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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

POLE PUBLIC DU MEDICAMENT

19 Décembre 2020, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

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Préfiguration

18 Décembre 2020, 10:15am

Publié par PCF Villepinte

 JEAN-EMMANUEL DUCOIN

 

https://1.bp.blogspot.com/--MFbD9bNoxM/X9t1n1DlWbI/AAAAAAAAGUw/mXt1FhbMTh00puLMEtraDRiER9qxqqzvACLcBGAsYHQ/s320/Soldat-du-futur.png

L’idée chemine d’exploiter des techniques invasives pour améliorer les performances physiques ou cognitives du corps humain de nos militaires...

Juste avant qu’Emmanuel Macron ne soit déclaré positif au Covid-19 – nous lui souhaitons, comme il se doit, un prompt rétablissement –, le président venait donc d’«assumer» auprès de nos confrères du Point son expression assénée à la nation, il y a neuf mois, en évoquant la pandémie: «Nous sommes en guerre.» Métaphore douteuse, non, pour un chef des armées? Peut-être convoquait-il, de manière inconsciente, un tout autre sujet après lequel nous allons courir durant des décennies en spéculant beaucoup: le développement de soldats dits augmentés, au cœur de larmée française.

L’affaire n’est plus un fantasme d’illuminés perdus dans leurs lectures. Début décembre, la ministre des Armées, Florence Parly, déclarait: «Oui à l’armure d’Iron Man et non à l’augmentation et à la mutation génétique de Spider-Man.» Ainsi évoquait-elle l’avis rendu par un comité d’éthique et de la défense chargé d’apporter des éclairages sur les questions soulevées par les innovations scientifiques, techniques et leurs éventuelles applications, autant pour le fameux «soldat augmenté» que pour «l’autonomie dans les systèmes d’armes létaux», ce que nous appelons les «robots tueurs»…

Ne plaisantons pas avec cette réalité. Non seulement la Grande Muette vient de recruter dix auteurs de science- fiction afin d’imaginer les futures crises géopolitiques et ruptures technologiques impliquant les militaires, mais l’idée chemine d’exploiter des techniques invasives pour améliorer les performances physiques ou cognitives du corps humain de nos professionnels en treillis. Molécules, implants sous-cutanés, rien n’est laissé au hasard. Bienvenu dans la préfiguration d’un nouvel univers assez impitoyable, quitte à heurter les règles de droit essentielles à la protection de la personne humaine.

De Jules Vernes à Philip K. Dick, nul n’ignore que la littérature de science- fiction et d’anticipation nous a toujours aidés à interroger le présent, tout en alertant sur notre à-venir. Un conseil toutefois à notre chef des armées, qui pourrait y réfléchir durant sa convalescence: et sil demandait aussi à quelques artistes et autres poètes dimaginer un «autre monde»?

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 18 décembre 2020.]

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Déréguler, déréglementer et privatiser, tel est votre seul credo

17 Décembre 2020, 09:51am

Publié par PCF Villepinte

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Congrès de Tours : la volonté d'une rupture forte au sein de la SFIO

17 Décembre 2020, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

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Politique climatique de Macron : un renoncement permanent

17 Décembre 2020, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 16/12/2020 par PCF

La lutte contre le réchauffement climatique doit être une priorité. C'est ce qu'exigent, à juste titre, majoritairement nos concitoyens.

Loin de prendre la mesure de cette exigence, Emmanuel Macron se borne à verdir son discours pour tenter de tirer la couverture à lui.

Après avoir donné la parole à 150 citoyens à travers la convention citoyenne pour le climat, promis d'appliquer « sans filtre » les propositions issues de leur travail, ces actes sont un renoncement permanent, en contradiction avec ses engagements, qui nourrit la crise politique : levée partielle de l'interdiction d'utilisation des néonicotinoïdes, soutien massif aux énergies fossiles ou encore poursuite dans la voie d'accords de libre-échange au coût environnemental exorbitant. La France est à ce jour très loin de respecter ses engagements internationaux.


L'annonce par le président de la République de l'inscription de la lutte pour le climat par referendum dans la Constitution est une manœuvre politique, l'arbre qui cache la déforestation des ambitions climatiques de ce gouvernement. Car sur le projet de loi climat, le masque tombe ! D'une part, ne sera retenue qu'une minorité de mesures portées par la convention, d'autres voient leur ambition réduite, et nombreuses sont celles qui sont censurées ! A ce filtrage manifeste, à la tentative d'étouffer les aspirations au changement de politique climatique, s'ajoute autoritarisme et mépris envers le travail réalisé par la convention et envers ses membres. D'autre part, le gouvernement envisage de glisser dans cette loi le projet « Hercule » de démantèlement d'EDF. Ce serait un nouveau scandale.


La France n'est pas à la hauteur de son rôle. Leader dans la constitution des accords de Paris lors de la Cop 21, elle devrait faire la course en tête pour devenir championne des politiques climatiques vertueuses. Elle devrait s'appuyer sur les propositions de la convention citoyenne et même accélérer le rythme, adopter un principe « plus vite, plus haut, plus fort ».


Par exemple, la réduction de nos émissions de CO2 pourrait être massive si la France s'engageait vers :

    • le refus des accords de libre-échange de type Ceta et Mercosur et l'adoption d'une loi favorisant les circuits courts ;

    • la création d'un pôle public de l'énergie pour une gestion 100 % publique ;

    • une politique de nouvelle industrialisation écologique ;

    • la priorité aux transports écologiques par le développement et à la gratuité des transports en commun et des mobilités douces, le développement important des transports ferroviaires, fluviaux et maritimes au détriment du transport routier ;

    • la rénovation thermique des bâtiments, de 700 000 logements par an et un nouvel urbanisme écologique ;

    • un nouveau modèle de production agricole conjuguant l'impératif écologique à la nécessité de nourrir l'humanité.

    • la protection de la biodiversité dont nos forêts avec l'arrêt de la privatisation de l'ONF


De telles orientations constitueraient une véritable révolution écologique. Elles impliquent des créations d'emplois et des mises en formation qui contribueraient à faire reculer le chômage et la précarité pour aller vers une sécurisation de tous les parcours, la création de nouvelles institutions, dont un fonds dédié pour leur financement, alimenté par la mise à contribution des hauts revenus et des revenus du capital pour une justice sociale et écologique.
Fort de ces objectifs, le PCF sera pleinement mobilisé dans les prochains mois avec les Français·e·s et les associations pour obtenir des avancées écologiques concrètes.

 

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Algérie : Liberté pour les prisonniers politiques du Hirak

16 Décembre 2020, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 15/12/2020 par PCF

Algérie : Liberté pour les prisonniers politiques du Hirak

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L’Algérie aura encore vécu une année exceptionnelle depuis le déclenchement du Hirak. Reflet d’une modernité radicale, créative et pacifiste, cet immense mouvement pour la dignité et la justice n’a eu de cesse de réclamer un changement profond de système, le respect des droits humains, la liberté, une transition démocratique, un processus constituant et l’édification d’un État de droit. Il a provoqué le départ du président Abdelaziz Bouteflika et seule l’épidémie de Covid-19est parvenue à l’endiguer.

 

Le pouvoir a cru trouver dans cette pandémie l’espoir d’un répit, mais rien n’y fait car les crises s’enchaînent et s’accumulent. Les contaminations croissantes, ces dernières semaines, ont révélé l’ampleur des défaillances du système sanitaire, accentuant des difficultés économiques antérieures. Tous les voyants sont désormais au rouge : chute du PIB, des recettes fiscales et celles liées aux hydrocarbures, déficit de la balance commerciale… À cela s’ajoute une intensification de la crise politique. L’appel au boycott du scrutin présidentiel et de la réforme constitutionnelle, massivement suivi, ont constitué un camouflet pour un pouvoir jugé illégitime. De plus, le président Abdelmajid Tebboune, un homme du sérail adoubé par l’armée, est hospitalisé en Allemagne depuis le 28 octobre.

Cette vacance du pouvoir, qui rappelle un air de déjà vu, empêche la ratification de la nouvelle Constitution et le vote du budget. Tout ce système, à bout de souffle, est dans l’impasse.

Face à ce cette situation, le pouvoir, qui ne veut rien concéder à la démocratie, joue le pourrissement et la répression afin d’entraver par tous les moyens le déconfinement du Hirak qui couve. Jamais, depuis la décennie noire, l’Algérie n’avait connu un nombre si élevé d’arrestations, et l’escalade se poursuit contre la société civile, les militants pacifistes, les journalistes afin de museler la presse, les médias, étouffer les libertés publiques et briser les voix discordantes. La justice est tout entière subordonnée et instrumentalisée par le pouvoir.

« Les communistes français expriment leur solidarité avec le peuple algérien. »

Un nombre considérable d’acteurs du Hirak ont été ciblés, interpellés, incarcérés et condamnés. Quatre-vingt-dix d’entre eux croupissent toujours en prison, comme l’emblématique journaliste Khaled Drareni (2 ans), Yacine Mebarki (10 ans pour incitation à l’athéisme), Abdellah Benaoum (3 ans pour outrage au président), le poète Mohamed Tadjadit (dix chefs d’inculpation), le peintre Abdelhamine Amine (2 ans), le journaliste de radio Sarbacane Abdelkrim Zeghilèche (2 ans)… D’autres ont été libérés après de longues périodes d’emprisonnement, comme le leader de l’UDS Karim Tabbou, Samira Messouci, Nour El Houda Oggadi, Samir Belarbi, Slimane Hamoutouche…

Le soutien d’Emmanuel Macron au président A. Tebboune, dans une interview à Jeune Afrique, a suscité chez tous ces militants de la colère, donnant ainsi le sentiment d’une caution à l’arrogance de ce pouvoir.

Dans le respect de l’indépendance de ce soulèvement populaire, les communistes français expriment leur solidarité avec le peuple algérien. Ils appellent à l’arrêt de la répression, à la libération immédiate des prisonniers et à la réhabilitation de ceux qui ont été injustement inculpés et condamnés.

 

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

 

 

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Le collectif "Plus jamais ça" appelle le gouvernement à mettre en place des mesures d'urgences

16 Décembre 2020, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Image par anncapictures de Pixabay
Environnement

publié le

 

Au printemps dernier, syndicats et associations publiaient un plan de sortie de crise avec 34 propositions dans une tribune publiée mi-mars et intitulée « Plus jamais ça, construisons le monde d’après ».

La crise sanitaire a mis à jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques

Il y a quelques mois, dans une tribune commune, 18 organisations dont la CGT appelaient le gouvernement à préparer « le jour d’après » en considérant que la crise sanitaire mettait au jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques en France et dans le monde, tant en matière économique, sociale, qu’environnementale et démocratique.

Dans une lettre ouverte aux parlementaires, le collectif appelle à mettre en place des mesures d’urgences et une politique de transformation en profondeur.

Nous ne pouvons pas nous résoudre à une opposition systématique emploi-climat, entre l’urgence sociale et environnementale

Nos organisations ne peuvent se résigner au rétrécissement du cadre démocratique et à une crise sanitaire sur la durée, permettant de justifier la casse sociale et l’absence totale de politique ambitieuse de transition climatique.

Nos 34 propositions demandent entre autres :

  • un plan d’urgence pour l’hôpital, l’éducation et l'ensemble des services publics : recrutements, formations, revalorisations ;
  • l’arrêt des plans sociaux et l'imposition de conditions sociales et environnementales en contrepartie de tout soutien public aux entreprises, et l'interdiction de verser des dividendes pour les entreprises bénéficiant d'aides de l'État pendant la crise ;
  • la stricte application de toutes les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat et la mise en place d’un impôt sur la fortune climatique ;
  • un plan de transition écologique et de relocalisation de notre agriculture et de nos industries ;
  • la réduction et le partage du temps de travail pour lutter contre le chômage de masse, avec la semaine de 32 heures comme référence, sans perte de salaire ni flexibilisation.

Face à l’urgence climatique et les conséquences du réchauffement prouvées scientifiquement, et plus largement, face aux urgences écologiques et aux enjeux de la préservation des ressources de notre planète, nous ne pouvons pas nous résoudre à une opposition systématique emploi climat, entre l’urgence sociale et environnementale.

Le social et l’environnemental sont liés

Si nous voulons un changement radical de société pour davantage de justice sociale et de justice environnementale, il faut travailler en parallèle sur les deux sujets pour transformer la société et permettre d’améliorer les conditions de vie, de travail, de toute la population.

Par ailleurs, des questions importantes comme celle de la transformation de nos productions ne peut être laissée aux mains des grands groupes qui n’ont d’autres intérêts que de verser des dividendes rapides à des actionnaires. Il y a d’autres solutions que celle de la fermeture systématique et de la désindustrialisation.

Ces solutions sont dans l’adaptation de nos productions aux réalités qui existent actuellement. Il est possible de le faire et que les travailleurs trouvent du mieux-être au travail et peut être aussi du sens à leur activité.

Sans attendre la sortie de la crise actuelle, c’est dès maintenant qu’il faut, en collaboration avec l'ensemble de la population, mettre en place des mesures d’urgences et une politique de transformation en profondeur.

C’est aujourd’hui qu’il faut construire le monde d’après.

 

 

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PAS ESSENTIEL

14 Décembre 2020, 09:32am

Publié par PCF Villepinte

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Qu’elle crève, la culture !

14 Décembre 2020, 09:25am

Publié par PCF Villepinte

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Drôle d’époque, où la symbolique de certaines décisions rend «non essentiel» ce qui irrigue l’esprit et bâtit le sens de l’existence entre les générations. 

«Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude», disait Camus. Si la santé n’a pas de prix – la vie est sacrée – et si nous serons les derniers à minimiser la crise sanitaire qui nous frappe et ses conséquences dans le temps-long, qui osera affirmer, ici-et-maintenant, que la culture n’est pas la vie et qu’une vie privée de culture ne se dévitalise pas? Drôle d’époque, où la symbolique de certaines décisions rend «non essentiel» ce qui irrigue l’esprit et bâtit le sens de l’existence entre les générations. Face au verdict terrible de la semaine dernière, qui consiste à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., poussant un peu plus le spectacle vivant dans le néant, le monde de la culture ne se trouve pas seulement en état de choc. Il est sur le point de se révolter!

Comment le gouvernement peut-il encore, parvenu à ce point de l’épidémie, déclarer qu’une foule s’avère non contagieuse quand elle déferle dans les magasins, mais plus dangereuse dans une salle de spectacle, alors que toutes les mesures sanitaires, d’une rigueur absolue et bien supérieures à la moyenne, y sont appliquées? Jusqu’à quand ce yoyo, cette incertitude, cette absence de perspectives? Et, comme le demande Erik Orsenna, «pourquoi défendre, quoi qu’il en coûte, l’emploi partout, et se moquer du million de travailleurs de la culture»?

Alors qu’elle crève la culture! Voilà ce que semble assumer la France, pays de «l’exception culturelle». Qui aurait cru cela possible? Ce qui se profile à l’horizon a quelque chose d’effroyable. Car, en cette période sombre de crises aveugles et durables où le lien social se délie chaque jour un peu plus, l’accès à la culture est tout le contraire d’un simple supplément d’âme, mais ce qui nous constitue fondamentalement, l’âme de notre pays, de l’humanité. Jean Vilar utilisait souvent cette formule, plus signifiante qu’il n’y paraît: «La culture c’est comme l’eau, le gaz et l’électricité: un service public.»

 

Face au cataclysme prévisible, face au désarroi historique, le monde de la culture – gage majeur de dé­mo­cratie et antidote puissant aux dérives liberticides – s’attendait à (re)devenir une priorité, un bien commun indispensable, et pas seulement un vulgaire «produit» de consommation réductible au mercantilisme et au pouvoir de l’argent. En vérité, ce moment nous donne honte. «La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert», clamait Malraux. Toute conquête réclame combat.

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 14 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Fabien Roussel : "Le capitalisme a fait tant de mal aux hommes et à la planète"

14 Décembre 2020, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

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