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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Un vaccin contre le virus de la finance

13 Décembre 2020, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Newsletter Confédération Générale du Travail
 
 
Un vaccin contre le virus de la finance
 
Les yeux médiatiques, rivés depuis plusieurs mois sur la Covid, voudraient nous faire oublier qu’un autre virus, plus mortel encore, gangrène la planète.
Une maladie qui, profitant de la pandémie, décime la solidarité, musèle les libertés pour gaver « d'argent magique » les premiers de cordée.
 
Ce virus, c’est celui de la finance.
 
Les symptômes sont connus. Il contamine, depuis des décennies, les choix politiques et économiques des gouvernements.
Il accélère aujourd’hui sa course effrénée de casse sociale en tentant d’interdire toute expression d’idées de jours meilleurs.

Au quotidien, ce virus fait des dégâts… Les victimes ne peuvent souvent compter que sur l’engagement des militants de la CGT.

Mais, pour trouver un vaccin qui l’éradique, il nous faut faire plus. Le chemin peut paraître long et l’impatience nous guette face aux dégâts qu’il provoque.
 
 
Mais le remède au libéralisme ne s’élabore pas dans un laboratoire à coup de milliards, il se construit pas à pas, avec les salariés, les précaires, les retraités…
 
Les luttes qui se multiplient ces dernières semaines démontrent que la prise de conscience sur la toxicité des choix fait par le gouvernement progresse.
 
Incontestablement nous sommes sur le bon chemin.
 

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BESOIN DE COMMUNISME

12 Décembre 2020, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Je le veux !

 

 

Avec ce numéro spécial publié à l’occasion du 100e anniversaire du Parti communiste français, l’Humanité a voulu explorer l’idée et la pratique communistes, leur passé, leur présent et leur avenir, en donnant à saisir leurs ressorts, à voir et comprendre les expériences qui s’en réclament, tout en sondant, dans le mouvement réel, leur potentialités futures. Le communisme a de l’avenir. À chacune et chacun de nous de lui donner substance et consistance dans les combats présents et à venir.

Ces pages vous y engagent. Format 20x26 - 124 pages - Dos carré collé

 

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12 Décembre 2020, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

 

 

L'appel "Pour que vive la Sécu !"

 

Pour créer les conditions de mobilisations convergentes, 35 organisations ont initié un appel « Pour que vive la Sécu » pour construire une véritable sécurité sociale du 21ème siècle et mettre en débat notamment des propositions

  • pour assurer la pérennité de ses ressources en les faisant reposer de façon prépondérante sur les cotisations,
  • prendre en charge l’ensemble des besoins de la naissance à la mort
  • remettre en place une gestion démocratique avec des administrateurs élus avec une nouvelle démocratie sanitaire et sociale.

Vous pouvez partager et soutenir cet appel en signant la pétition 

 

 

Pétition "Pour que vive la Sécu "

 

 

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Un livre-testament de Régis Debray…

11 Décembre 2020, 10:37am

Publié par PCF Villepinte

Pessimisme(s)

https://1.bp.blogspot.com/-LzKVJGbtBqA/X9I7ikSKCiI/AAAAAAAAGUM/Ffpb671K-TEfrxr4zDGHDI4_qafCIf0QQCLcBGAsYHQ/s320/unnamed.jpg

Langage.

 «Il m’en aura fallu des zigzags pour trouver finalement le pot aux roses: ce sont le corps et le cœur qui décident de nos actes, en sorte qu’il est totalement inutile d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit.» 

À la lecture de ces mots, placés tout à la fin de D’un siècle l’autre (Gallimard), nous comprenons que lironie douce de Régis Debray, plus malicieuse qu’assumée, vaut presque bilan. Celui d’une existence entière. Et d’un engagement permanent qui signe un parcours intellectuel hors normes en tant que parcours de vie. Le dernier livre du philosophe et médiologue, plus important et fondamental qu’il n’y paraît, lui permet de «rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l’une à l’autre». Exercice impitoyable. Car nous voilà devant ce qu’il appelle «soixante années de survol», sachant que «la chouette est fatiguée».

Le but de cet écrit majeur: «Retenir l’attention de quelques curieux et leur servir de relais pour d’autres périples mieux informés et plus dignes d’intérêt.» Si Régis pense comme son maître Valéry que «les optimistes écrivent mal», il déclare qu’«une idée accède à la dignité politique non pas en fonction de sa capacité logique, mais de sa capacité lyrique». Nous sommes servis. À plus d’un titre. Le langage y atteint une fois encore des sommets, à peu près aussi haut placé que son pessimisme.

Mystères.

 Régis Debray revisite donc le chemin en ampleur. Le sien, telle une biographie intime. La naissance (1940, année terrible), la Grande École (Normale sup), la prison bien sûr, l’appareil d’État (et ses désillusions), puis la fausse retraite, sans oublier, de manière constitutive, la plume, l’écrivain, le penseur qui coucha tant de mots sur le papier que deux chroniques du bloc-noteur par an ne suffisent plus à rendre compte de tous les ouvrages – c’est dire. Là, tout y passe, comme il l’écrit, «de la lettre au tweet, du campagnard au périurbain, de l’industrie aux services, du transistor au smartphone, de l’esprit de conquête au principe de précaution, de la France républicaine à la France américaine, d’un gouvernement du peuple au gouvernement des Experts, du citoyen à l’individu, de l’Histoire pour tous à chacun sa mémoire, de la domination masculine à l’ascension féminine…» 

Et il pose lui-même trois questions fondamentales, qui ne sont pas sans nous habiter puisqu’elles relèvent de l’universel, après lequel il a couru toute sa vie: «Comment faire du commun avec de la diversité? Mystère du politique. Comment transmettre l’essentiel de siècle en siècle? Mystère des civilisations. Pourquoi doit-on croire par-delà tout savoir? Mystère du religieux.»

Temps.

 Pour l’avoir servi mieux que quiconque, Régis Debray reste un héritier du livre: «Je parle d’un temps révolu, celui des Humanités, où les chiffres n’avaient pas encore pris le pouvoir. Un temps qui se contentait bêtement de puiser ses infos chez Homère, Pascal ou Tintin.» Il a regardé la page se tourner, sous le règne des images, lui le médiologue, capable ainsi de mesurer le poids des mots à l’aune de ses actes. S’il possède un génie intérieur, qu’il nie évidemment, il tient en une formule: la stérilité du livre s’il ne mène à l’action. Voilà pourquoi Régis partit arme au poing, puis stylo à la main. Il voulut peser, changer les choses, transformer les esprits de ses contemporains.

D’ailleurs il cite Marx, dès le premier chapitre: «Il ne s’agit plus d’interpréter le monde mais de le transformer.» Il essaya, à sa manière. Aujourd’hui, il considère non seulement qu’il a échoué, mais que, avec lui, «nous» avons perdu. «On n’a rien changé, mais on s’est mis au propre», écrit-il, lucide. Ou encore ceci: «J’ai fait mon temps, mais n’ai rien fait du temps qui m’a fait?» Tout se niche, vous l’avez compris, dans le point d’interrogation. D’autant qu’il ajoute: «Promis, on fera mieux la prochaine fois.» Régis ne s’est pas souvent trompé. Et il met toujours dans le mille. Sans s’effacer totalement, malgré ce livre-testament, il nous tend la main. À nous de la saisir.

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 11 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Un outil au service de l’intérêt commun

11 Décembre 2020, 10:31am

Publié par PCF Villepinte

Création d’un pôle public du médicament et des produits médicaux (article 5) -

 Par Laurence Cohen Sénatrice PCF / 9 décembre 2020

Nous arrivons à la conclusion de ce débat. Je regrette que cela signifie que cette proposition de loi n’a pas pu aboutir. Au moins avons-nous provoqué une discussion et c’est à mon sens important.

Je regrette fortement la timidité de mes collègues qui n’essayent pas d’adopter cet outil, qui est un outil public, qui confondent les missions du public avec celles du privé. Le public ne cherche ni la rentabilité ni le profit : il sert l’intérêt commun.

Dans l’exposé des motifs de notre proposition de loi, nous l’avons bien dit, et je le redis encore une fois pour que ce soit bien clair dans vos esprits, mes chers collègues, et pour que vous votiez en toute connaissance de cause : il ne s’agit pas de remplacer ce qui fonctionne.

Mme Cathy Apourceau-Poly. Bien sûr !

Mme Laurence Cohen, rapporteure. Certains dispositifs, qui sont d’initiative privée, fonctionnent. Le pôle public du médicament et des produits médicaux n’a pas vocation à tout capter. Vous vous faites du projet que nous défendons une image éloignée de ce qu’il est.

Cette proposition de loi était extrêmement équilibrée. L’article 1er consacrait le programme public de production et diffusion des médicaments. L’article 2 prévoyait le pilotage du pôle public du médicament et des dispositifs médicaux par un Conseil national du médicament et des produits médicaux. L’article 3 organisait les modalités de réquisition – cela a fait sursauter quelques-uns d’entre vous, mes chers collègues, mais cela existe déjà dans la loi, cela fait partie des prérogatives du Premier ministre. L’article 4 créait un observatoire citoyen des dispositifs médicaux élargi pour permettre la démocratie sanitaire. L’article 5 portait à 1 % le taux de la contribution des industriels pharmaceutiques existante. Rassurez-vous, cela ne mettait pas les grands labos à nu, cela permettait un apport de 262 millions d’euros pour faire fonctionner le pôle public du médicament et des produits médicaux.

Nous sommes soutenus par UFC-Que choisir, l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, la Ligue contre le cancer, France Assos Santé, mais aussi la CGT à Sanofi. J’espère que nous nous reverrons très bientôt, et non dans dix ans, pour voter ensemble la création d’un pôle public du médicament et des produits médicaux.

Je m’inscris totalement en faux contre l’idée que nous n’aurions pas voulu que cette proposition de loi soit amendée. Nous voulions au contraire qu’elle puisse l’être par toutes les sensibilités politiques. Ce refus ne vient pas du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.

 

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SANTE AU TRAVAIL

10 Décembre 2020, 10:58am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 166 | 10 décembre 2020
 
 
 
 
 
Débutées à la mi-juin, les négociations sur la santé au travail en vue d’un accord national reprennent ce lundi 7 décembre. En l’état, le texte présenté par le Medef ne convient pas, explique la CGT, qui dénonce la volonté du patronat de dégager les employeurs de leur responsabilité vis-à-vis de la santé et de la sécurité de leurs salariés. Explications
 
Lire l'article
 

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10 Décembre 2020, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 09/12/2020 par PCF

Urgence Mumia : Épidémie Covid à la prison de Mahanoy

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12562/attachments/original/1607523016/visuel_Mumia.jpg?1607523016

Mumia Abu-Jamal a appelé hier soir [18 novembre, ndr] sa porte-parole (Johanna Fernandez) et son épouse Wadya pour les informer que l’épidémie avait franchi la porte de la prison. Vingt gardiens ayant été testés positifs, l’administration a déclenché une opération de dépistage des 2 400 prisonniers. Évidemment, comme en témoigne Mumia, l’inquiétude est grande. Et bien que la prison soit bouclée avec l’extérieur depuis plusieurs jours, les repas servis en cellule par les gardiens et la promiscuité entre prisonniers (cellules et douches) sont facteurs de contagion.

Cette situation très préoccupante a amené les soutiens américains à Mumia à déclencher une campagne d’interventions auprès des autorités pour exiger, comme d’autres États américains en ont décidé, la libération immédiate de tous les prisonniers âgés et malades car leur maintien en détention les expose à la mort. Mumia, en raison notamment de ses lésions hépatites, est un de ces prisonniers vulnérables.

La campagne du Collectif Mumia visant la libération de Mumia et des condamnés les plus fragiles face à l'épidémie connaît un grand élan de solidarité. De la France entière, plusieurs centaines d'entre vous ont porté cette exigence auprès des autorités de Pennsylvanie. Qu'ils en soient remerciés et sollicitent leurs amis pour que cette mobilisation prenne encore plus d'ampleur. À celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait, nous les invitons à sauter sur leurs claviers pour envoyer le message ci-dessous (*) qui peut sauver des vies :

We would like to express our concern at the COVID 19 epidemic, whose contagion has passed through the door of Mahanoy prison. We would request the immediate release of Mumia Abu-Jamal (#AM-8335) and all elderly and sick prisoners as their detention exposes them to death. We feel that they should benefit from compassionate relief as practised in several American states including Pennsylvania. Thank you!

Sous la pression de la mobilisation, sachez que 160 prisonniers ont été libérés avec sursis en Pennsylvanie. À Mahanoy où réside Mumia, sur 2 263 détenus, 3 seulement ont bénéficié d'une libération conditionnelle !

(*) Rappel adresses e-mails des destinataires du message :

  • Tom Wolf, gouverneur de Pennsylvanie : brunelle.michael@gmail.com
  • John Wetzel, secrétaire d'État aux affaires pénitentiaires : jowetzel@state.pa.us
  • Larry Krasner, procureur de Philadelphie : justice@phila.gov

Avec copie à : contact@mumiabujamal.com

Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal
https://mumiabujamal.com/v2/urgence-mumia-epidemie-covid-a-la-prison-de-mahanoy/#more-3969

 

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Les quartiers populaires ne veulent pas payer la crise !

10 Décembre 2020, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/12/2020 par PCF

 

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Les associations de solidarité alertent : le chômage, la perte de revenus, la précarité et la pauvreté jusqu’à la faim touchent des millions de personnes. Un Français sur trois a subi une perte de revenus, 38 % disent avoir connu la pauvreté. Pour une personne seule, le Smic ne permet plus d’échapper à la pauvreté. 29 % n’ont pas les moyens de consommer tous les jours des fruits et légumes. Les demandes de secours alimentaires croissent de manière alarmante. 300 000 personnes sont sans abri. L’école est un autre sujet d’inquiétude puisque 44 % des parents pensent que leur enfant a pris du retard pendant le confinement et 25 % des ouvriers qu’ils auront beaucoup de mal à le rattraper.

Une situation dramatique qui a poussé 150 maires et élus à demander à Emmanuel Macron qu’1 % des 100 milliards du Plan de relance soit sanctuarisé pour les "territoires en décrochage", dont les difficultés sont accentuées par la crise sanitaire et les ponctions gouvernementales sur les finances des collectivités locales.

Ces questions ont été largement abordées dans la récente réunion des secrétaires départementaux et le PCF a décidé de lancer du 5 au 11 décembre une semaine d’action contre le chômage et la pauvreté, pour l’emploi, la dignité et l’égalité républicaine. Le gouvernement doit entendre que ce n’est pas au peuple de payer la crise et prendre les mesures urgentes nécessaires.

Notre dernière réunion de la commission « quartiers populaires » s’est concentrée sur cette semaine d’action. Les participants ont confirmé l’aggravation des conditions de vie des habitants au travers de multiples exemples. En Seine-Saint-Denis la solidarité, à laquelle participent largement les communistes, évite les émeutes de la faim. À Marseille, mêmes difficultés sociales auxquelles s’ajoutent des conditions de scolarité difficiles par manque de personnels pour assurer le protocole sanitaire et du fait du grand nombre d’enseignants non remplacés.

Dans d’autres départements, les camarades s’inquiètent des difficultés à rentrer en contact avec les habitants.

Les communistes sont largement engagés dans la solidarité, mais comment lier la solidarité concrète et la discussion politique ? C’est le cœur du débat.

Des expériences sont avancées. Dans les Bouches-du-Rhône, un tract a été diffusé pour s’opposer au forfait de 18 euros aux urgences. En Mayenne, une pétition pour le droit au RSA des moins de 25 ans est largement signée. En Seine-Saint-Denis, une pétition contre la misère est lancée et elle sera envoyée au Président de la République. Dans le Var, des camarades des quartiers continuent autour d’eux le porte-à-porte et mobilisent avec une pétition pour sécuriser l’emploi, pérenniser l’entreprise industrielle et empêcher 1 200 suppressions d’emplois dans le groupe CNIM. Dans le Rhône, une section organise un rassemblement contre la précarité et la misère et plusieurs se sont unies pour un débat - en visio - sur le thème « Quartiers populaires, la politique à nous de la faire ». Dans cette période où se réunir physiquement est difficile, des expériences de réunion en visio s’organisent avec des points d’écoute collectifs à quelques-uns, permettant à ceux qui n’ont pas d’accès Internet de participer.

Dans les départements où elles ont lieu, les communistes participent nombreux aux manifestations du 5 décembre contre le chômage.

Un point commun à toutes ces expériences, le volontarisme et la ténacité. La semaine d’action, qui peut bien sûr être prolongée, met à disposition un tract et une pétition, des outils qui facilitent la discussion et l’action.

Des mesures d’urgences sont exigées autour des hausses des salaires et minima sociaux, le droit au logement et à l’énergie, le soutien aux collectivités locales, l’emploi et le contrôle des fonds publics, la taxation des profits, l’embauche massive à l’hôpital et à l’école, la sécurisation de l’emploi.

La proposition d’envoyer au Président de la République les pétitions en les déposant dans les préfectures est avancée.

Concernant l’école, l’annonce d’une possible disparition des REP au profit de contrats avec les rectorats sur la base de projets révolte autant qu’elle inquiète. Une première expérimentation est prévue dans trois académies, Lille, Nantes, Aix-Marseille. L’objectif est d’alerter et rassembler contre ces mauvaises mesures avec les parents d’élèves et les enseignants.

La sécurité reste toujours une préoccupation essentielle. La déclaration « Retirer le projet dit de sécurité globale et garantir le droit à la sécurité avec une Police nationale de proximité » est appréciée, le plan d’action attendu avec impatience et un tract sur la question des trafics de stupéfiants sera mis rapidement à disposition.

Marie-Christine Burricand, membre du CEN,

responsable aux quartiers populaires.

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Réforme des aides au logement :

9 Décembre 2020, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

 

 Un nouveau coup dur pour les allocataires La réforme du mode de calcul des aides au logement prévue pour avril 2020 se mettra finalement en place en janvier 2021. La crise sanitaire avait décalé ce projet gouvernemental néfaste pour une partie des familles bénéficiant actuellement des aides au logement.

Cette réforme prévoit de prendre en compte les ressources des allocataires sur les 12 derniers mois au lieu de l’année N-2 pour le calcul de leurs aides au logement avec une réactualisation trimestrielle. Certes, une partie des bénéficiaires actuels vont voir leurs prestations augmentées en raison de leurs baisses de revenus consécutives aux pertes d’emploi ou période(s) de chômage partiel. Il n’en reste pas moins que le gouvernement prévoit une économie de plus de 700 millions d’euros sur le dos des allocataires de la branche famille.

Scandaleuse décision durant cette période de grave crise économique. Pour être plus équitable, cette réforme aurait dû s’accompagner d’une revalorisation conséquente des plafonds de ressources et du barème de calcul des aides au logement. Le choix gouvernemental de non revalorisation fait donc sortir mathématiquement de nombreux bénéficiaires du fichier allocataire, en leur faisant perdre leur droit à l’allocation logement.

Pour tous les ménages et les salariés précaires, le système de la déclaration trimestrielle déclenchera une variabilité constante des droits ouverts, les plaçant ainsi dans une instabilité financière pour construire leurs budgets familiaux. Cette réforme va aggraver la situation de nombreux foyers, dans un contexte où la crise actuelle risque de mettre entre 2,5 et 2,8 millions de ménages en difficulté pour payer leur loyer, selon une étude de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires).

Les autres perdants de cette réforme seront aussi les étudiants et les jeunes qui rentrent sur le marché du travail. Ceux-ci vont se voir appliquer un forfait de ressources, en lieu et place de l’absence de revenu jusqu’à présent, ce qui pourrait impacter leurs droits ou ceux de leur famille. Malgré les multiples demandes de la délégation CGT, aucune estimation précise sur les perdants et les gagnants de cette réforme n’a été présentée aux organisations syndicales.

Cette réforme est à remettre dans un processus engagé depuis plusieurs années par différents gouvernements et accéléré lors du quinquennat Macron. Après la baisse de 5 euros des APL décidée dès 2017, l’offensive s’est poursuivie avec l’instauration de la baisse de la réduction du Loyer de solidarité dès 2018 et des mesures de rigueur sur les revalorisations annuelles. La CGT dénonce la persistance de la politique régressive du gouvernement, au moment où le logement est l’une des principales préoccupations de la population.

Montreuil, le 8 décembre 2020

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Et maintenant, le fichage des opinions...

7 Décembre 2020, 12:02pm

Publié par PCF Villepinte

Dictature «légale»

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Une question tragique se pose désormais. Le gouvernement est-il un ennemi de nos libertés publiques? Après les lois sur la sécurité globale et sur le «séparatisme», le ministère de l’Intérieur vient d’utiliser l’un de ces procédés qui nous rappellent quelques heures sombres de notre histoire. L’affaire est passée totalement inaperçue, vendredi 4 décembre, comme si tout avait été mis en œuvre pour qu’un nouveau joug s’abatte sur nous loin des regards, perdu dans le flux des annonces du Journal officiel. Trois décrets viennent d’apparaître, imposés sans débat. Ils aggravent considérablement les capacités de flicage des citoyens.

 

Attention danger! Sous couvert de lutte antiterroriste, ces décrets autorisent dorénavant de ficher les personnes en fonction de leurs opinions politiques, de leurs convictions philosophiques et religieuses ou de leur appartenance syndicale. Jusque-là, les activités politiques, religieuses ou syndicales pouvaient être fichées. Maintenant, les seules «opinions» suffisent pour alimenter les officines de la police. En clair, les services pourront recueillir des informations sur l’opinion des personnes surveillées, leurs pseudonymes ou des données de santé, le tout pour des finalités si élargies qu’elles dépassent largement le cadre de la sécurité publique. Être suspect pour certains actes était une chose; le devenir pour ce que nous pensons en est une autre. Que devient dès lors la liberté de conscience, pilier de notre République laïque?

 

Sarkozy en avait rêvé, en 2008, avec son fichier de police Edvige. Macron et Darmanin le réalisent, en plus liberticide! Ainsi la dérive sécuritaire du pouvoir actuel semble ne plus avoir de bornes. Mais quentendent-ils donc faire des nouveaux fichés? Que risquons-nous, dans cette préfiguration dun futur aliénant? Car, par extension, ces fichiers ouvrent la voie à la possibilité du pire. Imaginez, en effet, que ces dispositifs soient au service d’extrémistes plus identifiables encore. N’importe qui se retrouverait fiché, traqué, au cœur d’une dictature «légale»…

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 8 décembre.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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