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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Frédéric Lordon : « Le communisme se doit de faire valoir ses contenus propres, positifs »

19 Mars 2021, 10:40am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité (Extrait)

Dans Figures du communisme (1), vous montrez l’urgence de refermer «la longue parenthèse de la préhistoire du capitalisme». Pourquoi «sortir» de ce système et de son mode de développement est-il «à ce point» vital?

Frédéric Lordon Pour une raison des plus simples et, me semble-t-il, des plus impérieuses: le capitalisme détruit lhumanité. Il la détruit du dehors, en lui rendant la planète inhabitable.

Il la détruit du dedans, en démolissant la vie concrète des individus, poussés par l’exploitation, à bout de souffrance, de dépression, d’épuisement – parfois jusqu’à se tuer eux-mêmes –, en libérant chez les dominants des tendances sadiques inhumaines, en détruisant les liens sociaux par la marchandisation de tout, en faisant régner partout dans la société la misère intellectuelle, culturelle et morale de l’entreprise, spécialement dans les start-up, dont la langue dégénérée dit à elle seule de quelle forme de vie effondrée elles sont le «joyau».

Nous savions tout ça depuis un moment, et voilà maintenant qu’il y a les épidémies, dont le Covid-19 n’est que la première. Bien sûr, le discours hégémonique s’empresse de nous le faire voir comme un événement malheureux et surtout totalement exogène. Malheureusement, il y a des raisons de plus en plus sérieuses de penser que le déchaînement viral a tout à voir avec la dévastation environnementale dont le capitalisme est le véritable agent.

Le Covid-19, comme bon nombre des saloperies qui suivront, est le produit même du capitalisme. La crise du Covid est une crise du capitalisme. Survenant sur un commencement de prise de conscience, à la fois tardive et alarmée, à propos de la destruction, en voie d’être irréversible, des conditions de l’habitabilité terrestre, le phénomène pandémique, pourvu qu’on le rapporte à ses vraies causes, devrait aider à «concentrer les esprits». Et à faire cheminer lidée que, désormais, le capitalisme est un péril pour lhumanité.

Face au capitalisme et son imaginaire de l’argent, vous dites qu’il faut mener «un combat dimages». Vous avancez une «société humaine», celle dun communisme «luxueux»…

Frédéric Lordon L’exercice des «figures» était dautant plus nécessaire que le simple mot «communisme» suscite par réflexe une avalanche dimages historiques toutes plus repoussantes les unes que les autres, à base dappartements collectifs, de Gosplan fou et de goulag. Qui pourrait avoir la moindre envie de communisme devant pareil spectacle?

Mais ces images appartiennent à tout ce quon veut sauf au communisme. Les expériences historiques doù elles sont tirées ne peuvent à aucun titre être dites «communistes». À ces images désastreuses, réelles au regard de l’histoire, mais mensongères quant au communisme, il faut opposer d’autres images, si elles sont encore d’anticipation – puisque en définitive le communisme n’a jamais, n’a pas encore, eu lieu.

Ces images sont celles de la garantie économique générale qui, du moment où elle libère les individus de la servitude de la vie à gagner, et surtout des contraintes dans lesquelles elle se gagne, les place dans les conditions de s’adonner librement à leur activité d’élection. Librement, c’est-à-dire en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Même quand ils sont pris dans le salariat, les gens ne rejettent pas forcément leur activité en tant que telle. Ils souffrent des conditions dégradées dans lesquelles la férule capitaliste les leur fait faire.

C’est simple: quand les gens récupèrent la possibilité de faire les choses bien, ils les font bien. Donc belles. Le communisme luxueux, cest de vivre entouré de moins dobjets, mais engendrés de libres désirs, donc beaux et bien faits.

Comment faire vivre ces figures du communisme? Face à un système hégémonique de domination, il y a les «luttes ensemble». Est-ce suffisant?

Frédéric Lordon Ça ne peut l’être qu’à la condition de donner sa vraie qualification à la «lutte ensemble»: révolutionnaire. Cest dailleurs la suite logique de mon hypothèse quant à la fermeture historique de la «possibilité social-démocrate».

Le capital a conquis une emprise si totale sur les sociétés que rien, sinon une force proprement renversante – révolutionnaire –, ne pourra plus le conduire à lâcher quoi que ce soit. Il faut s’en convaincre: on nobtiendra plus rien de lui. Cest bien la raison pour laquelle toutes les forces politiques ou syndicales qui se sont historiquement inscrites dans l’horizon de la «transaction social-démocrate» sont vouées à la crise terminale.

En nobtenant plus rien, logiquement elles ne servent plus à rien. Pendant ce temps, le capitalisme poursuit, déchaîné, sa course folle vers le désastre. Mon livre n’a pas d’autre intention que de rendre ces choses aussi claires que possible, et qu’on en tire les conséquences.

Quels sont alors la stratégie politique et le sujet révolutionnaire?

Frédéric Lordon Je ne crois pas que la réponse préexiste à la question. Elle se dégage dans le mouvement même, tel qu’il fait l’histoire révolutionnaire.

 

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« Urgence environnementale, urgence sociale

19 Mars 2021, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

À l'appel des Jeunes pour le Climat, une grève mondiale est organisée les 19 et 20 mars. En France, 35 villes seront en grève pour le climat et la justice sociale. La CGT appelle à rejoindre ces mobilisations.

« Urgence environnementale, urgence sociale » « Fin du monde, fin du mois même combat » sont les slogans que l'on peut entendre dans les mobilisations pour le climat, notamment celles des jeunes, que la CGT appelle à rejoindre depuis plusieurs années.

Des grèves, manifestations et actions de désobéissance civile sont prévues vendredi 19 et samedi 20 mars à Montpellier, Pau, Clermont-Ferrand, Carhaix, Metz, Paris, Lyon...

« On met en avant la question sociale, la préservation de l'emploi et des services publics et leur développement sur tout le territoire, précise Véronique Martin, élue du bureau confédéral chargée des questions sur l'environnement. Ces sujets sont intrinsèquement liés à la préservation de l'environnement. On ne peut pas faire une transition écologique sans préserver et améliorer les droits sociaux des citoyens. »

« La défense de l'emploi et de l'outil de production ne sont pas les ennemis de l'environnement. » alerte Véronique Martin, avant de souligner le fait que, sous couvert de conversion écologique, le patronat réalise des économies sur le dos des salariés.

« Fermer des usines ou des centrales en France, pour acheter la même production fabriquée dans d'autres pays n'est pas une solution. »
Elle insiste sur l'importance d'investir dans la recherche et le développement pour maintenir l'indépendance énergétique du pays.

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Révolution(s)

19 Mars 2021, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

La Commune de Paris, notre héritage.

Sociale.

 «Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteurs et sans exploités.» Les mots de Louise Michel disent, à eux seuls, l’ambition folle et concrète de la Commune de Paris, dont nous célébrons, cette semaine, le 150e anniversaire.

Soyons formels: nous ne «commémorons» pas le début de linsurrection du 18 mars 1871 comme sil sagissait dun cadavre mille fois enterré par les puissants; non, nous fêtons son avènement avec joie et fierté, nous glorifions sa trace dans l’histoire, ses réalisations politiques, démocratiques et sociales, ses idées révolutionnaires et républicaines, ses avancées pionnières qui enfantèrent tant et tant d’héritiers.

Curieuse Commune, n’est-ce pas, qui ne dura que soixante-douze jours et se termina par un échec sanglant, et qui, pourtant, continue de nous inspirer (le peuple de gauche) et de susciter la peur (tous les autres). Car le combat continue. La République, oui, mais la République sociale. Celle qui effraie toujours, quand les communardes et communards inventaient en si peu de temps, tout en marchant vers le danger fatal, une société de justice où chaque humain valait l’autre, un creuset et une matrice où se mêlaient la poudre, les envolées du verbe et les rêves d’un siècle de révolutions avortées.

Bref, une démocratie du peuple par le peule dont les enseignements ne s’épuisent pas au XXIe siècle. D’où cette «place à part dans la mémoire», comme l’écrit l’historien Roger Martelli dans le hors-série de l’Humanité.

Peuple.

 Le bloc-noteur n’étonnera personne en puisant dans Karl Marx quelques références incontournables pour comprendre, à sa juste mesure, l’importance de ce moment, comme écho à notre ici-et-maintenant. Le philosophe écrit: «Merveille de l’initiative révolutionnaire des masses montant à l’assaut du ciel. Il serait évidemment fort commode de faire l’Histoire si l’on ne devait engager la lutte qu’avec des chances infailliblement favorables. (…)

Grâce au combat livré par Paris, la lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste et son État capitaliste est entrée dans une nouvelle phase. Mais, quelle qu’en soit l’issue, nous avons obtenu un nouveau point de départ d’une importance historique universelle.» Forme politique enfin trouvée qui permet l’émancipation économique du prolétariat, la Commune, selon Marx, bien qu’il la sache alors condamnée, s’inscrit entièrement dans la question de l’État.

Voilà pour lui le premier cas historique où le prolétariat assume sa fonction transitoire de direction, ou d’administration, de la société tout entière. Autrement dit, l’apparition véritable de l’être-ouvrier, du peuple total. En revanche, des possibilités comme des échecs de cette tentative, il en tire la conclusion – déjà formulée auparavant – qu’il convient non pas de «prendre» ou d’«occuper» la machine d’État, mais de la briser.

Hélas, comme nous le savons, Marx na jamais écrit son grand livre sur «la Révolution et l’État» (espace occupé par Lénine), qui a tant manqué aux marxiens du XXe siècle. Il se contenta, si l’on peut dire, de prophétiser: «La Commune, début de la révolution sociale du XIXe siècle, fera le tour du monde (…) comme le mot magique de la délivrance. (…) Les principes de la Commune sont éternels et ne peuvent être détruits; ils seront toujours mis à nouveau à l’ordre du jour, aussi longtemps que la classe ouvrière n’aura pas conquis sa libération.»

Honneur.

 Un autre spectre hante l’Europe: le spectre de la Commune. Sorte de résumé à elle seule dun pan entier du communisme dont rêvait l’auteur du Manifeste. Car, les communards, nota Marx, ont transformé l’«impossible» en possible. Et il clama: «Que serait-ce, Messieurs, sinon du communisme, du très “possible” communisme?» L’écrivain Laurent Binet, dans notre hors-série, résume l’affaire d’une formule magistrale et définitive: «L’honneur de la Commune réside aussi dans son actualité brûlante: tout autant que lEmpire, elle est lantithèse directe de la France macronienne.»

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 19 mars 2021.]

 

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La pandémie change les visages du travail

18 Mars 2021, 13:43pm

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Lettre d'information n° 178 | 18 mars 2021
 
 
 
 
 
Ces douze mois de pandémie ont bouleversé notre société, affecté les individus, mis à mal les rapports sociaux, modifié notre rapport au travail. Ils ont remis les services publics au centre de nos vies et révélé l'utilité sociale de millions de travailleurs. Ils ont aussi précipité des changements dans notre façon de travailler, qui seront durablement au cœur d'affrontements sociaux.
 
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Un anniversaire d’une puissante actualité

18 Mars 2021, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/03/2021 par PCF

Ce 18 mars marque le début de la Commune de Paris, qu’il nous revient de fêter allégrement pour ce qu’elle fut, une expérience unique où le peuple de Paris a pris en main son destin pour vivre l’expérience d’une République démocratique, égalitaire et sociale, une République pour le peuple, par le peuple.

Et puisqu’il s’agit du 150e anniversaire de cette séquence essentielle, constitutive de l’Histoire de la Capitale pendant les 72 jours qu’a duré la Commune, de mars à fin mai de cette année 2021 la ville de Paris va vivre au rythme de la mémoire de ces événements. Une programmation riche soutenant une multitude d’initiatives associatives et culturelles invite les Parisiennes et les Parisiens à mieux connaitre, ou même à découvrir cette histoire, dans les arrondissements, dans les rues où l’insurrection fut vécue intensément.

Si nous en doutions, au regard des crispations et vociférations de la droite parisienne à l’annonce de cette commémoration par la Ville, la prise de pouvoir du peuple, pendant ces journées de 1871, par sa transformation radicale du rapport de classe, reste une brèche révolutionnaire encore d’une puissante actualité.

Forts de l’énergie de leur désespoir à la suite d’un siège qui les a affamés, meurtris, les plus humbles des Parisien·ne·s, les ouvriers, le monde du travail, refusant la représentation nationale monarchiste, ont réussi à faire naître et vivre un projet politique organisé et collectif, un espoir au service de l’amélioration de leurs conditions de vie, avec des décrets d’une telle modernité qu’ils sont en total résonance avec beaucoup de nos revendications d’aujourd’hui.

Le projet de société des communardes et communards s’appuyait sur l’aspiration à une démocratie directe avec des élus légitimes, associant des femmes en responsabilités, l’égalité entre femmes et hommes, égalité des salaires aussi. Les femmes furent d’ailleurs très impliquées dans la Commune de Paris. Louise Michel, bien sûr, mais de nombreuses autres que cet anniversaire un peu partout mettra à l’honneur. La Commune de 1871, c’est aussi des expériences d’autogestion, la santé accessible à toutes et tous, l’école gratuite et laïque, la séparation de l’Église et de l’État, ou encore la réquisition des logements vacants pour les plus démunis, la citoyenneté offerte aux étrangers, etc.

Alors oui ce fut bien sûr - les conservateurs d’aujourd’hui s’en effraient encore - aussi des épisodes violents, des édifices brûlés, des membres du clergé tués. Mais violences et exactions s’exprimèrent autant et même plus dans la répression. On le sait, les communardes et communards, les meneuses et meneurs comme les anonymes ont payé cher, au terme des 72 jours, avec les exécutions de la « semaine sanglante », sans compter toutes celles et tous ceux arrêtés et déportés.

La Commune, aussi brève fut-elle, laminée au final par la revanche meurtrière des réactionnaires tous unis contre le peuple de Paris, a néanmoins donné à espérer pour des générations un possible d’un collectif révolutionnaire. Elle a nourri, et nourri encore, l’imaginaire du mouvement ouvrier en France et bien au-delà. À l’époque déjà les gouvernants espagnols s’inquiétaient que des villes comme Barcelone ou Madrid ne s’en inspirent, et bien sûr la République espagnole s’est nourrie de cette inspiration. On put voir ensuite, dans les Brigades internationales, fièrement engagé un bataillon Louise-Michel, un bataillon de La Commune rassemblant des communistes français avec Rol-Tanguy à sa tête et montrant combien la Commune était notre héritage. La libération de Paris en août 1945, dans son engagement populaire, se souvenait encore du courage des communards… Alors, la Commune de Paris, en 2021 plus que jamais, alors que nous vivons l’agonie d’un capitalisme moderne même plus capable d’assurer la survie de toutes et tous pour les exploiter, fêtons-la, oui, pour mieux nous en inspirer !

Tout le programme des 150 ans de la Commune de Paris est accessible sur https://quefaire.paris.fr/ Et, au final, retrouvons-nous pour une grande manif convergeant vers le mur des Fédérés le 28 mai prochain.

Laurence Patrice, adjointe PCF à la Maire de Paris, en charge de la mémoire et du monde combattant

 

Lien de l’événement.

https://quefaire.paris.fr/communedeparis

 

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16 mars – Les jeunes ont répondu à l’appel 

18 Mars 2021, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

Mardi 16 mars a eu lieu une journée de mobilisation nationale de l’ensemble de la jeunesse, initiée par le MJCF et rejointe par une large inter-organisation jeune. Des manifestations se sont tenues sur l’ensemble du territoire.

On le sait, la jeunesse est parmi les premières victimes de la crise sanitaire et sociale que nous traversons : chômage de masse, précarité, études atrophiées, inégalités creusées… C’était pourtant la première journée de mobilisation rassemblant l’ensemble de la jeunesse, après l’essai transformé des étudiantes et étudiants le 20 janvier.

Sans pouvoir compter sur le soutien des grands médias nationaux - excepté l’Humanité qui avait publié en premier l’appel - trop occupés à commenter les coups médiatiques du gouvernement vis-à-vis d’influenceurs, les Jeunes Communistes ont redoublé d’efforts pour populariser cette date auprès de la jeunesse. En tout, ce sont des dizaines et dizaines de milliers de tracts qui auront été diffusés par le MJCF partout en France, devant les lycées, universités, pôles emploi, foyers de jeunes travailleurs…

Un savoir-faire militant, mais surtout l’envie de faire connaître à la jeunesse les propositions révolutionnaires du MJCF pour sécuriser les parcours de vie et de formation des jeunes. Parmi elles, la suppression de la sélection et de la réforme du bac, le revenu étudiant ou encore le CDI comme norme d’embauche… Un appel à la mobilisation chaudement accueilli par la jeunesse, comme en témoigne Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF : « Cela fait des années qu’au MJCF nous portons ces revendications, et particulièrement aujourd’hui, celles-ci trouvent un écho large dans la jeunesse, qui se rend bien compte que le capitalisme n’est pas en mesure de répondre à ses besoins et aspirations. »

À Paris, ils étaient des milliers, malgré la pluie, à battre le pavé, dans un cortège d’où le rouge dominait et où se mêlaient lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants, mais aussi jeunes travailleuses et travailleurs, rejoints par des figures politiques nationales comme Fabien Roussel.

Mais cette journée de mobilisation ne saurait se résumer à la manifestation parisienne. Preuve de l’implantation locale du MJCF sur tout le territoire, des milliers de jeunes ont manifesté dans les grandes métropoles étudiantes comme Toulouse, Lyon ou Bordeaux, mais aussi à Pau, Orléans, Charleville-Mézières ou encore Angers. À chaque fois, la jeunesse a fait preuve de son unité et de sa détermination à ne pas laisser un gouvernement incapable de dépasser ses dogmes libéraux le priver de son avenir.

Le rapport de force est instauré, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement.

Mais il y a fort à parier que les jeunes n’en resteront pas là, et que cette journée saura trouver des suites. C’est à quoi compte s’atteler le MJCF dans les prochaines semaines, afin de transformer cette révolte qui gronde en débouché politique, et en victoires.   

Léo Garcia,

coordinateur national à la vie des départements

 

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Odéon, occupons, occupons !

17 Mars 2021, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

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17 mars 1871, Thiers fait arrêter Blanqui

17 Mars 2021, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 17 Mars 2021

Il y a 150 ans. 

Mathématicienne et écrivaine, Michèle Audin est aussi passionnée par l'histoire et tient un blog sur la Commune de Paris. Nous vous proposons de retrouver quotidiennement sur le site de l'Humanité, jusqu'au 1er juin, sa chronique "Il y a 150 ans". Au jour le jour donc, Michèle Audin va nous raconter les événements de ces mois de mars, avril et mai 1871. Les plus curieux pourront découvrir que cet éphéméride communard a débuté le 7 mai 2020 avec l'article : 8 mai 1870, le dernier plébiscite bonapartiste

Michèle Audin est l'autrice de cinq ouvrages sur le sujet, parus de 2017 à 2021. Deux fictions aux éditions Gallimard, Comme une rivière bleue (2017) et Josée Meunier, 19 rue des Juifs (2021), ainsi que trois livres historiques chez Libertalia. Le dernier La Semaine sanglante. Mai 1871. Légendes et comptes propose un nouveau décompte des morts de la Semaine sanglante, allant jusqu'à « certainement 15 000 morts ». Michèle Audin est également  cooptée à l'Oulipo (L'Ouvroir de littérature potentielle) depuis 2009.

Auguste Blanqui a quitté Paris après son « dernier mot » du 12 février. Après Bordeaux (voir notre article du 19 février) où il n’est pas resté, il s’est rendu à Loulié avec sa sœur Mme Barellier, dans la propriété du docteur Lacambre, gendre de celle-ci (nous avons déjà rencontré ce médecin, journaliste, chef de bataillon, neveu et blanquiste dans plusieurs articles de l’automne dernier).

Entre temps, il a été condamné à mort.

Dans son livre L’Enfermé, Gustave Geffroy écrit (les citations sont en italique):

Ceux qui, comme Ranc, l’ont vu à cette époque, non élu député par Paris, condamné à mort par le tribunal militaire, le trouvèrent tout entier à l’idée fixe, ne songeant qu’à la France défaite, à l’Allemagne victorieuse. Cela, pour lui, engageait tout l’avenir, frappait d’avance de stérilité toute insurrection.

Je ne suis pas certaine que Ranc ait vu Blanqui après sa condamnation le 10 mars, mais n’ai pas de doute sur le reste de cette assertion. Geffroy écrit encore:

Puis, la fatigue s’ajoutait chez lui à la douleur, la maladie s’emparait du délicat organisme, de la volonté si résistante pendant les mois du siège. Il voulut un asile, un repos, une solitude où se reprendre. Dans les premiers jours de mars, il part pour Loulié, près de Bretenoux, dans le Lot, vers la maison du docteur Lacambre, qui avait épousé sa nièce. Ceux-ci quittaient leur logis, pour un voyage en Espagne, au jour de l’arrivée de Blanqui: il resta seul avec sa sœur, Mme Barellier. Il avait grand besoin de ses soins, s’alita immédiatement, atteint d’une bronchite aiguë.

Malheureusement, sa présence à Loulié n’était pas passée inaperçue, écrit Dommanget,

depuis que nuitamment avec trois amis, il avait passé la Dordogne en barque, éveillant ainsi les soupçons du batelier, les cancans locaux et l’attention de la gendarmerie voisine de Bretenoux.

Et il ajoute:

On savait aussi que Blanqui correspondait avec les membres les plus actifs du Comité Central de la garde nationale qui commençait à prendre figure de puissance sous l’influence commune des Internationaux et des blanquistes.

Je ne suis pas convaincue que cette influence était si importante… Mais cette correspondance est certainement à l’origine de l’affiche que nous avons vue sur les murs de Montmartre dans notre article du 15 mars et dont parle ensuite Dommanget:

Enfin l’affiche que Blanqui venait de faire placarder à Paris pour protester contre sa condamnation à mort prouvait surabondamment qu’il importait de mettre à l’ombre un dangereux adversaire. À bien des égards, au demeurant, l’appel de Thiers aux « habitants de Paris » affiché dans la nuit du 17 au 18 mars, apparaît comme une riposte et à l’influence grandissante du Comité Central et à la protestation de Blanqui placardée sous forme d’affiche sur les murs de Montmartre.

L’appel de Thiers en question est l’affiche que j’ai utilisée comme couverture de cet article (et qui se trouve ci-dessous, où vous pourrez cliquer sur l’image pour l’agrandir). Mais avant cet affichage, Thiers s’est occupé de faire arrêter Blanqui — la sentence de mort permettrait de s’en débarrasser. Je cite toujours Dommanget:

Sur télégramme du Garde des Sceaux Dufaure, le procureur de la République de Figeac, Célestin Prunières, reçut le 16 mars l’ordre d’arrêter le « Vieux » qu’on surveillait déjà étroitement.

La chose fut exécutée le 17 mars, date que l’histoire doit enregistrer avec soin, car c’est le même jour que Thiers donna l’ordre de désarmer les Parisiens ce qui, on le sait, déclencha la Commune. On est donc en droit de se demander si avant de donner un pareil ordre qu’il savait devoir entraîner de terribles conséquences, le chef du pouvoir exécutif ne voulait pas s’assurer de la personne de Blanqui.

Gustave Geffroy termine la partie « Le siège de Paris » de son livre ainsi:

C’est au lit, dans l’après-midi du 17 mars, qu’il fut arrêté par les soins du procureur de Figeac, sur l’ordre du gouvernement. Il allait définitivement recevoir le salaire de la haute intelligence et des purs sentiments qu’il prouva pendant le siège de Paris.

Et il commence la partie suivante, « Château du Taureau », par cette phrase:

Ce qui se passa ensuite stupéfiera l’avenir.

Il s’agit des conditions de l’emprisonnement d’Auguste Blanqui, bien sûr. Mais ce qui se passa ensuite, c’est aussi, après l’après-midi du 17 mars, la nuit du 17 au 18… où, à Paris, fut affichée, comme l’a dit Dommanget, l’infâme affiche de l’infâme Thiers. La (re)voici si vous voulez la lire (cliquer pour agrandir):

 

(Elle vient du musée Carnavalet.)

Nous verrons demain 18 mars ce qu’en dirent les habitants de Paris!

Livres cités

Geffroy (Gustave)Blanqui L’Enfermé, L’Amourier (2015).

Dommanget (Maurice), Blanqui, la guerre de 1870-71 et la Commune, Domat (1947).

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Pandémie. Un an de promesses en l’air d’un Macron « en guerre »

17 Mars 2021, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 17 Mars 2021

 

En mars 2020, Emmanuel Macron posait les jalons du fameux «monde daprès». Un an plus tard, de la santé à la lutte contre la pauvreté, de la démocratie à la «loi du marché», le cap na pas changé, la situation s’est dégradée.

Il y a un an, quasiment jour pour jour et coup sur coup, Emmanuel Macron enregistrait ses deux premières «adresses aux Français» en contexte de pandémie, les 12 et 16 mars 2020. Le pays basculait dans une séquence inédite entre confinement et espoir de sortie de crise, au rythme du sinistre bilan des morts quotidiens. « Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires () pour sauver des vies quoi quil en coûte», affirmait le chef de l’État. Et la formule d’alors deviendra doctrine.

Un an plus tard, l’exécutif a ouvert les vannes des aides publiques, permettant, par la mise en place de mesures d’urgence – chômage partiel, fonds de solidarité et prêts garantis –, d’éviter le crash total d’une économie mise à l’arrêt et la destruction de millions d’emplois. Des fonds versés pourtant sans contrepartie. Car si ces «amortisseurs» ont joué leur rôle, certaines entreprises ont profité de leffet daubaine. Emmanuel Macron promettait de «tirer toutes les leçons du moment», d’ «interroger le modèle de développement» et «les faiblesses de nos démocraties». Force est de constater que nombre de ces engagements n’ont pas été tenus.

 

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Vaccination à Villepinte

16 Mars 2021, 14:05pm

Publié par PCF Villepinte

 

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