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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

L'urgentiste Christophe Prudhomme dénonce: malgré la COVID19 les lits sont supprimés!

8 Avril 2021, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

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NVO CGT

8 Avril 2021, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 181 | 8 avril 2021
 
 
 
 
 

 

 
Alors que la loi de transformation de la Fonction publique s'installe dans les territoires, avec des conséquences négatives pour les agents et le public, quatre organisations syndicales s'unissent pour offrir une autre vision des services publics.
 
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Au sommaire de la NVO d'avril
 
• Enquête Le monde de la culture en lutte
• Dossier Sortie de crise : l'emploi sera la clé
• Décodage La loi climat, loin du compte
 
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Antonio Guterres , secrétaire général des Nations Unies
 
 
 
Née le 29 mai 1830 et décédée le 9 janvier 1905, Louise Michel est l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Portrait de l’institutrice, écrivaine, révolutionnaire et féministe.
 
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« Ils fuient et n’en peuvent plus d’être déconsidérés »

8 Avril 2021, 06:11am

Publié par PCF Villepinte

93|Aulnay-sous-Bois Olivia Villamy Le Parisien.

 Une centaine de soignants des hôpitaux publics du département se sont réunis à l’appel de la CGT devant l’hôpital Robert-Ballanger pour dénoncer leurs conditions de travail, à Aulnay comme ailleurs.

« Annoncer la création de lits de réa, ça ne sert à rien si derrière on n’embauche pas des gens pour s’occuper des malades », lâche excédé Patrice Vétéran, secrétaire CGT du comité technique de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois. Devant lui, une petite centaine de personnes dont des politiques, des infirmiers et des aides-soignants.

Tous réunis devant les portes de l’établissement, pour dénoncer une « politique salariale délétère ». Manque de moyens, manque de personnel… Un an après le début de la crise épidémique, rien ne semble avoir vraiment changé à l’hôpital public. Rien qu’à l’hôpital Ballanger, il manque une quarantaine d’infirmières selon la CGT.

« Les soignants fuient, ils n’en peuvent plus d’être déconsidérés », explique Patrice Vétéran. Le Ségur de la santé et sa prime de 183 € net par mois n’a pas suffi à juguler l’hémorragie. La prime d’attractivité, réservée aux agents publics de Seine-Saint-Denis non plus.

« Le jeu des primes est insupportable parce que tous les personnels n’y ont pas droit, ça divise. Avec l’augmentation des salaires de 183 €, beaucoup sont au-dessus du salaire médian de 1 800 € et ne peuvent pas bénéficier de la prime d’attractivité. D’autres n’ont pas le bon statut », détaille Patrice Vétéran. Parmi les 2 060 agents que compte l’établissement, 600 ne bénéficient pas du statut de la fonction publique hospitalière. « Sans le statut, pas de prime », déplore Peggy, agent du service hospitalier.

Après sept ans de service, elle n’a toujours pas été titularisée. « Le système est gelé donc on n’a aucune perspective d’évolution », déplore-t-elle. « Il ne faut pas s’étonner que les gens soient découragés » « J’ai dû menacer de quitter l’hôpital pour l’obtenir », appuie de son côté Frédérique Charles Nicolas, brancardier, titularisé après huit ans de service.

« On nous dit qu’il manque des aides-soignantes et des infirmières mais on ne propose jamais à ceux qui travaillent déjà à l’hôpital comme les brancardiers ou ceux qui font le ménage au bloc de les former »

Contactée en fin d’après-midi, la direction de l’hôpital ne nous a pas encore répondu

Clémentine AUTAIN

Vraiment Le Parisien 93 au top !

Capable de gommer ma présence, celle du maire de Sevran, Stéphane Blanchet, et de son adjoint Ludovic Jacquart, celle du médecin urgentiste Christophe Prudhomme qui emmène notre liste aux élections régionales pour la Seine-Saint-Denis, celle du conseiller régional et ancien maire du Blanc-Mesnil Didier Mignot, celle encore du conseiller départemental et élu de Tremblay-en-France, Pierre Laporte, pourtant tous bien présents au rassemblement devant l'hôpital Robert Ballanger en soutien à la mobilisation des personnels hospitaliers. Plusieurs d'entre nous y avons pris la parole... Curieuse amnésie journalistique...

 

 

 

 

 

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2038

7 Avril 2021, 21:19pm

Publié par PCF Villepinte

2038

Mme Parly, ministre de la guerre, n’a visiblement pas les problèmes de tout le monde. Son souci, c’est la construction du nouveau porte-avions, lequel va nous coûter, on ne le sait pas assez, dans les 10 milliards d’euros (soit nettement plus que le budget annuel de l’APHP). Notre marchande de canons prévoit la sortie de l’engin en 2038. C’est loin direz-vous. Certes, mais elle vient déjà de budgéter 200 millions d’euros (presse économique de cette semaine) pour travailler sur un avant-avant-projet. 200 millions d’euros : ça fait combien de lits de réanimation ? 

Gérard Streiff

 

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Haïti : Seule la solidarité internationale avec la mobilisation populaire haïtienne fera tomber Jovenel Moïs

7 Avril 2021, 21:16pm

Publié par PCF Villepinte

 Publié le 07/04/2021 par PCF

 

Dans l'indifférence générale des chancelleries occidentales et médias européens, le peuple haïtien affronte depuis deux mois l'une des phases les plus dramatiques de son histoire

En Haïti, l'État de droit n'est plus. Mais aucun des hérauts contemporains de la « démocratie et des droits humains » de notre siècle ne s'en émeut. Au contraire.

Depuis que, début février, le président Jovenel Moïse a passé outre manu militari la fin de son mandat constatée par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, en vertu de la Constitution en vigueur, il a su pouvoir compter sur le soutien actif de sa marraine, l'Administration étatsunienne, le consentement de l'Union européenne, et même de l'ONU, en la personne de sa représentante spéciale en Haïti, Helen Meagher La Lime qui fut, par ailleurs, ambassadrice des États-Unis en Angola...

Interpellé publiquement, Antonio Guterres, secrétaire général d'une ONU qui se fourvoie dans un appui à une « légalité électorale » des plus douteuses, devra bien répondre un jour à la question posée par le Mouvement Matris Liberasyon : « Pourquoi l’ONU, qui a toujours prôné la paix, la lutte contre la pauvreté et le respect des droits humains, encourage-t-elle l’implémentation d’une politique discriminatoire de déni systématique envers le peuple haïtien, en soutenant un gouvernement totalement illégal et illégitime ? »

D'autant que, puisque la Constitution lui donne tort, Jovenel Moïse a décidé d'en changer, par référendum, le 27 juin prochain. Ceci en vue d'une élection présidentielle, dès lors taillée sur mesure, prévue en septembre prochain et ardemment souhaitée dans une récente déclaration commune par les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU, « profondément préoccupés par la situation actuelle en Haïti ».

Des semaines de mobilisations et manifestations ne sont donc pas parvenues à briser cette épaisse muraille de black-out qui protège le pouvoir dictatorial en cours d'installation. Ce 3 avril encore, des centaines de femmes d'Haïti sont descendues dans la rue à l'occasion de la Journée nationale des droits des femmes, pour dire « Non à la dictature et à l’insécurité », non aux violences continuelles dont elles sont les cibles et « pour dénoncer le référendum et le soutien de la communauté internationale au président Jovenel Moïse ».

Tous les jours, la répression se renforce, les enlèvements crapuleux ou politiques se multiplient, et Jovenel Moïse maintient en prison sans jugement tout opposant à son pouvoir, soit des centaines de personnes parmi lesquelles des agents de la Fonction publique qui refusent d'appliquer ses ordres criminels. Le pays, déjà l'un des plus inégalitaires au monde, s'enfonce dans une crise sociale et économique.

À cette date, aucun vaccin contre le coronavirus n'a touché même le territoire haïtien dont l'absence de politique de santé publique et la faiblesse des structures sanitaires empêchent toute mesure rigoureuse de l'évolution de la pandémie qui n'aurait fait officiellement que 252 morts.

Le peuple haïtien ressent un cruel besoin de solidarité et d'internationalisme – seul facteur capable d'enrayer le scénario décidé à Washington, New York et Bruxelles qui assurerait à Jovenel Moïse une mainmise pérenne et une soumission sans faille aux exigences étatsuniennes et occidentales.

Le Parti communiste français appelle les forces démocratiques et d'émancipation humaine de France et d'Europe, en liaison avec celles d'Amérique latine et des Caraïbes, à manifester leur pleine solidarité et leur soutien aux mouvements citoyens, syndicaux, politiques et à tous les secteurs de la société haïtienne – car ils sont nombreux – en lutte pour les droits sociaux et fondamentaux, la justice sociale, les libertés et la démocratie en Haïti.

Il est grand temps d'imposer au gouvernement français lui-même un changement net d'orientation en se dégageant de celle imposée par les États-Unis guidés par leurs seuls intérêts géostratégiques et ceux de leurs firmes. En ne le faisant pas, la France prendrait une tragique responsabilité dans le cours des événements en Haïti et se disqualifierait pour longtemps encore aux yeux de nombreux peuples du monde dont les exigences sont piétinées par un ordre mondial insupportable.

Lydia Samarbakhsh
membre du CEN,
chargée de l'International

 

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Éducation. Jean-Michel Blanquer organise le grand retour du «démerdentiel»

7 Avril 2021, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 7 Avril 2021

Olivier Chartrain

Au-delà du crash informatique du 6 avril, une réalité apparaît: depuis un an, rien ou presque n’a été fait pour préparer l’école à ce nouveau coup d’arrêt. Une fois de plus, seules l’expérience et la bonne volonté des personnels permettront aux élèves de s’en sortir.

Commençons, le sujet s’y prête, par un peu de latin facile: «Errare humanum est, perseverare diabolicum.» Jean-Michel Blanquer ferait bien de méditer le vieux proverbe qui dit que toute erreur est humaine, mais que sa répétition indique au mieux la négligence, au pire une intention maligne.

Car ce mardi 6 avril, un peu plus d’un an après la première fermeture des établissements scolaires, tout montre qu’en dépit des affirmations du ministre, l’éducation nationale n’était pas prête pour une nouvelle période d’école à distance et que le «démerdentiel» va encore rester la règle de base pour les personnels, les élèves et leur famille.

Précautions et bonne volonté

Pourtant, dès le lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, les enseignants se sont organisés: réunions pour fixer des règles communes, recensement des équipements numériques des élèves, distribution de ressources et – déjà – de devoirs… 

«Nous nous sommes basés sur notre expérience de lan dernier, explique Jean-Marie Évrard, professeur d’histoire-géographie au lycée Feyder, à Épinay-Sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Nous avions réalisé une enquête pour connaître les outils numériques dont disposaient les élèves. Nous avons choisi de privilégier les outils en ligne existants, afin de leur faciliter les choses.»

Mêmes options pour Dominique (1), qui enseigne les mathématiques

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6 avril 1871, mairie du onzième arrondissement – des morts de la guerre

7 Avril 2021, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

6 avril 1871, mairie du onzième arrondissement – des morts de la guerre

Mardi 6 Avril 2021

Michèle Audin

Le 6 avril 1871, à la mairie du onzième arrondissement, il se passe pas mal de choses… dont je retiens

on rédige des actes d’état civil, naissances, mariages, décès — comme je l’ai expliqué dans un ancien article, ces actes ont bientôt été « bâtonnés », ce qui les a annulés, mais ne les empêche pas d’être lisibles,

un sous-comité de la garde nationale et des gardes d’un bataillon brûlent publiquement « la » guillotine devant la mairie — et c’est une fête.

Sur ce fait, cette fête, je renvoie à un des premiers articles publiés sur ce site. J’ajoute une petite curiosité: les journaux qui ont rendu compte de cet événement et qui, bien sûr, n’avaient pas tous un journaliste présent, et qui, bien sûr, se sont copiés les uns les autres, ont écrit que le bataillon qui était allé chercher la guillotine était le 137e.

Or le 137e était un bataillon du 10e, ce qui rendait la chose incroyable. Les mêmes articles confondaient Folie-Méricourt et Folie-Regnault… Je n’ai donc pas hésité à corriger et à remplacer 137e par 237e — ce dernier était bien un bataillon du onzième! Je l’ai fait dans l’article déjà mentionné, puis dans Comme une rivière bleue.

J’en ai ensuite discuté assez longuement avec Maxime Jourdan et nous avons tous deux cherché… des preuves. Sans en trouver d’autre que notre intime conviction. Et la possibilité, suggérée par Maxime, que 130e était plausible aussi: dans une casse d’imprimerie, le 7 et le 0 sont proches…

Dans Comme une rivière bleue, j’avais insisté, ce matin-là, celui du 6 avril, sur les mariages que célébrait Augustin Verdure, membre de la Commune, élu du onzième chargé de cette tâche.

Aujourd’hui, ce sont les décès que je vais considérer, en commençant par regarder le registre des décès de cet arrondissement, à cette date.

Cela commence, à neuf heures du matin, par l’acte 3828, qui nous apprend la mort d’un enfant de onze mois. Sur les vingt-huit actes de cette journée, huit concernent des enfants en bas âge… C’est aussi ça, la vie, dans un arrondissement populaire, cette année-là.

Les vingt autres morts ont dix-huit ans et plus. Le plus âgé est un tailleur de quatre-vingt-sept ans.

Ce sont… sept femmes et treize hommes.

Ma conscience professionnelle m’interdit de tirer des conclusions statistiques de nombres aussi petits. Mais elle ne m’interdit pas de chercher d’autres sources d’informations. Ni de monter la rue de la Roquette jusqu’au cimetière du Père-Lachaise où, justement, ce jour-là, le 6 avril, le cimetière ouvre une « tranchée des victimes » — victimes de la liberté, est-il précisé, dans un raccourci étrange — dans la 89e division.

Y sont inhumées des victimes de la sortie torrentielle (voir nos articles des 3 et 4 avril) — des gardes nationaux qui ont été ramenés à Paris. Une cinquantaine de corps entre le 6 et le 9 avril. Dont cinq des nôtres, du registre du onzième. Les autres viennent d’autres arrondissements ou leur décès a été déclaré un autre jour que le 6.

Ces cinq hommes retirés de notre registre, restent sept femmes et huit hommes.

Plutôt que les retirer, je vais au contraire les conserver et écrire leurs noms.

Ferdinand Étienne Trolet était journalier, né à Belleville, avait 18 ans, il est mort le 4 avril, 50 rue Servan — sans doute était-il toujours Bellevillois, en tout cas les amis, âgés de 23 et 29 ans, qui ont déclaré son décès l’étaient. Il a été inhumé le 6.

Jules Ernest Turquin était tourneur en fer, né à Belleville, avait 22 ans, il est mort le 4 avril, 7 avenue Parmentier (ma fréquentation du registre m’a appris qu’il s’agissait, près de la mairie, d’une ambulance). Il a été inhumé le 6.

Louis Laurent était bijoutier, il avait 53 ans, il est mort le 5 avril, chez lui, 27 rue de la Forge-Royale. C’est son fils, également bijoutier, qui a déclaré le décès. Rien dans l’acte de décès ne laisse deviner qu’il s’agit d’une victime de la guerre. Il a été inhumé le 7.

Pierre Jean Babet était maréchal ferrant, il avait 49 ans, il est mort le 3 avril chez lui, 64 Faubourg du Temple. Même remarque. Il a été inhumé le 6.

Louis Alexandre Richard était ciseleur, il avait 29 ans, il est mort le 4 avril, 7 avenue Parmentier (ambulance, donc). Il a été inhumé le 7.

Son acte de décès, portant le n° 3055, a été le dernier inscrit dans le registre ce 6 avril à trois heures trois quarts.

*

Par cet article, je voulais — aussi — montrer comme il est difficile de dénombrer les morts de la guerre de Versailles contre Paris. Par exemple, dans l’état civil, beaucoup d’entre eux sont déclarés morts à leur domicile. Si je n’avais pas vu le registre du cimetière, comment pourrais-je savoir qu’il s’agit de morts de la guerre?

 

 

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Christophe Prudhomme : «Le vaccinodrome est une grotesque opération médiatique»

7 Avril 2021, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Libération par Rachid Laïreche

publié le 6 avril 2021 à 19h09

Devant le Stade de France, à Saint-Denis (au nord de Paris), où a été installé un vaccinodrome, ce mardi. (Thomas Samson/AFP)

Tête de liste des insoumis aux régionales en Seine-Saint-Denis, le médecin urgentiste pointe les limites des centres de vaccination géants comme celui qui a ouvert ses portes ce mardi au Stade de France. Une stratégie gouvernementale non adaptée, selon lui, à la situation actuelle marquée par la pénurie de doses de vaccins.

Mardi matin, à Paris, Clémentine Autain a présenté ses têtes de liste pour les départements d’Ile-de-France, alors que les élections régionales doivent se tenir – sauf report – en juin. La députée insoumise postule à la présidence de la région.

Elle rêve de détrôner la droitière au poste, Valérie Pécresse. Le médecin urgentiste Christophe Prudhomme représente la Seine-Saint-Denis. Le syndicaliste est un visage visible de ces derniers mois. La crise a posé la lumière sur les blouses blanches qui défilent sur les plateaux télé. Lorsqu’il a pris le micro pour se présenter, l’urgentiste a – bien évidemment – parlé de la crise sanitaire pour pointer du doigt la stratégie gouvernementale.

Christophe Prudhomme a également évoqué le Stade de France qui s’est transformé en vaccinodrome. Il ne voit pas la chose d’un très bon œil. Il n’est pas le seul chez les insoumis. Certaines têtes, à l’image de Raquel Garrido et William Martinet, ont mis en ligne une pétition pour l’ouverture «immédiate des centres de vaccination partout» en Seine-Saint-Denis.

Le Président du département, Stéphane Troussel, et le maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, guettent la situation différemment: ils se félicitent de l’ouverture en grand du Stade de France. Mardi, les socialistes ont inauguré le vaccinodrome avec trois membres du gouvernement: Jean Castex, Gérald Darmanin et Olivier Véran.

Ils ont profité de l’événement pour demander au gouvernement l’élargissement du public éligible - notamment les professeurs et les policiers. Un point commun avec les insoumis. Mais le désaccord sur le vaccinodrome persiste: entretien avec le médecin urgentiste, Christophe Prudhomme.

C’est quoi le souci avec les vaccinodromes ?

Je ne suis pas opposé aux vaccinodromes. C’est une opération efficace lorsque les doses sont suffisantes. Or ce n’est pas le cas aujourd’hui. On en manque cruellement. Du coup, on retire des doses dans certains centres de proximité. Ce n’est pas normal. Le vaccinodrome est un bon outil pour la vaccination de masse, mais encore faut-il avoir des vaccins.

«La libération des brevets, c’est la seule manière de produire un maximum de vaccins rapidement, partout, sur tous les continents. On ne va pas régler le problème en vaccinant seulement les pays riches.»

—  Christophe Prudhomme, tête de liste insoumis aux régionales en Seine-Saint-Denis

Vous avez des retours de médecins libéraux sur le sujet ?

Oui, de nombreux retours. Il y a beaucoup de colère. Hier, par exemple, j’ai parlé avec un collègue de Rosny-sous-Bois [en Seine-Saint-Denis, ndlr] qui était furieux. Il s’est vu signifié que sa dotation de vaccins allait être divisée par deux pour fournir le Stade de France.

Franchement, c’est scandaleux. C’est une grotesque opération médiatique. Les Etats-Unis, par exemple, ont mis en place de nombreux vaccinodromes dans des grands stades. Eux, ils peuvent le faire, ils ont les doses suffisantes donc ils vaccinent 10000 personnes par jour et par lieu. Pendant ce temps, nous, en Seine-Saint-Denis, nous allons vacciner 10000 personnes par semaine au stade de France…

Donc les vaccinodromes sont utiles lorsque les doses sont nombreuses ?

Oui. Je ne veux pas mettre en concurrence les vaccinodromes et les centres de proximité. Ce n’est pas le but, il ne faut pas les opposer. Lorsque nous aurons suffisamment de doses, on pourra alimenter tous les sites. En attendant, on ne peut pas déshabiller l’un pour habiller l’autre et jouer les fiers devant les caméras.

Le personnel médical est limité et fatigué. Aujourd’hui, on le mobilise pour de mauvaises raisons: le collègue à Rosny-sous-Bois a passé son week-end à déprogrammer des rendez-vous à cause de sa dotation qui diminue. Et il ne faut pas oublier que le principe du vaccinodrome est intéressant pour les gens qui peuvent se déplacer. Ce n’est pas le cas de tout le monde, notamment des personnes à mobilité réduite, alors que bien souvent elles sont prioritaires.

Le nombre de vaccins a augmenté ces dernières semaines en France, mais il reste insuffisant. Comment faire pour accélérer ?

C’est très simple. Mais les mesures permettant de produire un maximum de vaccins sont refusées par les pays riches, notamment la France. Il y a un dispositif qui permet de lever temporairement les brevets. La libération des brevets, c’est la seule manière de produire un maximum de vaccins rapidement, partout, sur tous les continents.

On ne va pas régler le problème en vaccinant seulement les pays riches: le virus ne s’arrête pas aux frontières. Nous sommes dans une situation de crise majeure, ce qui compte ce ne sont pas les dividendes des actionnaires. Aujourd’hui, je ne sais pas si on mesure l’ampleur de la folie, le secret des entreprises est supérieur à la santé publique. Franchement, on marche sur la tête.

 

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Crise sanitaire. Les soignants un an après   

5 Avril 2021, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

                                        Dr Christophe Prudhomme

Dans son énième discours auto-satisfait sur la crise sanitaire, Emmanuel Macron a de nouveau appelé les soignants à faire un effort, comme s’il n’en faisait pas depuis des années jusqu’à l’épuisement. Christophe Prudhomme, médecin urgentiste rappelle leurs combats et leur situation aujourd’hui.

L’épidémie liée au coronavirus a submergé, au printemps 2020, un hôpital déjà très mal en point. Cela fait, alors, 2 ans que le mouvement, parti des Ehpad, s’enracine dans l’hôpital, d’abord dans les services d’urgences pour rapidement se généraliser. La première revendication, avant celle des salaires, concerne les effectifs et les lits.

Les besoins pour les services d’urgences sont chiffrés, pour l’ensemble des établissements, à 10 000 emplois supplémentaires. Pour ce qui est des lits, la revendication est celle d’un moratoire à toute fermeture après la saignée subie en 25 ans avec la disparition de 100 000 lits.

Espoirs…

Après la mobilisation massive de l’ensemble des soignants, dès mars dernier, pour gérer avec des bouts de ficelle un afflux de malades graves dans des services de réanimation manquant de tout, un espoir était né. En effet, la capacité d’organisation, l’inventivité des personnels de terrain avec une administration revenue à sa fonction première, c’est-à-dire fournir les moyens pour assurer et répondre aux besoins, avait montré que ce mode de fonctionnement était le bon et devait être privilégié dans ce que certains appelaient alors « le monde d’après ».

…déçus

Mais le retour à la dure réalité, dès le mois de mai, a douché les espoirs de beaucoup. Le retour au « monde d’avant » a été brutal, avec la fermeture des lits de réanimation ouverts en catastrophe et le renvoi des personnels qui s’étaient formés pour apporter des renforts dans ces services.

Ceci, alors que nous réclamions l’ouverture pérenne d’au moins 50% de lits de réanimation en plus, en maintenant en poste tous les agents venus en renfort, en profitant de l’accalmie pour compléter leur formation et être disponibles pour l’hiver à venir. Car, au-delà du débat sur la deuxième vague, nous savions que, comme chaque année, nous manquerions de lits en hiver et que nous en manquerions encore plus avec le coronavirus pourvoyeur d’un grand nombre de malades nécessitant des lits de réanimation.

Or, aujourd’hui, nous ne sommes pas plus nombreux à l’hôpital qu’en janvier 2020 et nous de disposons d’aucun lit supplémentaire. Dans certains établissements, il y a même moins de personnel car certains ont démissionné, déçus par le retour au fonctionnement antérieur, sans autre amélioration que les maigres augmentations de salaire octroyées par le fameux Ségur de la santé.

Si toute augmentation est bonne à prendre, il faut savoir que ce qui a été donné par le Gouvernement compense à peine le blocage des salaires subi depuis 2010, qui fait que les infirmières françaises restent parmi les moins bien rémunérées au sein des pays de l’OCDE.

Épuisement et colère

Le personnel est donc épuisé et en colère. Aujourd’hui, alors que le virus circule activement - ce qui n’est pas étonnant en plein hiver - l’hôpital est sous-tension, alors que le nombre de malades atteints de la Covid-19 n’a rien d’extraordinaire avec, début mars 2021, deux fois moins de malades en réanimation qu’en avril 2020. Si le système tient, c’est encore avec des pis-aller comme la réquisition des étudiants paramédicaux et médicaux à qui il a été demandé d’arrêter leurs études pour venir servir de main-d’œuvre à bon marché sur le terrain.

Et même si certains démissionnent et quittent le navire, les luttes se sont multipliées ces derniers mois, malgré le contexte pas toujours favorable à la mobilisation. L’autre élément marquant est que ces actions sont initiées par un groupe d’organisations rassemblant des syndicats de personnels et de médecins, des collectifs de soignants qui se sont créés lors du mouvement de 2019 et des associations citoyennes, comme la Coordination des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité ou encore le Printemps de la psychiatrie.

Cette unité dans la diversité est une force qui redonne de l’espoir aux personnels, car les initiatives et les mobilisations se succèdent à un rythme soutenu avec un contenu revendicatif de haut niveau.

La mobilisation remotive

La question des salaires n’est pas réglée et la revendication des 300 euros par mois pour tous est le slogan qui permet de poser le problème de la refonte de l’ensemble des grilles de rémunération. En ce qui concerne les lits, l’arrêt de toutes les restructurations impliquant des fermetures est une exigence forte qui commence à peser sur le Gouvernement qui, sans remettre en cause fondamentalement ses projets, commence à reculer, comme à Nancy et sur l’hôpital Nord à Paris.


Mais la question fondamentale reste celle de l’emploi. Le Gouvernement continue à avancer cet argument pour justifier la soi-disant impossibilité d’ouverture de lits supplémentaires. Nous avons chiffré les besoins à 400 000 emplois : 100 000 à l’hôpital, 200 000 dans les Ehpad et 100 000 pour l’aide à domicile.

Dans un premier temps, il s’agit de tarir la fuite des personnels : environ 150 000 infirmières diplômées n’exercent plus leur métier, de très nombreuses aides-soignantes abandonnent leur activité au bout de quelques années du fait de la difficulté du travail et de la faiblesse des rémunérations.

Les solutions existent

Mais la solution que nous mettons en avant est simple. Il s’agit de rétablir ce qui existait jusqu’au début des années 1980, quand il était difficile de recruter dans ces métiers, à savoir la politique des contrats pour les étudiants dès leur entrée en formation.

Cela signifie de rémunérer les étudiants pendant leurs études contre une obligation de servir pendant un nombre d’années proportionnel à la durée de leur formation. Dans la période actuelle, ce type d’engagement peut être particulièrement motivant, d’autant que cela signifie aussi de cotiser dès le début de ses études pour sa retraite.
Comme vous pouvez le constater l’avenir des personnels hospitaliers peut s’écrire en termes de progrès si nous nous en donnons les moyens.

Dr Christophe Prudhomme

 

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« Vaccination : il y a urgence en Seine-Saint-Denis ! » Déclaration de Patrice Bessac, maire de Montreuil

4 Avril 2021, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Santé30/03/2021

 « L’épidémie s’emballe. Nous l’avons vu ces dernières semaines. La Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée. Ici, les chiffres suivent tous la même courbe exponentielle. On dénombre aujourd’hui 781 contaminations pour 100 000 habitants et ce taux monte à 1 habitant sur 100 pour la tranche d’âge allant de 30 à 49 ans. C’est trois fois plus que la moyenne nationale et vingt fois plus que le seuil d’alerte. Nos hôpitaux ne peuvent plus absorber ce raz-de-marée : 160 % des lits de réanimation sont déjà occupés.

Ce taux d’incidence est plus élevé en Seine-Saint-Denis, car la Covid touche d'abord les ouvriers, les caissiers, les infirmiers, les premiers de corvée qui vivent dans notre département et sont plus exposés à la contamination sur leur lieu de travail et dans les transports. Il est plus élevé car 30 % des logements sont en suroccupation. Il est plus élevé car notre population est jeune et que nos écoles sont devenues un accélérateur de la propagation du virus.
Pour toutes ces raisons, j’appelle à un changement dans la stratégie vaccinale. Les territoires les plus touchés, la Seine-Saint-Denis en tête, devraient faire l’objet d’une priorisation dans la stratégie de vaccination. Le taux d’incidence devrait être pris en compte.

Parce que le variant britannique est plus contagieux et plus dangereux, parce qu’il envoie des catégories plus jeunes de la population en réanimation, nous devons aussi abaisser le critère de l’âge. Ce même critère qui a fait prendre du retard à la Seine-Saint-Denis dans la vaccination, en plus de la fracture numérique.

Il est aussi urgent de vacciner les enseignants et les agents qui travaillent dans nos écoles. A Montreuil, malgré nos efforts pour renforcer nos effectifs, le fonctionnement du service public est aujourd’hui menacé. Nous le subissons déjà : des cantines sont amenées à fermer le midi et les enseignants absents pour cause de contamination sont de moins en moins bien remplacés.

J’appelle donc le Gouvernement à réagir rapidement en augmentant de façon massive le nombre de doses de vaccin disponibles dans notre département, afin d’ouvrir la vaccination à un plus grand nombre et d’enrailler enfin cette courbe exponentielle des contaminations qui menace nos écoles, notre service public, nos vies. »

 

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