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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Covid-19 : malgré 500 000 doses supplémentaires en Ile-de-France, une vaccination à deux vitesses

25 Mars 2021, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

Le Parisien Par Carole Sterlé Le 23 mars 2021 à 18h57, modifié le 23 mars 2021 à 20h10

Elle repart du centre de vaccination Olympe-de-Gouges, à Paris XIe, tout sourire. « Ça s'est très bien passé ! » lâche Jeanne, parisienne de 99 ans et toute jeune vaccinée. Elle a fait le trajet depuis son XVIe arrondissement aux bras de sa fille Hélène et de Manal, son « ange gardien ». « J'ai mis deux mois à avoir ce rendez-vous, explique Hélène. C'était une horreur, je ne trouvais rien, et dimanche, ça s'est débloqué. » Car en Ile-de-France, des créneaux de vaccination se sont enfin libérés cette semaine.

Lundi soir, sur Sante.fr, le bleu sautait aux yeux. C'est la couleur des plages horaires disponibles : 150 créneaux à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), 29 à Chelles (Seine-et-Marne), plus de 200 dans ce centre de vaccination parisien.

 Une offre supérieure aux prévisions

La raison tient d'abord à l'offre de vaccins supérieure à ce qui était escompté en mars. « Sur l'ensemble du mois, nous devions avoir une dotation de 300 000 doses des vaccins Pfizer et Moderna et nous aurons eu finalement 800 000 doses (570 000 primo injections et 220 000 rappels, NDLR) », nous indiquait dernièrement Aurélien Rousseau, le patron de l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France. Un million de doses sont espérées en avril, et deux fois plus en mai.

Covid-19 : malgré 500 000 doses supplémentaires en Ile-de-France, une vaccination à deux vitesses

Pour autant, et à la surprise générale, ces nouveaux créneaux n'ont pas tous été pris d'assaut, comme au début de la campagne vaccinale.

Il faut dire que l'enchaînement chaotique des livraisons, la suspension d'Astra Zeneca et l'absence de calendrier vaccina, ne facilitent pas l'anticipation. Les rendez-vous s'affichent souvent d'une semaine sur l'autre.

« Nous sommes certains que des publics prioritaires n'ont pas été vaccinés », s'inquiète Luc Ginot, docteur et directeur de la santé publique à l'ARS Ile-de-France, qui mobilise tous les acteurs de terrain, jusqu'aux associations, au pied des escaliers. La semaine dernière, selon Santé Publique France, 46,6 % des Franciliens âgés de plus de 75 ans (400 139 personnes) avaient reçu une première injection (22 % ont eu un rappel).

Les autres sont-ils anti-vaccins ? Découragés ? Déconnectés ? « Moi j'ai longtemps hésité », confie Colette, parisienne de 82 ans, qui a sauté le pas ce mardi. Elle a eu la bonne idée de se décider au moment où des créneaux se libéraient. Mais tout le monde n'est pas aussi agile qu'elle sur Internet, ou n'a pas, comme Jeanne, un enfant pour traquer les disponibilités jour et nuit sur Doctolib.

 Aller vers ceux qui n'ont pas les moyens de décrocher un rendez-vous

Partout en Ile-de-France, les initiatives se multiplient pour aller vers ceux qui n'ont pas les moyens de décrocher un rendez-vous, dans les cités comme à la campagne. Près de 10 000 doses leur sont réservées chaque semaine. Vaccibus en Seine-Saint-Denis ou dans les Yvelines, partenariat des aides à domicile à Paris, interventions dans les foyers de travailleurs migrants permettent de cibler les exclus.

A eux ensuite de décider s'ils souhaitent ou non se faire vacciner. A Bobigny, la CPAM appelle depuis trois semaines les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS) (ex-couverture maladie universelle, CMU), ceux qui n'ont pas de médecin traitant ou qui n'ont pas eu de remboursement de soins depuis plus de six mois.

Un courrier de trois pages a été adressé lundi à 96 000 exemplaires à tous les habitants de plus de 75 ans recensés en Seine-Saint-Denis, pour rappeler comment accéder à la vaccination, avec des numéros de téléphone. Et rappeler que le vaccin est gratuit pour tous. Ce courrier a été envoyé à tous, vaccinés ou non, puisque à ce jour, on peut savoir combien de personnes, par tranche d'âge et profil, ont été vaccinées, mais pas où elles vivent, protection de la vie privée oblige.

« Il y a des tas de gens qui attendent, de plus de 75 ou moins, avec des polypathologies », confirme la fédération de Paris de l'Union nationale de retraités UNRPA, qui intervient dans les quartiers prioritaires. En une journée et demie seulement, la fédération parisienne a listé vingt volontaires parmi ses adhérents.

La liste d'attente s'allonge de jour en jour aussi à la pharmacie de Bruno Maleine, à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), président du conseil régional des pharmaciens. Il pense recevoir des doses d'Astra Zeneca dans la semaine, « 10 ou 20 dans le meilleur des cas ». Pas de quoi satisfaire la centaine d'impatients, dont certains « souffrant de comorbidités ».

 Des bugs techniques sur Stop Covid ?

L'offre de nouveaux créneaux ne suffit pas à satisfaire tout le monde. Ce mardi, Jocelyne est repartie très en colère du centre de santé du XIe. Elle était venue du Val-de-Marne et comme aucune condition de domiciliation n'est exigée, elle espérait bénéficier d'une première injection. « J'avais pris rendez-vous par la plateforme Stop Covid mais ça n'a pas été pris en compte », peste cette retraitée de 66 ans qui complète ses fins de mois par des animations dans les supermarchés.

Avec son « diabète de type 2, deux phlébites, une hépatite et l'ordonnance du médecin », elle est sûre d'être éligible même si elle a moins de 70 ans. A condition encore de trouver un rendez-vous. Le seul qu'elle a trouvé auparavant était à Reims. « On me parle de liste d'attente, et de nouveaux vaccins dans dix jours, mais moi j'ai besoin de travailler », souffle-t-elle.

«On m'a indiqué que je n'étais pas prioritaire, alors que j'ai des problèmes de santé»

Florence, enseignante de 60 ans, désespère de se faire vacciner./LP/C.S.

« Si les profs sont vaccinés en avril avec Astra Zeneca et qu'il faut neuf semaines d'intervalle entre les deux injections, ça veut dire qu'on se retrouve totalement vacciné au moment des grandes vacances ? » s'interroge Florence, toujours professeur d'histoire à 60 ans, comme en témoigne sa carte professionnelle.

C'est elle qui nous a apostrophés, les larmes aux yeux, ce mardi matin, aux portes du centre de vaccination abrité dans la salle Olympe-de-Gouges, à Paris XIe. « J'ai vu hier sur Sante.fr qu'il y avait des créneaux disponibles et j'ai essayé de prendre rendez-vous comme je le fais depuis deux mois, mais comme je n'ai pas 75 ans, ça m'a indiqué que je n'étais pas prioritaire, alors que j'ai des problèmes de santé, un rein qui fonctionne mal, de l'hypertension et une ordonnance du médecin. »

 Une responsable du centre de vaccination a pris le temps de l'écouter à l'entrée, ce mardi. « Elle a pris mon numéro et ils me rappelleront peut-être en avril », soupire Florence, la mine défaite. « Je ne sais plus quoi faire, je veux reprendre le travail, mais je ne peux pas retourner en cours sans vaccin. Et si je prolonge mon arrêt je risque d'être à mi-traitement.

Il faut qu'on vaccine les profs rapidement ! » lâche-t-elle. Le distanciel avec les élèves ? « Je chialais à chaque fin de cours, la distance, c'est une épreuve aussi. » Elle n'avait pas d'ordinateur avant le Covid. Alors organiser des cours en visioconférence, avec le son et l'image n'a pas été simple.

Reprendre le travail ? Sans vaccin, elle a trop peur. « J'ai enterré une amie en décembre, emportée par le Covid », se justifie-t-elle. « Si ça continue je vais craquer, je vais dévisser », répète-t-elle avant de rentrer chez elle. Quelques heures plus tard, elle nous adressait un SMS plein d'espoir : « Je n'ai pas joué au loto mais je viens de gagner… une vaccination au centre Olympe-de-Gouges pour le 25 mars ! Ouf ! Quel soulagement ! »

 

 

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Audrey Vernon : « Les ouvriers ne se foutent pas de l’écologie »

25 Mars 2021, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

Audrey Vernon lance la première salve, ce week-end, avec son spectacle, qu’elle veut entièrement gratuit, avant d’entamer sa tournée des ZAD. Magali Bragard

Habituée de la Fête de l’Humanité, Audrey Vernon a beaucoup joué son spectacle Comment épouser un milliardaire? dans les usines. En février, elle soutenait les salariés de la raffinerie de Grandpuits. Mardi, elle était à Amiens, aux côtés de Gaspard Fontaine, poursuivi pour le décrochage du portrait d’Emmanuel Macron.

Ce week-end, l’humoriste débute un tour de France des zones à défendre (ZAD), pour le lancement des Soulèvements de la Terre à Besançon, en jouant, gratuitement, Billion Dollar Baby, une adresse tragi­-comique à son bébé à naître sur fond de désastres environnementaux.

Quel est le sens de votre tournée des ZAD et de votre présence à Besançon?

Audrey Vernon J’ai beaucoup joué mon spectacle Comment épouser un milliardaire dans les usines. Cela m’avait nourri de connaître et de voir «en vrai» le monde ouvrier, que jabordais à travers le prisme des milliardaires dans mon spectacle. Au début de la pandémie, jai écrit un texte dans lequel jexpliquais ne pas vouloir dune réouverture des théâtres dans les mêmes conditions qu’avant, c’est-à-dire en faisant partie du cycle de la marchandise, en étant la récompense du salarié docile, en étant le divertissement qui est le pendant à notre asservissement.

Je suis ravie que cela ne reprenne pas. En tout cas, pas tout de suite. Vu ce que je dis dans Billion Dollar Baby, la gratuité a énormément de sens. Je parle des peuples premiers, qui sont plutôt des sociétés du don contre don. Ce spectacle sera plus dans le don que dans la vente. Je veux qu’il change le monde, donc je vais dans les lieux de résistance avant qu’il ne soit trop tard. Dans dix ans, je ne veux pas me dire que je n’ai rien fait.

Vous poursuivez dans la droite ligne de vos spectacles dans les usines…

Audrey Vernon Je parlais d’économie de façon théorique. Je voyais la pauvreté et la violence, mais aller dans les usines a rendu les choses plus concrètes, m’a fait connaître les gens, les familles et les lieux. J’entends souvent dire que les ouvriers se foutent de l’écologie. C’est complètement faux. L’écologie est une de leurs préoccupations principales. En récupérant l’usine d’Unilever, les Fralib ont tout de suite voulu arrêter l’aromatisation chimique pour revenir à l’aromatisation naturelle.

Ils ont racheté des champs de tilleuls pour faire du local et de l’écolo. C’est pareil pour la CGT, qui milite pour que Thales arrête de fabriquer des armes. Personne n’en parle. C’est dommage. À Grandpuits, j’ai joué pour des raffineurs qui veulent que Total répare les fuites des pipelines en Seine-et-Marne. L’écologie est au cœur de leurs préoccupations. Dire que les ouvriers ne pensent qu’à leur emploi est un mensonge. On ne leur rend pas assez hommage.

Une artiste peut-elle changer le réel?

Audrey Vernon Les œuvres d’art ont changé notre vision. Par exemple, sur la peine de mort, Dostoïevski ou Victor Hugo ont fait beaucoup plus évoluer les mentalités que les hommes politiques. Marx a écrit le Capital et inventé les notions qui nous font penser aujourd’hui. Notre culture n’est pas celle des chefs d’État, mais une culture de résistance, qui se transmet de génération en génération, sans l’aide de l’école. On nous bassine avec la Seconde Guerre mondiale, sans nous apprendre comment les résistants ont fait. C’est vraiment dommage qu’on ne nous explique pas comment on s’organise concrètement pour s’opposer au totalitarisme. Les artistes transmettent cette culture.

Quel regard portez-vous sur cette campagne des Soulèvements de la Terre?

Audrey Vernon Le texte est très bien écrit, très beau et très clair. Beaucoup d’associations font des choses concrètes. Aujourd’hui, des dizaines de menaces invisibles pèsent sur les générations à venir. Un génocide se prépare. Nous devons nous réveiller. Certains disent que j’exagère, que nous allons trouver des solutions. C’est ce qu’ont dû se dire beaucoup de peuples premiers, aujourd’hui disparus. Les Guaranis au Brésil se font assassiner par le gouvernement de Bolsonaro, des peuples d’Ouganda se font déporter à cause de Total. C’est aussi pour cette raison que je suis allée jouer à Grandpuits.

Que vous inspire l’occupation des théâtres?

Audrey Vernon Je suis pour toutes les récupérations de lieux qui nous appartiennent. J’ai décidé de mettre mon énergie dans les ZAD. Je comprends et je soutiens leur mouvement, mais instinctivement, j’ai du mal à prêcher pour ma paroisse. Cela dit, à Amiens ou à Besançon, ce sont les intermittents en lutte qui me fournissent toute l’infrastructure technique et font en sorte que je puisse jouer.

Qu’allez-vous faire lorsqu’ils vont rouvrir?

Audrey Vernon J’espère que le monde aura tellement changé que mon spectacle ne sera plus d’actualité. Je vais tout faire pour ne plus avoir à le jouer à la réouverture des théâtres. J’attends la libération pour faire des spectacles sur les petits oiseaux et des trucs non politiques. J’espère ne plus avoir à jouer un spectacle qui parle de l’extinction de l’humanité. Ce n’est pas possible de souhaiter la réouverture des théâtres cela.

En quoi les confinements ont-ils nourri votre réflexion?

Audrey Vernon Nous avons vécu tout ce que je souhaitais, c’est-à-dire l’arrêt des avions, du commerce et la décroissance. Pendant quelques jours, nous avons réduit nos émissions de gaz à effet de serre. Mais j’aimerais que cela soit un choix et pas qu’on nous l’impose. Comme le dit très bien le texte des Soulèvements de la Terre, on décide de tout pour nous. J’aimerais bien que nous soyons partie prenante, que nous décidions de quelles technologies nous avons envie.

Dans le spectacle, vous envisagez la possibilité que votre enfant en gestation assiste à la fin du monde…

Audrey Vernon Il faut changer maintenant, le temps nous est compté. Nous sommes dans un film de Bruce Willis. Et si tout le monde se caresse la barbe pendant dix ans, c’est fichu. Billy Wilder disait, à propos du nazisme: les optimistes ont été à Auschwitz et les pessimistes à Hollywood. Il ne faut pas être trop optimiste. Ce qui nous menace est tellement impensable et énorme quon ne peut pas se limaginer. Nous avons créé des monstres tellement menaçants – le nucléaire, les armes, les pesticides, les engrais – qu’ils peuvent détruire la vie sur Terre. Notre cerveau n’est pas fait pour penser cela. Je préfère être une pessimiste qui se trompe plutôt qu’une optimiste qui laisse faire.

 

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CGT « Investir dans le secteur des soins et du lien, revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

25 Mars 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

La journée confédérale annuelle du collectif Femmes mixité est consacrée au lancement de la campagne confédérale « Investir dans le secteur des soins et du lien, revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

Cette initiative co-construite avec l’ensemble des fédérations et les collectifs confédéraux concernés se déroulera sous la forme d’un Webinaire via zoom et diffusée en direct, sous forme de facebook live. Ce webinaire se tiendra le 1er avril de 9h à 12h30, avec des interventions de militant·e·s des secteurs concernés, d’universitaires et de la CSI, réparti en 2 tables rondes.

Première table-ronde intitulée « Investir dans le secteur des soins et du lien et renforcer les services publics »

Cette première table ronde permettra de montrer l’enjeu d’investir massivement dans ce secteur, afin de couvrir tous les besoins sociaux, en termes d’accompagnement face à la perte d’autonomie, à la prise en charge de la petite enfance et aux situations de handicaps. L’expérience portée par la CSI autour de sa campagne « Investir dans l’économie des soins » sera présentée pour nous servir de point d’appui.

La crise sanitaire dans le milieu hospitalier, dans les EHPAD, ou dans l’aide à domicile et les risques pesant sur les personnes âgées, ont mis en lumière le scandale pour un pays aussi riche que le nôtre d’abandonner ses ainé·e·s.

Investir dans le secteur des soins (au sens large) permet de changer de paradigme :

créer des emplois,

 relancer l’économie,

revaloriser les professions du « soin aux autres »,

 en améliorer les conditions de travail,

 les salaires,

et ainsi aller vers une société plus égalitaire, plus juste, où le bien-être est la valeur fondamentale, où l’utilité sociale de toutes les professions « du soin » sera reconnue.

La seconde table-ronde est intitulée : « Revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

Pendant la crise de la Covid-19, de nombreuses professions à prédominance féminine ont été en première ligne :

les soignantes, infirmières (87 % de femmes)  

 les aides-soignantes (91 % de femmes), 

 les aides à domicile (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes),

les caissières et des vendeuses (76 % de femmes),

 les enseignantes (71 % de femmes)

 les assistantes maternelles (99 % de femmes)…

La CGT se bat depuis longtemps pour que ces métiers soient revalorisés. Cette dévalorisation est l’un des facteurs expliquant les 26 % d’écarts salariaux entre les femmes et les hommes.

Pour revaloriser ces métiers, il faut exiger que la loi soit enfin appliquée, car elle prévoit l’égalité de salaire pour un travail égal, mais aussi pour un travail de valeur égale. Cette table-ronde permettra de définir des points d’appui pour obtenir cette revalorisation, à partir de nombreux témoignages de salarié·e·s de ces secteurs. 

Cette nouvelle campagne présente un double enjeu pour l’égalité femmes/hommes : le confinement l’a montré, comme le bilan des mesures d’austérité mises en place après 2008, tout recul dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie a un impact négatif d’abord sur les femmes sur qui repose le report de cet accompagnement.

À l’inverse, garantir un accompagnement digne de ce nom aux enfants, personnes âgées et handicapé·e·s permet aux femmes d’accéder à des emplois à temps plein et d’avoir un véritable déroulé de carrière.

Ces secteurs sont occupés très majoritairement par des femmes. Y investir, renforcer les services publics, reconnaître les qualifications exercées et créer des emplois stables permet de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de faire progresser l’égalité professionnelle. 

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25 mars 1871, Victorine nourrit les Défenseurs de la République, demain les élections

25 Mars 2021, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Jeudi 25 Mars 2021

IL Y A 150 ANS. 

Par quoi commencer? Par l’affiche de couverture « seule authentique » — ce qui sous-entend qu’il y en a une autre. Je n’ai pas trouvé d’image de cette autre, mais en voici le texte:

Le Comité Central de la Garde nationale auquel se sont ralliés les députés de Paris les maires et les adjoints convaincu que le seul moyen d’éviter la Guerre civile, l’effusion de sang à Paris, et en même temps d’affermir la république est de procéder à des élections immédiates convoque pour demain dimanche tous les citoyens dans les Collèges électoraux.
Les habitants de Paris comprendront que, dans les circonstances actuelles le patriotisme les oblige à venir tous au vote afin que les élections aient le caractère sérieux qui seul peut assurer la paix dans la cité. 
Les bureaux seront ouverts à huit heures du matin et fermés à minuit.

Vive la République

Les Maires et Adjoints de Paris signés
1er arr.: Ad. Adam, Méline, adjoints. 2e arr.: Émile Brelay, Loiseau-Pinson, adjoints. 3e arr.: Bonvalet, maire, Ch. Murat, adjoint. 4e arr.: Vautrain, maire, De Chatillon, Loiseau, adjoints. 5e arr.: Jourdan, Collin, adjoints. 6e arr.: A. Leroy, adjoint. 9e arr.: Desmarest, maire, E. Ferry, André, Nast, adjoints. 10e arr.: A. Murat, adjoint. 11e arr.: Mottu, maire, Blanchon, Poirier, Tolain, adjoints. 12e arr.: Grivot, maire, Denizot, Dumas, Turillon, adjoints. 13e arr.: Combes, Léo Meillet, adjoints. 15e arr.: Jobbé Duval, Sextius Michel, adjoints. 16e arr.: Chaudet, Sevestre, adjoints. 17e arr.: Fr. Favre, maire, Malon, Villeneuve, Cacheux, adjoints. — 18e arr.: Clemenceau, maire, J.-A. Lafont, Dereure, Jaclard, adjoints. 19e arr.: Devaux, Sartori, adjoints.

Les représentants de la Seine présents à Paris
Locroy, Floquet, Tolain, Clemenceau, V. Schœlcher, Greppo.

Le Comité Central de la Garde nationale
Avoine fils, Ant. Arnaud, Assi, Andignoux, Bouit, Jules Bergeret, Babick, Baroud, Billioray, Blanchet, Castioni, Chouteau, C. Dupont, Fabre, Ferrat, Fortuné Henry, Fleury, Fougeret, C. Gaudier, Gouhier, H. Géreseme, Grélier, Grolard, Jourde, Josselin, Lavalette, Maljournal, Éd. Moreau, Mortier, Prudhomme, Rousseau, Ranvier, Varlin.

Cette version est publiée, à la suite de l’autre, dans Le Rappel daté du 26 mars. Bref, qui organise les élections semble un sujet de discorde… Thiers le reconnaîtra, les atermoiements des maires ont fait gagner huit jours à Versailles. Mais, enfin, les élections ont lieu demain.

Bien, bien. Mais, le vote n’est pas tout. D’ailleurs, notre héroïne du jour ne vote pas. Évidemment, puisque c’est une héroïne. Nous l’avions laissée, souvenez-vous, le 13 mars, après la mort de son fils. Victorine:

Le 20 mars, dans l’après-midi, nous eûmes la visite d’un compagnon d’armes de mon mari […]. Il nous dit qu’on fait un appel à tous les corps francs qui sont de retour à Paris et aux soldats de l’armée régulière, qui n’ont pu être réincorporés dans leur régiment respectif, pour former un bataillon pour la défense de la République. Il demanda à mon mari et à moi, de la part de quelques compagnons de combats, si nous voulions faire partie de leur bataillon en formation; on nous faisait demander si nous consentirions à tenir le mess des officiers.
Nous étions un peu hésitants, mon mari m’engagea à dire oui. Il pensait que cela serait mieux que de rester avec nos tristes souvenirs, dans l’inactivité.

Nous avons accepté. Nous fîmes de l’ordre dans notre maison et, trois jours après, nous étions installés à la caserne nationale, maintenant caserne de la République, à l’angle de la rue de Rivoli et de la place, près de l’Hôtel de Ville.

Une vie nouvelle commençait pour nous; là nous avions une chambre à nous, une magnifique cuisine, une grande salle à manger et une petite cuisine pour le service du personnel; la salle était très propre, il y avait une grande table au milieu, recouverte d’une toile cirée blanche, des tabourets paillés, un dressoir, une sorte de comptoir, une grande glace pendue au mur, sur une console, un buste de la République (en plâtre), lequel était coiffé d’un bonnet phrygien et entouré de drapeaux rouges. C’était tout.

Nous avions alors comme chefs le commandant Naze [Léon Édouard Nazeet les capitaines Martin, Letoux et plusieurs autres officiers et sous-officiers. On m’adjoignit un cuisinier et deux garçons de service, dont un se nommait Adrien Brouiller. Je m’occupais du service général, mon mari s’occupait aussi de la surveillance des garçons; tout allait assez bien.

Un jour, je demandai au commandant Naze si l’on voulait m’autoriser à tenir table ouverte deux heures par jour, à 9 heures du matin, pour donner à manger aux pauvres diables qui avaient faim (il n’en ­manquait pas dans Paris dans ces moments-là). Ayant été autorisée, je donnais une bonne assiettée de soupe à chacun, une tranche de bœuf, des légumes, du pain à discrétion et un demi-verre de vin. Nous acceptions hommes, femmes et enfants, par groupes de six; lorsque chaque groupe avait fini, six autres individus entraient. Je ne demandais pas d’où ils venaient, ni qui ils étaient; s’ils avaient faim, cela me suffisait.
Nous avons vu défiler des types de bien différentes conditions. J’étais heureuse d’avoir pu calmer pour quelques instants la faim de ces malheureux.

C’est un bon endroit pour interrompre Victorine et dire quelques mots de ces « pauvres », certes, mais aussi des ouvriers parisiens. Je cite maintenant Louis Rossel:

Parmi les bataillons que j’avais l’honneur de commander, certains étaient affligeants à voir. Des hommes débiles, laids, petits, difformes, dont l’uniforme faisait ressortir la mauvaise mine. En passant devant ces malheureux, je me disais: Ces gens ont raison de se battre; ils se battent pour que leurs enfants soient moins chétifs, moins scrofuleux, moins vicieux qu’ils ne sont eux-mêmes.

Pas grand-chose à voir avec les silhouettes lisses, propres et bien nourries supposées représenter les communards depuis quelques jours à Paris!

 

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8 avril : on amplifie la mobilisation !

25 Mars 2021, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/03/2021 par PCF

Le mardi 16 mars, des milliers de jeunes ont défilé partout en France à l’appel de quatorze organisations de jeunesse. Un an après l’annonce du premier confinement, nous avons dénoncé avec force l’inaction du gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse.

Depuis plus d’un an maintenant, la situation des jeunes se dégrade. 22 % des jeunes actifs sont actuellement au chômage, plus d’un étudiant sur six est en situation de décrochage, le retard scolaire ne cesse de s’accumuler, et des dizaines de milliers de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. La précarité de nos situations, couplée avec le manque de perspectives quant à notre avenir, plonge de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique.

Les mesures prises par le gouvernement pour y répondre ne sont pas à la hauteur. Pire, l’annonce d’un nouveau confinement sans aucun plan d’urgence pour la jeunesse plonge la nouvelle génération dans le désarroi le plus total.

Pour les étudiant·e·s, si les repas à un euro et l’aide ponctuelle de 150 euros pour les boursier·ère·s en décembre sont à saluer, ils ne permettent pas de sortir les étudiant·e·s de la précarité. De même, l’aide de janvier annoncée par Emmanuel Macron n’a jamais vu le jour et l’ouverture des discussions pour une réforme des bourses se fait toujours attendre.

Alors même que le nombre d’étudiant·e·s en décrochage est colossal, aucune annonce n’a été faite sur une possible reprise des cours en présentiel avant la fin de l’année universitaire, ni sur la mise en place de nouveaux moyens matériels ou pédagogiques pour le permettre.

Pour les lycéen·ne·s, la situation n’est pas plus enviable. Alors que nous faisons face à une crise éducative sans précédent, le gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Avec la fin du caractère national du baccalauréat, car en contrôle continu, la sélection sera plus inégalitaire que jamais.

Alors que les conditions d’études au lycée sont plus que jamais dégradées, le ministre de l’Éducation fait le choix de supprimer 1 800 postes de professeurs : en refusant d’investir dans le service public, c’est le quotidien au lycée et l’avenir de tous les élèves qui sont bradés.

Pour lutter contre le chômage des jeunes, Jean Castex a lancé le plan “Un jeune, une solution” le 23 juillet dernier. Huit mois après, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas. Pire, en favorisant les CDD et les services civiques, il précarise encore davantage l’emploi des jeunes.

Malgré les mobilisations d’ampleur depuis plusieurs mois et le contexte inédit dans lequel se trouve la jeunesse, le gouvernement refuse toujours d’écouter les revendications légitimes des organisations étudiantes, lycéennes et de jeunesse.

Fort du succès de la mobilisation, nous sommes bien déterminé·e·s à nous faire entendre. C’est pour ces raisons que nous appelons l’ensemble des jeunes à se mobiliser le 8 avril prochain. Nous demandons :

Pour les étudiant·e·s :

  • Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante, débutant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
  • La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s, garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté.
  • La réouverture des universités à 50 % avec les moyens économiques et humains nécessaires et l’obligation d’enregistrer/filmer les cours et mettre un format écrit à disposition, afin de ne pas pénaliser les étudiant·e·s n’ayant plus de logement près de leur établissement.
  • L’embauche de personnels éducatifs, leur titularisation, la construction d’infrastructures pour rattraper le retard accumulé et faire face au décrochage.

Pour les lycéen·nes :

  • La fin de Parcoursup et de toute plateforme sélective post-baccalauréat.
  • La non pénalisation des stages non réalisés au lycée et dans le supérieur.
  • Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard.

Pour l’emploi des jeunes :

  • L’ouverture immédiate du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion.
  • La suppression des contrats précaires pour tendre vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche.
  • L’interdiction de toute rémunération en dessous du SMIC, même pour les services civiques, stages et apprentissages.
  • Un plan de recrutement pour les jeunes dans la santé, l’éducation, les transports et l’énergie.
  • La rémunération des stages minimum au SMIC dès la première heure travaillée. µ

Signataires :

MJCF, UEC, UNEF, UNL, FIDL, MNL, L’alternative, FSE, Jeunes écologistes, Jeunes socialistes, Jeunes génération.s, Jeunes insoumis.

 

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Agents territoriaux – Essentiels un jour, avec moins de droits le lendemain.

24 Mars 2021, 15:19pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/03/2021 par PCF

Halte à l’hypocrisie du gouvernement !

Agents des crèches, des cimetières, de la restauration collective, des centres de santé, de la voirie, de la propreté, des espaces verts : depuis un an, le gouvernement salue le travail des fonctionnaires territoriaux, en première ligne pour affronter une crise sanitaire d’une ampleur inédite.

 

Le 13 avril 2020, le Président de la République affirmait qu’il nous faudra nous « rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Pourtant, malgré ces applaudissements et déclarations, l’exécutif a choisi de remercier les héros du quotidien, qui ont permis à la France de tenir debout, en les faisant passer pour des privilégiés et en s’attaquant à leurs droits.

En effet, la loi « de transformation de la fonction publique », dite Dussopt, adoptée par la majorité à l’Assemblée nationale, impose dans son article 47 le principe d’une durée annuelle du travail pour les fonctionnaires de 1 607 heures au plus tard en juin 2021. Elle annule ainsi tous les accords plus favorables au temps de travail légal qui avaient été négociés dans les collectivités au fil des ans.

Derrière cette mesure se cache l’objectif affiché au début du quinquennat d’imposer, au nom de la baisse de la dépense publique exigée par les institutions financières, une réduction du budget de fonctionnement de 10 milliards d’euros aux collectivités territoriales. Le gouvernement profite de la crise sanitaire pour avancer son agenda de « réformes » à marche forcée.

En 2017, le candidat Macron promettait la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires « superflus », dont 70 000 dans la Fonction publique territoriale. De fait, l’abrogation des régimes dérogatoires au volume annuel de 1 607 heures représenterait, selon la Cour des comptes, une « économie » de 57 000 postes.

Alors que nous entamons un troisième confinement, la baisse continue des moyens accordés au service public a fait la démonstration de son potentiel dévastateur. La presse révélait, par exemple, la semaine dernière que le nombre de lits en réanimation n’a fait que diminuer depuis mars dernier. Nous en connaissons le résultat.

D’un autre côté, l’engagement des collectivités locales dans la lutte contre l’épidémie est constant et essentiel. Rappelons-le, les agents publics locaux gèrent aujourd’hui au quotidien la plupart des centres de vaccination ouverts sur le territoire. Aussi, il n’est pas acceptable que les agents territoriaux servent de variable d’ajustement comptable pour accompagner les baisses de dotation et le désengagement de l’État.

Depuis un an, l’utilité de service public pour une meilleure prise en compte des besoins de la population est une évidence. Son développement ne pourra passer que par le recrutement massif d’agents publics.

En outre, le progrès va dans le sens d’une réduction du temps de travail, non son augmentation.

Au lieu d’augmenter le temps de travail des agents, le gouvernement devrait répondre au défi de l’amélioration de leurs conditions d’existence et de travail. Pour rappel, les fonctionnaires ont des contraintes professionnelles, la nuit ou le week-end, deux fois supérieures aux autres salariés. Ils sont par ailleurs moins bien rémunérés. Le salaire moyen des fonctionnaires territoriaux (gelé depuis plus de dix ans) est inférieur de 400 € nets par mois par rapport à celui des salariés du secteur privé.

En dernier lieu, après les offensives contre les finances des collectivités, la majorité s’attaque avec ces mesures à la gouvernance territoriale. Elles représentent une atteinte à la libre administration des collectivités garantie par la Constitution.

En définitive, la loi Dussopt est un nouveau coup de poignard contre le service public de proximité, sans lequel la crise profonde que traverse notre pays serait moins bien amortie. Les élus communistes et républicains seront aux côtés des fonctionnaires et des organisations syndicales pour défendre leurs droits et demander son abrogation. µ

Ian Brossat, président de l’Anecr.

 

 

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Les choix destructeurs d’Emmanuel Macron   

24 Mars 2021, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Depuis des mois, le président de la République et son gouvernement gèrent l’évolution de la pandémie de Covid-19, au fil de l’eau, dans le seul but de maintenir les cours de la Bourse. Salariés et retraités doivent se mobiliser le 31 mars pour défendre leurs droits et leur pouvoir d’achat en 2021.

Sans que cela se voie clairement pour le moment, la situation économique du pays se dégrade au fil des mois. Le pouvoir fait payer la crise par le peuple, afin d’enrichir les possédants, avec des effets dévastateurs sur le plan social.

Plusieurs notes de l’Insee, parues début mars, donnent des éléments probants. L’une indique que sur l’année 2020, l’activité chute de manière historique : -8,2%, après une hausse de +1,5% en 2019. Les dépenses de consommation des ménages sont en baisse de 7% sur la même période. Si les importations baissent de 11,5%, les exportations reculent de 16,3%, car notre pays est en voie de désindustrialisation. Une autre note indique qu’en janvier 2021 la consommation des ménages en biens chute de -4,6% en volume par rapport à décembre 2020. Cette baisse atteint -24,6% concernant les achats d’équipement du logement et -27,8% en habillement-textile.

Le pire est à venir dans les services

En raison de la fermeture des restaurants et des activités de loisirs, le pire est encore à venir. Selon l’Insee, en février, la dégradation d’ensemble du climat des affaires dans les services tient, notamment, à la nette détérioration de l’opinion des chefs d’entreprise dans l’hébergement-restauration et dans les services administratifs de soutien.

Début février, l’Insee annonçait déjà que 360 500 emplois avaient été détruits en France, dans le secteur privé, en 2020. Dans l’industrie, les firmes donneuses d’ordres exigent désormais des baisses de prix de leurs sous-traitants, ce qui se traduira par des délocalisations de productions dans des pays à bas coûts de main-d’œuvre et des fermetures de sites en France. Début mars, SFR a annoncé la suppression de 1 700 postes cette année, soit 17% de ses effectifs, malgré un chiffre d’affaires et des profits en hausse. Bien que sa production ait reculé en 2020, le groupe Peugeot-Citroën a dégagé un bénéfice de 2,2 milliards d’euros et propose 1 milliard de dividendes à ses actionnaires. Mais l’augmentation générale des salaires n’a été que de 1,2% en 2020, selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du groupe.

Le rôle des « fonds vautours » chez Danone

Danone a annoncé la suppression de 1 500 à 2 000 emplois sur l’année 2021. Mais, suite à la baisse du chiffre d’affaires du secteur des eaux minérales, via la fermeture des restaurants, les deux fonds spéculatifs actionnaires de Danone, que sont le californien Artisans-Partners et le britannique Blues-Bell Capital, ont demandé, et obtenu, que le PDG, Emmanuel Faber, ne soit que président et qu’on lui adjoigne un directeur général en phase avec leurs exigences. Ces deux fonds d’investissement détiennent moins de 5% des actions du groupe. Mais ils étaient mécontents d’une baisse temporaire de la valeur de l’action en Bourse, ce qui limite leurs profits via la spéculation !

70% de l’épargne chez 20% des ménages

On a beaucoup parlé de l’épargne des Français en progression de près de 100 milliards d’euros sur l’année 2020. Mais 70% de cette épargne est détenue par les 20% de ménages les plus riches. La pension moyenne des retraités français étant de 1 382€ mensuels, on imagine qu’ils sont peu nombreux à figurer parmi les gros épargnants. Surtout que les pensions n’ont cessé de perdre du pouvoir d’achat depuis la réforme Balladur de 1993 (voir page 6). Comme les autres ménages en ce début d’année, les retraités subissent une hausse de 1,6% du prix de l’électricité à quoi s’ajoute celle du gaz de ville de 5,7%. Les prix des carburants sont en hausse et le prix du baril de Brent cotait près de 71 dollars le 8 mars, plus que le record de mai 2019.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a fait passer le taux d’intérêt du Livret A de 1% à 0,50%, faisant perdre du pouvoir d’achat aux épargnants modestes. Comptant sur la générosité des retraités, il leur demande, aujourd’hui, de faire des donations ponctuelles à leurs enfants et petits-enfants, afin de relancer l’économie par la demande. Ceux qui le peuvent n’attendent pas ce ministre pour aider leurs proches. Lui pense surtout à faire croître les profits des firmes et les dividendes qui vont avec.

Gérard Le Puill

Le 31 mars rassemblement des retraité.e.s de la région parisienne devant le ministère des Solidarités et de la Santé : 14 Avenue Duquesne, 75350 Paris
M° Saint François Xavier et Ecole Militaire
Le plan ICI

Télécharger l'attestation de déplacement dérogatoire pour le 31 mars


Télécharger le document : attestation_31.03.pdf

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L'Humanité

23 Mars 2021, 10:51am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Retrouvez ci-dessous une sélection d'articles parus ce jour sur l'Humanite.fr.
A lire, A découvrir.
La rédaction
 
 
En Aveyron, le gisement de la solidarité n’est pas épuisé
 
Alors que les plus importants employeurs du département, Bosch et la SAM, sont menacés de disparition, un mouvement d’ampleur organise la riposte contre cette nouvelle phase de désindustrialisation annoncée.
 
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Vaccin Spoutnik V : la France signera-t-elle un partenariat avec la Russie ?
 
Le sérum mis au point par l’institut Gamaleya de Moscou est entré dans la procédure d’homologation du régulateur européen. Une procédure qui devrait aboutir par une autorisation en mai ou juin. Spoutnik V est, sur le papier, l’un des meilleurs vaccins au monde.
 
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Télévision. « Les Damnés de la Commune » : la voix du peuple en armes
 
Adaptant ses romans graphiques, parus chez Delcourt, Raphaël Meyssan propose une immersion dans le Paris insurrectionnel. Un magnifique documentaire, entièrement réalisé à partir de gravures d’époque autour du récit de Victorine Brocher, à voir sur Arte.
 
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Prohibition, dépénalisation ou totale libéralisation. Faut-il légaliser le cannabis ?
 
Alors que les expérimentations du cannabis thérapeutique sont en cours, l’usage dit récréatif est lui aussi questionné en termes de santé publique. Nous avons posé la question à Bertrand Dautzenberg, pneumologue, à Béatrice Stambul et Victor Martin, présidente et chef de service de l’association de prévention BUS à Marseille, ainsi qu’à Jean-Claude Alvarez, médecin chef de service pharmacologie-toxicologie, laboratoire expert, CHU Garches.
 
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Revivez la cérémonie d'ouverture des 150 ans de la Commune de Paris

23 Mars 2021, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 

Jeudi 18 Mars 2021

 

Il y a 150 ans, jour pour jour, le 18 mars 1871, débutait au pied de la butte Montmartre, l'insurrection des parisiens et parisiennes, qui allait donner naissance à la Commune de Paris.

Pour l'ouverture des commémorations, l'artiste Dugudus et l'historien Hugo Rousselle, ont proposé à la mairie de Paris de rendre vivant cet anniversaire en faisant renaître 50 communards tenus par un-e parisien-ne et leurs canons sous forme de silhouettes.

"Je souhaitais réinvestir l'espace publique dans un moment où la crise sanitaire nous prive de culture" souligne l'artiste Dugudus.

"Nous la Commune" est une performance et une série d'exposition itinérante qui permet de faire revivre 50 Communards que vous connaissez certainement : Gustave Courbet, Jules Vallès, Louise Michel... Une série d'expositions des Communards aura donc lieu, à partir du 1er avril, elle reliera l'Hôtel de ville, la mairie du IIIe, la gare de l'Est pour enfin finir au parc des buttes Chaumont.

"50 Communards qui représentent 50 portes d'entrées pour comprendre la Commune et qui allient une exigence historique et graphique" déclare l'artiste lors de sa présentation.

La chanteuse Nawel Dombrowsky a interprété des chants communards avant de conclure avec la chanson d'Eugène Pottier, "Elle n'est pas morte".

Vous pourrez également retrouver 10 portraits de Communards dans l'Humanité, entre le 18 mars et le 28 mai prochain.

Retrouvez notre hors-série spécial consacré à la Commune de Paris ici : https://boutique.humanite.fr/ et dans les kiosques !

 

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Bataille sur le front asiatique entre Washington et Pékin

23 Mars 2021, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 23 Mars 2021

Christophe Deroubaix Lina Sankari

Partisan d’une «grande alliance démocratique» contre la Chine, le président des États-Unis, Joe Biden, déploie une politique étrangère agressive en Asie. Les tensions se cristallisent autour de quatre enjeux. 

Il n’est pas de hasard en diplomatie. La semaine dernière, pour leur premier déplacement à l’étranger, le secrétaire d’État Antony Blinken et le ministre de la Défense Lloyd Austin ont témoigné de l’attention particulière qu’ils portaient à l’Asie. Il s’agissait d’une part de redonner du souffle à la relation que les États-Unis entretiennent avec leurs alliés dans la région. Une alliance quelque peu tourmentée par Donald Trump, ses coups de menton et sa politique du cavalier seul, consacrée par le slogan «LAmérique dabord».

La mer de Chine méridionale : un enjeu frontalier de taille.

Au Japon, puis en Corée du Sud, l’équipe de Joe Biden s’est d’autre part attachée à consolider le Quad (Dialogue quadrilatéral pour la sécurité), qui regroupe pour l’heure Washington, Tokyo, New Delhi et Canberra. Après le sommet virtuel du 12 mars, les États-Unis pourraient être tentés de muer cette alliance en Otan bis dont le combat serait exclusivement tourné vers l’endiguement de la Chine. Le Royaume-Uni s’est déjà porté candidat et pourrait entraîner dans son sillage d’autres pays tentés par la «grande alliance démocratique» contre Pékin voulue par Joe Biden.

Le Japon a autorisé, début mars, ses gardes-côtes à ouvrir le feu sur tout navire étranger qui accosterait illégalement sur les îles Senkaku, nationalisées unilatéralement en 2012.

C’est une fois ce contexte posé qu’Antony Blinken et le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, rencontraient, en fin de semaine, les responsables de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi et Wang Yi, en Alaska. Lors de l’entrevue, les États-Unis mettaient en garde la Chine contre «la coercition et les comportements déstabilisants», à TaïwanHong Kong ou en mer de Chine. Glacial, Jake Sullivan s’est dit «ouvert à une compétition rude»«Ce nest pas comme cela que lon accueille ses invités», a jugé Yang Jiechi, piqué au vif, qui reproche à Washington de vouloir «imposer (sa) propre démocratie dans le reste du monde» et appelle à «abandonner la mentalité de guerre froide».

 

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