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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Atomisation(s)

12 Novembre 2021, 10:30am

Publié par PCF Villepinte

Terra Nova découvre l’asservissement des classes populaires…

Récits. En mai 2011, un scabreux rapport du think tank Terra Nova consacré à la «stratégie électorale de la gauche» mettait le feu aux poudres des marqueurs fondamentaux en renvoyant méchamment les ouvriers et les employés à l’arrière-plan des évolutions du monde du travail, qui eurent, depuis, des effets sociaux et anthropologiques très profonds, jusqu’à bouleverser durablement l’identité des individus et fragiliser la cohésion sociale. Dix ans plus tard, dans une tribune donnée au Monde, l’actuel directeur Thierry Pech déclare avoir «pris (ses) distances» avec ce document dès son «arrivée à Terra Nova». Il s’en explique longuement, dont acte, non sans revenir à quelques sujets qui tiennent à cœur au bloc-noteur: les conséquences diverses des transformations du travail, à la fois pour la vie des personnes menacées de désaffiliation et pour la vie collective. Actant le fait que «les ouvriers représentent aujourd’hui 20% de l’emploi total, soit 10 points de moins qu’au début des années 1980 et 20 points de moins qu’à la fin des années 1950», et sachant par ailleurs que «les deux tiers des ouvriers ne travaillent plus dans le secteur industriel», Thierry Pech reproche aux acteurs de la gauche du XXIe siècle «une incapacité persistante à comprendre les frontières et les transformations du monde populaire». Selon lui, la «classe ouvrière» se serait ainsi «dépouillée d’une conscience d’elle-même et des grands récits qui lui donnaient forme», tandis qu’une «individualisation des relations d’emploi, qui a installé une concurrence inédite entre les travailleurs, a peu à peu détruit le socle des “rapports de production’’ qui fondait l’ancienne lecture sociale».

Crise. Le constat, que nous partageons à cent pour cent, est évidemment pertinent. Sauf qu’il ne date pas de 2021. Surtout pour s’entendre dire que «la nostalgie ne fait pas une politique» et que la gauche, si elle aspire à reconquérir les classes populaires, devrait «cesser de regarder à travers les catégories qui structuraient le monde d’hier, mais aussi éviter les foyers déformants du cartographisme social». Sans se montrer désobligeants, rappelons deux choses à monsieur Pech. Primo: de quelle «gauche» parle-t-il, celle du combat social et de la transformation politique radicale, ou de celle qui, précisément, s’inspira de Terra Nova et accoucha du quinquennat de Normal Ier et de son premier sinistre, Manuel Valls? Secundo: en 2011, les grands penseurs dudit think tank avaient sans doute étudié attentivement l’un des grands livres du sociologue Robert Castel, la Montée des incertitudes (Seuil), datant de 2009, mais pour aussitôt ignorer sinon mépriser l’essentiel de cet apport visionnaire: le morcellement, programmé par les puissants, du monde du travail, avec pour conséquence ultime la crise de l’État social «à la française».

Inégalités. Fallait-il donc attendre une décennie pour que Terra Nova parvienne aux mêmes constats accablants que ceux de Robert Castel? «Ces transformations se sont accompagnées d’une augmentation des inégalités au sein des classes populaires elles-mêmes, écrit fort justement M. Pech. Inégalités d’exposition à la précarité et au sous-emploi, au risque de pauvreté, inégalités dans l’expérience des pénibilités du travail, inégalités d’accès à la propriété immobilière…» En somme, l’asservissement de toute une classe sociale! Oui, la nouvelle conjoncture de l’emploi creuse les disparités au détriment des strates inférieures du salariat, les inégalités se creusent face aux bouleversements du monde financiarisé, par lesquels s’amplifie une insécurité sociale aux visages multiples qui frappe plus durement les catégories déjà placées «au bas de l’échelle sociale», ce qui accroît mécaniquement leur subordination. Résultat? Nous voilà aux portes de l’atomisation sociale, liée à un détachement des appartenances et des valeurs collectives. Celles que redoutait Robert Castel. Terra Nova en a désormais conscience. La simple vérité devient-elle séditieuse?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 12 novembre 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Silence total d'Emmanuel Macron sur la hausse des salaires et des pensions de retraite

12 Novembre 2021, 10:27am

Publié par PCF Villepinte

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Migrante

10 Novembre 2021, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

 

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Non M. Bennett, les ONG palestiniennes ne sont pas des terroristes !

10 Novembre 2021, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement israélien vient de placer six associations de la société civile palestinienne sur la liste des "organisations terroristes", sous prétexte de supposés liens avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) membre depuis 1968 de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Il s'agit des plus importantes organisations non-gouvernementales (ONG) palestiniennes, reconnues internationalement : Addameer (droits des prisonniers politiques), Al-Haq (droits humains – membre de la Fédération internationale des droits de l'Homme), DCI-P (Organisation internationale de défense des enfants - Palestine), l'UAWC (Union des comités agricoles), l’Union des Comités de Femmes palestiniennes, et le centre Bisan de recherche et développement. Notre concitoyen franco-palestinien, Salah Hamouri a lui aussi été récemment privé de son statut de "résident permanent" à Jérusalem-Est occupée au nom de la très contestable "loi anti-terroriste" israélienne de 2016.

Annoncée par le ministre de la Défense, Benny Ganz, et approuvée par l'ensemble des chefs de partis qui constituent le gouvernement de Naftali Bennett (avec quelques remarques de forme de la part des ministres "de gauche", comme le Meretz et les Travaillistes), la criminalisation des ONG palestiniennes a, en revanche, été fermement condamnée par le dirigeant communiste Ayman Odeh, responsable de la Liste Jointe à Knesset pour qui "le jour n'est pas la nuit, les ONG palestiniennes ne sont pas terroristes. Le terrorisme c'est l'occupation". Il en est de même de la part des principales organisations israéliennes des droits humains dont notamment B’Tselem pour qui il s'agit d'un "acte caractéristique des régimes totalitaires". Sur le plan international, Human Rights Watch et Amnesty international ont également condamné la décision israélienne.

Ce n'est pas, malheureusement, le cas en ce qui concerne les autorités françaises. Profitant du fait que Benny Ganz a refusé de faire connaître les supposées activités terroristes des ONG, Paris (à l'imitation du département d’État américain) a souhaité "que des clarifications soient apportées par les autorités israéliennes" en exprimant sa "préoccupation". Aurait-t-on oublié que Al-Haq et B’Tselem ont été conjointement honorés, en décembre 2018, par le prix des droits de l’Homme de la République française, doté par le Premier ministre et décerné par la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme?

A Genève, Michelle Bachelet, Haute commissaire des droits humains de l'ONU, a déclaré que la qualification d' "organisations terroristes" des ONG palestiniennes est "une agression contre les défenseurs des droits humains (...) qui devrait être immédiatement abrogée."

Ajoutons que d'autre part la résolution 37/43 du 3 décembre 1983 votée par l’Assemblée générale des Nations Unies, se fondant sur la quatrième Convention de Genève, confirme “la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée”.

Réitérant sa solidarité active avec les ONG palestiniennes visées par Tel Aviv, le Parti communiste français demande instamment au gouvernement français de tout faire en sorte que les autorités israéliennes annulent leur décision scélérate et reconnaissent le droit à l'autodétermination du peuple palestinien.

A cette fin, un acte essentiel devrait être la reconnaissance - telle que demandée par l’Assemblée nationale par sa résolution du 2 décembre 2014 confirmée par le Sénat le 11 décembre suivant - de l’État palestinien dans ses frontières d'avant l'occupation en juin 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est, à côté d'Israël.

Michel Muller
membre du collectif Palestine du PCF
membre de la Commission des relations internationales du PCF

 

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Brimades, harcèlement, catastrophes : les conséquences des politiques migratoires en Europe !

10 Novembre 2021, 08:46am

Publié par PCF Villepinte

Un TER heurte un groupe de migrants proche des voies ferrées, 1 mort et plusieurs blessés. 400 migrants secourus in extremis en Méditerranée lors d’une seule opération de sauvetage. Au Sénégal, la marine nationale a réussi à secourir 82 personnes qui partaient vers l’Espagne sur une simple pirogue. 4 enfants morts sur la route migratoire vers les Canaries

Au centre de rétention administrative de Mesnil-Amelot, un homme passe toute la nuit sur le toit pour éviter l’expulsion. Au centre de rétention administrative de Palaiseau, un homme de nationalité colombienne en France depuis 10 ans enfermé à cause d’un patron qui ne lui fait pas de contrat de travail alors qu’il travaille pour lui depuis plus de 3 ans. Un jeune apprenti malien en France se retrouve du jour au lendemain sans hébergement, sans avoir le droit de travailler car il vient d’avoir 18 ans. Un médiateur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) en déplacement à Calais repart en annonçant avec un certain cynisme que les personnes délogées après les démantèlements réguliers de la police auront le droit de récupérer leurs affaires. 2 militants de la solidarité encore en grève de la faim à Calais, bras de fer entre associations et État au sujet de la fermeture d’un refuge d’accueil pour migrants à Briançon, etc.

« Le monde s’est construit avec les mouvements de population »

Cette énumération est une partie de l’actualité des 15 derniers jours. On pourrait rajouter la situation en Île-de-France où des centres d’hébergement d’urgence dans des lieux transitoires « réquisitionnés » il y a 

un an et demi pour mettre à l’abri de la pandémie une partie des personnes en attente de demande d’asile ou autres risquent de fermer sans que l’État propose des solutions pérennes d’hébergement.

Voici les conséquences des politiques migratoires de la France et de l’Europe et il faudrait laisser parler sans contradiction possible les Pécresse, Ciotti, Barnier, Bertrand, Zemmour, Le Pen, Valls, Darmanin, etc.

Une nouvelle fois, répétons qu’il n’y a pas « d’invasion » migratoire, répétons que les personnes déplacées sont pour la plupart déplacées dans les pays voisins et les pays du Sud, répétons que l’immigration ne coûte rien ou presque aux pays d’accueil. En effet, un rapport de l’OCDE rendu public le 28 octobre explique que dans tous les pays d’accueil, la contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation.

Répétons que le monde s’est construit avec les mouvements de population et que les politiques migratoires en France comme en Europe n’ont pas besoin d’être de plus en plus dures, elles le sont déjà beaucoup trop. Elles ont besoin de courage, de voies légales et sécurisées, de montrer que la solidarité et l’accueil digne peuvent être plus forts que la haine, le mépris et la construction de murs.

Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international
chargée des enjeux migratoires

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pour l'emploi et le pouvoir d'achat

9 Novembre 2021, 19:29pm

Publié par PCF Villepinte

Le 21 novembre prochain aura lieu le rassemblement pour l'emploi et le pouvoir d'achat, qui sera un temps fort de notre campagne.

À l'heure où les prix de l'énergie, de l'essence, de la nourriture explosent, que les salaires stagnent et que les dividendes s'envolent, nous voulons mettre au cœur du débat les questions d'emploi, de pouvoir d'achat, de salaires et de pension. 

Nous vous donnons rendez-vous Place de Stalingrad (Paris 19 - métro Jaurès ligne 2) à partir de 11h pour un grand rassemblement politique, populaire et festif. 

A cette occasion Fabien Roussel prendra la parole au cours d'un grand meeting en présence de personnalités du monde du travail pour présenter les propositions portées par sa candidature. 

Inscrivez-vous pour participer au rassemblement pour l'emploi et le pouvoir d'achat sur notre site de campagne, et nous comptons sur vous pour l'envoyer à toutes celles et ceux qui souhaitent partager ce moment avec nous.

 

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L'EAU

9 Novembre 2021, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

 

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COP26 : grande mobilisation à Paris pour une "justice climatique"

9 Novembre 2021, 09:02am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Samedi 6 Novembre 2021

 

"Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050": plusieurs associations ont mobilisé samedi, quelques centaines de personnes à Paris pour accroître la pression sur les négociateurs réunis à Glasgow à la COP26 et réclamer la "justice climatique".

Des militants d'Attac, Alternatiba, Greenpeace, Extinction Rebellion, L214, Oxfam, ATD Quart Monde, mais aussi les syndicats Solidaires et la CGT se sont retrouvés à partir de midi devant la place de l'Hôtel de Ville sous un soleil splendide.

Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050

Des portraits géants de plusieurs dirigeants, Joe Biden, Emmanuel Macron, Boris Johnson, Xi Jinping ou encore Jair Bolsonaro ont été déployés "pour mettre la pression sur les gouvernements et pour passer à l'action sans attendre les décideurs", selon les organisateurs. Une banderole "Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050" a été accrochée aux anneaux olympiques dressés devant l'Hôtel de Ville, alors que Paris doit accueillir les Jeux olympiques en 2024.

Pour Youlie Mamamoto, militante d'Attac et l'une des organisatrices de cette marche : "un rassemblement comme celui ci fonctionne car il maintient le tissu, le cœur du mouvement social et c'est ici qu'on échange sur le fond". Les manifestants, qui pour certains sont venus en famille, ont ensuite sonné "l'alarme climatique" à coup de sifflets et de cris, portés par les percussions d'une batucada.

Justice climatique, justice sociale

Des pancartes clamaient "pas de nature, pas de futur", "justice climatique, justice sociale, tout est lié", "la COP26 lave plus vert" pour dénoncer le greenwashing ou plus sobrement un simple "SOS".

Un climatologue, Jean-Baptiste Sallée, est monté à la tribune pour alerter sur la "responsabilité historique" de la génération au pouvoir pour prendre des décisions permettant de lutter efficacement par le changement climatique. Il a été suivi par Jean Francois Julliard de Greenpeace ou encore Roland Sjabere, chef coutumier du village de Prospérité en Guyane.

Jehanne, étudiante, tenait à manifester aujourd'hui : "C'est la planète dans laquelle nous allons vivre et si les dirigeants préfèrent investir dans le capitalisme à fond plutôt que préserver la planète, mobilisons-nous pour la défendre".

L'avenir de l'humanité

D'autres manifestations se sont déroulés samedi à travers la France et dans d'autres pays, avec en point culminant un défilé à Glasgow, en Ecosse, où se déroule depuis une semaine et jusqu'au 12 novembre la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité.

 

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Cop26. Les éboueurs font tache d’huile à Glasgow

9 Novembre 2021, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

Les éboueurs demandent une meilleure rémunération et des investissements massifs. Peter Summers/Getty Images/AFP

Mardi 9 Novembre 2021

L'Humanité Thomas Lemahieu

En grève pour leur salaire, ces «travailleurs essentiels» à lenvironnement profitent du sommet sur le climat pour se faire entendre. Avec gouaille et détermination.

Le dispositif est éprouvé. Toujours le même. Au poil. Léger. Un téléphone en mode vidéo activé, un piquet de grève à l’arrière-plan et, sur le devant de la scène, un homme, index pointé, coups de menton, bras en l’air. Et une gouaille qui perce les tympans et crève les cœurs. En une dizaine de jours, grâce à ses petites séquences de quelques dizaines de secondes, tournées en plan américain avec un léger effet de plongée, Chris Mitchell, leur porte-voix – et quelle voix, avec cet accent écossais à couper au couteau –, a réussi à mettre les éboueurs en lutte au cœur des mobilisations organisées durant la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni). La jeune activiste écologiste suédoise Greta Thunberg, l’autre «rock star» du contre-sommet, a dailleurs fini par relayer elle-même le conflit sur les réseaux sociaux. «Tenez-vous avec nous, pas contre nous!» réclame l’animateur du syndicat GMB dans chacun des messages et, de plus en plus, des citoyens dans la ville écossaise mais aussi dans le monde entier se lèvent avec eux pour relayer leurs demandes: pas de justice, ni sociale, ni climatique, pas de paix!

En butte depuis des années à une stagnation salariale totale, les éboueurs de Glasgow avaient prévenu, dès la mi-octobre, les autorités locales qui, à travers l’agence publique employant les fonctionnaires territoriaux (Cosla), gèrent notamment la récolte et le traitement des déchets: sans avancée sur leur revendication dune augmentation conséquente – bon nombre ont des fiches de paie autour de 17000 livres sterling (20000 euros) par an, un salaire très bas en Écosse –, ils relanceraient une grève au démarrage de la COP26. «Nous avons un message très clair pour le gouvernement écossais ! s’époumonait Chris Mitchell, le 20 octobre dernier. Payez à ces héros un salaire décent! Parce quils le méritent! La camaraderie (en français dans le texte NDLR) et la solidarité ne font que croître. Elle est toujours plus grande, plus grande et plus grande, et nous n’allons pas reculer.» Et ils ont tenu parole. Depuis dix jours, les ordures ne sont pas collectées à Glasgow et, malgré cela, la grève atteint des sommets de popularité.

Sur l’air de l’hymne électro Freed from Desire

Toute la semaine, sur les sept ou huit piquets de grève devant les différents centres de traitement des déchets, les éboueurs ont reçu la visite des participants au contre-sommet: des environnementalistes indiens, des défenseurs du nucléaire canadiens, des syndicalistes européens… Ensemble, ils ont repris à tue-tête le refrain de la grève, sur l’air détourné de l’hymne électro Freed from Desire: «Les travailleurs sont en feu, Cosla devrait être pétrifié!» Le week-end dernier, des représentants du syndicat de locataires de Govanhill, un quartier au sud de Glasgow, sont venus témoigner également de leur solidarité. «Au-delà de la rémunération des travailleurs, en tant que résidents, nous devons voir des investissements massifs dans notre service de nettoyage, qui, pendant des années, a été en sous-effectif et sous-financé», rappelle l’une des animatrices de l’association.

Pour l’exécutif écossais et le conseil municipal de Glasgow, contrôlés par les indépendantistes de gauche du Parti national écossais (SNP), la grève des éboueurs tombe au plus mal: elle écorne la carte postale de la COP26 au lustre déjà bien étiolé , mais aussi limage dun gouvernement occupé à lutter contre laustérité imposée par les conservateurs de Boris Johnson. Pire: les élus SNP ont envisagé, ces derniers jours, de mettre en branle une stratégie à la Thatcher pour casser le mouvement: après avoir encouragé sans succès les personnels des parcs et jardins à «franchir le piquet de grève» pour ramasser les poubelles, ils ont cherché à recruter des personnels privés dans le même but. Dans un communiqué, vendredi dernier, le syndicat GMB a réclamé la démission immédiate de Susan Aitken, la maire SNP de Glasgow, au nom de «son abdication totale face à ses responsabilités». Ajoutant: «Ils nous ont menacés par trois fois avec des lois antisyndicales et maintenant ils veulent utiliser des intérimaires pour briser le mouvement. Les tactiques des tories ne marcheront pas.»

Jeremy Corbyn est venu soutenir les grévistes

Les travaillistes écossais se sont, eux, rangés derrière les éboueurs en grève, appuyant leur revendication d’une hausse annuelle de 2 000 livres sterling (2350 euros). Ce lundi, cest Jeremy Corbyn, l’ancien dirigeant du Labour et figure de la gauche britannique, qui est venu les soutenir. Secrétaire générale des TUC, la confédération unique au Royaume-Uni, Frances O’Grady salue également le mouvement: «La justice climatique et la justice sociale vont de pair, mais, alors que Glasgow accueille ce sommet sur le climat, les travailleurs essentiels qui la nettoient ne reçoivent pas le traitement juste et la considération au travail qu’ils devraient recevoir.»

Pour Chris Mitchell, la figure des éboueurs en lutte, dont certains camarades envisagent, mi-blagueurs, mi-sérieux, de transformer les harangues en sonnerie de réveil ou de téléphone, le pli est pris. «Cest une question denvironnement, notre métier, nous avons affaire à du recyclage et du gâchis alimentaire, insiste-t-il. Il est malheureux et même lamentable de devoir endurer des coupes budgétaires depuis ces dix dernières années, et ces quatre dernières années ont été proprement horribles. Si vous vous souciez de l’environnement, vous devez investir dans les services publics, mais, malheureusement, Glasgow n’a fait que des économies d’échelle permanentes, au détriment du bien commun et des travailleurs.» 

COP26

glasgow

 

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L'Âge d'or

7 Novembre 2021, 11:12am

Publié par PCF Villepinte

 

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