Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Droits des femmes et égalité entre femmes et hommes - CESE

22 Décembre 2021, 17:39pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Les dessinateurs avec l'Humanité #besoindHumanite

22 Décembre 2021, 12:46pm

Publié par PCF Villepinte

Mercredi 22 Décembre 2021

Les 20 et 24 janvier prochains, de nouvelles formules de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche, plus incisives, vont renforcer l’utilité et l’audience de nos journaux. Notre plateforme internet sera elle aussi profondément rénovée pour assurer à l’Humanité une présence plus forte dans l’espace numérique. Votre journal entre ainsi dans une nouvelle étape de sa longue existence. Mais non sans obstacles. Avec le hashtag #besoindHumanite, nous voulons relever ces défis en mobilisant notre plus grand atout : la communauté de ses lectrices et lecteurs, de ses amis et soutiens. En cette période, des illustrateurs offrent aux lecteurs une série de dessins. Retrouvez-les ici chaque jour, et dès demain en dernière page de l'Humanité.

 

 

 

 

Voir les commentaires

La victoire de Gabriel Boric, une nouvelle étape dans la transformation du Chili

22 Décembre 2021, 12:41pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 22/12/2021 par PCF

La victoire de Gabriel Boric, au second tour de l’élection présidentielle chilienne, ce 19 décembre, est une excellente nouvelle pour le peuple chilien et toutes les forces démocratiques et de transformation sociale à travers le monde.

 

L’élection à la présidence de la République du candidat de la coalition Apruebo Dignidad qui regroupe de nombreuses organisations de gauche, avec la contribution décisive du Parti communiste du Chili (PC de Chile), vient confirmer la profonde volonté de changement et de justice sociale qui s’exprime dans le pays, avec une force inédite, depuis le grand mouvement populaire d’octobre 2019. 

Parti d’une étincelle – la hausse de trente pesos du prix du ticket de métro à Santiago – ce mouvement est déjà parvenu à mettre à bas la Constitution néolibérale-autoritaire issue de la dictature Pinochet. Il débouche aujourd’hui sur l’élection à la tête du pays du premier président de transformation sociale depuis Salvador Allende en 1970.

Après les succès électoraux enregistrés par les forces progressistes au Pérou, en Bolivie ou au Honduras, cette victoire résonne comme un nouvel acte d’espoir pour toute l’Amérique latine. L’offensive des droites ultraréactionnaires et autoritaires, qui partout s’emploient à barrer aux peuples le chemin de l’indépendance envers les États-Unis et de nouvelles conquêtes, subit aujourd’hui un nouvel échec cinglant.

Au Chili, l’élection de Gabriel Boric empêche ainsi l’arrivée au pouvoir de José Antonio Kast, candidat d’extrême droite rallié par les classes dominantes, dont le programme représentait une grave menace pour les travailleurs, les femmes, les peuples autochtones, les personnes LBGT, entre autres. 

Tout le continent latino-américain entre dans un moment d’affrontements majeurs, comme l’illustre le score obtenu par Kast au Chili. Ses peuples et les forces de gauche auront besoin de tout notre soutien dans leur combat pour un avenir de progrès et de démocratie.

Le Parti communiste français (PCF) félicite chaleureusement Gabriel Boric pour sa victoire et salue l’ensemble des forces démocratiques et progressistes qui, par leur mobilisation unitaire, ont rendu celle-ci possible. Il lui adresse ses sincères vœux de réussite dans la politique de transformation sociale que revendique le peuple chilien.

 

Voir les commentaires

URGENCE SOCIALE. CLIVAGES ÀTOUS LES ÉTAGES   

22 Décembre 2021, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

Diviser pour mieux faire diversion. Monter les vieux contre les jeunes, les actifs contre les chômeurs, les vaccinés contre les non-vaccinés… En attendant la marmite bouillonne.

« Et toi, tu portes le masque pour qui ? » : « Pour mes parents et ma famille », répond une jeunette tout sourire sur une affiche de prévention anti-Covid. Curieux comme message, comme si le seul devoir des jeunes était de préserver les anciens sans qu’on se soucie de l’inverse.

Diviser pour mieux régner

Les vieux versus les jeunes, l’opposition est vieille comme Hérode et pas qu’en temps de pandémie. 

Ce n’est pas pour autant que les anciens sont choyés par un gouvernement qui s’entête à taxer les pensions et à vouloir réformer le régime des retraites. Cette fois, la fracture recherchée, dans un premier temps, se focalise sur les retraités des régimes spéciaux prétendument privilégiés, se la coulant douce dès la cinquantaine.

Soupçon de fainéantise

Autre cible du gouvernement avec ce même soupçon de fainéantise : les privés d’emploi qui se planqueraient pour ne pas travailler. Bien que recalée en juillet, la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur le 1er octobre, réduit drastiquement les droits déjà maigres des chômeurs qu’il s’agit d’opposer aux actifs qui triment. Quoique ces derniers ne soient pas forcément à la fête quand le gouvernement joue, là encore, la division avec la mise en place du passe sanitaire rendu obligatoire pour certaines professions. Depuis le 7 août, les personnels des établissements et services sanitaires et médico-sociaux, notamment, doivent être vaccinés sous peine d’être suspendus de leur fonction sans rémunération. Une attaque sans précédent contre le code du travail sous couvert de sécurité sanitaire.

Amélie Meffre UCR CGT

Voir les commentaires

Crise sanitaire. La contestation gronde contre la vaccination obligatoire au travail

21 Décembre 2021, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Division des salariés, renforcement du pouvoir de l’employeur, atteinte au secret médical... Autant de dangers pointés par les organisations syndicales. Bruno Levesque/IP3

L'Humanité Mardi 21 Décembre 2021

Pierric Marissal

Le gouvernement a entamé les consultations sur la généralisation du passe vaccinal en entreprise. Si le patronat est réticent, les syndicats y sont opposés. Pour la CGT, une telle mesure serait même contre-productive.

L’exécutif veut transformer l’actuel «passe sanitaire» en «passe vaccinal». Cela fera l’objet d’un texte de loi prévu dès janvier, et, parmi l’extension possible de ses champs d’application, le gouvernement réfléchit à l’imposer en entreprise. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a échangé ce lundi en visioconférence avec syndicats et patronat pour entendre leurs avis sur le sujet. «Rien nest acté à ce stade», a-t-elle assuré. Les représentants des salariés sont unanimes sur le fait qu’il vaut mieux «convaincre et inciter» que «contraindre». L’opposition au passe vaccinal au travail apparaît franche à la CGT, FO et la CFE-CGC, quand la CFDT se dit «très, très sceptique» et la CFTC «très réservée».

Mieux vaut «convaincre» que «contraindre»

Pour la CGT, un tel passe reviendrait à une obligation vaccinale et serait contre-productif. «Contraindre des gens qui ont peur ou qui ne croient plus en la parole institutionnelle est inefficace, précise Céline Verzeletti, secrétaire confédérale. Dans une pandémie bien partie pour durer, convaincre, rassurer, aller à la rencontre des personnes isolées, serait bien plus bénéfique.» L’entreprise peut être l’un des lieux de prévention et de vaccination, «à condition que ce soit pris en charge par la médecine du travail, et quon lui en donne les moyens car aujourd’hui elle est à terre», prévient la cégétiste, qui rappelle que seulement 2 millions de travailleurs ont été vaccinés par la médecine du travail. «Les passes reviennent au fond à reporter sur les individus la responsabilité de lextension de l’épidémie, au lieu de donner les moyens au système de santé d’y faire face. C’est source de division entre les salariés», regrette-t-elle. Un avis partagé par Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH, qui craint «des tensions au sein des entreprises».

L’autre problème réside dans le contrôle de ce passe et les sanctions en cas de manquement. Même le Medef est sceptique: «Est-ce aux chefs dentreprise dexercer des pouvoirs de police?» s’interroge l’organisation, qui dénonce «une manière dimposer la vaccination par lintermédiaire des entreprises; or cest au gouvernement dassumer cette responsabilité». Une chose est sûre, avec une telle mesure, le lien de subordination entre employeur et salarié se verrait sensiblement renforcé, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension, avec privation de salaires, si l’on se réfère aux emplois déjà soumis au passe sanitaire. «Chaque hausse du pouvoir de lemployeur entraîne une augmentation des risques de dérives et de discriminations, rappelle Céline Verzeletti. Et si sanction il y a, quelle possibilité pour le salarié de se défendre?» interroge-t-elle. La CGT pointe aussi le risque de créer une brèche dans le secret des données médicales des salariés.

Penser la réorganisation du travail, privilégier le distanciel

De leur côté, les syndicats ne sont pas avares en propositions. Outre le renforcement des moyens de la médecine du travail et de son rôle en matière de sensibilisation et de prévention, ils estiment qu’il y a à agir en matière d’organisation du travail. À commencer par, surtout en temps de pic épidémique, privilégier le télétravail lorsqu’il est possible et dans de bonnes conditions. «Et puis sur le lieu de travail, en accord avec les représentants des salariés, on peut réorganiser les postes pour permettre la distanciation et les gestes barrières; mais aussi, lorsque cest possible, on peut adapter les pauses ou les horaires pour éviter que les salariés ne se retrouvent tous ensemble au même endroit en même temps », suggère Céline Verzeletti, qui pointe que l’employeur est souvent le plus réticent à négocier ces réorganisations. «Les salariés, on les contraint et les contrôle, quant aux employeurs, qui ont pourtant lobligation dassurer santé et sécurité des travailleurs, on leur fait des recommandations», résume la cégétiste.

Son syndicat comme Solidaires insistent également sur la nécessité de la levée des brevets sur les vaccins et les traitements. «Nous en sommes à prendre des mesures de plus en plus liberticides, alors qu’on laisse des variants du virus se multiplier et se développer dans d’autres pays car eux n’ont pas accès au vaccin», déplore Murielle Guilbert, codéléguée générale de Solidaires. Après la ministre du Travail, c’est, ce mardi, au tour de la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, d’ouvrir une consultation, selon l’AFP, «sur toutes les mesures de protection possibles avec les syndicats de la fonction publique».

 

Voir les commentaires

Présidentielle. Le peuple chilien se déleste des oripeaux de la dictature

21 Décembre 2021, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 21 Décembre 2021

Lina Sankari

À l’issue d’une campagne difficile contre l’héritier d’Augusto Pinochet, le candidat de gauche Gabriel Boric l’emporte avec 55,87 % des voix. La Constituante pourra ainsi mener ses travaux à bien. Sans majorité parlementaire, le chemin s’annonce toutefois étroit.

La «place de la Dignité» na jamais aussi bien porté son nom. La place dItalie, ainsi renommée par le mouvement social historique de 2019, où les Chiliens se sont massés pour porter les exigences de réformes sociales, a vu, dimanche, affluer une foule autant animée par l’espoir que soulagée de voir Antonio Kast, le sinistre héritier du dictateur chilien Augusto Pinochet, défait à l’issue du second tour de la présidentielle. Le nouveau président de gauche, Gabriel Boric, en a fait son antienne: «Si le Chili est le berceau du néolibéralisme, il sera aussi son tombeau.» Un combat en forme de revanche pour les enfants de Salvador Allende qui avaient vu la libéralisation et les privatisations imposées par le sang. «Notre génération est entrée dans la vie publique en exigeant que nos droits soient reconnus comme tels et ne soient pas traités comme des biens de consommation», a martelé l’ancien leader étudiant et député du Frente Amplio (Front ample), allié au Parti communiste, lors d’une première adresse à la foule. Une référence à l’éducation, à la santé, aux retraites et à tous ces biens communs laissés aux appétits du secteur privé depuis la dictature. «Nous allons défendre un système public autonome, à but non lucratif, et sans fonds de pen sion privés», a-t-il poursuivi.

À 35 ans, Gabriel Boric devient ainsi le plus jeune président du Chili (lire son portrait ci-contre). «El pueblo unido jamás será vencido» (Le peuple uni ne sera jamais vaincu): le slogan qui remontait, dimanche, de lAlameda, l’artère principale qui mène au centre de la capitale, renvoie à l’histoire des luttes nationales. Comme un présage, ce 16 décembre, l’annonce de la mort, à 99 ans, de Lucía Hiriart de Pinochet, la veuve du Caudillo, a vu déferler des manifestations de joie spontanées sur cette même place de la Dignité, désormais cœur vibrant du Chili en construction. Symbole des oripeaux que trente ans de démocratie n’auront suffi à liquider, «la Vieille», telle quelle était surnommée, na jamais été convoquée devant les tribunaux malgré son rôle clé dans le régime militaire.

Le Chili s’est réveillé

L’euphorie qui a accompagné la victoire de Gabriel Boric (55,87 % des suffrages) contre José Antonio Kast (44,13 %), malgré la mobilisation de la bourgeoisie, est à la hauteur du cycle entamé par le pays il y a deux ans. «Chile despertó!» (Le Chili s’est réveillé), assurait alors la jeunesse, ouvrant la voie, un an plus tard, à une Constituante majoritairement de gauche, approuvée par référendum et appelée à enterrer la Loi fondamentale léguée par Pinochet. Le désir de rupture est puissant et balaye aujourd’hui la dernière carte des milieux d’affaires en la personne de José Antonio Kast. Face à la déroute du président de droite sortant, Sebastian Pinera, pris dans le scandale des Pandora Papers, les classes dominantes – à la manière de leur alter ego brésilien Jair Bolsonaro – n’ont pas hésité à miser sur l’extrême droite pour préserver leurs privilèges qui menacent de vaciller avec la Constituante.

Dimanche soir, les drapeaux chiliens le disputaient aux bannières des peuples autochtones, des féministes ou de celles de la communauté LGBTQI +. Et c’est dans la langue autochtone du peuple mapuche que Gabriel Boric a salué ses partisans. Insupportable aux yeux des tenants de l’ordre ancien, incarné par José Antonio Kast. Jouant à fond la carte de la lutte contre le terrorisme dans le Sud, le narcotrafic et la délinquance, le zélote du pinochétisme a toutefois offert une image affable et aimable pour rallier largement. «Aujourd’hui, l’espoir l’a emporté sur les campagnes de peur», s’est félicité Gabriel Boric à l’issue d’une campagne particulièrement difficile et marquée par l’anticommunisme.

Jamais José Antonio Kast n’a évoqué ses positions anti-avortement dans un Chili où une majorité de la population y est désormais favorable. Lui s’accroche à la sainte Trinité – patriarcat, religion et austérité. Il entendait ainsi supprimer le ministère de la Femme, accorder les aides sociales aux seules mariées, et privatiser la Codelco, géant chilien du cuivre et dernière entreprise détenue à 100 % par l’État. Sa stratégie consistait à laisser le terrain du conflit social au candidat progressiste, à déguiser son néofascisme en promesse de paix. Digne représentant du Rechazo, c’est-à-dire des opposants à la Convention constitutionnelle, son élection menaçait pourtant de torpiller le processus en cours.

Le pari est gagné

L’enjeu de ce deuxième tour était donc celui de la mobilisation des abstentionnistes, des jeunes, des femmes et des classes moyenne et populaire. Pari gagné: 55,6 % des électeurs se sont déplacés dimanche, contre 47 % au premier tour. Dans un pays polarisé à lextrême, le jeune dirigeant promet d’être «le président de tous les Chiliens». Gabriel Boric, qui doit prendre ses fonctions le 11 mars, n’aura pas la tâche aisée. À l’issue des élections parlementaires de novembre, aucune majorité claire ne se dessine. Le nouveau président devra jouer serré pour avancer sur ses réformes, au moins dans un premier temps. Car, si la nouvelle Constitution est adoptée à l’issue des travaux de l’Assemblée en juillet 2022, les institutions seront de fait caduques et de nouvelles élections devront être convoquées dans la foulée. Le temps pour la gauche de se mettre en ordre de bataille. La droite veille, et Gabriel Boric le sait. «Les temps qui viennent ne seront pas faciles», prédit-il. Et pas seulement parce que, à la veille du second tour, les images de policiers saluant, poing contre poing, les militants fascistes de José Antonio Kast, lors d’une manifestation, en disent long sur les forces qui composent le «camp de lordre».

L’autre défi est financier. Avec un budget de l’État en baisse de 22,5 % par rapport à 2021, Gabriel Boric se veut rassurant, promet de rester dans les clous et d’être «fiscalement responsable»«Une croissance économique fondée sur les inégalités sociales a des pieds dargile, prévient-il cependant, en insistant sur ses engagements environnementaux. Seule la cohésion sociale peut nous diriger vers un développement soutenable et véritable.» Durant la campagne, le journal conservateur El Mercurio faisait ses choux gras de la prévision de la banque états-unienne Morgan Stanley d’une «récession technique» qui frapperait le Chili en 2022, du fait d’une «politique monétaire stricte et dun environnement des affaires incertain avant le vote constitutionnel». La menace est claire: la gauche ne disposera d’aucune marge de manœuvre financière.

Ainsi, Gabriel Boric a-t-il exhorté tous les secteurs mobilisés durant la dernière décennie à ne pas relâcher les efforts: «Je tiens à vous dire que votre engagement ne doit pas s’épuiser après l’élection. Il doit se renforcer durant notre gouvernement», a-t-il lancé à l’adresse de ses soutiens. Avant d’esquisser une ébauche de la participation qu’il entend faire vivre: «Mon engagement est de prendre soin de la démocratie au quotidien, une démocratie de fond, où les quartiers et les organisations sociales ont un rôle moteur, car sans le peuple, il n’y a pas de démocratie.» De la place de la Dignité au palais de la Moneda, une nouvelle page s’écrit.

 

Voir les commentaires

Il faut donner à la justice les moyens d’exercer ses missions

21 Décembre 2021, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

Les professionnels de justice se font entendre comme jamais dans notre pays.

Plus de 5000 magistrats, 1200 greffiers et 500 magistrats en formation viennent ainsi, ces dernières semaines, de signer un texte dénonçant les conditions indignes dans lesquelles il leur est demandé d’exercer leurs missions. Ils n’acceptent plus un fonctionnement qui nuit aux droits des justiciables, faute de personnels en nombre suffisant et de moyens à la hauteur des besoins.

 À l’appel de 17 organisations, des magistrats, avocats, greffiers, personnels de la justice, se sont encore massivement mobilisés ce 15 décembre, dans toute la France et, à Paris, devant Le ministère des Finances. Pour parer à la montée de cette contestation, le président de la République avait lancé « les états généraux de la justice ». Cette initiative, lancée à peine six mois avant l’élection présidentielle, a d’autant moins convaincu le monde judiciaire que le budget dédié à ce service public reste totalement insuffisant.

 La justice et l’accompagnement des mineurs ont besoin que soient créés 25 000 postes de magistrats, greffiers et éducateurs.

 L’état de délabrement des tribunaux et des outils matériels de l’institution judiciaire n’est plus tolérable, tout comme la gestion purement comptable des « stocks ».

 De même, la surcharge de travail, le nombre de dossiers à traiter, la saturation des juridictions entrainent des retombées terriblement négatives sur l’activité des avocats, dont les clients pâtissent des énormes délais nécessaires pour voir régler les procédures.

En se perpétuant, cette situation aggrave l’incompréhension entre les justiciables et leur justice, ce qui alimente les campagnes démagogiques d’une droite et d’une extrême droite appelant à restreindre l’état de droit et les libertés.

La justice est un pilier de la République. La résolution des litiges, la prévention et la sanction de la délinquance ou de la criminalité, participent de la cohésion sociale de la France. Pour cette raison, le Parti communiste français apporte son plein soutien aux professionnels qui luttent pour une justice humaine, modernisée et démocratisée. Il appelle à la mise en œuvre d’un grand plan de sauvetage de la justice, et il demande au gouvernement d’engager sans délai un dialogue sérieux avec toutes les organisations syndicales, afin que soient dégagés les moyens adaptés à un service public de qualité.

 

Voir les commentaires

NÉ POUR NAÎTRE PAR PABLO NERUDA

20 Décembre 2021, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

L’homme était bon, sûr
Avec sa fourche et sa charrue.
Il n’eut même pas le temps
De rêver pendant qu’il dormait.

Il fut laborieusement pauvre,
Il valait un seul cheval.

Son fils est aujourd’hui très orgueilleux
Et vaut plusieurs automobiles.

Il part avec une bouche de ministre,
Il se promène très sûr de lui
Il a oublié son père campagnard
Et il s’est découvert des ancêtres,
Il pense comme un gros journal,
Il gagne jour et nuit:
Il est important quand il dort.

Les fils du fils sont nombreux
Et se sont mariés il y a longtemps,
Ils ne font rien mais ils dévorent
Ils valent des milliards de souris.

Les fils du fils du fils
Comment vont-ils trouver le monde?
Seront-ils bons ou seront-ils méchants?
Vaudront-ils des mouches ou vaudront-ils du blé?

Toi tu ne veux pas me répondre.

Mais les questions ne meurent pas.

Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto (1904 - 1973) était un poète et écrivain chilien particulièrement opposé au fascisme dans son pays et en Espagne.

 

Voir les commentaires

Fabien Roussel à La Réunion : « Rien ne justifie les inégalités en outre-mer »

20 Décembre 2021, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Fabien Roussel entouré d'un habitant et de Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne (La Réunion), le 18 décembre. © Richard Bouhet/AFP

L'Humanité Lundi 20 Décembre 2021

Aurélien Soucheyre

Le candidat PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, en déplacement sur l’île de l’océan Indien, a fait part de ses propositions: il souhaite augmenter les salaires, développer les services publics et permettre lenseignement bilingue français-créole à lécole. ENTRETIEN.

À La Réunion, 42 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et 24 % des actifs sont au chômage. Qu’avez-vous constaté sur place?

FABIEN ROUSSEL Après avoir été en Guyane et en Guadeloupe, je constate une fois de plus que les points communs des outre-mer sont les inégalités sociales et la vie chère. Ici, les prix sont 30 % plus élevés qu’en métropole, alors que les salaires sont plus bas. Les produits alimentaires coûtent plus et la bouteille de gaz est à 20 euros. Rien ne justifie cet état des choses. C’est pourquoi je propose qu’à La Réunion les salaires du privé soient alignés sur ceux, plus hauts, du public. Il faut aussi baisser les taxes, et revoir complètement la fiscalité locale.

Lire aussi : Reportage. En Guadeloupe, la folie des prix ruine le budget des familles

Proposez-vous un plan d’urgence pour l’outre-mer?

FABIEN ROUSSEL Je défends une loi de programmation pour l’outre-mer. Mais, à la différence de la droite et de l’extrême droite, je propose qu’elle soit écrite par ceux qui en ont d’abord besoin: qui dautre que les Réunionnais pour savoir ce dont ont besoin les Réunionnais? Cest pourquoi, dans chaque pays d’outre-mer, je souhaite organiser des conférences régionales réunissant élus, acteurs économiques et représentants des salariés afin qu’ils décident ensemble du chemin à prendre pour parvenir à une égalité sociale réelle et répondre à leur situation géographique particulière. Je propose de plus que ces territoires aient la possibilité de passer des accords commerciaux avec des pays voisins, alors que l’Union européenne leur interdit. À titre d’exemple, la Guyane n’a pas le droit d’acheter son pétrole au Venezuela, et La Réunion n’a pas le droit d’avoir d’échanges directs avec les pays d’Afrique.

Quelle doit être la place de l’État?

FABIEN ROUSSEL Il s’agit de rétablir un contrat de confiance, et de rattraper le retard sur les services publics. Les gouvernements successifs ont laissé ces territoires sous-dotés, avec un nombre de lits d’hôpitaux par habitant le plus bas de toute la France. Or, nous devons garantir les mêmes droits et les mêmes accès à la santé à tous. Nous devons aussi donner plus de pouvoir aux salariés dans ces régions où les monopoles industriels et économiques sont terriblement puissants. Une grande partie de la richesse de l’île de La Réunion est captée par quelques grandes familles. Le prix des litchis est payé 1 euro le kilo aux producteurs et vendu 20 euros en métropole. L’ananas est acheté 50 centimes d’euro et vendu 8 euros. Il faut garantir des rémunérations justes pour que chacun vive dignement de son travail.

À La Réunion, trois enfants sur dix n’ont pas accès à Internet, ce qui a été très problématique pendant le confinement…

FABIEN ROUSSEL Il faut bien sûr y remédier. Mais il y a ici un autre problème d’accès à l’enseignement. Près de 30 % de la population est frappée par l’illettrisme à cause des inégalités sociales, et parce que les enfants ne sont pas accueillis à l’école dans leur langue maternelle, qui est le créole. C’est pourquoi je propose de généraliser l’enseignement bilingue français-créole.

Pourquoi proposez-vous la date du 19 mars pour commémorer l’abolition de l’esclavage?

FABIEN ROUSSEL Je souhaite que ce jour devienne une journée nationale fériée pour célébrer l’abolition de l’esclavage, la fin de la traite des humains et la liberté des peuples. Cette idée de Paul Vergès est toujours défendue par les communistes réunionnais. Cela permet d’avoir une date unique, tous les territoires d’outre-mer n’ayant pas été libérés de l’esclavage en même temps. Et le 19 mars, c’est la date de la loi de 1946 votant la décolonisation et la départementalisation des outre-mer, dont Aimé Césaire était le rapporteur.

 

Voir les commentaires

Chili. Avec Gabriel Boric, l’espoir de la démocratie contre les vestiges de la dictature

20 Décembre 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

Dernière ligne avant le second tour des élections, le 19 novembre, le débat télévisé entre le candidat de gauche antilibérale Gabriel Boric et celui d’extrême droite José Antonio Kast, vainqueur du premier tour. © Esteban Felix/AP/SIPA

L'Humanité Lundi 20 Décembre 2021

Rosa Moussaoui

(Mise à jour le 20 décembre 2021 8h00). Victoire historique du candidat du bloc de gauche, Gabriel Boric. L'ancien responsable étudiant, à la tête d’une  alliance allant du parti communiste au centre gauche, devient le nouveau président du Chili,  et l'emporte avec près de 56 % des voix contre le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, zélateur du pinochétisme.

Postée sur les réseaux sociaux par le député d’ultradroite Gonzalo de la Carrera, l’image est aussitôt devenue virale. Elle figure le candidat de gauche à l’élection présidentielle, Gabriel Boric, cheveux en bataille, l’air grave, avec, à l’arrière-plan, des manifestants mettant à bas des barrières plaza de la Dignidad, l’épicentre de la révolte sociale de 2019, dans le centre de Santiago du Chili. Commentaire: «Voilà comment Boric envisage de réformer les carabiniers.»

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle au Chili.
José Antonio Kast, 55 ans, obtient 27,91 % des voix, devant le candidat de gauche Gabriel Boric (25,83 %). L’abstention a atteint 53%.

Mise en scène du désordre pour susciter le rappel à l’ordre

Le cliché d’origine, avant falsification, raconte une tout autre histoire: il sagit dune photo de lui-même prise par Boric au milieu des inondations provoquées, en 2016, par le débordement du fleuve Mapocho après de fortes pluies. Voilà un parfait condensé des méthodes déployées par les partisans de José Antonio Kast, le candidat d’extrême droite que Gabriel Boric, qui porte les couleurs de la gauche antilibérale, affrontera au second tour, ce dimanche 19 décembre. La mise en scène d’un désordre supposé pour susciter le rappel à l’ordre, l’usage décomplexé de fausses nouvelles, de rumeurs et d’accusations sans fondements se doublent d’une campagne haineuse visant les communistes chiliens, alliés de Boric. Ceux-là sont accusés de vouloir transformer le pays en «Chilizuela», en référence au Venezuela de Nicolas Maduro, que Kast qualifie au même titre que Cuba de «dictature» pour mieux faire oublier les crimes de masse de la junte militaire d’Augusto Pinochet.

Lire aussi : Élection présidentielle au Chili : «Lextrême droite tire bénéfice de ses discours de peur»

Ce duel de second tour, dans un Chili à la croisée des chemins, dessine une société fracturée par les profonds clivages que la dictature a laissés en héritage et que la transition démocratique placée sous le signe de la concertation n’a pas su combler.

«  Si le Chili a été le berceau des néolibéraux, ce sera aussi sa tombe» GABRIEL BORIC

Gabriel Boric, la rupture radicale du modèle économique ultralibéral 

À gauche, Gabriel Boric, 35 ans, député depuis 2014, figure du mouvement étudiant de 2011, peau tatouée, airs adolescents et débit de parole torrentueux, incarne une génération qui a surmonté la peur, brisé le consensus et réinvesti l’espace public pour y affirmer une mise en cause radicale du modèle économique ultralibéral légué par Augusto Pinochet. «  Si le Chili a été le berceau des néolibéraux, ce sera aussi sa tombe», prédisait-il en juillet au soir de sa désignation, quand la primaire de la coalition Apruebo Dignidad l’a placé en tête, devant le communiste Daniel Jadue, reprenant un mot d’ordre du mouvement populaire de 2019.

Lire aussi : Reportage. Au Chili, un scrutin historique et une fracture sociale béante

Attaché à la justice sociale, attentif aux revendications du mouvement féministe et des minorités sexuelles, avocat d’un retour des services publics, prêt à tourner la page des retraites par capitalisation et des fonds de pension, il promet de rompre avec les réflexes délégataires et le centralisme d’une «démocratie» chilienne qui porte encore les stigmates de lautoritarisme. «Si, dans le futur gouvernement, nous commettons des erreurs, mobilisez-vous, aidez-nous à redresser le cap!», a-t-il exhorté tout au long de la campagne. Il a défendu, lors du référendum de 2020, le oui à une nouvelle Constitution appelée à se substituer à celle de Pinochet, une option choisie par plus de 80 % des électeurs.

José Antonio Kast, dans le camp de ceux qui étrillent la Convention constitutionnelle

José Antonio Kast, lui, s’est fermement opposé à ce changement de Constitution; il se situe aujourdhui dans le camp de ceux qui étrillent la Convention constitutionnelle élue en mai, dominée par la gauche et les indépendants, chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale. Sa victoire torpillerait, dans les faits, ce processus constituant rendu possible par la révolte sociale de 2019. «Nous sommes intéressés à clore le chapitre de la nouvelle Constitution. J’ai voté contre le processus, mais le public a opté pour quelque chose de différent et j’espère que ce sera à la hauteur de ce que les citoyens exigent. Si (la nouvelle Constitution) ne respecte pas le droit à la liberté d’expression, à la liberté de culte, à la liberté d’enseignement, à la propriété privée, je ferai tout ce que je peux pour qu’elle soit rejetée», a-t-il prévenu.

Lire aussi : Présidentielle au Chili : José Antonio Kast, ou la résistible ascension d'un nostalgique de Pinochet

Fils d’un officier de la Wehrmahrt encarté au parti nazi, frère d’un ministre du Travail d’Augusto Pinochet, Miguel Kast, appartenant au cénacle des Chicago Boys formés par le pape du monétarisme Milton Friedman, le candidat du Front social-chrétien n’a jamais dissimulé sa nostalgie de la dictature. «Si Pinochet était vivant, il voterait pour moi», se rengorgeait-il en 2017, alors qu’il était candidat pour la première fois à l’élection présidentielle. Il n’a pas renoncé, depuis lors, à faire l’apologie de la dictature, soutenant par exemple que «des élections démocratiques avaient lieu» et que «les opposants politiques nont pas été enfermés».

Climatosceptique, opposant féroce au droit à l’IVG libre toujours dénié aux Chiliennes, prêt à réserver les aides sociales aux femmes mariées ou à creuser des tranchées pour empêcher l’arrivée de migrants, cet admirateur de Donald Trump, ami intime de Jair Bolsonaro, ne s’est pas départi de ses airs affables pour affirmer que le tortionnaire Miguel Krassnoff, condamné à plus de huit cent quarante ans de prison, «nest pas une mauvaise personne».

Soucieux de consolider le ralliement d’un électorat de droite et de centre droit convaincu par son programme économique et par ses sermons sur l’ordre et la sécurité, mais goûtant peu ses affichages néofascistes trop explicites, il a toutefois semblé manœuvrer en recul dans la dernière ligne droite. Il jure désormais de ne pas faire disparaître le ministère de la Femme, revient sur ses promesses de privatisation totale de la Codelco, l’entreprise nationale dédiée à l’exploitation du cuivre, admet qu’il faut «réformer» le système de retraites par capitalisation pour sortir de lexclusivité des AFP, les fonds de pension.

Une campagne de second tour offensive

Gabriel Boric et ses alliés ont eux mené une campagne de second tour plus offensive, plus ancrée dans les quartiers populaires, avec l’objectif de convaincre les électeurs qui ont boudé les urnes au premier tour. Le mouvement féministe a déclaré «l’état dalerte» face à l’extrême droite et se mobilise en faveur du candidat de gauche; des figures de la vie culturelle ont multiplié les messages de soutien; des organisations sociales et syndicales ont ouvertement appelé à tout faire pour empêcher la victoire de Kast. Lors du dernier débat télévisé, Boric, chemise blanche et costume sombre, s’en est vivement pris à son adversaire, qui exigeait de lui un test sanguin prouvant qu’il ne consommait pas de stupéfiants. «Je ne suis pas là pour faire un spectacle», a-t-il lancé, brandissant les analyses demandées, en renvoyant le candidat d’extrême droite à ses affaires d’évasion fiscale déballées par les Pandora Papers.

Lire aussi : Chili. Les féministes, un rempart contre l’extrême droite

Le candidat de gauche a reçu ces derniers jours des soutiens de poids: les anciens présidents Ricardo Lagos et Michelle Bachelet ont appelé à voter pour lui: «Personne ne peut être indifférent à l’élection d’un président qui veille à ce que notre pays puisse véritablement continuer sur la voie du progrès pour tous, avec davantage de liberté, d’égalité, des droits humains respectés, un environnement durable et bien sûr l’opportunité d’une nouvelle Constitution», a expliqué cette dernière, haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>