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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Régionales 2021. La gauche se rassemble dans les Hauts-de-France

12 Mars 2021, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

hauts-de-france

 

Si instances et militants des mouvements respectifs l’approuvent, Karima Delli (EELV) prendra la tête de la liste commune de gauche. © Karine Pierre/Hans Lucas/AFP

L'Humanité Vendredi 12 Mars 2021

EELV, PS, FI et PCF ont annoncé la constitution d’une liste commune pour battre la droite et le RN. Si les militants et instances dirigeantes de chaque mouvement l'approuvent, elle sera menée par l'écologiste Karima Delli.

Le rassemblement à gauche est acté dans les Hauts-de-France. C’est par un communiqué de presse signé par ses principales formations (EELV, PS, FI, PCF) que la nouvelle est tombée, jeudi 11 mars, un peu après midi. Une liste commune, «unique à cette heure en France», avec l’écologiste Karima Delli à sa tête, est sur les rails, même si elle doit encore être «approuvée par les instances et les militants de nos mouvements respectifs», précise le communiqué . «Nous faisons union pour le climat, pour lemploi, pour changer la vie des gens, pour les Hauts-de-France», résument les parties.

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#OdeonOccupe : « Le gouvernement doit sortir de sa tour d’ivoire » (Pierre Dharréville - PCF)

12 Mars 2021, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/03/2021 par PCF

« Inutiles et dangereuses ». Voilà comment la ministre de la culture juge les occupations de théâtres. Et si c'était ce que le gouvernement pense au fond de la culture ? Inutile et dangereuse ?

L'occupation de l'Odéon avec lui de plusieurs autres théâtres, pose avec force la question de la culture que le gouvernement ne veut pas voir. Elle manifeste que la réforme de l'assurance chômage ne passe pas. Elle interpelle sur le prolongement des droits des intermittents du spectacle, empêchés de travailler depuis si longtemps, et la prise en compte des situations ignorées comme celle de nombreuses femmes en phase de maternité.
Plutôt que de s'enfermer dans sa tour d'ivoire, le gouvernement doit cesser de tarir les sources de la vie culturelle et d'empêcher la rencontre qu'elle permet. Les émotions, les idées, les interrogations et tant d'autres choses sont ainsi mises sous clef alors que nous en avons besoin pour vivre, pour vivre ensemble, pour vivre libres, pour affronter la crise. Des conditions sanitaires adaptées ont été déterminées. 

Ce mouvement pose des questions incontournables, il ouvre de nouveaux horizons pour la période à venir. Plutôt que d'employer des mots qui blessent, nous appelons le gouvernement à regarder en face les aspirations dont ce mouvement d'occupation de théâtres qui grandit est la manifestation.

 Pierre Dharréville, député des Bouches du Rhône et Responsable de la commission Culture au PCF,

 

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10 mars 1871, condamnés!

11 Mars 2021, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

la chronique de michèle audin

-Arts

Mercredi 10 Mars 2021

Il y a 150 ans.  Mathématicienne et écrivaine, Michèle Audin est aussi passionnée par l'histoire et tient un blog sur la Commune de Paris. Nous vous proposons de retrouver quotidiennement sur le site de l'Humanité, jusqu'au 1er juin, sa chronique "Il y a 150 ans". Au jour le jour donc, Michèle Audin va nous raconter les événements de ces mois de mars, avril et mai 1871. Les plus curieux pourront découvrir que cet éphéméride communard a débuté le 7 mai 2020 avec l'article : 8 mai 1870, le dernier plébiscite bonapartiste

Michèle Audin est l'autrice de cinq ouvrages sur le sujet, parus de 2017 à 2021. Deux fictions aux éditions Gallimard, Comme une rivière bleue (2017) et Josée Meunier, 19 rue des Juifs (2021), ainsi que trois livres historiques chez Libertalia. Le dernier La Semaine sanglante. Mai 1871. Légendes et comptes propose un nouveau décompte des morts de la Semaine sanglante, allant jusqu'à « certainement 15 000 morts ». Michèle Audin est également  cooptée à l'Oulipo (L'Ouvroir de littérature potentielle) depuis 2009.

Le 31 octobre dernier s’est déroulée une journée — une soirée — insurrectionnelle. Un certain nombre de militants révolutionnaires ont été arrêtés. Parmi eux, Lefrançais, Vermorel, Pillot et Vésinier ont été acquittés le 24 février (voir nos articles des 23 et 24 février). On a aussi acquitté « l’Affiche rouge » de janvier le 7 mars. Comme dit Jules Vallès,

« Les gens de la Défense en sont, jusqu’à présent, pour leur courte honte. »

Il reste cependant treize inculpés à juger (voir notre article du 7 mars): on continue donc à « juger le 31 octobre » au cours de deux audiences qui ont lieu les 9 et 10 mars.

Six des inculpés sont présents,

  • Maurice  Joly, avocat à la Cour d’appel, demeurant à Paris, boulevard Saint-André, 3.
  • Victor Jaclard, professeur de mathématiques, adjoint à la mairie du dix-huitième arrondissement, demeurant à Paris, rue Bergère, 30.
  • Gabriel Ranvier, artiste peintre, chef du 141e bataillon de la garde nationale, demeurant à Paris, rue Oberkampf, 104.
  • Jules Vallès, homme de lettres, demeurant à Paris, rue de Belleville, 19.
  • Léonidas Jénart, marchand d’huiles, demeurant à Paris, rue Saint-Ambroise, 15.
  • Henri Bauër, étudiant en droit, demeurant à Paris, avenue de la Grande-Armée.

Les sept autres sont

  • Auguste Blanqui, homme de lettres, demeurant à Paris, rue du Temple, 191
  • Gustave Flourens, homme de lettres, chef de bataillon de volontaires de la garde nationale, demeurant à Paris, rue de Puebla, 137.

Théodore Régère de Montmore, ex-capitaine adjudant-major du 248e bataillon de la garde nationale, demeurant à Paris, quai Saint-Michel, 15.

Émile Eudes, étudiant, demeurant à Paris, rue des Charbonniers, 10.

Edmond Levraud, chef du 204e bataillon de la garde nationale, demeurant à Paris, place Voltaire, 1.

Edmond Goupil, docteur médecin, demeurant à Paris, rue de Vaugirard, 63.

Victor Cyrille, chimiste, demeurant à Paris, rue de l’Échiquier, 13.

Je laisse Jules Vallès vous raconter ce qui lui arrive. C’est une citation (en italique) de L’Insurgé (rappel: Vingtras est le nom que se donne Vallès dans ce roman autobiographique):

— Toi, Vingtras, tu en auras bien pour six mois.

J’en aurai peut-être pour six mois, ça, c’est possible; seulement je vous fiche mon billet que je m’arrangerai pour ne pas les faire!

Être pris en ce moment et coffré, ce serait peut-être la transportation à bref délai, l’enlèvement un soir de révolte au faubourg, et le départ en catimini pour Cayenne — si ce n’était tout simplement la mort, sous le coup de pistolet d’un municipal las d’une journée d’émeute, ou même l’exécution en règle contre un mur du chemin de ronde.
Le vent est aux fusillades, et dans la soûlaison du triomphe, pendant la fureur d’une lutte indécise, gare aux prisonniers!…

Il serait dur de disparaître ainsi.
La porte n’est encore qu’entre-bâillée pour ces abattages sommaires — mais, en dehors du néant, la claustration serait déjà trop pesante!

Qui sait si les bruits de la ville parviendraient jusqu’à moi; si, à travers les barreaux de ma cellule, glisseraient les éclairs de la tempête? Je ne saurais donc rien? je n’entendrais rien?…

pendant que se déciderait le sort des nôtres, qu’ils joueraient leur vie et qu’on les décimerait!

Aussi, fera qui voudra son Silvio Pellico [prisonnier!]: moi, je vais tâcher de leur filer entre les doigts !
Ça ne sera pas difficile.

Nous sommes accusés libres. C’est de nous-mêmes que nous sommes venus nous offrir à la condamnation. Aussi nous garde-t-on mollement.

Il y a, à ma gauche, une vieille brisque de sergent, droit comme un chêne, avec des moustaches terribles qui, à deux ou trois reprises, ont failli m’éborgner; il a la tête de plus que moi.
Mais il me regarde — d’en haut — sans colère, et presque avec bonhomie, quoiqu’en mâchant rageusement des bouts de phrases comme s’il chiquait des cailloux.

Le Conseil s’est retiré pour délibérer.

Dans les coins, on jase, on discute. Je n’ai plus que quelques minutes de liberté, peut-être; j’en vais profiter pour jaser et discuter comme les autres… pour regarder surtout si la porte est ouverte ou fermée.

Vlan! dans l’œil! C’est la moustache du voisin qui m’aveugle pour la quatrième fois. Seulement, ce coup-ci, j’ai compris ce qu’il me grognonne aux oreilles depuis un bon quart d’heure.
— Mais, nom de Dieu ! mon garçon, foutez-donc le camp !
— Merci, l’ancien ! On va tâcher.
Le seuil est franchi, me voilà dans la rue. Tout comme à La Villette, je m’éloigne avec nonchalance, je fais celui qui se promène, puis prends ma course au tournant du premier carrefour.
Et j’ai trouvé asile à deux pas de là, non loin de la prison où je devrais être.
Le lendemain, un camarade que j’ai fait avertir m’apporte le verdict. J’en ai pour six mois, bel et bien — et de cela je me soucie comme d’une guigne!

Avant de le laisser nous expliquer pourquoi il s’en soucie comme d’une guigne, voici des informations sur les autres accusés. Cette fois, c’est Maurice Dommanget qui donne l’information et la commente (toujours en italique):

Maurice Joly, Jaclard, Ranvier, Bauër, Régère et Eudes s’en étaient tirés par l’acquittement; le docteur Goupil avait récolté deux ans de prison et Vallès six mois. Blanqui, avec Flourens, Éd. Levraud et Victor Cyrille avait été condamné à la peine capitale. La sentence prononcée à l’unanimité reconnaît Louis-Auguste Blanqui « homme de lettres » coupable d’attentat ayant pour but d’exciter à la guerre civile et coupable, en outre, de complicité de séquestration sur la personne des membres du gouvernement.

Ce procès arrivant au lendemain de la capitulation apparut plutôt comme un anachronisme. Il n’émut qu’à demi l’opinion. Mais l’annonce des condamnations à mort, d’une rigueur en quelque sorte rétrospective, étonna, irrita, puis exaspéra la population des faubourgs. On ne pouvait croire que le nouveau gouvernement prendrait au sérieux des condamnations aussi graves. Du reste, les peines prononcées par contumace sont toujours plus lourdes que celles prononcées contre les accusés présents.

Voilà donc quatre condamnés à mort, dont Flourens et Blanqui. Mais… Mais, dit Vallès,

Mais les soudards de l’état de siège ont, d’un trait de plume, biffé six feuilles socialistes, dont Le Cri du peuple qui en était à son dix-huitième numéro, et qui marchait rudement, le gars!
Le Ferry s’est vengé.
 [Voir, dans notre article du 7 mars, ce dont il avait à se venger.] Je suis libre, mais mon journal est mort.
Il ne s’est pas vengé que de moi, par malheur! La clémence du conseil de guerre était une feinte, le 31 octobre vient d’être frappé de la peine capitale : — Blanqui et Flourens sont condamnés à mort.

Tant mieux!… puisqu’ils sont hors d’atteinte.

Pas tous… et pas pour longtemps!

La gravure, signée par Leriverend et Dochy, est une reproduction d’une photographie de Jules Vallès par Étienne Carjat, probablement plus tardive, je l’ai copiée sur le site de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), .

Livres cités

Vallès (Jules)L’Insurgé, Œuvres, Pléiade, Gallimard (1989).

Dommanget (Maurice), Blanqui, la guerre de 1870-71 et la Commune, Domat (1947).

Cet article a été préparé en août 2020.

 

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Thérapie(s)

11 Mars 2021, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

 

Le succès de la série nous parle de notre époque.

Divan.

 Penser la fin de ce monde-ci, l’anticiper, a-t-il un rapport quelconque avec la psychanalyse? En somme, quelle serait la part du «je» et du «moi profond» pour y participer, non pas égoïstement mais «individuellement» pour ­concourir, ensuite, au bien commun? Le phénoménal succès télévisuel de la série En thérapie nous en dit sans doute plus sur notre époque.

Le bloc-noteur n’a pas été le seul à s’allonger, depuis son canapé, sur le divan du docteur Philippe Dayan, incarné par l’extraordinaire acteur Frédéric Pierrot. Plus de 10 % de parts de marché la première semaine de sa diffusion sur Arte, près de 17 millions de vues sur le Web.

Des huis clos haletants, des drames tout en intimité où défilent dans les mots des protagonistes –et dans nos têtes chercheuses, comme des allers-retours avec soi-même les blessures, les terreurs, les névroses, les souffrances, les ­solitudes, lamour, la mort, la vie Banal, direz-vous?

Freud.

 En décembre dernier, des psys alertaient le pays sur cette «troisième vague psychiatrique» à venir, réclamant des moyens pour permettre aux citoyens en difficulté d’avoir accès à des consultations peu coûteuses. Mais il y a un monde entre la fiction et la réalité. D’autant que cette méthode de soin, critiquée et parfois honnie depuis au moins vingt ans, a vécu un renversement historique: elle était passée dune théorie incontestée à une discipline proche de lescroquerie au nom dune diabolisation de la science, sans comprendre ce quest le scientisme, et non pas la science, jusquà la dénonciation de l’humanisme, de la philosophie de Freud.

Tout dans le même sac. Dans De quoi demain, livre de dialogue avec Élisabeth Roudinesco (Fayard-Galilée, 2001), Jacques Derrida évoquait ce qu’il appelait «les deux avis de décès prématurés, ces deux prétendues morts, celle de Marx et celle de Freud». Il ajoutait: «Elles témoignent de la même compulsion à enterrer vivants les trouble-fête encombrants et à s’engager dans un deuil impossible. Mais les survies de ces deux “morts” ne sont pas symétriques.

L’une affecte la totalité du champ géopolitique de l’histoire mondiale, l’autre n’étend l’ombre de son demi-deuil qu’aux États dits de droit, aux démocraties européennes, judéo-chrétiennes, comme on dit trop vite.» Et il demandait: «Lurgence aujourd’hui, n’est-ce pas de porter la psychanalyse dans des champs où elle n’a pas été jusqu’ici ­présente? Ou active?»

Politique.

 La recherche scientifique a fait subir au narcissisme humain, au «moi», trois grandes vexations. Une vexation cosmique: ne plus être au centre du monde (­Copernic). Une vexation biologique: ne plus être semblable à Dieu mais à un animal (Darwin).

Une vexation psychologique, la plus douloureuse: ne plus être le maître en sa demeure (Freud). Vivons-nous le retour de la psychanalyse, jusque et y compris dans des sphères insoupçonnables?

Rappelons-nous la définition de la «déconstruction» derridienne, pratique philosophique qui touche aussi, sinon avant tout, au champ politique. Le terme «déconstruction», emprunté à larchitecture, signifie «déposition», «décomposition» ou «désédimentation» d’une structure, qui renvoie à un travail de la pensée inconsciente («cela se déconstruit»), et qui consiste à défaire sans jamais le détruire un système de pensée hégémonique ou dominant.

Jacques Derrida confessait: «J’aime l’expression “ami de la psychanalyse”. Elle dit la liberté d’une alliance, un engagement sans statut institutionnel. (…) Cela suppose une approbation irréversible, le “oui” accordé à l’existence ou à l’événement, non seulement de quelque chose –la psychanalyse mais de ceux et de celles dont le désir pensant aura marqué lorigine et lhistoire. En aura aussi payé le prix.» D’abord penser contre soi-même… 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 5 mars 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Maroc : Liberté pour Maati Monjib !

11 Mars 2021, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/03/2021 par PCF

L’historien et militant marocain des droits humains, Maâti Monjib, a été injustement condamné à un an de prison pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et « escroquerie ». Maâti Monjib vient de débuter une grève de la faim du fond de son cachot pour clamer son innocence. Ce critique du pouvoir, aux côtés de nombreux journalistes, est l’une des cibles privilégiées du pouvoir marocain.

Rabat maquille désormais les procès politiques en procès de droit commun mêlant odieuses méthodes d’intimidation et indignes campagnes de diffamation.

Alors que le Maroc s’enfonce dans la crise et que les inégalités s’accroissent, le régime corrompu et prédateur de Mohammed VI piétine chaque jour davantage les libertés. Le paroxysme est atteint dans les territoires occupés du Sahara occidental et dans le Rif.

Le PCF exige la libération immédiate de Maati Monjib et de tous les prisonniers politiques. La France doit cesser de soutenir ce régime autoritaire à bout de souffle et facteur d’instabilité régionale.

Parti communiste français,

 

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Vaccination en Israël : modèle ou contre modèle

11 Mars 2021, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 10/03/2021 par PCF

Depuis quelques années, Israël est souvent présenté comme un modèle à suivre.
Il en a été ainsi en 2016 avec la lutte contre le terrorisme. La revue en ligne Orient XXI publiait un article sous le titre : Ce « modèle israélien » de lutte contre le terrorisme qui fascine politiciens et médias français, et posait la question : « Comment lutter contre le terrorisme ? En appliquant le modèle israélien, répètent à l’envi certains politiciens et journalistes français. Pourtant, il existe peu de pays où l’on vit depuis aussi longtemps si peu en sécurité qu’en Israël ».

 

Le site ELNET qui se présente comme favorisant une meilleure connaissance en France de la réalité historique, culturelle, économique et politique d’Israël vante le modèle : « Israël a depuis longtemps investi dans le cyber-renseignement, en dotant son armée, dès 1952, d’une unité d’élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Entre autres missions, il s’agit d’abord de parvenir à la connaissance la plus exhaustive possible d’Internet, sa partie visible et invisible, les réseaux d’activistes, leurs lieux de rencontre et d’échange, leur mode de communication.

La coordination entre les différentes entités est bien plus nette et efficace qu’en France. Au sein d’Aman (renseignement militaire), une unité est chargée de l’infiltration clandestine et de la manipulation des sources. Mais la majeure partie des opérations est assurée par le Shin Beth (sécurité intérieure), et parfois par le Mossad (renseignement et sécurité extérieure). Dès lors que les cyberterroristes sont localisés, les agents sont déployés et procèdent à leur arrestation. »

Ce n’est pas vraiment le système démocratique auquel nous aspirons ! Liberté, égalité, fraternité, respect des identités différentes, liberté individuelle, droits collectifs garantissant l’égalité entre tous les êtres humains, respect et approfondissement des libertés.

Alors, quand aujourd’hui la vaccination en Israël est montrée en exemple, il y a de quoi s’interroger et se pencher d’un peu plus près sur la réalité.

Un reportage publié sur Arte, le 29 janvier, nous apprend que le rythme des vaccinations est 15 fois plus élevé qu’en France ou en Allemagne, mais note que le contrat avec Pfizer serait deux ou trois plus cher que les autres pays ! En contrepartie, Pfizer dispose d’une étude à grande échelle des résultats.

Le 23 février, le journal suisse Temps.ch indiquait que les Israéliens refusant d’être vaccinés pourraient bientôt voir leurs noms livrés par le ministère de la Santé à leur municipalité ou à d’autres entités gouvernementales. C’est le but du projet de loi accepté mardi en première lecture par le Parlement. Temporaire, la législation a officiellement pour but de localiser plus facilement les personnes éligibles à la piqûre anti-coronavirus, mais les craintes sont vives quant aux dérives.

« Ce texte porte atteinte à la sphère privée. Je doute qu’il se transforme en loi tant il suscite d’opposition », réagit Amir Fuchs, analyste à l’Institut d’Israël pour la démocratie. Le ministère de la Santé table sur un autre projet qui fait frémir beaucoup de travailleurs. Il s’agit d’interdire aux employés, notamment de la santé, de l’éducation, des transports publics ou de la sécurité, l’accès à leur lieu de travail s’ils ne sont pas immunisés, guéris, ou s’ils ne se font pas tester tous les deux jours. De quoi aller dans le sens des patrons israéliens.

Une enquête menée récemment a révélé que beaucoup d’entreprises ayant des contacts avec le public ne laissent pas le choix à leurs employés : c’est la vaccination ou la porte.
Cela rappelle le projet de QR, code que le gouvernement voudrait imposer et qui donnerait accès aux lieux de culture, restaurants, cafés, etc.

Quand les enjeux économiques priment sur la santé

La campagne de vaccination a démarré le 19 décembre en Israël. L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait appelé le 11 janvier "la communauté internationale" à "exhorter Israël, en tant que puissance occupante, à respecter ses engagements au regard du droit international et à mettre des vaccins à disposition" des Palestiniens.

C’est seulement début février que le gouvernement israélien a décidé la tenue d'une campagne de vaccination pour les travailleurs palestiniens ayant un permis de travail pour Israël et dans les colonies. Pour le reste de la population, seules 2 000 doses sur les 5 000 annoncées par Israël ont été remises.

Alors, si nous devions nous inspirer d’un modèle, NON, mille fois non de ce modèle-là où l’humain est considéré comme une quantité négligeable !

Marie-Hélène Chambrin
membre de la commission des Relations internationales

 

 

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L'Humanité

10 Mars 2021, 10:37am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 
 
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La rédaction
 
 
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Sénégal: Droits et libertés doivent être respectés et garantis (PCF)

10 Mars 2021, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/03/2021 par PCF

Le Parti communiste français (PCF) est grandement préoccupé par la vague d'arrestations de militants politiques et associatifs au Sénégal. Au contexte sanitaire marqué par la deuxième vague de la pandémie de COVID-19 et ses conséquences socio-économiques extrêmement éprouvantes pour les travailleurs et les classes populaires, il s'est ajouté depuis un mois un climat politique tendu.

Sur fond d'accusations d'instrumentalisation de la justice et de complot ourdi par le pouvoir, une plainte contre le président du parti Pastef les patriotes, le député Ousmane Sonko, a entrainé dans le pays des mouvements de protestations de rue qui ont été durement réprimées.

Depuis une dizaine de jours, de nombreux militants de Pastef et d'autres partis d'opposition, des responsables associatifs, des syndicalistes sont arrêtés sur des bases plus que contestables et parfois de manière préventive. Parmi les personnes en prison, il convient de s'appesantir sur le sort de Guy Marius Sagna le dirigeant du Front pour une Révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP-France dégage), en grève de la faim depuis le 2 mars, dont le militantisme l'amène à un troisième séjour carcéral en moins de deux ans. La responsable du mouvement des femmes de Pastef, Maïmouna Diéye et seize de ses camarades sont restées en garde à vue quatre jours pour avoir voulu se rendre en délégation au domicile de leur leader.


Le PCF exprime sa profonde préoccupation sur la situation des libertés individuelles et collectives au Sénégal et soutient la demande faite par un nombre croissant de Sénégalais-es de libérer des militants politiques. Ces logiques de répression sont le signe d'un échec de la part du gouvernement et constituent un aveu de faiblesse. Les autorités du Sénégal sont-elles à ce point en difficulté pour agir de la sorte ?

Il est toujours temps de rouvrir la porte du dialogue, dans le respect du droit et des libertés auxquels est attaché le peuple sénégalais. Le PCF invite le chef de l'Etat français à rompre avec une politique qui se fait complice par son soutien diplomatique et sécuritaire au Sénégal comme ailleurs avec pratiques autoritaires complètement anachroniques.


Parti communiste français,

 

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UN 8 MARS DYNAMIQUE ET OFFENSIF

10 Mars 2021, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

UN 8 MARS DYNAMIQUE ET OFFENSIF

À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plus de 150 actions de toute nature ont été recensées sur tout le territoire rassemblant des dizaines de milliers de personnes : 30 000 à Paris, 8000 à Toulouse, 5000 à Bordeaux, 2000 à Grenoble et à Montpellier, 800 à Lille, etc.

Parmi elles : sages-femmes, infirmières, aides-soignantes, caissières, aide à domiciles, enseignantes… les premières de corvées se sont mobilisées pour exiger reconnaissance et augmentation salariale alors que la crise a démontré leur rôle essentiel. Pour pallier aux dysfonctionnements des crèches et des écoles, ce sont encore les premières de corvées qui sont sommées de s’adapter au mépris de leur santé et de leur carrière professionnelle. Enfin, la journée a été, une nouvelle fois, l’occasion de dénoncer les violences sexistes et sexuelles et l’impunité des agresseurs.

Jeunes, professionnel.le.s du secteur médico social, intermittent.e.s, etc., la grande diversité des participant.e.s dans les rassemblements et manifestations démontrent l’importance qu’ont ces questions pour la population.

Journée internationale, le 8 mars est aussi l'occasion d'exprimer notre « solidarité avec les femmes du monde entier » qui se sont vues interdites de manifester à Madrid et en Pologne et qui se sont largement mobilisées partout dans le monde : en Algérie, en Grèce, en Birmanie, en Inde, entre autres.

Pour réussir cette journée, la CGT a travaillé à la convergence des luttes et à l’unité du mouvement féministe (avec un large appel à l’action et à la grève féministe) comme du mouvement syndical (en initiant une déclaration revendicative unitaire).

Alors que patronat et gouvernement, au prétexte des incidences de la pandémie sur l’économie, enterrent concertations et négociations sur l’égalité F/H, la forte mobilisation, en particulier des jeunes, démontre que les femmes ne s’en laisseront pas conter. Par question que le monde d’après ressemble au monde d’avant, en pire… avec une explosion de la précarité, des tâches domestiques et des violences sexistes et sexuelles.

Au contraire, pour construire une société plus juste et plus solidaire, nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations.

La CGT interpelle gouvernement et patronat quant à leurs responsabilités. Il faut :

• revaloriser les métiers à prédominance féminine ;

• sanctionner les entreprises qui discriminent ;

• ratifier la 190ème convention de l’OIT ;

• créer de nouveaux droits contre les violences au travail.

Pas question que la « dette Covid » soit instrumentalisée pour imposer des reculs sociaux, à l’image de la réforme de l’assurance chômage qui pénalisera particulièrement les plus précaires et notamment les femmes à temps partiel ! L’égalité entre les femmes et les hommes est un levier indispensable de sortie de crise !

Montreuil, le 9 mars 2021

 

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L'Humanité

9 Mars 2021, 11:18am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
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La rédaction
 
 
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