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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Assemblée nationale. Une loi pour que les citoyens s’emparent des biens communs

2 Décembre 2021, 19:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Jeudi 2 Décembre 2021

Aurélien Soucheyre

La question s’impose partout dans le monde. Pourquoi la propriété et la gestion de biens aussi essentiels que l’eau, l’énergie ou les médicaments seraient-elles laissées à des groupes privés et au marché? Un texte de loi examiné ce jeudi apporte une réponse.

Lorsque la première vague de Covid s’est abattue sur la France, certains ont pu croire qu’Emmanuel Macron avait vu un bout de lumière. «Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens, et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché», s’exclame alors le président de la République. Nous sommes en mars 2020. Depuis, plus rien ou presque. Le chef de l’État a repris sa marche au service d’une finance vorace et déconnectée des besoins réels. Mais cette phrase a retenu l’attention du député communiste Pierre Dharréville, qui présente, ce jeudi, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à protéger les «biens communs».

«Nous avons tout un monde à nous réapproprier et à partager de façon équitable. Il y a urgence à construire la société autrement qu’autour d’un grand mouvement de privatisation et de marchandisation des ressources et des services. Sans commun, sans protection des biens communs, nous courons à notre perte, nous n’avons d’ailleurs qu’une seule planète», mesure l’élu, qui a lancé un «inventaire des biens communs» dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône dès le début de son mandat.

Le besoin de propriété collective

Il n’est pas le seul à se pencher sur cette question. Partout, dans le monde, des mobilisations se font jour contre l’accaparement de l’eau, des terres, des infrastructures et des savoirs par quelques-uns, au détriment du plus grand nombre. «Le sujet d’actualité majeur qui entre en résonance avec ma proposition, c’est bien sûr celui des vaccins contre le Covid. Les grandes puissances s’avèrent incapables de se rassembler pour faire pression et obtenir la levée des brevets ainsi que le partage des vaccins avec l’ensemble de l’humanité, alors qu’il s’agit de biens communs par essence», insiste le parlementaire. À ses yeux, le monde fait aujourd’hui face à un «processus dabsolutisation de la propriété privée, qui se retourne plus que jamais contre lintérêt général», et qu’il convient de rompre au plus vite.

C’est aussi l’absence de propriété collective des ressources énergétiques et des moyens de production qui a participé cette année à une explosion historique des prix du gaz et de l’électricité. Et c’est encore la volonté que les services publics ne soient plus gérés comme des biens communs mais comme des secteurs à privatiser avec des salariés à exploiter qui conduit l’exécutif à dépecer l’hôpital public et fermer des lits, sans s’assurer de l’égal accès aux soins de tous sur l’ensemble du territoire.

Créer un statut dans le Code civil

Mais que propose la loi de Pierre Dharréville? «Elle est en deux parties. Il sagit dabord dintégrer un statut et une définition des biens communs dans le Code civil», explique l’élu, qui propose ici de compléter l’article 714. Celui-ci affirme déjà qu’ «il est des choses qui nappartiennent à personne et dont lusage est commun à tous. Des lois de police règlent la manière den jouir». Le parlementaire PCF incite à ajouter cet alinéa: «Le statut de bien commun peut être attribué à des biens matériels ou immatériels, quel que soit leur régime de propriété, au regard de leur destination commune, de lusage collectif qui en est ou pourrait en être fait, de leur caractère de ressource nécessaire à toutes et tous, des droits fondamentaux qui peuvent s’y rattacher, de l’histoire collective qui a permis leur constitution, ou encore d e leur caractère de rareté et de leur caractère patrimonial remarquable eu égard aux menaces qui pourraient les mettre en danger.»

Et pour la deuxième partie de la loi? «Il sagit ici dutiliser la saisine citoyenne du Conseil économique, social et environnemental (Cese) à travers une pétition, afin dattribuer ce statut à tel ou tel bien. Un conseil citoyen est ensuite installé afin d’organiser la gestion et la protection de ce bien.» Si la loi était votée, de telles démarches pourraient être lancées aussi bien pour l’eau que pour les barrages électriques, les bâtiments patrimoniaux, les forêts et les rivières, les moyens de production, les autoroutes, les médicaments, etc.

«Je nai pas voulu créer un nouveau régime de propriété, ni fournir une liste de biens communs clés en main. Ce que je propose, cest de créer un mécanisme dappropriation sociale et démocratique des biens communs, afin que les citoyens s’en emparent eux-mêmes, un par un, et décident quoi faire et comment gérer les biens en question», développe Pierre Dharréville. Le député se dit persuadé qu’un tel outil peut «enclencher de fortes dynamiques collectives», et que «la République elle-même peut se refonder autour dun grand mouvement de réappropriation des biens communs et dinterrogation de la notion de propriété».

«LaREM ny est pas favorable»

Si elle a été «pensée pour être raisonnable et adoptée», y compris par une majorité LaREM à l’Assemblée, la réforme défendue par les députés PCF a été repoussée en commission. «Le groupe LaREM ny est pas favorable. Ce texte qui vise à apporter des modulations législatives au droit de propriété est juridiquement inopérant et litigieux au regard de la Constitution», a argumenté la marcheuse Émilie Guerel. «Je ne trouve pas très défendable dempêcher la mise en place dun processus dintervention citoyenne. Mais je ne suis pas surpris que les défenseurs de l’ordre néolibéral établi trouvent insupportable de chercher à mettre un terme à la privatisation du monde», répond Pierre Dharréville. Reste à savoir ce que votera l’Hémicycle, ce jeudi.

Du bon et juste usage de l’eau

L’eau, indispensable à toute vie : sa mise sous protection et son juste partage en tant que bien commun sont rendus d’autant plus nécessaires que sa rareté augmente avec le bouleversement climatique. Au Brésil, en Argentine et au Paraguay, l’état d’urgence hydrique a ainsi été déclaré ces derniers mois. Avec des conséquences en cascade sur l’agriculture, la pêche, la production d’électricité ou encore le transport fluvial. «Quand il ny a plus deau dans les nappes phréatiques, le facteur de la consommation et du bon usage de l’eau entre en compte», précise, à Reporterre, Christopher Carlos Cunningham, du Centre brésilien dalerte et dobservation des désastres naturels.

 

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Petite histoire des journalistes et réalisateurs communistes à la radio-télévision (5)

2 Décembre 2021, 19:27pm

Publié par PCF Villepinte

Dès 1970, le PCF dépose à l’Assemblée nationale une proposition de loi concernant le statut de l’ORTF. « C’est la seule force politique d’opposition qui a un projet défini et cohérent pour la radio-télévision », note l’historienne Agnès Chauveau (L’audiovisuel en liberté ?, Presses de Sciences Po, 1997).

En 1971, dans « Changer de cap », le Parti met l’accent sur « la démocratisation des moyens modernes d’information et de diffusion » : création d’une société nationale de la radio et de la télévision, meilleure élaboration des programmes, part essentielle aux créations, place de la création contemporaine, droit des auteurs des émissions radio-télévisées.

Peu après (1972), le programme commun de la gauche reprend ces orientations et se propose d’œuvrer « pour le droit d’expression des courants d’opinion » et contre « la censure ». La question du pluralisme à la télé devient une des grandes questions du débat politique de la décennie. Les partis de gauche mettent sur pied un « comité de vigilance » présidé par Edmonde Charles-Roux. Giscard d’Estaing fait semblant de jouer l’ouverture : interrogé par René Andrieu lors d’une conférence de presse en 1978, il prétend vouloir mettre fin à l’ostracisme qui vise les journalistes communistes. Le PCF le prend au mot et dépose aussitôt une série de candidatures pour intégrer les chaînes : Martine Monod, Marcel Trillat, Roger Pourteau, François Salvaing. L’affaire n’a pas de suite.

L’élection de François Mitterrand suscite un vif espoir de libéralisation. Le premier ministre Pierre Mauroy critique le caractère monocolore des présentateurs de télé, appelle à des changements qu’il initie très lentement par ailleurs. Le PCF met l’accent sur le respect du pluralisme et revendique sa place dans les médias publics.

L’intégration de journalistes communistes va passer par plusieurs canaux. Il y a d’abord la réintégration des licenciés. Francis Crémieux par exemple retrouve son titre de rédacteur en chef. Marcel Trillat, licencié en 1968, et qui anima un temps la radio libre « Lorraine cœur d’acier », devient chef du service Société avec Pierre Desgraupes sur la deuxième chaîne. Outre ce retour des « anciens », le PCF réclame l’embauche de nouveaux journalistes. Ce sera l’objet de négociations interminables avec le Parti socialiste. Elles durent de l’automne 1981 à l’automne 1982. Georges Marchais aborde la question avec François Mitterrand, puis Pierre Juquin, chargé de la communication, et Jacques Bidou, son collaborateur, gèrent le dossier au quotidien. Côté PS, c’est Georges Fillioud qui dirige. Et qui résiste ! « Chaque nom (de nouveaux journalistes communistes) est arraché plutôt que concédé », selon Jacques Bidou. C’est ainsi que sont nommés à la rédaction de TF1 François Salvaing, Roland Passevant, Jean-Luc Mano, Victoria Llanso ; pour FR3 c’est le cas de Jean-Charles Eleb, Pierre Charpentier ou Michel Naudy, responsable du service politique. « Édouard Guibert négociera la venue à FR3 de onze journalistes sur un effectif de six cents », observe l’historien Jérôme Bourdon.

Combien sont-ils au total ? S’il est possible d’identifier aisément une quinzaine de noms dans les rédactions de TF1, A2 et FR3, soit les personnalités les plus médiatiques, Jacques Bidou parle d’une cinquantaine de cas (59 au total) pour les trois chaînes ainsi que Radio France et les radios et chaînes locales. Ce chiffre est somme toute limité. Si l’on évalue à 1 400 environ le nombre total de journalistes du secteur public d’alors, il s’agit de moins de 5 % de l’ensemble des journalistes. Ce qui n’empêche pas la droite de crier à « l’entrisme rouge ».


Gérard Streiff

 

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Joséphine Baker au Panthéon

1 Décembre 2021, 13:46pm

Publié par PCF Villepinte

Joséphine, merci pour vos leçons de vie et d'amour

 

Au-delà de son immense talent d’artiste Joséphine Baker, a fait preuve d’un courage dans la lutte contre l’oppresseur nazi qui force l’admiration.

Oui, elle est de ces immigrés qui ont fait de la France ce qu’elle est. La petite fille pauvre du Missouri, arrivé en France à 19 ans avec des rêves plein la tête fera tourner celle du tout Paris qui se pressait dans les années 1930 pour voir la chanteuse danser sur les rythmes endiablés du charleston. Et c’est cette apparente insouciance, cette légèreté, qui feront d’elle une résistante si efficace : nul ne songe alors que la star de la « Revue nègre », est une femme d’une rare conviction et d’une inébranlable détermination. Une force d’âme qu’elle mettra tout entière au service de la France, dès 1939, deux ans à peine après avoir obtenu la nationalité de notre pays qu’elle a tant chéri. Elle avait « deux amours » son « pays et Paris », preuve à l’heure où un nationalisme dangereux tente de diviser notre société, que l’on peut vivre avec deux identités, aimer le pays qui nous accueille sans jamais oublier celui d’où l’on vient.

 

Son fils confiait ce matin au journal l’Humanité que, pour Joséphine Baker, « le communisme, ces valeurs de partage et d’égalité, était la plus belle des idées ».

Merci pour vos leçons de vie et d’amour Joséphine, avec votre entrée au Panthéon, la France vous rend un peu ce que vous lui avez donné et gardera pour vous une reconnaissance éternelle.

 

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Mettre un coup d’arrêt au désastre sanitaire !

1 Décembre 2021, 13:42pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 01/12/2021 par PCF

Créons partout les conditions de la réussite du 4 décembre !

 

« Il n’y aura ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni limitation de déplacement… », a affirmé Olivier Véran lors de sa conférence de presse le 25 novembre dernier. Mais il s’est empressé de rajouter : « La France connaît à son tour une cinquième vague qui sera sans conteste plus forte et plus longue que celle survenue cet été » !

Rassurer d’abord pour ensuite agiter le hochet de la peur panique ! La campagne vaccinale est relancée avec l’extension de la troisième injection : dont acte ! Mais qu’en est-il de la politique des tests, du suivi des personnes-contact ? Qu’en est-il de l’évaluation systématique de l’immunité des personnes vaccinées ?


Beaucoup de questions restent en suspens parce que nous sommes toujours devant une politique à courte vue et le refus de mener une politique de santé qui « pense global ». La raison en est simple : éviter l’implosion du système hospitalier, et surtout ne rien changer à cette politique ultra-libérale et délétère qui considère les dépenses de santé comme un coût insupportable pour le capital financier !


Mais le nouveau variant « provenant » d’Afrique australe risque de remettre « les pendules à l’heure » ! Est-ce que nous devons vivre avec cette menace permanente, vivre avec le vaccin ? Est-ce que les peuples vaccinés doivent vivre, claquemurés dans leurs frontières, face aux peuples non-vaccinés d’Afrique australe, des populations déjà lourdement atteintes par les effets du réchauffement climatique comme en Madagascar ?

Plutôt que de semer un vent de panique, faire appel encore et toujours à la responsabilité individuelle et réprimer les « récalcitrant·e·s », la question à l’ordre du jour : prendre les mesures qui s’imposent dans une telle situation ! Gouverner, en un mot dans l’intérêt général, en France et dans le monde !

 

L’heure est à renforcer nos initiatives, nos mobilisations autour de la pétition de l’Initiative citoyenne européenne (ICE), comme le rassemblement du 30 novembre, à la Bourse à Paris : la conscience grandit autour du « vaccin bien commun », des scientifiques s’engagent dans cette bataille. Mais nous ne pouvons en rester là : ce n’est pas seulement une question humanitaire et de santé ; ce qui est en jeu c’est le sens même de la direction que prend notre société ! 6,5 milliards de vaccins dans le monde et seulement 2,5 % de vacciné·e·s en Afrique : l’apartheid vaccinal a accouché d’un nouveau variant !

La levée des brevets et des droits de propriété intellectuelles est la seule solution pour garantir l’accès de tous les peuples de la planète aux vaccins et traitements : c’est une bataille de haute importance pour tous les communistes à mener conjointement avec le soutien à notre proposition de Pôle public du médicament.


Quand le gouvernement prétend « parler fort », il propose à la communauté nationale, aux hospitaliers en lutte depuis plusieurs années un projet de loi de financement de la Sécurité sociale indigent et qui, contrairement aux discours triomphateurs du ministre de la Santé, va aggraver la situation des hôpitaux publics.


Depuis l’été dernier, le mécontentement grandissant face à un Ségur de la Santé qui a montré très vite ses limites, cumulé à une fatigue généralisée, des pertes de sens, une précarité rampante, provoquent un véritable séisme au sein des services hospitaliers : innombrables sont les soignant·e·s, mais aussi des jeunes médecins qui quittent l’hôpital public. Ces vagues de départs se font dans un environnement de pénurie permanent de tout ! Au-delà de la médiocre polémique sur le nombre de lits fermés, la réalité est bien aujourd’hui des centaines de services d’urgence, de soins intensifs, de pédiatrie, de chirurgie, de psychiatrie qui sont en incapacité de fonctionner.


Partout en région et en Île de France nous assistons bien à des ruptures dans la continuité des soins, des pertes de chance pour des milliers de personnes, par report d’opérations ou de traitement. Le gouvernement doit être tenu comme responsable des aggravations des pathologies et de morts évitables et non-évitées ! C’est un véritable krach sanitaire qui se profile : le gouvernement le craint mais ne fait rien ! Au contraire, il laisse la dégradation s’installer partout, et ce laisser-faire ouvre la voie en grand au secteur privé, qui accueille actuellement soignant·e·s et médecins qui désertent l’hôpital public !!


Après des mois de désarroi, de sidération, d’attentes non-satisfaites, les personnels, avec le soutien large de la population, des élu·e·s et des militant·e·s communistes partout mobilisé·e·s depuis de longs mois, des rassemblements inédits comme à Laval, Luçon, Sedan, Dôle, Draguignan, dans l’Essonne, la Seine-Saint-Denis… ont permis que la mobilisation dans la France entière soit à l’ordre du jour.

Le 4 décembre doit devenir un moment d’ancrage d’une mobilisation de toutes et tous pour l’hôpital public, à Paris et en région.


80 organisations, dont le PCF, conjointement aux organisations syndicales et collectifs d’hospitaliers, ont décidé de joindre leurs forces pour enfin obtenir un Plan d’urgence et permettre à l’hôpital public d’assurer ses missions de soins auprès de la population.


Nos propositions rejoignent les exigences majoritaires, qui cimentent les mobilisations et actions en cours. Créons partout les conditions de la réussite du 4 décembre !

 

Évelyne Vander Heym

commission nationale Santé/Protection sociale

 

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