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#StopLoiGlobale. La liberté de manifester est en danger

7 Décembre 2020, 12:00pm

Publié par PCF Villepinte

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Des maires ne savent plus comment boucler leurs budgets

4 Décembre 2020, 10:01am

Publié par PCF Villepinte

SENAT: Loi de finances pour 2021 : relations avec les collectivités territoriales –

 Par Cécile Cukierman PCF / 2 décembre 2020

Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, je commencerai mon intervention en saluant l’effort accompli par l’ensemble des collectivités territoriales, de la plus petite de nos communes à la plus grande de nos régions, pour répondre aux besoins de leur population, qu’il s’agisse de sécurité sanitaire, d’accompagnement économique, mais aussi, et peut-être plus encore l’an prochain, pour répondre à l’urgence sociale à laquelle vont être confrontés nombre de nos concitoyennes et concitoyens.


Malheureusement, plusieurs rapports publiés ces derniers jours montrent à quel point la pauvreté s’installe durablement dans notre pays. Demain, les collectivités, communes, départements et régions, auront bien évidemment un rôle à jouer pour sécuriser le bien-vivre de ces femmes et de ces hommes.


Les collectivités, je le disais, sont bien présentes - l’État également, et mon propos n’est nullement d’affirmer que les collectivités seraient les seules à supporter l’effort -, cependant, pour la plupart, leurs ressources sont en baisse.

Madame la ministre, lors de votre audition, je vous ai interpellée sur la situation des communes qui sont encore confrontées à des dépenses supplémentaires pour 2020, et qui le seront d’ailleurs très certainement aussi pour l’année 2021.

Je ne me livrerai pas ici à un inventaire de ces dépenses supplémentaires – nous les connaissons –, mais je note tout de même que le Gouvernement a fait le choix d’un remboursement partiel des achats de masques effectués du 13 avril au 1er juin. Or nous savons toutes et tous ici que les collectivités locales n’ont pas attendu le 13 avril pour investir dans des masques afin de répondre aux besoins de protection sanitaire des populations et qu’elles ont continué à en commander après le 1er juin. Je pense notamment – beaucoup de communes de mon département l’ont fait, mais je suis certaine que cela a aussi dû être le cas ailleurs – aux achats de masques pour enfants dès que le port du masque à l’école primaire est devenu obligatoire par décision du Président de la République et du Gouvernement.

Voilà qui rejoint mon constat initial sur notre société. Aujourd’hui, pour nombre de familles, les questions de pouvoir d’achat n’ont rien d’anecdotique. Or les communes, les départements et les régions répondent présent et viennent les soulager.

D’ailleurs, comme je l’ai indiqué, les collectivités territoriales ont également assumé des dépenses supplémentaires liées aux protocoles sanitaires : on ne compte plus les heures supplémentaires de ménage, les achats de produits sanitaires, etc.

En outre, des communes subissent aujourd’hui des pertes de recettes en raison de l’absence de location de salles des fêtes, de la non-fréquentation des gîtes communaux ou d’établissements comme les piscines municipales et de la mise à l’arrêt d’un certain nombre d’activités de loisirs en général.

À l’heure actuelle, des maires ne savent pas comment boucler les budgets, et des élus nous alertent sur la situation de communes qui risquent d’être en cessation de paiement d’ici au mois de décembre. Je pense que nous devons leur apporter des réponses.

Si les dotations sont stables dans le projet de budget qui nous est soumis, il faudrait prendre en compte l’inflation et les évolutions démographiques dans l’analyse. Je ne me félicite donc pas des hausses, qui ne sont pas si importantes… Indépendamment du plan de relance, un certain nombre de dotations en soutien aux collectivités, comme la DSIL, la DTER ou la dotation politique de la ville, sont maintenues.

Nous pourrons aider et soutenir les collectivités qui n’ont plus de capacité d’autofinancement et qui ne peuvent plus investir aujourd’hui. Mais encore faut-il qu’elles disposent d’une « mise de départ » pour répondre aux besoins des populations.

Vous l’aurez compris, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le budget qui nous est proposé ne nous semble pas répondre aux besoins des collectivités territoriales, qu’il s’agisse de l’urgence ou du long terme. C’est pourquoi les membres du groupe CRCE voteront contre les crédits de la mission « Relations avec les collectivités locales ».

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Mac Macron, incarnation de l’ultradroitisation.

4 Décembre 2020, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Ordolibéralisme(s)

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Définition.

 «Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie», disait Baudelaire. Même les plus jeunes, ceux qui, en somme, n’ont pas connu d’autres époques, se demandent précisément où s’est enfuie «la vie», et où veut en venir ce qui l’a remplacée. Face au spectacle bestial qui maintient l’intelligence collective à des crocs de boucher, une question se pose donc: le génie français est-il mort, ou se trouve-t-il seulement étouffé par le monstre technocratique qu’est devenu l’État, lui-même confisqué par ces élites froides qui ont affaibli toutes nos souverainetés jusqu’à les dissoudre dans l’acide financier et les poubelles de la Toile?

Tout est toujours affaire de regard, mais ceux à qui il reste des yeux pour voir se passent très bien des états d’âme. Un peu de mémoire. Il y a quelques années, quand l’expression «ordolibéralisme» a resurgi du néant, nous avions recherché ses fondements dans les livres d’histoire pour apprendre ceci: un courant de pensée libéral développé à la Freiburger Schule (école de Friburg), en Allemagne, dès les années 1930, selon lequel la mission économique de l’État est de créer et de maintenir un cadre normatif permettant la concurrence libre et non faussée entre les entreprises. Définition parfaite. Et totalement appropriée à ce que nous vivons.

Techno. 

Ce que nous ne savions pas, en revanche, c’est qu’un nouveau président élu incarnerait la posture au-delà de ce que nous pouvions imaginer, achevant un cycle entamé plus tôt durant lequel la France a cessé d’être gouvernée, pour être administrée par une caste de technocrates arrogants qui regardent le pays comme une entreprise, ruinant l’appareil d’État dans le but d’asseoir leur propre pouvoir. Mac Macron est l’incarnation de cette toute-puissance délirante et hystérique. Résultat? Son ordre injuste a créé un désordre inouï, marqué du sceau de l’agressivité permanente – sans parler de cette condescendance méprisante, entre la posture du roi de France et le mauvais de Gaulle, qui assigne les citoyens au rang de sujets de Sa Majesté. Ce que chacun constate désormais.

Quant au fameux «en-même-temps», le chroniqueur de France Inter Thomas Legrand expliquait joliment cette semaine qu’il s’agissait d’«une méthode, pas un but». Et il ajoutait: «Tout comme En marche est un moyen de locomotion, pas une destination.» Mac Macron en a sûrement pris conscience, un espace politique durable ne s’occupe pas uniquement par un casting gauche-droite (gauche acceptable, droite qui tache), des mots de techno ayant réponse à tout, et quelques actions symboliques qui font hurler de rire les «Républicains» du sérail.

 

Marchepied. 

Le prince-président, inventeur d’un «macronisme» impossible à définir véritablement, est à la croisée des chemins. Tel un général d’armée, il tente de quadriller le terrain, guettant l’ennemi, mais sans jamais regarder l’horizon. Lui qui vantait durant sa campagne présidentielle une «société de la bienveillance», nous sommes entrés, tout au contraire, dans ce qu’il appela un jour la «société de vigilance». Chers citoyens, ayez peur, surtout ayez peur, cultivez vos peurs… Sauf qu’une société de la peur produit le pire.

Le bloc-noteur l’a déjà souligné: n’oublions jamais que la stratégie mortifère de Mac Macron en vue de 2022 consiste à rester en tête-à-tête avec les nationalistes. Il a choisi son assurance-vie, Fifille-la-voilà. Un piège tendu à toute la société pouvant mettre en péril la démocratie, sinon la République elle-même. Une sorte de marchepied au Rassemblement national et aux réactions identitaires. Sa triangulation idéologique – se placer «au-dessus et entre» la droite et la gauche de l’échiquier – se retourne contre lui. Car l’ultradroitisation est à l’œuvre. Au point de donner raison à ceux qui osent répéter que nous sommes saturés par le duo «Marine Macron et Emmanuel Le Pen»… 

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 4 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Loi sécurité globale: le gouvernent s’embourbe, la lutte continue

3 Décembre 2020, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 165 | 3 décembre 2020
 
 
 
 
 
La coordination “Stop loi sécurité globale”, dont le SNJ-CGT, le SNJ, la CFDT-Journalistes, le SGJ-FO et la Ligue des droits de l’homme sont à l’origine, continue de revendiquer le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi « sécurité globale » et la réécriture du Schéma national de maintien de l’ordre. De nouvelles manifestations sont annoncées cette semaine, en particulier le 5 décembre.
 
Lire l'article
 

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Plus que jamais, rassembler et agir, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

3 Décembre 2020, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 02/12/2020 par PCF

 

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A l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le Parti communiste français avec l'AFPS, l’AJPF la CGT, EELV, GDS, l'intergroupe parlementaire de la FI, le MJCF, la LDH, le Mouvement de la paix, le MRAP, le PCF, la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, R&S, le Réseau Euromed France, UAVJ, l'UNEF et l'UEC ont organisé le lundi 30 septembre un webmeeting suivi par près de 250 personnes sur zoom et déjà visionné par près de 450 autres personnes sur youtube.
Mathilde Caroly, responsable du collectif Palestine du PCF, a lu la déclaration ci-dessous rédigée par l’ensemble des organisations.

 

Les quatre années du mandat de Trump ont placé la Palestine face à une offensive générale, menée par Israël dans une impunité totale, visant à étrangler le peuple palestinien et à rendre impossible la création d’un État palestinien dans les frontières d’avant juin 1967. Le développement de la colonisation sur le terrain, la poursuite du blocus de Gaza, le déplacement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem se sont ainsi conjugués avec le « plan Trump » de janvier 2020, qui prévoit notamment l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie et notamment de la Vallée du Jourdain.

Dans ce contexte, la signature d’un traité de « paix » entre Israël et les Émirats arabes unis, suivi de deux autres accords prévus avec Bahreïn et le Soudan, cache mal une logique guerrière contre l’Iran. L’initiative de la Ligue arabe, prévoyant la paix et la normalisation des relations en échange de la création d’un État palestinien conformément au droit international, et une solution pour les réfugiés palestiniens avec un exercice effectif du droit au retour risquent de devenir caduque. Cela conforte Israël dans sa politique visant à isoler et affaiblir la cause palestinienne.

La défaite de Trump à l’élection présidentielle est un coup dur pour la politique de Netanyahou mais n’a pour le moment rien changé sur le terrain : les autorisations de nouvelles colonies, les arrestations et expulsions de Palestiniens, les démolitions de maisons se poursuivent et s’accélèrent. Il faudra que Joe Biden prenne des mesures concrètes pour contraindre l’État d’Israël à se conformer au droit international.

Devant cette situation, la France persiste dans la même rhétorique : elle déplore, elle regrette, elle rappelle la solution à deux États… Mais elle évite soigneusement toute initiative effective. La position de la France est en recul, s’alignant la plupart du temps sur l’axe États-Unis-Israël-pays du Golfe. C’est un jeu dangereux. Les ventes d’armes auraient-elles plus de poids que la justice et le droit ?

Pourtant, 139 pays reconnaissent l’État de Palestine. La Suède a franchi le pas en 2014, premier pays de l’Union européenne à agir en ce sens. La même année, le parlement français s’est prononcé en faveur de cette reconnaissance. Les présidents F. Hollande et E. Macron ont déclaré qu’elle serait mise en œuvre « quand le moment sera venu ».

Qu’attend-on ? Encore plus de violations, de détentions arbitraires et d’humiliations, tandis que les conditions de vie et de travail des populations en Cisjordanie et à Gaza sous blocus deviennent catastrophiques, aggravées par la deuxième vague montante de la pandémie ? N’est-il pas temps d’empêcher Israël de poursuivre la colonisation, l’annexion et sa politique d’apartheid ?

Il faut remédier à l’instabilité de cette région où la paix reste improbable tant que la question palestinienne ne trouve pas une réponse conforme au droit international fondé sur la Charte de l'ONU et ses résolutions et la IVe convention de Genève.

Partout, le peuple palestinien résiste pour exister : à Gaza, face à un blocus inhumain et des bombardements incessants ; en Cisjordanie, face au vol des terres, aux attaques de l’armée, à la violence des colons ; à Jérusalem, contre les destructions et les expulsions ; dans les camps de réfugiés du Liban, face à une situation rendue encore plus catastrophique par la crise économique.

En Israël même, la lutte contre les discriminations trouve sa traduction politique dans la Liste Unie, qui agrège des voix israéliennes arabes et juives pour un avenir commun dans un combat commun pour l’égalité et pour le droit.

Dans toutes ces situations, ils peuvent compter sur notre soutien. Le gouvernement français doit enfin mener une politique indépendante conforme au multilatéralisme. Les voies de la paix passent, sans ambiguïté, par la reconnaissance de l’État de Palestine dans le cadre des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, aux côtés de l’État d’Israël.

Face à la violation par le gouvernement israélien du droit international et des droits fondamentaux du peuple palestinien, la France se doit d’agir pour la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et des accords bilatéraux de coopération sécuritaire et militaire.

Enfin, nous demandons que la France contribue dorénavant à faire du Proche-Orient une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive.

À Paris, le 30 novembre 2020

AFPS, AJPF, CGT, EELV, GDS, Intergroupe parlementaire de la FI, MJCF, LDH,
Mouvement de la Paix, MRAP, PCF, Plateforme des ONG pour la Palestine, R&S,
REF, Réseau Euromed France, UAVJ, UNEF, UEC.

 Rediffusion du webmeeting sur la page Youtube du PCF

Pour suivre le collectif Palestine sur Facebook: @PCFpaixPalestine

Pour recevoir les informations du collectif Palestine: collectif-palestine@pcf.fr

 

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SMIC : Loin d’être insupportable, la revalorisation du SMIC est une nécessité urgente pour des millions de salariés

3 Décembre 2020, 08:37am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

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Jean Castex a annoncé ce mardi 2 décembre qu'il refusait tout « coup de pouce au SMIC » au 1er janvier 2021, considérant que « l'augmentation d'environ 1% au titre de l'inflation n'était pas négligeable ».

De qui se moque-t-il ? Le Premier ministre parle là d'une augmentation de 15 euros bruts mensuels sur des salaires qui ne permettent déjà pas à des millions de familles de vivre correctement ! Comment vivre dignement avec un salaire net de 1271 euros par mois quand la facture d'électricité augmente de 5,9% en juin et le gaz de 2,4% le 1er décembre après une hausse de 4,7% en octobre ?

Il prétend qu'un « coup de pouce » mettrait en péril les entreprises et notre économie.

C'est précisément ce choix de maintenir un bas niveau de salaires et de pensions dans notre pays, de peser toujours plus sur le travail plutôt que sur le capital financier, qui empêche toute relance d'une consommation responsable et menace les débouchés de nombre d'entreprises. C'est aussi un frein au financement de la protection sociale.

Ce ne sont pas les salaires qui coutent chers mais plutôt la finance !

Les 500 plus grosses fortunes totalisent un patrimoine de 730 milliards d'euros, toujours en hausse, et les multinationales françaises vont encore distribuer plus de 37 milliards de dividendes en 2020, malgré la crise sanitaire et économique. Certaines d'entre elles, en plus, licencient : Danone, Total, Sanofi, Schneider Electric...

Face à l'explosion de la pauvreté et de la précarité et pour une relance de notre économie, le PCF lance une grande campagne publique pour exiger une forte augmentation des salaires et des pensions, pour une politique de création d'emplois dans les services publics et dans l'industrie. Ses parlementaires portent par ailleurs une proposition de Loi visant à faire payer leurs impôts au GAFAM et à leur demander une taxe exceptionnelle, taxe Coronavirus, qui rapporterait 1 milliard d'euros pour soutenir les TPE-PME et permettre le soutien à l'emploi et aux salaires.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

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Anne Sylvestre nous quitte. Nous sommes envahis de tristesse

2 Décembre 2020, 13:53pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 01/12/2020 par PCF

 

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Anne Sylvestre nous quitte quelques semaines après Juliette Gréco et nous voici une fois de plus envahis de tristesse.

Ecrivant ses propres chansons avec talent et sensibilité, elle a investi des thèmes laissés dans l'ombre, posant le féminisme en textes et en chansons, affrontant les préjugés et la bêtise. A la manière de Prévert, elle sût chanter l'enfance sans jamais infantiliser les minots.

Elle fût aussi parmi les premières indépendantes du disque, mettant son travail à l'abri des pressions d'un marché peu soucieux de sa singularité.

Anne Sylvestre nous laisse une œuvre monumentale par son volume et la profondeur du propos. Elle était devenue une conscience, un abri pour une génération de jeunes chanteurs et chanteuses auxquels elle prodiguait conseils et affection. Puissent sa hauteur de vue et son impertinence irriguer pour longtemps notre chanson francophone.

 

Pierre Dharréville, Responsable de la commission Culture au PCF, député des Bouches-du-Rhône,

 

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4e forum européen : Les enjeux pour la gauche en Europe

2 Décembre 2020, 13:51pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

 

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Le 4e forum européen des forces de gauche, progressistes et écologistes s’est achevé le samedi 28 novembre par la publication d’une déclaration finale que l’on peut consulter sur le site dédié au forum

(DECLARATION FINALE 2020 – European Forum).

 https://europeanforum.eu/2020/11/26/final-declaration-2020/

Les trois semaines de débats et d’ateliers ont réuni 1 500 participants de 57 pays différents. 160 intervenants politiques, syndicaux, associatifs, à parité (83 femmes et 77 hommes) ont échangé sur les urgences sociales, écologiques, démocratiques, féministes pour les peuples d’Europe confrontés à un véritable défi de civilisation.

La question du plan européen dit de « relance » et du cadre financier pluriannuel de l’Union européenne (UE) fut au cœur des débats, car elle pose celle de la domination du capital sur les choix faits par l’UE, du cadre austéritaire des traités européens et de l’alternative nécessaire pour une coopération entre peuples et nations souveraines et associées.

La critique portée par la gauche sur les sources financières, la dimension du plan, l’utilisation de l’argent et l’absence de contrôle démocratique dans un cadre que certaines bourgeoisies européennes cherchent à utiliser pour fomenter un nouveau saut fédéraliste, est aux antipodes du blocage honteux des gouvernements cléricaux, xénophobes et corrompus de Varsovie et de Budapest. Ces gouvernements ne refusent ni la logique libérale de l’UE, ni les fonds qui en sont l’émanation. La Pologne est le premier bénéficiaire des fonds européens et la Hongrie le quatrième, tout en refusant toute coopération entre les peuples européens. Dans le cas de la Pologne, ce veto est également le fruit du lobby patronal du charbon qui refuse les objectifs contraignants de diminution d’émissions de carbone. La solidarité avec les forces de gauche, féministes, syndicales, écologistes hongroises et polonaises, qui luttent sans relâche contre la réaction, est plus que jamais nécessaire.

Pour que la gauche retrouve le chemin du peuple en Europe, il lui faut articuler trois questions : la question sociale, la question écologique et la question de la souveraineté démocratique des peuples et des nations. Le forum européen a permis de dégager des pistes de travail, en tenant compte de la diversité des forces représentées. L’ampleur de la crise exige de nourrir les luttes de propositions de transformations radicales en rupture avec le mode de gestion capitaliste.

1. Il faut tourner la page de l’austérité européenne et donc des traités européens, qui portent une lourde responsabilité dans la crise du système public de santé.

2. Des coopérations ou une association entre les peuples d’Europe (au-delà des frontières de l’UE, car l’Europe et l’UE sont deux entités différentes) doivent avoir pour principe la défense et la promotion de la « sécurité humaine », c’est-à-dire, du travail, de la protection de la planète, des droits des femmes, du respect du droit international pour les migrants. Alors que les délocalisations ravagent des régions entières, il faut opposer l’exigence d’une souveraineté économique, d’une souveraineté industrielle des peuples et des États, promouvoir des règles de coopération entre les peuples européens qui tournent le dos au dumping fiscal et au dumping social et réorienter l’argent vers les productions utiles à la société et vers un développement et une extension des services publics.

3. Un autre ordre du monde sera possible en développant des coopérations commerciales mutuellement bénéfiques pour les peuples, et un nouveau modèle productif, ainsi qu’en promouvant la sécurité collective, c’est-à-dire le fait qu’un État ou un groupe d’États ne puissent pas prendre de mesures compromettant la sécurité du voisin. La logique otanienne va clairement à l’encontre de la sécurité collective et il faut rompre avec cette logique. La participation de représentants du forum de Sao Paolo et de la gauche étatsunienne aura mis en lumière la nécessaire solidarité internationale entre les peuples.

La déclaration finale a également ratifié le soutien du forum à la campagne européenne pour un vaccin et un traitement gratuits contre la Covid-19 qui a été officiellement lancée le lundi 30 novembre. Il importe désormais de se mobiliser pour recueillir le million de signatures nécessaires au niveau européen !

Vincent Boulet, adjoint au secteur international/Europe.

 

 

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Notre indépendance

2 Décembre 2020, 13:50pm

Publié par PCF Villepinte

Notre indépendance

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Attention, le fleuron EDF est menacé de démantèlement...

Et pendant ce temps-là, à bas bruit, l’indépendance énergétique «à la française» est gravement menacée. À tel point que, dans une lettre ouverte que nous publions en exclusivité dans les colonnes de l'Humanité, les quatre principales fédérations syndicales représentatives du secteur (CGT, CFE-CGC, CFDT et FO) lancent un cri d’«alerte» et s’adressent en ces termes aux élus de la République: «Les projets de désorganisation et de démantèlement des deux énergéticiens français EDF et Engie s’accélèrent bien qu’ils ne reposent sur aucun fondement politique sensé. (…). C’est tout le service public de l’énergie qui est aujourd’hui en danger, subissant les conséquences de ces Meccano strictement capitalistiques.» On ne saurait mieux le dire…

Comme souvent dans ces cas-là, l’attaque vient de l’intérieur, et les menaces directement de Bruxelles. Comme si une coalition s’organisait dans le dos des Français, semblable à celle qui commença à dépecer la SNCF et les transports publics en son temps. Comprenons bien l’enjeu: la «réorganisation» d’EDF serait en effet sur le point d’aboutir et risque de désintégrer par bouts ce qui fut jadis un fleuron national.

 

Lancée quasiment depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la finalisation du terrifiant projet baptisé «Hercule» est imminente. Mais l’accélération du calendrier n’est pas tout. La Commission européenne – un document en atteste – entend également imposer à l’État français une sorte de destruction encore plus massive du groupe EDF, au nom, bien sûr, du sacro-saint «respect des règles de la concurrence». Le projet Hercule allait déjà loin dans la dispersion de notre service public de l’énergie; la «réforme» de Bruxelles, considérée par EDF comme un préalable à sa «réorganisation», risquerait de laisser le secteur le plus déficitaire – le nucléaire – à l’État, donc au contribuable, tandis que les activités les plus rentables – renouvelables et distribution – seraient privatisées…

 

Cette scission du groupe en plusieurs parties signifierait la fin de l’entreprise EDF d’origine et l’anéantissement de notre industrie électrique et gazière d’intérêt général, quand bien même ses salariés démontrent chaque jour leur rôle central. Tout doit être mis en œuvre pour empêcher cette catastrophe. L’avenir de la nation en dépend. 

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 2 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

 

 

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Quoi qu’il en coût ​​​​​​​e... à la population

2 Décembre 2020, 13:41pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

 

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Les mesures de prévention attachées au deuxième confinement de fin octobre ont été prises par le gouvernement par nécessité. Mais le virus n’est pas le seul responsable de la gravité de la situation. Elle est largement causée par l’impact destructeur des politiques de santé conduites ces dernières années et aggravées sous la présidence Macron. La désorganisation, le manque de moyens, l’imprévoyance ont fait le lit de cette catastrophe. Le gouvernement fait tout pour masquer cette réalité et sa responsabilité.

Les informations journalières à la population se sont limitées au nombre de cas Covid-19 dépistés, au nombre d’hospitalisations, au nombre de lits de réanimation occupés et au nombre de morts sans faire la transparence sur le bien-fondé des mesures adoptées par un mystérieux conseil de défense. La non-anticipation chronique de la gestion de cette deuxième vague de crise sanitaire avec des mesures de confinement en demi-teinte - aucune régulation dans les transports, aucun contrôle des lieux de travail ne respectant pas les gestes barrières et la possibilité de télétravail, pas de politique de dépistage massif à la hauteur des enjeux, toujours pas d’embauche et d’ouvertures de lits dans les hôpitaux, pas de plan national de prise en charge dans les Ehpad etc. - a eu des conséquences catastrophiques et inédites sur la santé physique et psychique des Françaises et des Français.

 

Perspectives d’emplois quasi inexistantes, malnutrition, menaces d’appauvrissement avec la baisse des revenus due au chômage partiel, violences familiales, personnels hospitaliers épuisés, report de prise en charge de nombreuses pathologies, la liste est longue des effets délétères de cette deuxième vague entraînant aujourd’hui huit millions de nos concitoyens et concitoyennes à avoir recours à l’aide alimentaire dont une majorité de jeunes. Au printemps on nous demandait d’applaudir les premiers de corvée, cet automne on nous demande d’applaudir les associations caritatives qui gèrent comme elles peuvent et avec beaucoup de dévouement la pauvreté grandissante. Les salaires de misère et le bénévolat au secours de la pandémie, voilà l’alternative du gouvernement Macron pendant que les actionnaires du CAC40 continuent de se gaver !

Pourtant une autre politique de santé est possible face à cette crise. Au PCF nous continuons à demander une politique de formation massive des personnels de santé qui permettrait d’embaucher dans nos hôpitaux et nos Ehpad et l’arrêt des restructurations et fusions d’établissements de santé qui, malgré la crise sanitaire, se poursuivent. Nous demandons l’instauration d’une véritable démocratie en santé permettant de construire une stratégie collective face à cette pandémie, partagée par une majorité de la population en lieu et place de la stigmatisation individuelle actuelle. Nous demandons l’arrêt du hold-up sur la Sécurité sociale qui n’a pas à supporter les exonérations massives de cotisations patronales.

Concernant la vaccination, le Parti communiste demande la vaccination gratuite et sûre pour tous. Le vaccin, bien public commun, financé dans sa recherche et sa production par des fonds publics n’a pas à être payé deux fois. La Sécurité sociale, financée par nos cotisations, n’est pas là pour alimenter les profits des laboratoires pharmaceutiques. Il participe à l’Initiative citoyenne européenne « Pas de profit sur la pandémie » qui rassemble très largement une large coalition de travailleurs, d’ONG, de groupes de militants, d’associations, de partis politiques et d’experts de la santé au niveau français comme européen. L’objectif est de convaincre la Commission européenne de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, ne limitent pas la disponibilité des traitements et des vaccins contre la Covid-19.

 

Il faut rassembler un million de signatures dans l’ensemble de l’Europe. Un comité français de soutien s’est constitué rassemblant largement. L’heure n’est plus aux profits et au contrôle privés. Tout le monde a droit à un remède. La seule façon de surmonter cette pandémie est de trouver une solution collective, c’est-à-dire de faire des vaccins et des traitements anti-pandémie un bien public mondial, librement accessible à tous. Aucune entreprise n’est aujourd’hui en mesure de produire des quantités suffisantes pour tous ceux qui ont besoin de ce médicament, et ne devrait avoir le pouvoir de décider de son coût. Il existe une solution à ce blocage de nos vies. Nous l’avons déjà payée. Il est temps de la partager. C’est bien le sens de notre proposition de créer un pôle public du médicament.

Le Parti communiste français a décidé d’y adhérer et engage tous ses militants à signer et à faire signer la pétition à partir du 30 novembre 2020 midi : https://eci.ec.europa.eu/015/public

Maryse Montangon, membre du CEN, responsable collectif Santé, Protection sociale

Michel Limousin, médecin

 

 

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