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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

la commune de Paris

9 Mars 2021, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

 

Il y a 150 ans, la Commune de Paris « à l’assaut du ciel »

l'Humanité Mardi 9 Mars 2021

Maurice Ulrich

Dans son nouveau hors-série multipliant portraits et analyses, l’Humanité raconte les soixante-douze jours de l’insurrection, ses ambitions et ses résonances aujourd’hui. Et fait une place inédite aux grandes figures féminines et aux anonymes qui en furent les âmes emplies d’espoirs.

« E lles ont pâli, merveilleuses, au grand soleil d’amour chargé, sur le bronze des mitrailleuses, à travers Paris insurgé.» On connaît ces vers sublimes de Rimbaud dans son poème les Mains de Jeanne-Marie, qui inspireront au grand compositeur italien Luigi Nono une cantate, Al gran sole carico d’amore, jouée pour les cent ans de la Commune sur la Grande Scène de la Fête de l’Humanité. Le jeune homme a 17 ans, il revient à Paris juste après la « semaine sanglante » et a sous les yeux les femmes de la Commune enchaînées, en partance pour les prisons et le bagne.

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Élisabeth Dmitrieff y échappera après avoir combattu jusqu’aux dernières heures. Combattant lui aussi et plus tard historien de ces heures, Prosper-Olivier Lissagaray la décrit: «Vers trois heures de l’après-midi, le membre de la Commune Frankel arriva à la mairie du 11e , le bras en écharpe et ensanglanté. Ce jeune homme, un des membres les plus intelligents de la Commune, avait été blessé aux barricades de la Bastille. M me  Dmitrieff l’accompagnait. Grande, les cheveux d’or, admirablement belle, elle soutenait le blessé dont le sang coulait sur sa robe élégante. Plusieurs jours durant elle se prodigua aux barricades.» La jeune femme a 20 ans. Née en Russie, très cultivée, engagée très tôt dans les cercles révolutionnaires, ayant déjà connu la prison, elle est l’envoyée de Karl Marx à Paris…

hors-série exceptionnel de 124 pages:  Un espoir mis en chantier.

 

Hommes et femmes se battent pied à pied, au corps-à-corps

Il faut imaginer, derrière l’évidente fascination de Lissagaray empreinte de cette beauté tragique, comment le lui reprocher, ces heures terribles quand finit, face aux troupes versaillaises, cette aventure unique dans l’histoire des soixante-douze jours de la Commune de Paris, allée «à lassaut du ciel». Hommes et femmes se battent pied à pied, au corps-à-corps. La répression est d’une violence inouïe, bestiale. Les hommes sont collés au mur et immédiatement fusillés. Les femmes sont traînées dans les geôles, parfois violées, des enfants sont tués. On chiffre à 20000, peut-être 30000, le nombre de morts de la semaine. Les survivants prendront pour les plus chanceux le chemin de lexil, les autres celui du bagne, à Cayenne.

Le hors-série de l’Humanité, qui paraît aujourd’hui même, bellement illustré par des documents, des photographies, une bande dessinée restituant pleinement l’époque, les silhouettes du dessinateur Dugudus qui seront aussi collées les jours prochains dans Paris, veut être plus qu’un numéro célébrant une histoire morte. Il entend porter témoignage, mais aussi prolonger les échos, comme le dit son titre d’ «un espoir mis en chantier». Avec la Commune, écrit l’historien Roger Martelli, dans un récit très fourni de ce qu’il décrit comme une onde de choc politique et sociale qui traverse l’histoire, «le rêve dessine les contours dun possible concret, la première matérialisation dun gouvernement populaire, même sil sagit plus dune ébauche que dun projet achevé (). La Commune a fasciné par ce qu’elle a osé et par ce qu’elle a réalisé, mais elle a aussi fait réfléchir parce qu’elle a fini par échouer». Marx et Jaurès, de ce point de vue, en tireront des leçons également évoquées dans ce numéro exceptionnel.

Un événement qui reste «une balise de la lutte des classes»

Ce qu’elle a osé et réalisé, Patrick Le Hyaric dans son éditorial et l’écrivain Laurent Binet le rappellent. Suffrage universel, élections libres, séparation de l’Église et de l’État, école publique gratuite, annulation des loyers impayés, développement des associations et organisations syndicales, interdiction de la prostitution, etc. Reste, au premier chef, écrit Patrick Le Hyaric, «des héritages multiples quelle nous laisse, la force de linitiative populaire, la capacité d’imagination et d’invention proprement révolutionnaire des travailleurs lorsqu’ils s’érigent en pouvoir autonome». La Commune reste en cela «une balise de la lutte des classes». Une lutte des classes qui n’a rien à voir avec une vision étriquée. Ainsi, au-delà des grandes figures comme Gustave Courbet, qui paiera très cher son engagement, des milliers d’artistes participeront à l’insurrection et à ses institutions. On compte dans ses assemblées élues un artiste sur dix.

à découvrir la chronique de Michèle Audin : La Commune de Paris au jour le jour. La fédération républicaine de la garde nationale et ses statuts

Mais ce que ce hors-série met en avant, d’une façon sans doute inédite, c’est le rôle des femmes dans le déroulement des événements. Nous avons cité Élisabeth Dmitrieff. Des pages de portrait sont consacrées à Louise Michel, évidemment, mais aussi à Nathalie Le Mel qui vécut à ses côtés leurs années de bagne, qui fut à la tête de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, syndicaliste et proche d’Eugène Varlin, qu’un rapport de police avait auparavant décrite ainsi: «Elle soccupe de politique et lit de mauvais journaux.» Portraits aussi d’Anna Jaclard, aristocrate russe, écrivaine, proche à la fois de Dostoïevski qui voulut l’épouser et de Marx, Paule Mink qui fonde la Société fraternelle des femmes ouvrières de Paris… Mathilde Larrère, historienne, cite aussi les paroles de l’une d’elles, André Léo: «Il faudrait raisonner un peu: croit-on pouvoir faire la révolution sans les femmes? Voilà quatre-vingts ans quon essaie et quon nen vient pas à bout. Pourquoi cela? Cest que beaucoup de républicains n’ont détrôné l’empereur et le bon Dieu que pour se mettre à leur place; il leur faut des sujettes.»

Mais les femmes de la Commune, celles que la réaction et même des écrivains, pour leur indignité, décriront comme des chiennes, des pétroleuses, sont des milliers. Dans son article appelé « Elles, les femmes à l’avant-garde », Claudine Rey, présidente d’honneur des Amies et amis de la Commune écrit: «Nombre de ces Parisiennes sont des ouvrières (sur 114000 emplois ouvriers, on recense 62000 femmes). Pour plus de treize heures par jour, elles touchent la moitié du salaire dun homme. Les ateliers sont sans air et sans lumière. Elles sont exploitées et parce quouvrières, elles sont considérées comme des moins que rien...» Elles subissent souvent le droit de cuissage et nombre d’entre elles doivent avec la prostitution faire ce qu’on appelle le cinquième quart de leur journée. «Dès le premier jour de la Commune, écrit-elle encore, les femmes la protègent. Elles mettent en elle tous leurs espoirs.»

Le 17 mars, ce sont d’abord des femmes qui s’opposeront aux troupes venues priver Paris de ses canons. C’est alors que commence la Commune.

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Venue de E. Macron à Stains: réaction de Azzedine Taïbi, maire de Stains

9 Mars 2021, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

Le lundi 1er mars, dans le respect du protocole Républicain, j’ai accueilli à Stains le Président Emmanuel Macron, accompagné de plusieurs Ministres, au Campus l’Industreet de la Fondation Total.

Pour rappel en 2018, la ville s’était portée candidate et avait été la première lauréate du concours “ Inventons la Métropole du Grand Paris ”, pour y accueillir dans le secteur du Bois Moussay, le campus des métiers de l’industrie du futur ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans, mais également le Centre International de recherche ENGIE.

C’est la reconnaissance d’un territoire tourné vers l’avenir, dynamique et riche de sa jeunesse, trop souvent stigmatisée, qui ont été appréciés.

D’ailleurs et je ne pouvais pas m’en empêcher, j’ai eu l’occasion de rappeler au Président qu’on était loin des raccourcis qui consistent à croire que quand on est jeune, soit on est chauffeur Uber, soit on tient les murs ou l’on devient dealer à Stains. Et que fort heureusement, les jeunes dans leur grande majorité, aspirent à d’autres alternatives, à condition de les accompagner et de les soutenir dans leur projet.

J’ai essayé de comprendre le lien de cette visite du Président pour la promotion du dispositif “Un jeune, Une solution”, avec le projet du Campus lancé de longue date. J’en ai conclu sans doute à tort que cette visite était donc une tribune inespérée pour tenter de camoufler le bilan chaotique du gouvernement en faveur de la jeunesse, et plus particulièrement des étudiants plongés dans une précarité insupportable et sans précédent.

Ils sont en première ligne de la crise sociale. De l’école à l’emploi, en passant par la santé, les loisirs ou le logement, les jeunes qui souffrent et subissent la crise sanitaire, sont bien plus ceux issus des quartiers populaires.

“Un jeune, une solution”, en plus d’être un slogan à l’approche des élections présidentielles, est une nouvelle forme “ d’assistanat ” financier de l’État en faveur des entreprises, un nouveau cadeau d’exonération fiscale, qui correspond aux exigences du MEDEF.

Le plan du gouvernement « un jeune, une solution » vise donc en fait à multiplier les contrats précaires pour les jeunes, tout en facilitant l’accès à une force de travail de moins en moins chère pour les entreprises.

Nous sommes là bien éloignés d’une véritable politique publique ambitieuse en faveur de l’emploi des jeunes et de répondre à leurs aspirations.

La rupture éducative qui s’est amplifiée depuis la crise du COVID sur notre département n’a jamais été aussi frappante !

Les inégalités sociales et territoriales ont été exacerbées dans nos quartiers populaires, la violence sociale produit des effets désastreux dans notre pacte républicain... et j’attends, mais sans me faire beaucoup d’illusion, du gouvernement, des moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux de la crise sociale.

L’Égalité Républicaine doit quant à elle, se manifester à tous les niveaux : éducation, transport, culture, sécurité, sport.

C’est pourquoi avec d’autres Maires, il y a presque deux ans, nous avons décidé de déposer un recours contre l’État pour rupture d’Égalité Républicaine. Car la dignité de nos habitants n’est pas un slogan mais un combat du quotidien.

 

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Confidentialité

9 Mars 2021, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

Christophe Prudhomme est médecin au SAMU 93

J’ai choisi aujourd’hui de vous parler d’autre chose que du coronavirus, car il faut bien comprendre que toute l’agitation du gouvernement autour des mesures de pseudo-confinement masque le fait que la période est mise à profit pour avancer masqué sur d’autres sujets très importants. Il s’agit notamment de ce qui est appelé le Health Data Hub.

En français: la collecte des données de santé des Français. Données qui intéressent au plus haut point ceux qui en ont fait un grand business, je veux parler des fameux Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Heureusement que certains veillent au grain, comme par exemple le conseil d’administration de la CNAM (Caisse nationale d’assurance-maladie), qui vient d’opposer un refus très ferme à la proposition du gouvernement de confier la gestion de cette entreprise à Microsoft.

Pour comprendre l’intérêt porté à la France, il faut savoir que notre Sécurité sociale possède une des bases de données de santé parmi les plus importantes du monde. Elle est utilisée aujourd’hui à visée épidémiologique alors que l’objectif de cette opération est d’ouvrir un accès à visée commerciale, pour proposer des assurances et des soins soi-disant personnalisés selon le niveau de risques des individus. Toutes choses en contradiction avec les fondements de la Sécurité sociale, qui collecte des cotisations proportionnelles aux revenus et qui finance les soins en fonction des besoins des patients.

Nous voyons bien que cette opération vise à s’accaparer un bien public pour engranger des profits. Il faut donc être particulièrement vigilant car sans mobilisation de la population pour la refuser, le gouvernement reviendra à la charge pour aboutir à ses fins. Nous sommes déjà assez surveillés, contrôlés, analysés, notamment via nos téléphones portables, l’utilisation de nos cartes de crédit ou encore par les réseaux sociaux.

Nos données de santé doivent être protégées et c’est à chacun de décider qui peut y avoir accès. C’est tout l’enjeu du fameux dossier médical partagé, serpent de mer depuis des années, mais dont la mise en place reste d’actualité. Il est essentiel qu’il reste confidentiel et ne serve qu’à coordonner et améliorer la prise en charge du patient par les différents professionnels de santé choisis et désignés par celui-ci. Veillons jalousement à nos libertés.

 

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Il s'agit de créer la 1ère Ferme Maraîchère biologique du 93 !

8 Mars 2021, 13:24pm

Publié par PCF Villepinte

Située dans le Parc Départemental du Sausset (RER B Villepinte) Il s'agit de créer la 1ère Ferme Maraîchère biologique du 93 !

Située dans le Parc Départemental du Sausset (RER B Villepinte) 

Notre devise  « Bio, Local et Durable pour tous »

 Le Potager du Grand Paname c’est : 

-10 000m2 cultivés en maraîchage biologique diversifié qui proposeront des légumes locaux, frais et de saison aux Franciliens. 

- 5 000m2 aménagés de façon à devenir un lieu de transmission de notre savoir-faire à travers des formations, des ateliers pédagogiques & des visites de la ferme. 

Accompagnez-nous dans cette belle aventure !

Pour cela cliquez sur le lien ci-dessous, créez votre compte & votez pour notre projet.

C’est gratuit, rapide et engagé ! 

 =>    https://budgetparticipatif.smartidf.services/projects/le-budget-participatif-ecologique-2eme-session/collect/depot-des-projets/proposals/creation-dune-ferme-urbaine-maraichere-productive-et-pedagogique

 

Merci pour votre soutien et à bientôt ! 

Floriane & Brice, Vos Maraîchers Urbains.

 

Contact

Le Potager du Grand Paname | Agriculture Urbaine

phone:  0603230924

mobile:  0675556859

email:  contact@lepotagerdugrandpaname.fr

address:  95 avenue du Président Wilson, 93108 Montreuil

 
 

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Allez-vous renoncer à votre réforme inique de l'assurance-chômage ?

8 Mars 2021, 12:42pm

Publié par PCF Villepinte

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L'Humanité

8 Mars 2021, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
 
Retrouvez ci-dessous une sélection d'articles parus ce jour sur l'Humanite.fr.
A lire, A découvrir.
La rédaction
 
 
Réseaux sociaux. Avec le « féminisme de hashtag », le mouvement change d’échelle
 
En réponse à la crise sanitaire et à la société du sans contact, une nouvelle forme d’expression des féminismes s’est développée sur les différentes plateformes numériques. Protéiforme, plurielle et transnationale, elle n’est pas pour autant déconnectée des réalités de terrain.
 
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« Il n’y a pas un seul féminisme, mais des mouvements féministes »
 
Se replonger dans le passé, riches des questions soulevées dans le présent : c’est la démarche sociohistorique mise en œuvre par Florence Rochefort, Michelle Zancarini Fournel et Bibia Pavard. Dans Ne nous libérez pas, on s’en charge (la Découverte), les trois chercheuses et autrices présentent une histoire des féminismes de 1789 à nos jours.
 
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300 000 stérilisations forcées au Pérou : Alberto Fujimori jugé pour sa sale guerre contre les femmes indigènes
 
L’ex-président de la République, qui purge une peine de vingt-cinq ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité, est jugé pour les 300 000 stérilisations forcées que son gouvernement a ordonnées à la fin des années 1990.
 
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Football. Le ballon rond pour aider les femmes à se reconstruire
 
Viols, séquestrations : les conflits armés qui meurtrissent la République démocratique du Congo ont fait des femmes des cibles systématiques. Recueillies dans l’hôpital de Panzi, elles réapprennent à vivre grâce au travail du docteur Denis Mukwege, mais la guérison passe aussi par le sport.
 
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Mobilisation. Bachelot est venue les mains vides, l’occupation de l’Odéon se poursuit
 
Les intermittents occupent le théâtre parisien depuis jeudi. Ils réclament la prolongation de l’année blanche et la réouverture des salles de spectacle, cinémas et musées. La visite éclair de la ministre a renforcé leur détermination.
 
 

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À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous souhaitons interpeller gouvernement et patronat.

8 Mars 2021, 10:11am

Publié par PCF Villepinte

Militante féministe, Clara Zetkin est la première à avoir lancé l'idée d'une journée internationale des droits des femmes en 1910.

Communiqué unitaire dont la CGT est signataire.

La crise inédite que nous traversons a un impact direct sur les femmes.

Si elle a été l’occasion de mettre enfin dans la lumière l’utilité sociale de nombreux métiers à prédominance féminine, elle se traduit aussi par des difficultés accrues pour les femmes.
Comme le révèle l’OIT, dans le monde, les pertes d’emploi et baisses de revenus, engendrées par la crise ont été plus importantes pour les femmes que pour les hommes.

En France, l’augmentation de la précarité et de la pauvreté pénalise d’abord les femmes, qui représentent 80% des temps partiels, 60% des titulaires de CDD et 80% des familles monoparentales.

La fragilisation du fonctionnement des écoles et des crèches pénalise d’autant plus les femmes, nombreuses à télétravailler tout en gardant leurs enfants, avec des conséquences négatives sur leur carrière et leur santé.

Le confinement s’est aussi traduit par une augmentation des violences intrafamiliales et par une fragilisation de l’accès aux soins.

Nous nous félicitons de l’allongement du congé paternité qui fait écho à une proposition que nous portons ensemble depuis de longues années.

Cependant, nous regrettons que la plupart des négociations et des plans d’action visant à l’amélioration de la situation des femmes (suppression des écarts de salaire, droits liés à la parentalité, temps partiels, lutte contre les violences...) avec les pouvoirs publics comme avec le patronat soient, au motif de la crise ajournés ou enterrés.

De ce point de vue la suppression du Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle est un signe très négatif car il fait disparaitre un des rares cadres de démocratie sociale consacré à l’égalité professionnelle.

Nous alertons solennellement gouvernement et patronat : sans politique économique et sociale et relance de la démocratie sociale prenant réellement en compte les droits des femmes, la crise risque de se traduire par une augmentation des inégalités et un recul de la situation des femmes.

Nous portons ensemble notamment les exigences suivantes :

La ratification de la convention 190 et de la recommandation 206 de l’Organisation Internationale du Travail contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail doit être l’occasion d’aller plus loin que le cadre législatif actuel. Nous proposons notamment que la prévention des violences sexistes et sexuelles soit un sujet obligatoire de négociation dans les entreprises sous peine de sanction pour les employeurs. Nous voulons la mise en place d’une obligation de formation des professionel·le·s et de sensibilisation des salarié.e.s, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes, notamment dans les entreprises sans représentant.e.s du personnel. Nous demandons enfin l’application de la convention et de la recommandation en matière de protection du travail des victimes de violences conjugales (droit à mobilité géographique et fonctionnelle choisie, absences rémunérées, prise en charge des frais médicaux et sociaux sans frais, interdiction des licenciements...).

 

Les salaires des métiers à prédominance féminine doivent être revalorisés et la loi qui garantit un salaire égal pour un travail de valeur égale doit être appliquée. Nous demandons que soit rendue obligatoire et dans un délai contraint, l’ouverture de négociations portant sur les classifications dans le privé et les grilles indiciaires dans la fonction publique en vue de reconnaitre et valoriser les missions, les qualifications et compétences mises en œuvre dans les métiers et corps à prédominance féminine.

 

Les aides aux entreprises doivent être conditionnées et le plan de relance doit permettre de lutter contre la pauvreté, les contrats précaires et à temps partiels et les licenciements, qui frappent de nombreuses femmes. La réforme de l’assurance chômage doit être abandonnée, notamment parce qu’elle pénalise les plus précaires, souvent des femmes, qui subissent une double peine : moins payées au travail et donc moins indemnisées au chômage.

 

L’index égalité salariale doit être corrigé pour permettre de supprimer effectivement les écarts de rémunération. Le « seuil de pertinence », le barème et la pondération masquent une partie des écarts. Les obligations de transparence et les moyens du CSE en matière d’information et de dialogue social sont à renforcer et les employeurs doivent débloquer les enveloppes de rattrapage salarial nécessaires. Par ailleurs, l’obligation de résultat en matière d’égalité salariale doit être étendue à la fonction publique par des mesures contraignantes.

 

Les services publics doivent être renforcés, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enfants et de la perte d’autonomie, majoritairement assumées par des femmes, afin de faire reculer les inégalités et de mieux affronter les crises.

Pour nos organisations, l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des leviers de sortie de crise indispensable.

Pour construire une société plus juste et plus résiliente nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations !

 

Déclaration unitaire 8 mars 2021


 

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Sevran: La vague …coulée

8 Mars 2021, 10:03am

Publié par PCF Villepinte

Un article du Parisien titré : « A Sevran, la vague artificielle n’est plus en vogue. » indique que pour le maire de Sevran, Stéphane Blanchet : « L’avenir de la vague est très largement questionné. ». À la place de la vague artificielle, Stéphane Blanchet imagine un espace qui renouerait avec le passé agricole et fermier de la commune. « Le projet doit être utile à toute la population ».

Dans ce sens, la municipalité vient de lancer une consultation par Internet sur le projet*. www.ville-sevran.fr/la-mairie/citoyennete/consultation-terre-deaux-et-de-culture

Des élus, des associations environnementales et dix habitants volontaires tirés au sort travailleront sur un nouveau projet.

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L’Humanité célèbre avec vous le 150ème anniversaire de la Commune de Paris.

7 Mars 2021, 14:13pm

Publié par PCF Villepinte

 
 
Commandez sans attendre le Hors-série « spécial 150 ans de la Commune de Paris : Un espoir mis en chantier ».
 
 

Phare d’espoir pour les opprimés, spectre effrayant pour les possédants, la Commune de Paris reste une balise de la lutte des classes. Cent cinquante ans après cette expérience politique pionnière, une telle persistance interroge. Antiraciste et internationaliste, sociale, démocratique, féministe, laïque… la Commune a laissé de nombreux héritages, à commencer par cette radicalité concrète qui continue d’inspirer la visée communiste. Revivez ces 72 jours de révolution, l’histoire de leurs acteurs et la richesse des débats qui leur succédèrent.
 
124 pages – 8,90 €
 
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Musique. Karimouche, une sacrée gouaille et des rimes en bataille

7 Mars 2021, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Vendredi 5 Mars 2021

Fara C.

Dans son troisième album, l’artiste française fustige racisme, sexisme et autres maux, au son d’un caravansérail musical exaltant où cohabitent chanson française, électro, dubstep et délices orientaux. «Il faudrait rester cool / Alors quon coule, coule», chante cette interprète aux multiples facettes… ENTRETIEN.

L’interprète, auteure, compositrice et actrice française publie un disque puissant, qui concilie science et conscience. Sa gouaille et ses rimes en bataille font de Folies berbères l’album idéal pour reprendre des forces, et repartir au combat en chantant. ­Karimouche a signé les paroles de sept des onze titres avec l’émérite R.Wan (de Java), en outre invité sur un morceau.

Dans Princesses, la Brésilienne Flavia Coelho se joint à elle. Le clip, qui débute avec des slogans ­muraux (comme «Ras le viol») convie nombre d’artistes – Aïssa Maïga, Awa Ly, Zaza Fournier, Carmen Maria Vega… Il distille le message avec autant de vitriol que d’humour.

Réalisé par l’ingénieux Tom Fire, le disque ­présente un caravansérail musical où cohabitent à merveille chanson française, électro, dubstep, afro-trap, délices orientaux et brises soufflées par l’ancestral hautbois ghaïta.

Avez-vous écrit la chanson Apocalypse Now avant la pandémie? Elle entre en totale résonance avec la situation prévalant depuis un an: «Il faudrait rester cool / Alors quon coule, coule»…

KARIMOUCHE Je l’ai écrite avec R.Wan alors que personne ne pouvait imaginer qu’adviendrait une pareille crise sanitaire et économique. Nous y dressions un tableau de l’état de la société qui, depuis, s’est encore dégradé...

 

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