, annonce par Emmanuel Macron d’un déploiement militaire français en Roumanie, en appui du millier de soldats américains déjà présents dans le pays, mise à disposition de 8 500 soldats américains… Que dire également des tentatives en cours en Suède et en Finlande de lancer ces pays neutres dans la voie de l’intégration à l’OTAN ?

S’il est évidemment positif que les discussions politiques se poursuivent dans des cadres divers, la fébrilité diplomatique actuelle montre son impuissance à sortir des logiques guerrières.

Dans son discours devant les parlementaires européens, le 19 janvier dernier, Emmanuel Macron a fait part de sa volonté de « maintenir le dialogue » avec la Russie. Un communiqué de l’Élysée du 24 janvier souligne la nécessité de trouver un « chemin de désescalade ». Encore faut-il fonder de telles intentions sur une proposition diplomatique et politique concrète. Or, les actions du président français vont à l’encontre d’un tel objectif. Son idée de négocier d’abord entre Européens, avant de négocier dans le cadre de l’OTAN, pour faire une proposition à la Russie est le meilleur moyen de n’aboutir à rien.

Il y a urgence à faire une offre politique. La France peut et doit en prendre l’initiative. Elle ne peut évidemment pas se faire dans le cadre de l’OTAN. Il est hautement improbable qu’elle puisse se faire dans celui de l’UE.

Cette action politique doit couvrir plusieurs aspects :

  • Geler tout déploiement militaire supplémentaire et rappeler les militaires français déployés en Estonie.
     
  • Réaffirmer la position prise par la France lors du sommet de Bucarest de 2008 qu’elle s’opposera à une extension de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie.
     
  • Utiliser le cadre du format Normandie de suivi de l’application des Accords de Minsk sur le Donbass. Pour cela, l’Ukraine doit respecter ses engagements internationaux, pris lors de la dernière réunion de ce type en 2019, de démilitariser la ligne de front et de lancer un processus de décentralisation du pays.
     
  • D’une manière globale, appeler à la réunion d’une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, incluant la Russie et les États voisins, afin de mettre l’ensemble des sujets sur la table : militaires, énergétiques, informationnels, territoriaux, désarmement… Ce qui était possible en pleine guerre froide avec la conférence d’Helsinki est encore plus nécessaire aujourd’hui.

Comme le souligne Fabien Roussel, la France doit sortir de l’OTAN, ce reliquat belliciste de la guerre froide, pour s’engager dans la construction d’un espace commun de paix, de coopération et de sécurité collective. Comme ce fut le cas déjà à Helsinki, la question de la sécurité collective ne comprend pas uniquement les questions militaires, mais inclut aussi les questions environnementales, scientifiques, et démocratiques. Le PCF a une position et des propositions fortes à faire valoir sur cette question dans le cadre de la campagne électorale.

Vincent Boulet
membre de la Commission des relations internationales du PCF
responsable des questions européennes

 

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Imagine

25 Janvier 2022, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

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La France doit participer à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

25 Janvier 2022, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

La France doit participer à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Tribune collective à l'initiative d'ICAN, branche française de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (prix Nobel de la paix 2017).

 

Ce 22 janvier 2022, marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une norme juridique internationale qui renforce la sécurité collective en engageant le processus de désarmement nucléaire.

Malgré sa mise en œuvre dans le cadre des Nations unies (ONU), son adoption par une écrasante majorité des États, la France manifeste une opposition ferme à ce processus multilatéral. Ce refus est en décalage complet avec les propos du président Macron : « la France prendra ses responsabilités en particulier en matière de désarmement nucléaire ».

Notre campagne ICAN France appelle, par une pétition (http://icanfrance.org/petition/), à ce que le France cesse son double langage en participant, en qualité d’observateur, à la première réunion du TIAN qui se tiendra à l’Office des Nations unies à Vienne, du 22 au 24 mars 2022.

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, qui complète d’autres traités notamment le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), rend illégales les armes nucléaires et la politique de dissuasion. La communauté internationale dispose donc, enfin, d’un instrument juridique pour à la fois engager concrètement le désarmement nucléaire, assurer notre sécurité collective, protéger notre environnement des conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires et rendre impossible la guerre nucléaire.

Ce sont ces éléments et leur mise en œuvre concrète qui seront discutés au cours de la première réunion du TIAN. D’ores et déjà la soixantaine d’États parties — dont l’Autriche, l’Irlande et Malte, membres de l’Union européenne, et le Liechtenstein, Saint-Marin et le Vatican —, les États signataires, ainsi que des organisations internationales (comme le Comité international de la Croix-Rouge) ont annoncé leur participation.

De plus, comme il est inscrit dans le traité, les réunions sont ouvertes aux États non parties en qualité d’observateur leur assurant ainsi une possibilité de présence ; ce qui est la preuve d’une volonté d’inclusivité et d’échange avec toutes les parties.

À ce titre, de nombreux États européens ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils seront présents. Nous pouvons les classer en trois catégories :

  • les partisans du traité, mais dont l’adhésion prend du temps pour des raisons de débat politique interne (Suisse, Suède) ;
  • les opposants au traité, mais dont la coalition de gouvernement ne veut pas ignorer cette conférence : la Finlande, la Norvège (malgré son appartenance à l’OTAN), l’Allemagne (bien qu’hébergeant l’arme nucléaire sur son territoire dans le cadre de l’OTAN) ;
  • enfin, nous avons des États (Belgique, Danemark, Japon, Pays-Bas) pour lesquels la question de leur présence est encore en discussion interne.

Depuis que des États ont décidé (en 2013) de faire avancer la connaissance sur le danger des armes nucléaires, puis de lancer (en 2017), au sein de l’ONU, un processus de négociation pour créer un instrument juridiquement contraignant contre les armes nucléaires, la France n’a eu qu’une seule attitude : la chaise vide.

Une absence dérogeant totalement à la doctrine d’un État qui ne cesse de se dire « responsable », qui appelle à renforcer le multilatéralisme et qui dispose de plus de charges particulières en raison de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité.

Il est trop simple pour la France d’affirmer ce 4 janvier, avec les principales autres puissances nucléaires membres permanents du Conseil de sécurité, « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », alors qu’elle refuse d’assumer ses responsabilités lors d’une réunion dont l’objet même est de rendre impossible une telle catastrophe. Notons que dans le même temps, elle a engagé un programme de modernisation et de renouvellement complet de son arsenal nucléaire.

En poursuivant cette politique, l’actuel gouvernement refuse également d’entendre l’avis positif des Françaises et des Français pour ce traité (67 %, en 2018) ainsi que l’appel officiel des plus grandes villes de France (dont sa capitale) et d’une quarantaine de parlementaires à ce que la France y adhère.

Pour que la France sorte de son isolement, la campagne ICAN France, conduite par de très nombreuses organisations*, lance ce 22 janvier 2022, une pétition (disponible sur icanfrance.org) pour demander au président de la République la présence de la France, en qualité d’observateur, à la première réunion des États Parties (20/22 mars, ONU, Vienne) au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Co-signée par : ICAN France, Abolition des armes nucléaires–Maison de Vigilance, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire, Europe Écologie Les Verts, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement national de lutte pour l’environnement, Mouvement pour une alternative non-violente, Le Mouvement Utopia, Mouvement de la Paix, Observatoire des armements, Parti communiste français (PCF), Pugwash France, Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour le désarmement nucléaire Franche-Comté, Feyzin-Europe, Mouvement poétique pour une société idéale oubliée, Négajoule !

 

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Familles

25 Janvier 2022, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

La famille Mulliez (Auchan) rêverait d’absorber la famille Moulin (Carrefour). À la clé des milliards à empocher ; et au bas mot 10 000 salariés sur le carreau. Il paraît que Darmanin vient d’écrire aux préfets, pour les alerter. Non pas sur la spéculation en cours mais sur les mouvements sociaux en perspective.

Gérard Streiff

 

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APRES

24 Janvier 2022, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

 

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