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La France des bas salaires

4 Mars 2021, 09:32am

Publié par PCF Villepinte

CGT 2 mars 2021 | 

Par Frédéric Dayan | Photo(s) : David Cesbron/REA

Alors que l'emploi est fortement menacé avec la crise sanitaire, la préoccupation des Français pour les bas salaires, ceux notamment des travailleurs de «deuxième ligne», reste vive et persistante. Ce qui est en jeu, c'est la reconnaissance de leur utilité sociale, leur dignité. Augmenter ces bas salaires, ce serait aussi renforcer un levier essentiel de la croissance.

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Dans une récente enquête Ifop réalisée pour Radio Classique et Les Échos, parmi les priorités pour la transformation en 2021, les personnes interrogées ont placé l'augmentation des bas salaires juste après la relocalisation des usines en France et le soutien aux PME face à la crise. Il faut voir sans doute dans cette priorité pour les bas salaires un marqueur de cette pandémie et de la crise sociale qu'elle a déclenchée. Cette préoccupation révèle aussi l'accroissement des inégalités et une paupérisation croissante d'une frange de la population qui ne parvient pas à vivre de son travail.

Sans doute, encore, parce que la crise sanitaire a très vite révélé le caractère essentiel de nombre de ces travailleurs et travailleuses de première, comme de deuxième ligne, à notre vie. Ce qui rend d'autant plus insupportable l'absence de reconnaissance dont elles et ils pâtissent. Et aussi parce que la pandémie et ses conséquences économiques ont creusé les inégalités et fait basculer nombre de travailleuses et travailleurs dans la précarité et la pauvreté.

Les chiffres sont parfois trompeurs

Travailler, mais aussi rester ­–ou devenir pauvre n'a rien de nouveau, tant la France est devenue un pays de bas salaires. Hélas les statistiques permettant de mesurer la diffusion de ces bas salaires dans la population active ne sont pas si nombreuses, régulières et faciles à décrypter. Et la disparition de l'Observatoire national de la pauvreté décidée en octobre2019 par Emmanuel Macron, à l'aube du mouvement des Gilets jaunes, ne facilite pas l'appréhension de cette paupérisation des travailleurs.

Lorsqu'on parle des salaires, on évoque le plus souvent l'évolution du salaire moyen (2238euros), mais «ce chiffre est peu significatif car il est tiré vers le haut par un petit nombre de salaires très élevés», souligne le Centre d'observation de la société. Et son évolution est aussi sujette à caution comme l'a relevé récemment le rapport mondial sur les salaires 2020-2021 de l'Organisation internationale du travail (OIT), le 2décembre2020. Par exemple, pour notre pays en pleine crise sanitaire et économique, le salaire moyen aurait augmenté d'environ 5% sur la première moitié de l'année 2020 par rapport à 2019. C'est aussi le cas dans un tiers des pays pour lesquels des chiffres ont été publiés.

Mais ces chiffres sont en trompe-l'œil car cette ­augmentation moyenne est en grande partie «la conséquence du fait qu'un nombre substantiel de travailleurs faiblement rémunérés ont perdu leur emploi, ce qui fausse la courbe moyenne, puisqu'ils n'apparaissent plus dans les statistiques concernant les salariés». On voit par là qu'un très grand nombre de salariés passent «sous le radar» du salaire moyen. Par conséquent, il faut changer de focale pour appréhender la réalité des bas salaires et regarder ce qui se passe sous la barre du salaire médian.

+181000 travailleurs pauvres entre2016 et2017 selon les derniers chiffres de l'Insee.

Si près du seuil de pauvreté

Le salaire médian pour un équivalent temps plein atteignait 1789euros par mois selon les dernières statistiques disponibles (2016), dont 1639euros pour les femmes et 1899euros pour les hommes, hors salaire des apprentis et des stagiaires. C'est-à-dire qu'il y a autant de gens qui perçoivent un salaire au dessus qu'un salaire au-dessous de ce niveau.

Pour le Centre d'observation de la société, «30% des salaires sont inférieurs à 1500euros net mensuels. C'est la France des salariés peu qualifiés, des employés (souvent employées) dans les services et des ouvriers». C'est la France de ceux dont l'ensemble des revenus ne suffisent pas à offrir un niveau de vie supérieur au seuil de pauvreté.

Mais, par convention, on appelle «bas salaires» ceux qui sont «inférieurs aux deux tiers du salaire médian de l'ensemble de la population» soit 1192euros. Un chiffre qui flirte dangereusement avec le seuil dit de «pauvreté monétaire» qui s'établit à 1073euros net par mois pour une personne seule en 2019. Ce chiffre correspond, quant à lui, à 60% du niveau de vie médian.

Ces derniers indicateurs permettent d'évaluer plus justement le nombre de travailleurs pauvres. Celui-ci a bondi de 181000 entre2016 et2017 selon les derniers chiffres de l'Insee. Au total, ils seraient 2,1millions contre 1,9million un an auparavant.

La mesure et le ressenti

Mais il en va des salaires et du niveau de vie comme de la température. Il y a la mesure et il y a le ressenti. Et de ce point de vue, la crise sociale des Gilets jaunes a été un nouveau signal d'alarme sur la paupérisation de toute une partie de la société.

En effet, selon le baromètre annuel de la Direction statistique du ministère des Solidarités (Drees), près de 18% des Français interrogés se sentaient pauvres fin 2018, contre 13% en moyenne les années passées. Et, toujours selon cette enquête publiée en septembre2019, les personnes interrogées estiment qu'il faut 1760euros pour vivre. L'écart est donc de 71% entre ce besoin et le seuil de pauvreté monétaire de 1073 euros par mois pour une personne seule.

On voit là que l'on est proche du salaire médian, mais encore loin du Smic net qui se situe autour de 1200euros. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que près d'un tiers des ouvriers se sentent pauvres et que compte tenu de la situation, 90% d'entre eux estiment que les injustices sociales ne feront qu'augmenter.

1760euros pour vivre selon le baromètre annuel de la Direction statistique du ministère des Solidarités (Drees)

Quelle reconnaissance salariale?

Il aura fallu la crise des Gilets jaunes, puis la pandémie, mais aussi des mobilisations comme celle des salariées des Ehpad pour que le chef de l'État consente à évoquer la question de la reconnaissance salariale des derniers de cordée, mais premiers de corvée, soudain reconnus indispensables à la continuité sociale et économique du pays.

Une conversion tardive qui reste cependant encore au stade du discours. Les annonces du plan pauvreté de septembre2018, tout comme les mesures lors de la crise des Gilets jaunes ou au printemps 2020 au début de la pandémie, ne prennent jamais à bras-le-corps la question de la revalorisation des bas salaires et du Smic.

Le gouvernement répond par des primes ou des aides financées ou compensées par l'argent public, mais dont la première ­caractéristique est de ne rien coûter aux entreprises qui bénéficient depuis des années d'exonérations de cotisations sociales très généreuses sur ces bas salaires. Au passage, ces exonérations qui siphonnent les ressources de la protection sociale sans véritablement préserver l'emploi sont autant de trappes à bas salaires puisqu'elles encouragent les entreprises à tasser les grilles pour cantonner les salaires au plus près des seuils d'exonération qui peuvent atteindre 1,6fois le Smic.

La CGT fait des propositions

Le retard à l'allumage et le patinage des discussions entamées entre les syndicats, le patronat et le gouvernement sur les salariés de la deuxième ligne témoignent du manque de volonté de s'attaquer à ce dossier des bas salaires. «Alors qu'il serait simple» d'écouter ces travailleurs «et d'entendre que leur revendication principale est d'obtenir immédiatement une augmentation de salaire, la ministre du Travail bloque la revalorisation du Smic à 0,99% en décembre et se contente d'ouvrir une concertation de plusieurs mois sans réelles perspectives monétaires, sonnantes et trébuchantes», s'est agacée la CGT dans un communiqué le 22janvier.

La confédération qui ­propose depuis plusieurs années de porter le Smic à 1800euros brut demande «une revalorisation des salaires au niveau national et interprofessionnel», non seulement pour les salariés qui ont continué à travailler, exposés au risque ­sanitaire de la pandémie, mais aussi pour celles et ceux qui ont travaillé à distance. Tous ces salariés ont en commun, selon la CGT, «la ­nécessaire augmentation du Smic et ainsi de l'échelle des salaires»

Ils exercent des métiers «souvent très dévalorisés, aux contrats de travail souvent précaires et aux conditions de travail très difficiles. Ce sont donc avant tout des salariés qui ont besoin de dispositifs sécurisants», plaide la CGT qui propose ­plusieurs leviers d'action. Par exemple d'agir pour «un accès réel à une formation continue qualifiante sur le temps de travail», alors qu'on sait depuis des années que la formation continue va en priorité aux travailleurs qui sont déjà les mieux formés et exerçant plutôt dans des grandes entreprises.

La CGT propose au gouvernement d'acter que le réseau des Greta (Goupements d'établis­sements) de l'Éducation nationale, de l'Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) et du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) «soit mobilisé dans la mise en œuvre de mesures de formation et d'évolution professionnelle ciblées». Mais aussi que ces formations qualifiantes soient reconnues dans les grilles de salaires et les déroulements de carrière.

Des clauses sociales pour les appels d'offres

Reste que le faible niveau de qualification n'est pas le seul déterminant de ces bas salaires. En effet, ces travailleurs sont souvent la main-d'œuvre des entreprises sous-traitantes –par exemple dans l'industrie, le BTP, les services aux personnes ou aux entreprises, le nettoiement, le ménage qui subissent une forte pression concurrentielle imposée par les entreprises donneuses d'ordre. Ce sont leurs salaires, leurs conditions de travail, qui servent de variable d'ajustement pour faire baisser les coûts, décrocher et conserver des marchés. La CGT demande donc que les appels d'offres soient assortis de clauses sociales.

Relever les bas salaires impliquerait aussi d'en finir avec les temps partiels imposés aux femmes et d'imposer l'application du Smic à toutes les branches d'activité. Par ailleurs, est posée la question de la moindre reconnaissance des métiers à prédominance féminine très nombreux dans les professions à bas salaire des services, du commerce, du soin et de la prise en charge des personnes fragiles.

Au-delà de la justice sociale, de la reconnaissance et de la dignité des travailleuses et travailleurs, la revalorisation des bas salaires est aussi un impératif économique. Car il est connu que les travailleurs à bas salaires épargnent peu et consomment la quasi-­intégralité de leurs ressources. Leurs revenus sont directement réinjectés dans l'économie. Et l'on sait que la consommation des ménages compte pour plus de la moitié de la croissance économique.

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Mme Vidal : encouragez-vous la calomnie et le fichage des universitaires ?

4 Mars 2021, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/03/2021 par PCF

La Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, avait jeté l'opprobre sur la communauté universitaire, disant que celle-ci était gangrenée par des « islamo-gauchistes », sans avancer aucun argument ni aucun nom, englobant massivement la communauté derrière ces insultes mensongères. 

Quoi que l’on pense de certains travaux, on ne peut accepter qu'une ministre  du gouvernement d'Emmanuel Macron cherche par le procédé honteux de l'amalgame à détourner l'attention de l'opinion du démantèlement en cours de la recherche et de l'université publiques, pourtant cruciales dans la période difficile que vit aujourd'hui la France. En quelques heures seulement plus de 20.000 chercheurs et enseignants ont signé une pétition demandant sa démission :

https://www.wesign.it/fr/science/nous-universitaires-et-chercheurs-demandons-avec-force-la-demission-de-frederique-vidal

Et voilà que quelques jours plus tard, un site recensait les noms de ces signataires, les traitant de « gauchistes complices de l'islam radical », en renvoyant pour les premiers de la liste vers leur page web institutionnelle, permettant d'aller les trouver sur leur lieu de travail.

Quel est le but de ce fichage ? Intimider des universitaires, qui depuis leur résistance à Napoléon III, ont obtenu la liberté de parole, et qui ont dû se battre pour la conserver, durant l'affaire Dreyfus, sous l'Occupation et le régime de Vichy ?

 Les propos de la ministre, savamment flous dans l'injure, sont ici repris en portant la calomnie sur des personnes nominalement désignées. Elle en porte la responsabilité. En voulant détourner l'attention de la Loi de Programmation de la Recherche, qui va affaiblir les capacités de productions de connaissance de notre pays alors que la crise COVID montre que nous en avons tant besoin, elle alimente les fantasmes de tous les extrémistes.

Le comportement de Madame Vidal fait écho à la dérive autoritaire d'un pouvoir qui, ces derniers mois, a multiplié les lois et mesures portant sérieusement atteinte aux libertés publiques. Tout cela devient intolérable. 

Derrière les chercheurs et enseignants en première ligne, toutes les forces démocratiques et républicaines, le PCF propose aux associations, syndicats et partis de gauche et de progrès, de faire front pour défendre l'université publique française.

 Parti communiste français,

 

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L'Humanité

3 Mars 2021, 14:40pm

Publié par PCF Villepinte

 
11:11 (il y a 4 heures)
 
 
 
 
 
 
 
 
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Tel : 01 55 84 40 30
 

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Haïti : La place de la France est aux côtés du peuple haïtien, et non de ses tyrans (PCF)

3 Mars 2021, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/03/2021 par PCF

Dimanche 28 février, des milliers d'Haïtiennes et Haïtiens sont redescendus dans la rue pour exiger le départ du dictateur en devenir, Jovenel Moïse, et pour dénoncer les enlèvements et disparitions forcées, la corruption des autorités qui composent le climat de violence quotidienne instauré par le chef de l'Etat haïtien.

Les arrestations sommaires et détentions sans jugement – de véritables kidnappings – se multiplient chaque jour. Pour assurer le règne de l'injustice et son pouvoir absolu sur l'existence de toute opposition, Jovenel Moïse a fait suspendre, déplacer, arrêter chez eux en pleine nuit et emprisonner sans procès, un nombre toujours plus important de militants des droits humains et de juristes, magistrats et fonctionnaires de justice qu'il considère comme récalcitrants.

Des assassinats comme celui du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval, à l'automne et le massacre de Bel-Air, un quartier populaire du centre de Port-au-Prince, témoignent de la violence et de l'impunité du régime. La police haïtienne aux ordres de J. Moïse a donc renoué avec les sales méthodes des sinistres Tontons Macoutes allant jusqu'à tirer à vue sur les manifestant-e-s et à s'en prendre violemment aux journalistes afin de les empêcher de rendre compte de la répression policière sur la population.

Malgré cette situation, l'Administration Biden maintient contre vents et marées le franc soutien des Etats-Unis à Jovenel Moïse, et a même procédé à la déportation de réfugiés et migrants haïtiens mi-février.

 Les grandes capitales occidentales, dans le sillon étasunien, restent bien discrètes. Il est grand temps de mettre un terme à ce silence ainsi que l'ont solennellement demandé à maintes reprises 82 organisations (syndicats, ONG, associations, mouvements paysans, féministes, citoyens) haïtiennes, françaises, belges, canadiennes, espagnoles, allemandes et béninoises. Dans leur appel du 22 février à l'Union européenne, elles rappellent que « le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire a déclaré constater la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse.

(Et que), malgré cela, contre l’avis de juristes, de la Fédération des barreaux d’Haïti, de la conférence épiscopale catholique, de diverses organisations du secteur protestant, de médias, de syndicats, de mouvements féministes, des petrochallengers, de l’opposition politique et d’une grande partie de la société civile haïtienne, Jovenel Moïse s’accroche fermement au pouvoir et enfreint éhontément les règles du jeu démocratique.

 L'Etat de droit n'est plus en Haïti. Se taire encore, c'est se rendre complice, c'est garantir l'impunité au régime dictatorial que Jovenel Moïse entend imposer en Haïti.

Le Parti communiste français (PCF) salue la dignité de la lutte du mouvement populaire haïtien et tient à réaffirmer son soutien au peuple haïtien et à la mobilisation en cours pour les droits, la liberté, la démocratie et la justice sociale.

 Le PCF appelle instamment le gouvernement français à sortir de son mutisme et à dénoncer la répression en Haïti, à condamner le comportement de Jovenel Moïse.

Haïti est depuis des décennies la proie d'affameurs, d'accapareurs et de profiteurs. La souveraineté du peuple haïtien est entravée par les ingérences étasuniennes et les tenants du pouvoir au service des quelques privilégiés qui exploitent les richesses et ressources du pays à leur seul profit.

En pleine crise sanitaire due à la pandémie de la COVID19, alors même que les dégâts des derniers cyclones qui ont ravagé l'île ne sont toujours pas réparés, le peuple haïtien lutte contre la violence politique, l'autoritarisme et des inégalités sociales et économiques parmi les plus fortes au monde.

La place de la France est aux côtés du peuple haïtien, et non de ses tyrans.

 

Parti communiste français,

 

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Bande d’alcoolos

3 Mars 2021, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/03/2021 par PCF

Bande d’alcoolos

L’hebdo du XVIe arrondissement et des salles d’attente des dentistes, Le Figaro Magazine, a enfin son explication de la Révolution française. Le journal se pâme pour l’essai d’un certain Craplet qui explique 1789 par le penchant (français ?) pour l’alcool.

C’est la bouteille qui excite, désinhibe et radicalise : « J’ai mis en évidence ce que personne ne veut voir », dit ce « chercheur ». On imagine demain la copie d’un malheureux élève qui aurait potassé ce drôle de manuel pour le bac. La prise de la Bastille ? une soirée de biture. L’arrestation de Varennes ? suite à une grosse muflée. Valmy ? la picole du siècle. La Vendée ? une cuite qui a mal tourné.

 Bon, assez rigolé : une petite dernière pour la route ?

 

Gérard Streiff

 

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Le MJCF lance la semaine du féminisme

3 Mars 2021, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/03/2021 par PCF

Comme chaque année, le MJCF organise, dans les lycées, dans les universités et dans les lieux de vie des jeunes, sa semaine du féminisme. Durant cette semaine, qui se tiendra du 1 au 8 mars, les jeunes communistes seront mobilisé·e·s dans toute la France pour porter haut et fort nos revendications féministes.

Nous serons donc sur le terrain pour mettre en avant nos propositions. Pour cela, le thème que nous avons choisi cette année s’inscrit en réaction à une réalité exacerbée par la crise sanitaire actuelle : l’inégalité entre les femmes et les hommes dans l’emploi et la formation.

Cette réalité était déjà bien connue, sa mise en lumière durant la pandémie n’a pas permis de changement notable. 25 % d’écart salarial entre hommes et femmes, le chiffre est répété année après année comme une fatalité. À ce chiffre s’en ajoute un moins connu : si le taux de chômage est le même, le taux d’inactivité des femmes est lui doublé par rapport à celui des hommes.

Ce qui n’est pas sans conséquences sur les pensions de retraite. Le sexisme ne commence pas lors de l’obtention du premier emploi, mais s’enracine dès le plus jeune âge à travers “l’éducation genrée” (le fait de distinguer les goûts et les savoirs des filles et des garçons par des stéréotypes). Pour que ces chiffres ne soient pas une fatalité, il faut une politique égalitaire ambitieuse au service du progrès pour toutes et tous.

Il faut agir tôt : avec un service public de l’orientation qui permet de casser les stéréotypes et de réellement trouver une voie émancipatrice pour chacune et chacun. Cela passe par un cadrage national des diplômes pour qu’un CAP boulangerie soit rémunéré au même titre qu’un CAP assistant à la personne. Seules les qualifications doivent primer. Nous demandons également de conditionner les aides publiques aux entreprises à une politique salariale non-discriminante.

Le versement des aides de l’État, l’argent public ne doivent pas servir à payer des employeurs sexistes. L’augmentation de nos droits : avec la semaine de 32 h pour mieux partager les tâches ménagères, mais aussi le CDI à temps plein comme une norme pour lutter contre les temps partiels (80 % de femmes). Des services publics de qualité tels que des crèches doivent être accessibles sur tout le territoire.

Ce sont toutes ces propositions que feront entendre les jeunes communistes au cours de cette semaine. En invitant les jeunes à se rendre aux mobilisations du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour défendre non seulement la place des femmes dans l’emploi, mais surtout un autre modèle de société réellement égalitaire, donc réellement libre et émancipateur.

Nous nous ferons entendre aussi sur les réseaux sociaux en relayant nos propositions toute la semaine et en travaillant à faire connaître notre analyse notamment à travers une conférence : “Les femmes, des salariées comme les autres ?”, le jeudi 4 mars à 19 h sur la page Facebook du MJCF avec la participation de Saliha Boussedra, docteure en philosophie de l’université de Strasbourg et membre de la rédaction de Cause commune, où nous vous attendons nombreuses et nombreux. 

Clémentine Le Duey, coordinatrice nationale à la vie des départements.

 

 

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Un an ferme : Nicolas Sarkozy, simple délinquant

2 Mars 2021, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 2 Mars 2021

Cyprien Caddeo

L’ex-président, qui, jusqu’ici, pouvait encore nourrir quelque appétit pour 2022, est condamné en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption dans l’affaire Paul Bismuth. Historique.

« Vous pouvez vous rasseoir» Christine Mée vient d'annoncer une condamnation historique. S’en rend-elle compte? Sans doute. Le ton de la juge reste neutre, de cette monotonie procédurale propre aux tribunaux. Mais quelques hésitations trahissent l’électricité du moment.

Pour cause: trois ans de prison, dont un ferme, ont été prononcés contre lancien président Nicolas Sarkozy dans laffaire Paul Bismuth. Au verdict, lex-homme fort de la droite retombe sur sa chaise, stoïque mais cueilli à froid. Celui qui n’a eu de cesse de s’afficher en guerrier déterminé à être lavé de «toutes ces infamies» rentre dans les annales judiciaires françaises en tant que premier président de la République condamné, en première instance et à une peine ferme, pour des faits de corruption et de trafic d’influence.

Lire aussi : Procès de l'affaire Bismuth. Nicolas Sarkozy : «Je veux être lavé de cette infamie»

«Corruption active par particulier sur magistrat», pour être précis. Nicolas Sarkozy est reconnu coupable davoir essayé dinfluencer, par lintermédiaire de son avocat et ami de trente ans Thierry Herzog, le magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert, afin d’obtenir des informations judiciaires le concernant.

Le trio s’est livré à un «pacte de corruption», estime le tribunal, qui a prononcé les mêmes peines – trois ans, dont deux assortis d’un sursis – contre MM. Azibert et Herzog, également condamnés pour violation et recel du secret professionnel. Thierry Herzog, avocat pénaliste, est également frappé d’une interdiction d’exercer pour les cinq prochaines années. Les trois ont annoncé faire appel.

«Dévoiement de l’État de droit»

À noter que les peines prononcées, si elles venaient à être confirmées, pourraient s’effectuer sous le régime de la détention à domicile, avec un bracelet de surveillance électronique, au titre de l’aménagement des peines. Aménagement des peines que Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était candidat à la primaire LR de 2016, souhaitait supprimer pour les condamnations de plus de six mois. Il y a des jours où on doit s’estimer heureux de ne pas avoir gagné une élection.

Le tribunal a justifié «cette réponse pénale ferme» en évoquant «la particulière gravité» des faits et «le dévoiement de l’État de droit»«Les délits dont les prévenus ont été déclarés coupables ont porté gravement atteinte à la confiance publique...

 

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Birmanie : Le régime militaire se place au ban de l'humanité (PCF)

2 Mars 2021, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 01/03/2021 par PCF

Ce dimanche 28 février a été la journée la plus meurtrière en Birmanie depuis le coup d’Etat militaire du 1er février dernier. Selon le Bureau des droits de l'homme des Nations unies, au moins 18 morts et plus de 30 blessés ont été décomptés à travers le pays.

La répression contre celles et ceux qui manifestent pacifiquement pour le départ de l’armée et le retour de la démocratie se renforce de jour en jour. Ils et elles font face à des tirs à balles réelles, des gaz lacrymogènes ainsi que des grenades flash-bang assourdissantes.


Ce régime se place au ban de l'humanité. Les arrestations arbitraires se multiplient, plusieurs personnes sont également portées disparues. Manifestant-e-s, femmes et hommes politiques, étudiant-e-s, journalistes, professionnel-le-s de la santé… tout le monde est visé.

L’ambassadeur de Birmanie à l’ONU, Kyaw Moe Tun, a dénoncé le coup d’Etat lors de l’Assemblée générale et a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaître le nouveau pouvoir, suite à quoi il a été accusé de « trahison » et démis de ses fonctions par la junte.


Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) ont « fermement condamné dimanche la violente répression au Myanmar contre des manifestants pacifiques et appelé les militaires à respecter la volonté du peuple exprimée lors des élections ». Pour sa part, Josep Borrell, représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, a également condamné la répression meurtrière. Lors d’une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères, les pays membres de l’UE ont décidé de sanctions ciblées contre les intérêts économiques et financiers des militaires qui doivent être mises en œuvre prochainement.


Le Parti communiste français (PCF) réaffirme son soutien au mouvement populaire birman dans sa mobilisation pacifique pour le retour de la démocratie et des libertés.

Le PCF s’associe aux appels pour le respect du droit international, des droits humains et sociaux et la libération sans condition de toutes les personnes détenues par la junte militaire.


La France doit prendre une initiative forte avec les pays membres de l’ONU pour stopper immédiatement la répression meurtrière dans laquelle s’enfonce l’armée birmane et imposer le respect des élections de novembre 2020 qui ont largement donné en tête la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi, elle-même poursuivie en justice sous des prétextes fallacieux.

Les militant•e•s communistes se tiennent aux côtés des peuples de Birmanie et participeront aux actions de solidarité internationale avec le mouvement populaire au Myanmar.


Parti communiste français,

 

Paris, le 1er mars 2021.

 

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L'HUMANITE

1 Mars 2021, 13:34pm

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 
 
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La rédaction
 
 
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