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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Ce ne sont pas des procureurs. Ce sont surtout des victimes.  ”

28 Janvier 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

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Niels Arestrup - Comédien, interrogé par Laurent Delahousse sur France 2

NVO 25 janvier 2021 | Mise à jour le 25 janvier 2021

Par Frédéric Dayan | Rédacteur en chef adjoint

Qu'est-ce qui du virus ou des hommes politiques vous met le plus en colère a demandé en substance Laurent Delahousse au comédien Niels Arestrup, dimanche soir 24 janvier sur France 2.

Question posée à ce talentueux interprète de quelques rôles d'hommes politiques alors que la polémique faisait rage après les propos d'Emmanuel Macron jeudi 21 janvier dénonçant une «nation de 66 millions de procureurs».

Déprimé et attristé par la situation faite non seulement aux artistes du spectacle vivant mais aussi à l'ensemble des citoyens soumis aux injonctions de l'état d'urgence sanitaire, Niels Arestrup a eu ces mots prononcés sans colère, la voix navrée :

«J'ai pas les moyens d'être en colère contre le virus. Je suis peut-être un petit peu plus déçu ou choqué par la façon dont on nous parle. Je crois que les Français sont drôlement gentils depuis un bon moment. Ils font tout ce qu'on leur demande. (…) On vit beaucoup dans cette relation à l'ordre brutal. Ça y est on est reconfinés, on va retourner à l'étable…

on va manger du foin et on va dormir. Et peut-être dans 15 jours ou trois semaines on va nous dire “vous pouvez aller manger un peu d'herbe dans le pré”. Il faut être gentil avec les gens qui vivent ça et qui acceptent ça. Ce ne sont pas des procureurs. Ce sont surtout des victimes.»

 

 

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De la « startup nation » à la « failed nation (1) »

27 Janvier 2021, 14:47pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27/01/2021 par PCF

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Lors de son avènement à la Présidence de la République, Emmanuel Macron avait exprimé sa volonté de faire de la France une « startup nation ». On allait voir ce qu’on allait voir, la France, grâce aux startupeurs premiers de cordée, allait devenir un leader mondial des nouvelles technologies en général des « bio tech (2) », des « fin tech (3) », des « legal tech (4) », des « civic tech (5) », de l’intelligence artificielle et du numérique en particulier.

Loin de la magie supposée la « Silicon Valley », rappelons ce qu’est une « startup », c’est-à-dire en français moderne : une entreprise qui démarre. Une « startup » est une entreprise qui n’a pas encore de modèle économique et qui trouve des financements basés sur une spéculation sur la réussite commerciale d’innovations technologiques dont elle est censée être porteuse.

Une « startup » se doit de lever un maximum de fonds financiers en faisant exploser son volume d’affaires, en particulier en maintenant des coûts bas pour assurer le plus haut niveau de rentabilité possible. Pour cela, sous la férule d’un « CEO (6) » érigé en gourou au pouvoir dictatorial, on exploite des armées de stagiaires, d’auto-entrepreneurs et de salariés fortement sous-payés au regard des heures effectuées.

En France l’objectif réel des fondateurs de startups est d’empocher un maximum d’aides publiques tout en pratiquant l’« optimisation fiscale » (sic) afin de payer un minimum d’impôt, et en cas de réussite de se faire racheter sa technologie au prix fort par un grand groupe. Il ne s’agit en rien de bâtir une entreprise durable et encore moins de contribuer à lutter contre le chômage ou de participer au bien commun d’une nation.

Le concept de « startup nation » est simple : favoriser la naissance d’une multitude de startups par aides publiques et incitations fiscales, faire que quelque-unes deviennent des licornes (7), et que parmi ces licornes naissent avec un peu de chance des géants mondiaux des nouvelles technologies. Or ce schéma relève du conte de fées. Dans la vraie vie cela ne se passe pas comme ça, en particulier aux États-Unis : une startup comme Telsa-Space X n’aurait pu voir le jour et se développer sans le financement massif du Pentagone, de la NASA et l’exploitation de la « recherche & développement » des plus riches laboratoires universitaires des États-Unis.

Aux États-Unis les premières startups sont nées dans les années 1920 dans le sillage du développement technologique de la télégraphie sans fil. Il s’agissait et s’agit toujours, dans le contexte juridique, démographique, géographique et économique particulier des États-Unis, de contourner la bureaucratie et la technocratie étouffantes des grandes entreprises et de l’État fédéral afin de financer des projets technologiques hétérodoxes. Le pari étant que sur des dizaines de milliers de projets qui échouent faute de trouver une utilité ou un modèle commercial, quelques-uns réussissent.

Les États-Unis ne sont pas une startup nation, mais leurs startups participent de leur domination mondiale dans le domaine des technologies nouvelles. Cet éco système des startups ne pourrait exister sans les riches et la puissance des laboratoires des universités de ce pays, sans l’intervention et le soutien de l’État via ses agences comme la NASA ou la DARPA (8), montrant ainsi que pour les États-Unis le libéralisme n’est qu’un produit d’exportation.

En s’appuyant sur son richissime complexe militaro-industriel et sur une base industrielle qui reste puissante, seule la puissance du capitalisme américain peut se payer le luxe du système des startups qui est hyper spéculatif, très coûteux en ressources financières, générateur d’énormes gâchis humains, mais qui permet de produire les GAFAM, Tesla, SpaceXX, Intel, Cisco, Moderna, et bien d’autres groupes en situation d’oligopole…

Or le contexte du capitalisme français est tout autre, le pays a été fortement désindustrialisé, les universités sont très loin d’avoir les moyens de leurs homologues étatsuniennes, il n’existe pas d’équivalent à la DARPA, ce qui rend le système des startups inadapté et inadaptable à la réalité française. Imiter servilement les États-Unis ne peut que conduire à l’échec.

L’incapacité à développer un vaccin, la désorganisation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 ont fini de démontrer que la «startup nation » avec sa « French tech » n’était qu’un village Potemkine.

En effet, malgré la multiplication des startups de biotech en France, cet éco système est en échec sur la conception d’un vaccin contre la Covid-19. Les startups du numérique ont pour leur part été incapables de concevoir une plateforme globale pour organiser la vaccination. Seul doctolib a proposé une application très frustre de prise de rendez-vous en ligne à partir de son application générale.

Or dès l’été, au moment où la plupart des vaccins entraient en phase 3, l’anticipation d’une organisation efficace de la campagne appelait la production d’une plateforme numérique nationale globale pour gérer la logistique, mais aussi les rendez-vous des personnes à vacciner, leur accueil, leur suivi, les ressources humaines et matérielles à mobiliser sur les lieux de vaccination, l’organisation de l’accès à ces lieux, la constitution d’équipes mobiles de vaccination…

Dans un pays correctement administré, cette plateforme aurait pu naître d’une mobilisation et d’une coopération coordonnée par l’État entre services publics de santé, services de l’État, pompiers, l’armée avec son service de santé, ses moyens logistiques et la Délégation générale à l’armement, les collectivités territoriales, l’université, le CNRS, le CEA, la Sécurité sociale, les centres et écoles de formation d’informaticiens, la communauté du logiciel libre, les entreprises de la filière informatique, la CNIL et l’ANSSI (9) pour la protection des données.

Ce grand projet commun et collectif à toute la nation aurait pu prendre la forme d’un hackathon géant. Pour cela, il aurait fallu avoir un gouvernement qui fasse confiance aux capacités d’initiatives et de créativité de son peuple en entier et non en une poignée de « premiers de cordée ». Or ce gouvernement se défie de son peuple, il en a peur.

Notre pays n’a pas besoin de devenir une « startup nation » pour le seul profit parasitaire de quelques grands groupes capitalistes, il doit simplement faire nation avec et pour tout son peuple. C’est ce à quoi œuvre le Parti communiste français avec ses parlementaires et ses élu·e·s territoriaux.

Yann Le Pollotec

secteur numérique

 

1. État failli en français, ce terme a été inventé par l’organisme « fund for peace », agent d’influence du « soft power » étatsunien.

2. Biotechnologie.

3. Technologies financières comme les robots de trading, la blokchaine...

4. Technologie pour développer, proposer ou fournir des produits ou des services relatifs au droit et à la justice.

5. Technologies pour organiser le fonctionnement des institutions.

6. Chief Executive Officer, en français moderne un directeur général ou un PDG.

7. Startup valorisée à plus d’un milliard de dollars.

8. Defense advanced research projects agency, homologue de la Délégation pour l’armement (DGA) en France, sauf que la DARPA est dotée de moyens considérables avec l’objectif pour les États-Unis de contourner massivement les règles de l’OMC en matière de technologie.

9. Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

 

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Les étudiantes et étudiants relèvent la tête : Annonce Macron, une première victoire !

27 Janvier 2021, 14:44pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27/01/2021 par PCF

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Les étudiantes et étudiants relèvent la tête : Annonce Macron, une première victoire !

Jeudi dernier, à l’Université Paris Saclay, en présence d’étudiants et d’étudiantes trié·e·s sur le volet, le Président de la République et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont annoncé des mesures concernant la précarité étudiante et la reprise des cours en présentiel.

 

Ces annonces interviennent au lendemain de la mobilisation ayant rassemblé des milliers d’étudiants et d’étudiantes à travers tout le pays pour faire face à l’inaction du gouvernement.

 

Cette mobilisation, à l’initiative de l’Union des étudiantes et étudiants communistes, a été appelée par l’ensemble des organisations étudiantes et de jeunesse. Face à l’ampleur de la mobilisation, le Président et la Ministre n’ont pas eu d’autres choix que d’apporter des réponses.

 

Sur la précarité étudiante, qui a explosé avec les effets de la crise économique, Macron a annoncé l’extension des repas Crous à 1 € à l’ensemble des étudiants et étudiantes et ce deux fois par jour, alors même qu’une grande partie des restaurants universitaires sont encore aujourd’hui fermés. Initialement, ces repas étaient destinés aux seuls étudiants boursiers. S’il s’agit là de la mise en place d’une mesure d’urgence nécessaire, il faut désormais ouvrir les restaurants universitaires avec un protocole sanitaire strict afin de pouvoir appliquer cette mesure.

 

Et si cette annonce constitue une avancée, il y a urgence à aller plus loin pour sortir efficacement les étudiants et les étudiantes de la précarité et des logiques de charité.

 

En finir avec la précarité étudiante

 

L’UEC revendique la mise en place d’un plan de lutte ambitieux pour en finir avec la précarité étudiante : un investissement massif dans le CROUS afin de pouvoir développer et renforcer ses services (cité-U, Resto-U...). L’instauration d’un revenu étudiant, au-dessus du seuil de pauvreté et financé par une nouvelle branche de la Sécurité sociale. C’est là aussi une nécessité pour lutter efficacement contre la précarité étudiante, sortir des logiques de solidarité familiale et permettre à chaque étudiante et étudiant de poursuivre ses études.

 

Sur les universités, le Président a annoncé que ce second semestre ne serait pas celui d’un retour à la normale. La mise en place des moyens nécessaires afin de permettre un plan d’ouverture des universités n’étant toujours pas au programme. Cependant pour Macron, les étudiants et les étudiantes qui en feront la demande pourront venir suivre leurs cours en présentiel une fois par semaine. S’il s’agit là d’une avancée sortie du chapeau du Président, nous ne savons ni quand ni comment cette mesure sera mise en place par les universités. Les étudiants et les étudiantes restent encore une fois dans le flou.

 

L’UEC demande l’ouverture des universités à l’ensemble des étudiants et des étudiantes avec un dédoublement des promotions, c’est-à-dire la mise en place d’une jauge à 50 % dans les universités et d’un protocole sanitaire strict.

 

À situation exceptionnelle, il faut mettre en place des moyens financiers, humains et matériels exceptionnels : réquisitions des locaux et des salles vides, recrutement des personnels éducatifs et leur titularisation. La multiplication des espaces de cours permettra à la fois d’assurer la sécurité du personnel et des étudiants et des étudiantes mais également rattraper en partie le retard. Un plan de rattrapage du retard accumulé doit également être mis en place.

 

Ces annonces sont des premières victoires et prouvent l’intérêt et l’importance de se mobiliser. Le 26 janvier, amplifions la mobilisation pour la qualité de nos formations, un retour en présentiel ambitieux, et un réel plan de lutte contre la précarité étudiante !

 

La force étudiante est de retour !

 

Partout sur le territoire, les secteurs étudiants ont été à l’initiative de cette mobilisation rassemblant entre 150 et 300 étudiantes et étudiants selon les villes. À Paris, 3 000 étudiantes et étudiants ont défilé derrière la banderole des organisations de jeunesse.

 

Après une période trouble, l’UEC s’impose dans le paysage universitaire comme une organisation incontournable. De nombreux secteurs se développent et se structurent partout en France. Malgré un contexte très compliqué pour l’activité militante étant donné que les universités sont fermées, la branche étudiante du Mouvement continue une activité régulière. L’UEC a fait le choix de développer son activité sur les cités universitaires en multipliant les actions : porte-à-porte, gestes de solidarité avec des distributions de denrées alimentaires, boîtage…

 

 Ces actions en cités universitaires permettent de préparer la reprise des cours. Les multiples contacts et adhésions ont permis à l’UEC de commencer à s’implanter dans les résidences universitaires. L’objectif de se structurer au sein des résidences universitaires est une nécessité pour permettre à l’UEC de rayonner chez les étudiantes et étudiants.

 

Léon Deffontaines

secrétaire général du MJCF

 

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La France a besoin d'un projet nourri de l'ambition du « ministre des travailleurs »

27 Janvier 2021, 14:40pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27/01/2021 par PCF

 

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120e anniversaire la naissance d'Ambroise Croizat : La France a besoin d'un projet nourri de l'ambition du « ministre des travailleurs »

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès ».


C'est cet engagement d'Ambroise Croizat, dont nous célébrons le 120e anniversaire de sa naissance ce 28 janvier, que les communistes, avec de nombreux syndicalistes, font vivre dans toutes les luttes des salarié·e·s et des retraité·e·s face aux attaques portées contre notre modèle social, par les puissances de l'argent et les gouvernements successifs.

 

Mises en cause des droit des salarié·e·s, des droits de leurs représentants syndicaux, contre-réformes des retraites... les gouvernements successifs, soucieux de nourrir les appétits de la finance, n'ont eu de cesse de s'attaquer à l'édifice bâti par le ministre communiste.


Et alors que la campagne de vaccination balbutie et n'offre encore aucune perspective de sortie de la pandémie, l'exécutif et sa majorité parlementaire dessinent déjà les projets de régression qu'ils comptent imposer au monde du travail et de la création, comme pour préparer les consciences au pire. 


« Il faudra payer », tel est désormais le credo de ceux qui ont fait de la pandémie une crise sanitaire, parce qu'ils ont, depuis des années, affaibli l'hôpital public et perverti le financement de la Sécurité sociale par l'austérité budgétaire, au profit du grand patronat. 


Ils veulent désormais profiter de la crise économique pour reprendre au plus vite leur entreprise de démolition des fondements de notre modèle social. Avec des conséquences lourdes pour le monde du travail : moins de protection sociale, une retraite précaire et plus tardive, un allongement de la durée du temps de travail, la précarité des contrats. 

Il faut aujourd'hui choisir : soit continuer à préserver le capital, les marchés financiers et les grandes fortunes, qui nous ont mené à cette crise inédite, soit s'engager résolument dans la réponse aux besoins de sécurisation de la santé, de l'emploi, de la formation, du système des retraites pour chacune et chacun.


Ce choix, Ambroise Croizat l'a fait au sortir de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale en construisant un édifice jusqu'à lors inconnu et a ainsi permis à notre pays de prospérer.


Aujourd'hui, pour sortir d'une crise inédite depuis 1945, le PCF appelle à être à la hauteur de cet héritage. Il propose d'engager notre pays dans la voie d'un nouvel âge de la Sécurité sociale et de poursuivre ainsi l'œuvre du Conseil national de la Résistance et d'Ambroise Croizat. Ce sera le sens de toute son action dans les prochains mois, dans les luttes avec les salarié·e·s comme dans les institutions.

 

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Éducation. Les raisons de la colère des profess ​​​​​​​eurs… et des autres

26 Janvier 2021, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Pour beaucoup d’enseignants, les protocoles sanitaires imposés ne sont pas à la hauteur. © Martin Bureau/AFP

L'Humanité Mardi 26 Janvier 2021

Olivier Chartrain

Sauver le service public de l’école. Voilà ce qui rassemble, ce mardi 26 janvier, tous les métiers de l’éducation nationale. Enseignants, surveillants, infirmières, psychologues et conseillers principaux seront en grève ou en manifestations, à l’appel d’une très large intersyndicale.

Ils n’en peuvent plus, et ils vont le dire ce mardi. «Ils», cest lensemble des professionnels de l’éducation nationale – enseignants, surveillants, infirmières, psychologues, conseillers principaux d’éducation, AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap)… – qui sont appelés à la grève par une inter­syndicale d’une ampleur rarissime. Toutes les fédérations liées aux métiers de l’éducation de la FSU (Fédération syndicale unitaire), de la CGT, de Solidaires, de FO, plus des syndicats autonomes comme le Snalc ou le SNCL, auxquels s’ajoutent localement d’autres syndicats ou des fédérations de parents d’élèves, se sont liés pour appeler à cette journée de grève «pour la défense du service public d’éducation».

Retrouvez tous nos articles sur l'éducation nationale.

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Malaise étudiant: "Je ne peux pas passer une année comme ça"

26 Janvier 2021, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

Malaise étudiant: "Je ne peux pas passer une année comme ça"

Lundi 25 Janvier 2021

Étudiante en licence de psychologie à l’université, Ludivine fait partie de ceux contraints à suivre leur scolarité à distance, en raison de l’épidémie de Covid-19.  Comme nombre de ses camarades, elle souffre de cette situation. « Je l’ai dit à mon professeur principal, je pense que je vais redoubler » redoute-t-elle, après avoir constaté une baisse dans ses résultats au cours du premier semestre. 

Enfermée devant un écran

Difficile de se concentrer lorsqu’on est du matin au soir devant son ordinateur, sans contact humain dans l’apprentissage, avec pour seule interface un professeur sur un écran et un tchat de conversation entre camarades. Et ce n’est pas le jour de présence par semaine promis aux étudiants le 21 janvier qui changera la donne.  Ludivine accuse une lourde démotivation, en comparaison avec le début de ses études.

« En première année, j’étais motivée, j'allais beaucoup sur Internet, regarder des vidéos complémentaires par moi même après les cours ». Aujourd’hui, l’étudiante ne « voit plus le bout ». Autour d’elle, le malaise des étudiants est palpable. « Il y a de plus en plus d’étudiants qui développent des pathologies, alors qu’ils n’en avaient pas avant, ou bien qui sombrent dans la dépression ».

Inquiétudes sur la santé mentale des étudiants

Ludivine partage également son histoire personnelle : « Cette année, j’étais tellement seule que je suis allée consulter. J’ai été diagnostiquée bordeline. Et avec des pathologies comme ça, rester enfermé avec nous-mêmes, ça rend les crises encore plus violentes » témoigne-t-elle. 

Face au désarroi grandissant des étudiants et de l’inquiétante émergence de problèmes de santé mentale chez les jeunes, Ludivine regrette le désintérêt du gouvernement, tout en relayant un sentiment d’abandon largement partagé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux, avec pour dernière expression le hashtag #étudiantsfantômes qui recense les témoignages de ces étudiants. 

 

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Agent orange : récit d'un crime de guerre américain au Vietnam jugé 55 ans plus tard en France

25 Janvier 2021, 16:41pm

Publié par PCF Villepinte

monsanto

Un espoir pour des millions de victimes de l'agent orange, le verdict du tribunal dans l'affaire Tran To Nga contre les multinationales américaines pourrait faire jurisprudence. © Olivier Donnars

Un espoir pour des millions de victimes de l'agent orange, le verdict du tribunal dans l'affaire Tran To Nga contre les multinationales américaines pourrait faire jurisprudence. © Olivier Donnars

L'Humanité Lundi 25 Janvier 2021

Lina Sankari

Le procès historique de Tran To Nga, ancienne résistante vietnamienne, contre 19 entreprises, dont Dow Chemical et Bayer-Monsanto, entre aujourd’hui dans une nouvelle phase au tribunal d’Évry, en région parisienne.

Que signifie la liberté quand le corps, des millions de corps sont prisonniers de maux incurables sur plusieurs générations? Comment envisager la reconstruction individuelle et collective quand un poison aux molécules de taille infinitésimale se fraie un chemin partout? Le sol, les sédiments, les nappes phréatiques, jusqu’à contaminer la chaîne alimentaire. C’est l’histoire du Vietnam qui, de laboratoire de guerre, s’est mué en petite officine de l’horreur à la faveur d’un des plus grands crimes de l’histoire de l’humanité.

Lire aussi : Agent orange. «Un procès symbolique et historique»

Face à des combattants vietnamiens insaisissables, le président John Fitzgerald Kennedy, séduit par l’idée de s’appuyer sur «linventivité» américaine pour sortir de lenlisement, lance lopération Ranch Hand (Ouvrier agricole) afin de déloger la guérilla et affamer la population qui soutient la résistance. Réquisitionnées par le gouvernement états-unien, les entreprises chimiques utilisent un procédé de fabrication rapide qui génère la présence de dioxine dans le produit fini. Aucune n’ignore alors qu’un ou deux microgrammes par tonne peuvent provoquer des mutations génétiques. Pourtant, de 1961 à 1971, au moins 84 millions de litres de défoliant sont épandus.

Lire aussi : Vietnam. «Un procès historique» pour Tran To Nga et toutes les victimes de l’agent orange

L’histoire de Tran To Nga et de plusieurs millions de vietnamiens

C’est également l’histoire de Tran To Nga, «fille du Mékong, du colonialisme et de la guerre», ancienne résistante viêt-cong, meurtrie dans sa chair, dont le procès contre 19 firmes chimiques ayant produit ou commercialisé la dioxine TCDD entrera, aujourd’hui au tribunal judiciaire d’Évry, dans une nouvelle phase avec le début des plaidoiries, six ans après le début de la procédure. «  C’est un procès unique, historique, politique et pédagogique», insiste Tran To Nga, qui a été exposée à deux reprises à l’Agent orange.

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En plein boom de la pauvreté, les ultrariches empochent 479 milliards d'euros, selon Oxfam

25 Janvier 2021, 16:31pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité lundi 25 janvier 2021                             © Vincenzo Pinto/AFP
Loan Nguyen

114,3 milliards pour Elon Musk, 69,3 pour Jeff Bezos... Dans un rapport publié ce lundi, l'ONG révèle que la pandémie a largement profité aux grosses fortunes mondiales. Alors que des centaines de millions de personnes vivent avec moins de 4,90 euros par jour, l'association avance des propositions pour tenter d'enrayer cette dynamique inégalitaire.

Plusieurs études, cet automne, l’avaient déjà souligné, Oxfam enfonce le clou avec son dernier rapport: la crise sanitaire du Covid-19 a bel et bien profité aux multimilliardaires. «Les dix hommes les plus riches du monde dont fait partie le Français Bernard Arnault – ont vu leur fortune totale augmenter de 540 milliards de dollars (479 milliards d’euros) depuis le début de la pandémie», pointe l’organisation internationale, qui lutte pour la réduction des inégalités.

Dans le même temps, «entre 200 millions et 500 millions de personnes supplémentaires pourraient avoir basculé dans la pauvreté en 2020», estime l’étude, précisant qu’il faudra «plus dune décennie avant que le taux de pauvreté ne retrouve son niveau davant la crise».

«Le soutien des banques centrales ont eu un effet de levier»

Un décalage d’autant plus impressionnant que les 1000 plus grandes fortunes avaient, dans un premier temps, subi 30 % de pertes entre février et mars 2020. Un décrochage de courte durée puisque, neuf mois après, ces milliardaires avaient déjà reconstitué leur patrimoine d’avant la crise, avant de voir leur magot s’étoffer ces derniers mois. Pour Oxfam, ce phénomène s’explique notamment par le «soutien sans précédent des gouvernements pour leur économie». «Mais cest principalement le soutien des banques centrales avec leur politique de rachats dactions massifs pour éviter que les cours ne dévissent qui ont eu un effet de levier», précise Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France.

Parmi ces ultrariches, certains ont directement profité de la crise sanitaire. C’est le cas de Jeff Bezos, PDG d’Amazon, qui a vu sa fortune augmenter de 69,3 milliards d’euros au cours de l’année 2020 à la faveur des confinements et des fermetures de commerces. L’extravagant milliardaire de la tech et dirigeant de Tesla, Elon Musk, a engrangé une hausse de 114,3 miliards d’euros.

Moins connu que son compatriote Jack Ma mais plus riche que celui-ci, le milliardaire chinois Zhong Shanshan a connu une ascension fulgurante parmi les plus riches de la planète (+ 67,9 milliards d’euros). Pour cause: lune de ses entreprises, Beijing Wantai, produit des tests Covid et développe un vaccin contre le Covid-19. À l’autre extrémité, les centaines de millions de personnes qui auraient basculé dans la pauvreté (moins de 4,90 euros par jour) se situeraient pour plus des deux tiers en Asie du Sud, en Asie de l’Est et dans la région Pacifique. «La majorité travaillent dans les secteurs informels (activités hors de la législation). Elles sont exclues du régime de protection sociale, des programmes d’aide sociale et de l’accès au crédit», explique Oxfam.

À lire sur le sujet : Les pays les plus pauvres toujours à la peine

Même à l’intérieur des nations les plus riches, les inégalités se sont accrues. «Alors que les milliardaires français ont connu la troisième progression la plus forte – 175 milliards d’euros, soit deux fois le budget de l’hôpital public –, on est passé de 5,5 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire à plus de 8 millions en septembre en France», affirme Quentin ­Parrinello. Notre champion national en la matière, le patron de LVMH, incarne parfaitement ce phénomène.

La fortune de Bernard Arnault a bondi de 41 %

«Sur lensemble de lannée 2020, malgré la crise, la fortune de Bernard Arnault a augmenté de 44 milliards deuros, soit un bond de 41 %. Après le pic de la crise, sa fortune a doublé entre mars et décembre», souligne Oxfam dans une note consacrée à la situation française. Dans le même temps, «le nombre dallocataires du revenu de solidarité active a fortement augmenté depuis le début de la crise sanitaire (+ 150000), pour atteindre 2,1 millions en octobre 2020, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à octobre 2019», rappelle ce document.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Finance. Ces milliardaires qui ont profité de l’épidémie

L’association avance une série de propositions pour tenter d’enrayer cette dynamique: «Investir massivement dans les services publics pour assurer les besoins de base; revaloriser les minima sociaux et les bas salaires, à commencer par le secteur du soin; faire en sorte que les plus riches et les grandes entreprises payent leur juste part d’impôts; mettre en place des contreparties sociales et écologiques contraignantes pour les grandes entreprises.»

 

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Sons d’hiver, un festival pour « désaccorder les certitudes et raccorder les esprits »

24 Janvier 2021, 10:08am

Publié par PCF Villepinte

val-de-marne

Le 24 janvier, à 17 heures, Famoudou Don Moye donnera un concert exceptionnel, retransmis en direct sur la chaîne YouTube du Musée du Quai Branly. © Thierry de Lavau

Le 24 janvier, à 17 heures, Famoudou Don Moye donnera un concert exceptionnel, retransmis en direct sur la chaîne YouTube du Musée du Quai Branly. © Thierry de Lavau

L'Humanité Vendredi 22 Janvier 2021

Fara C.

Pour ses 30 ans, malgré la crise économique et sanitaire, l’événement musical du Val-de-Marne se réinvente avec maestria! Une édition à suivre dès le 22 janvier.

Le défricheur festival initié par le conseil départemental du Val-de-Marne aurait mérité en 2021 de fêter ses 30 ans avec tambours et trompettes. «Le silence a trop duré!», proteste Fabien Simon. Le directeur de Sons d’hiver a donc décidé, avec son équipe hypermotivée, de ne pas annuler cette édition, mais de la réinventer: sur le fil de limprovisation, avec cette même maestria magnanime qui habite les artistes conviés depuis trois décennies, cette expertise mise au service de lart, la citoyenneté, la solidarité.

Live, échanges et résidences

Ainsi, figure à l’affiche, le 24 janvier à 17 heures, Odyssey & Legacy, du batteur et compositeur afro-américain Famoudou Don Moye, avec le griot sénégalais Dudù Kouaté, le contrebassiste Darryl Hall, le polyinstrumentiste Simon Sieger et le violoncelliste sud-africain Abel Selaocoe. Cette création sera retransmise en direct (gratuitement) sur la chaîne YouTube du Musée du quai Branly (où elle se déroulera), ainsi que sur la plateforme Bandcamp de Sons d’hiver.

 

Il ne s’agit pas d’un énième live sur le Net, mais d’un concert enrichi, d’abord, d’un échange qu’aura l’historique rythmicien de l’Art Ensemble Of Chicago avec un ethnomusicologue au sujet de sa relation avec l’Afrique. Ensuite, les internautes l’accompagneront virtuellement dans sa visite du musée autour d’instruments ancestraux.

«Les artistes ont besoin de reprendre la parole, de dire en musique ce quils et elles ressentent de la situation et des contraintes imposées sans concertation par les autorités», souligne Fabien Simon. Sont maintenues les résidences d’artistes en des lieux partenaires. Leurs fruits seront accessibles aux mélomanes selon divers procédés.

Par exemple, le 28 janvier, à Ivry (au Théâtre Antoine-Vitez, sans autre public qu’un nombre limité de professionnels), le violoncelliste et compositeur Didier Petit présentera l’aboutissement de sa résidence (les Mondes d’ici), que France Musique enregistrera, puis diffusera le 21 février à 22 heures dans la précieuse émission d’Anne Montaron  À l’improvisteCarrefour de la création.

Didier Petit a monté «un ensemble intercontinental dici et maintenant, avec des musiciennes et des musiciens qui, pour des raisons diverses, ont décidé de venir sinstaller en France». Avec les Mondes d’ici, il rend hommage à l’inventivité de ces déraciné.e.s qui donnent chair et son à l’identité rhizome célébrée par Édouard Glissant.

Effusions soniques

Pour le bonheur de l’ouïe et de l’esprit, on écoutera et on offrira aux gens qu’on aime le disque anniversaire, We Have Something To Tell You!!! Des artistes essentiels et fidèles au festival ont enregistré des pièces inédites, conçues pour l’occasion. «Nous avons quelque chose à vous dire!!!», chantent, jouent, murmurent, éructent, gueulent – chacune et chacun à sa manière – le slameur Mike Ladd, les contrebassistes William Parker et Joëlle Léandre, la flûtiste Nicole Mitchell, les pianistes Bernard Lubat et Eve Risser, etc.

À travers leurs effusions soniques, on entend acoustique et électronique s’embrasser ou se télescoper. Soudain, le confinement cesse de nous grignoter de l’intérieur. Et, pour reprendre le titre du morceau improvisé d’Eve Risser, on salue Sons d’hiver, ses «œuvriers» et ses «œuvrières» qui contribuent à «désaccorder les certitudes, raccorder les esprits».

Sons d’hiver, à partir du 22 janvier, www.sonsdhiver.orgwww.francemusique.fr/emissions/carrefour-de-la-creation. We Have Something To Tell You!!!, digital (8 euros) ou vinyle (20 euros), sur www.sonsdhiver.bandcamp.com

sons d'hiver

 

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Reconfinement. Jean-Daniel Lelièvre : « Cela peut être pertinent de ne pas confiner le pays en entier »

24 Janvier 2021, 10:03am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Vendredi 22 Janvier 2021

Alexandre Fache

Jean-Daniel Lelièvre, expert vaccins à la Haute Autorité de santé et auprès de l’OMS, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil (AP-HP).

Expert vaccins à la Haute Autorité de santé et auprès de l’OMS, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil (AP-HP), Jean-Daniel Lelièvre fait le point sur la menace des variants et les retards dans la campagne de vaccination. ENTRETIEN.

A-t-on les moyens de suivre la diffusion des variants en France?

 

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Ça dépend lesquels. Le variant anglais est plus facile à suivre, car on peut le débusquer grâce à certains tests PCR. Pour les autres, c’est plus compliqué, car on est obligé de séquencer le virus. Cela demande du temps, les résultats ne sont pas disponibles en quelques heures, et tous les laboratoires ne sont pas équipés des machines nécessaires.

Accédez ici à toute l'actualité sur l'évolution de l'épidémie et ses conséquences.

Est-on sûr que le variant anglais va devenir dominant en France?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Avec cette épidémie, on n’est sûr de rien! Mais daprès tous les épidémiologistes, nous nous trouvons dans la situation qui était celle du Royaume-Uni il y a quelques semaines. Outre-Manche, ce variant a pris le pas sur la souche classique, du fait de sa plus grande transmissibilité. Tout porte à croire qu’il en sera de même chez nous. Plus contagieux d’environ 50 %, sa progression est exponentielle.

Cet article devrait aussi vous intéresser : Ils prédisent les évolutions de l'épidémie dans les eaux usées. Notre reportage à Ivry

Ne faudrait-il pas reconfiner au plus vite, alors?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE C’est une question très délicate, qui est de la responsabilité des pouvoirs publics. Le confinement est-il l’outil le plus efficace? Il semble que oui. Mais il faut le mettre en place ni trop tard, pour éviter que la vague ne prenne trop dampleur, ni trop tôt, car ses conséquences sociales, économiques et psychologiques sont extrêmement lourdes, notamment chez les jeunes. Sanitaires aussi, avec des pathologies hors Covid moins bien diagnostiquées et traitées.

Des confinements régionaux, plus courts, pourraient-ils être un bon compromis?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE C’est en discussion. Le problème, c’est de faire respecter l’étanchéité entre une région confinée et une autre qui ne l’est pas. Mais cela peut être pertinent de ne pas confiner le pays en entier.

Est-on condamné à voir apparaître de nouveaux variants presque chaque semaine?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Chaque semaine non, mais régulièrement oui. Plus le virus continue à diffuser dans la population, plus on verra apparaître des ­variants, sélectionnés naturellement parce que plus transmissibles. Une hypothèse est que ces variants naissent chez des sujets immunodéprimés. Les seules possibilités d’empêcher ça sont le confinement et une vaccination très large. Mais malheureusement, nous n’avons pas encore assez de vaccins pour le faire.

A lire aussi : Variant du Covid. Les recommandations du Haut Conseil de la santé publique

Justement, faut-il s’inquiéter des retards de livraison annoncés par Pfizer?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Oui et non. On savait que ce processus prendrait du temps. Pour réduire la menace du virus, il faudrait vacciner 80 à 90 % de la population. Les retards de ces derniers jours ne joueront donc qu’à la marge. L’objectif reste de vacciner le maximum de personnes, en commençant par les populations à risques, et en élargissant ensuite. Cette vaccination doit par ailleurs être planétaire, car les frontières ne sont pas imperméables au virus. Or, il y a des inquiétudes sur ce plan-là qui ont conduit l’OMS à taper du poing sur la table, en appelant les pays riches à ne pas monopoliser les doses. Ce serait d’ailleurs un mauvais calcul de le faire, sur le plan économique comme sanitaire.

A lire sur le sujet : 0,00006 % des vaccins anti-covid pour les habitants des pays les plus pauvres

Les effets indésirables des vaccins sont aussi regardés de près: en France, on en a relevé 139 sur les premières semaines et 5 décès suspects font lobjet dinvestigations Que dites-vous de ces chiffres?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Il y a des gens qui meurent tous les jours dans les Ehpad. Et ce n’est pas nécessairement lié aux vaccins. Il faut donc regarder de près chaque cas, pour comprendre ce qui s’est réellement passé. L’ANSM a promis un rapport hebdomadaire sur ce sujet. On devrait en savoir plus en cette fin de semaine.

Voir notre reportage : Vaccination à Paris : «Jai fini par me dire que jirai dans un centre en province»

Pour monter en puissance dans cette campagne, les autorités attendent le feu vert donné au vaccin AstraZeneca. Les doutes ont-ils été levés sur ce sérum?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Oui, il devrait être bientôt validé par l’Agence européenne. Le problème sera son positionnement dans la campagne vaccinale, car la stratégie qui donne pour lui les meilleurs résultats est un peu originale: linjection dune demi-dose, puis dune dose. Or, elle na pas été testée chez les plus de 55 ans. Cest un manque. Mais son homologation permettra quand même de nourrir la campagne de vaccination.

 

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