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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Après la semaine internationale du désarmement du 24 au 30 octobre

13 Novembre 2020, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/11/2020 par PCF

Pour la paix et une sécurité humaine, la diminution des dépenses mondiales d’armement et l’élimination des armes nucléaires constituent une nécessité.

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Visuel Fred Garcia-Sanchez

Nous sommes aujourd'hui tous confrontés à une pandémie redoutable, devenue en certains endroits hors de contrôle. Elle se traduit par un accroissement dévastateur des inégalités sociales. Partout dans le monde, des populations subissent les douloureuses conséquences d'une crise sanitaire mais aussi économique. Dans un tel contexte, comment des pays peuvent-ils faire la guerre ?

 

Oui, le moment est venu de tomber les armes, de proclamer un cessez-le-feu général, pour se consacrer à une seule priorité : la santé des êtres humains. C'est l'appel, en forme de supplique, que nous adressons à tous les belligérants de la planète. En Arménie, en Azerbaïdjan, au Yémen, en Libye, au Moyen Orient, en Palestine, dans la région subsaharienne, en Afrique … des hommes, des femmes et des enfants continuent de subir les violences de la guerre, en plus de tous les tourments qui leur sont infligés. C'est insupportable et il faut y mettre fin de toute urgence.


Alors que vient de s’achever la semaine de l’ONU pour la diminution des dépenses d’armement, nous devons aussi imposer un autre mot d'ordre : que l'argent qui sert à financer des guerres, à moderniser des armes atomiques, soit mis au service de la lutte contre la pandémie et de la gratuité du futur vaccin. En deux décennies, le volume des dépenses militaires a doublé, pour atteindre le montant exorbitant de 1917 milliards d'euros, dont 54% pour les seuls Etats membres de l'OTAN.

 

Ces sommes sont non seulement indécentes au regard des besoins essentiels dont sont privés des centaines de millions de personnes. Mais elles traduisent aussi une lourde menace pour la paix dans le monde. C'est la raison pour laquelle toutes les initiatives pour rompre cette spirale infernale doivent être soutenues. Il faut ainsi se féliciter de l'adhésion, le 24 octobre dernier, d'un cinquantième Etat au traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une ratification qui entraînera l’entrée en vigueur de ce traité en janvier 2021, marquant ainsi une nouvelle étape pour l’élimination de ces armes de destruction massive.


Dans un tel contexte, la France doit à présent elle aussi signer et ratifier le TIAN et décréter le gel de ses programmes de « modernisation » des armes nucléaires. Le gouvernement vient encore d'inscrire 5 milliards d'euros dans le budget 2021 pour de nouvelles armes nucléaires ! C’est 15 millions par jour ! Combien d’hôpitaux, d’écoles, de médecins, d’enseignants nous pourrions construire et embaucher !


La France, enfin, devrait revoir sa politique de vente d'armes, en particulier avec les pays qui violent les droits de l'homme, bombardent des populations civiles ou soutiennent des mouvements djihadistes. Les armes ne peuvent être un élément de compétitivité comme un autre et la place de la France sur le podium mondial des exportateurs d'armements s'apparente davantage à une flétrissure de nos idéaux républicains qu'à une quelconque médaille.


Le PCF, à l'occasion de la semaine des Nations Unies pour le désarmement, réaffirme son engagement pour la paix et le désarmement. Il réitère son soutien au réseau international ICAN (1) dont il est membre et à toutes les organisations qui luttent pour ces objectifs. II appelle, en tant que membre du collectif national En Marche pour la Paix, à signer la pétition initiée par ce collectif pour que la France ratifie le traité sur l’interdiction des armes nucléaires et favorise la construction d’une culture de la paix en s’inspirant de la Charte des Nations Unies.


Attributaire du prix Nobel de la Paix 2017

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Des moyens pour apprendre, on y a le droit !

11 Novembre 2020, 08:34am

Publié par PCF Villepinte

Dans plusieurs villes du département des enseignants et élèves se mobilisent pour le respect de leur dignité, pour exiger des mesures concrètes qui permettent de concilier, autant que possible, protection sanitaire et enseignement de qualité.

De nombreux jeunes lycéennes et lycéens de Seine Saint-Denis se sont vus matraquer et interpeller par la police pour avoir simplement exprimé ces revendications. Il est inadmissible que des jeunes puissent être traités de la sorte pour avoir exigé des conditions décentes d’apprentissage.  La répression ne peut pas s’ajouter aux inégalités flagrantes qui touchent les jeunes de notre département.

Le président et ses ministres se succèdent sur les antennes pour rendre publiques les mesures qu’ils décident seuls, au mépris des enseignantes et enseignants, des parents d’élèves comme des élèves eux-mêmes. Disons-le clairement, dans de nombreux établissements de notre département, la mise en place du protocole sanitaire est matériellement impossible faute d’effectifs suffisants. Ainsi, on a permis la continuité des cours dans les lycées et collèges, mais sans prendre partout les mesures qui permettraient la distanciation physique indispensable à la sécurité sanitaire de tous.

Cette situation de pénurie choisie et assumée par le ministre M. Blanquer est flagrante lors des regroupements d’élèves et de personnels dans les lieux de cantine scolaire.

Face à cette situation, le PCF, qui s'oppose depuis des années à l'assèchement de l'enseignement public, réclame depuis le mois d’avril 2020 la mise en place d’un plan d’urgence dans l’Éducation nationale avec des recrutements massifs pour pouvoir dédoubler les classes, augmenter le nombre d’adultes, et remettre en place une vraie médecine scolaire. Il convient également d’aménager les programmes scolaires pour ne pas créer davantage d’inégalités. Ces avancées doivent se faire en lien avec les enseignants, les élèves et les parents d’élèves.

Force est de constater que la réalité rattrape et met en lumière l’aveuglement idéologique du gouvernement et du ministre de l’Éducation nationale. Les files d’attentes de près d’une heure pour manger le midi, provoquent des tensions et des brassages d'élèves incompatibles avec la situation sanitaire dans les établissements.

Face à cette situation les lycéens, les enseignants… se mobilisent. Le PCF 93 adresse son soutien à ces mouvements juste et responsable. C’est en effet le seul moyen qui existe pour ne pas subir la contamination de centaines de jeunes, personnels et enseignants, à cause de l’irresponsabilité du pouvoir.

Le temps est venu d’engager des décisions qui construisent un « Monde d’Après » qui renoue enfin avec le principe d’égalité et garantit la réussite de tous.

Pour ces raisons, nous serons présents aux côtés des enseignants et du personnel éducatif le 10 novembre pour la journée de mobilisation à l’appel de plusieurs syndicats.

PCF Seine Saint Denis

Le 9 novembre 2020

 

 

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Coup de frein au CDG Express

11 Novembre 2020, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

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Charlotte Blandiot-Faride , maire PCF de Mitry-Mory, a obtenu l’arrêt d’une partie des travaux sur sa commune.

Coup de frein au CDG Express

Le Parisien 11 11 2020  Jila Varoquieret Jean-Gabriel Bontinck

 Le tribunal administratif de Montreuil vient de prononcer l’annulation partielle d’un arrêté autorisant les travaux de cette liaison controversée entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est. La liaison ferroviaire directe de vingt minutes entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est, prévue pour fin 2025, a de nouveau du plomb dans l’aile.

Après un long feuilleton, le CDG Express avait fini par être autorisé par le gouvernement début 2019, mais retardé au-delà des JO 2024 face au trop-plein de travaux sur les voies au nord de Paris. Les opposants à ce « train des riches », qui empruntera des voies parallèles au RER B sans desservir les banlieues en souffrance, dénonçaient régulièrement les nuisances de cette ligne pour les transports du quotidien, que ce soit pendant les travaux ou quand le CDG Express roulera.

 L’intérêt du projet remis en cause Les élus communistes et écologistes, en particulier, viennent de remporter une victoire devant le tribunal adminis-tratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une élue en particulier : la maire (PCF) de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, Charlotte Blandiot-Faride. Sa commune a attaqué l’autorisation interpréfectorale de créer le CDG Express. En contestant notamment les exceptions au Code de l’environnement.

 Et c’est grâce aux espèces protégées d’oiseaux que Mitry-Mory a gagné. Le tribunal, dans son jugement rendu lundi, a rappelé que la dérogation obtenue pour mener les travaux malgré les menaces aux espèces protégées ne pouvait s’obtenir que si le projet était d’intérêt général. Et c’est cet intérêt que le juge, suivant l’avis du rapporteur, a contesté.

Le CDG Express n’étant pas prêt pour 2024 et le trafic aérien étant en chute libre avec le Covid, le tribunal a estimé que le projet « ne peut être justifié ni par la raison impérative de suivre la croissance des flux de voyageurs ni par celle d’honorer les prévisions du dossier de candidature de Paris à la manifestation sportive de 2024 ». Balayant aussi l’argument de la réduction des bouchons sur l’autoroute A 1. Par ailleurs, « il ne ressort pas […] que le CDG Express apportera une contribution significative au maintien de l’attractivité de la capitale et de sa région », assure le tribunal.

 Conclusion, sans appel : le CDG Express « ne peut être regardé, à la date du présent jugement, comme constituant une infrastructure indispensable, répondant à des raisons impératives d’intérêt public majeur ». L’autorisation environnementale est par conséquent « illégale ».

 « C’est une grande victoire », a salué Charlotte Blandiot-Faride, sans savoir encore si les travaux allaient continuer sur sa commune : « Cela nous donne beaucoup d’espoir, surtout les conclusions du rapporteur public. Cela nous enjoint à continuer. » Les associations de voyageurs opposées au projet, comme Plus de Trains, ont salué cette décision. La Vignette du respect, une autre association, s’est félicitée de cette « victoire pour les transports du quotidien face aux grands projets d’infrastructures ». Une analyse en cours pour identifier les adaptations nécessaires

De son côté, le CDG Express — société commune entre Aéroports de Paris, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts —, a « pris acte » de la décision. « Seules les dérogations relatives à la réglementation sur les espèces protégées sont annulées. Aussi, les chantiers non concernés par cette dérogation se poursuivent. Une analyse est en cours afin d’identifier les adaptations nécessaires pour les autres chantiers », a-t-on indiqué. « Le projet est pleinement pertinent malgré la crise que connaît le secteur de l’aérien. La reprise du trafic, prévue en 2025, coïncide avec la mise en service du CDG Express », conclut la société.

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Déclaration de l’ARAC pour le 11 novembre 2020

11 Novembre 2020, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Il y a 102 ans, le 11 novembre 1918, la guerre de 1914-1918 qui opposa les puissances de l’entente, Grande-Bretagne et France, aux empires centraux ayant pour centre le Reich allemand, prenait fin lors de l’armistice négocié et signé par les représentants des deux coalitions.

Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, où elles ont pratiqué sans retenue la violence.

Ces pratiques coloniales furent reprises et généralisées dans le cadre de la guerre sur tous les fronts : combattants des tranchées, travailleurs forcés, combattants originaires des colonies, femmes, qui eurent pour résultats des hécatombes massives telles Verdun, Gallipoli, les Dardanelles, etc.

Tout au long de ces combats les soldats des deux camps ont été éprouvés aux points qu’ils finissaient par montrer leurs désespoirs, leurs refus de cette guerre par des refus d’engager l’assaut. Alors qu’ils faisaient preuve d’un courage exceptionnel pour défendre leur patrie à la souveraineté de laquelle ils étaient profondément attachés.

Le commandement, devant cette colère de la troupe, pour masquer sa responsabilité, a convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.

Encore aujourd’hui, l’ARAC exige la réhabilitation collective de tous ces fusillés pour l’exemple ce qui permettrait de les honorer sur les monuments aux morts de la guerre 1914-1918, de leur rendre hommage aujourd’hui devant leurs familles et le pays aux côtés de leurs 1.400.000 camarades tués dans les combats sans oublier les 740.000 invalides, les 3.000.000 de blessés et les centaines de milliers de veuves et orphelins.

Le 11 novembre 1918, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants sans qu’aucune victoire définitive ne fût remportée.

Les affreuses conditions de son déroulement, la répression de masse, l’insuffisance des ressources vitales des populations des pays qui avaient été engagés dans la guerre provoquaient des mouvements populaires que les dirigeants de ces Nations entendaient maitriser et, pour ce faire, disposer des moyens d’agir sans être encombré d’une guerre qui n’en finirait pas. D’où l’armistice.

Du côté des populations civiles, le 11 novembre 1918 constituait la victoire de la paix et sa commémoration annuelle a gardé depuis cette signification contre la guerre et ses dramatiques conséquences.

L’ARAC qui est née de cette guerre, autrement dit de la volonté de ses soldats survivants, y est profondément attachée. Sur ce plan, elle tient a rappelé qu’elle a vivement protesté et refusé la loi du 28 février 2012 qui fixa au 11 novembre le jour de la commémoration de tous les morts pour la France quel que soit le conflit.

Vouloir confondre les situations historiques, c’est gommer les spécificités, les raisons de ces engagements, c’est laisser penser que tout se vaut. C’est un obstacle au nécessaire travail de mémoire, c’est nier l’histoire de notre pays.

Pour l’ARAC, commémorer le 11 novembre 1918, c’est d’abord agir pour la paix, agir pour faire cesser les conflits, agir pour que chaque homme, chaque femme, chaque enfant, chaque famille dispose des moyens de vivre dans une paix durable.

Villejuif, le 12 octobre 2020

 

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Ethiopie : Pour l'arrêt immédiat des combats. Le pouvoir central doit défendre la paix à tout prix (PCF)

10 Novembre 2020, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/11/2020 par PCF

Ethiopie : Pour l'arrêt immédiat des combats. Le pouvoir central doit défendre la paix à tout prix (PCF)

Face au risque de sécession du Tigré, région du nord du pays, le pouvoir central éthiopien intervient militairement. Une guerre lancée après des attaques de bases militaires par le Front de libération du peuple du Tigré, qui pourrait être longue, destructrice en vies humaines et en infrastructures. Elle viendrait s'ajouter aux nombreuses tensions internes mettant à l'épreuve l'unité du pays avec sa mosaïque des peuples.

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Le premier ministre éthiopien, Abiy Hamed, est face à ses responsabilités. D’autant qu’il est récipiendaire du prix Nobel de la Paix 2019 pour son action dans la sous-région. Cela oblige le pouvoir fédéral à agir en faveur d’un règlement politique du conflit, pour dépasser le piège des rivalités internes et des ingérences extérieures.


Le remplissage du barrage de la Renaissance avive les tensions avec le Soudan et l’Egypte qui redoutent de graves conséquences avec la diminution du débit du Nil Bleu.


En octobre, le président américain Donald Trump avait jeté de l’huile sur le feu en incitant les Egyptiens à la guerre contre l’Ethiopie. Une attitude dangereuse. Seules les négociations pourront permettre de sortir de l’impasse. Le barrage doit fournir de l’électricité à des dizaines de millions d’Ethiopiens et elle sera exportée, y compris au Soudan.


Comme le souligne le Secrétariat général des Nations Unies demandant un cessez-le-feu immédiat, « la stabilité politique de l’Éthiopie est importante pour l'ensemble de la corne de l'Afrique », ajoutant « qu'Addis-Abeba accueille le siège de l'Union africaine ».


L’Éthiopie, 2e pays le plus peuplé d'Afrique, avec un fort taux de croissance, doit gagner en auto-suffisance, en particulier alimentaire, et garantir l'avenir de sa jeunesse de mieux en mieux formée.


Le PCF, ami et solidaire des peuples d’Éthiopie, demande aux forces en présence de cesser les combats sans délai, d'engager un dialogue politique, seul moyen de résoudre durablement la question de l'autonomie des régions et de l'unité du pays.


La France et l'Union européenne doivent user de leur influence en ce sens afin que l’Éthiopie préserve une paix indispensable pour répondre aux immenses défis qui sont devant elle en matière de sécurité humaine.

 

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Crise sanitaire/confinement : Fabien Roussel interpelle le Premier ministre

10 Novembre 2020, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/11/2020 par PCF

86 852 nouveaux cas positifs à la Covid-19 pour la seule journée du 7 novembre : jour après jour, les sombres records de contaminations ne cessent d'être battus. Il en est malheureusement de même pour le nombre de patients hospitalisés et celui, plus tragique encore, des décès.

 

La seconde vague prend ainsi la forme d'un véritable tsunami qui déferle sur nos hôpitaux.

Médecins, infirmiers, aides-soignants, toutes les professions de santé rapportent que la situation sanitaire se dégrade à un rythme extrêmement préoccupant. Cette situation est d'autant plus alarmante que les capacités de soin, notamment en réanimation, demeurent beaucoup trop restreintes.

Dans les Hauts-de-France, le nombre de patients en réanimation a dépassé aujourd'hui le pic atteint lors de la première vague. Huit mois après, la situation est donc plus grave !


Dans l'arrondissement de Valenciennes (Nord), des premiers patients ont été évacués vers des hôpitaux allemands. Si notre voisin d'outre-Rhin dispose de 28 678 lits de soins intensifs et de réanimation, soit près de 5 fois plus que nos propres capacités, l'Allemagne, elle-même confrontée à une deuxième vague importante, indique déjà qu'elle ne pourra pas accueillir autant de malades français qu'au printemps dernier.


Personne ne pourra admettre que des médecins, submergés par le nombre de patients, soient amenés à faire des choix insupportables au plan éthique et à prioriser certains patients au détriment des plus fragiles. 

Dès lors, vous ne pouvez pas tout faire reposer sur les Français, les salariés, celles et ceux obligés d'aller travailler aujourd'hui. Votre ministre de la Santé a ainsi déclaré, jeudi dernier lors de sa conférence de presse : « Si les Français ne respectent pas le confinement, dans 8 jours la situation sera désespérée dans nos hôpitaux ! ». Ce serait donc de notre faute ! C'est une culpabilisation insupportable de nos concitoyens.


Comment peut-il dire aux lycéens, aux collégiens et aux personnels des établissements scolaires que ce sera de leur faute s'ils attrapent ce virus quand ils sont obligés de s'entasser dans des couloirs, à la cantine, ou quand la moitié des personnels d'entretien sont malades et non remplacés ?


Comment peut-il faire porter la responsabilité aux ouvriers, tels ceux de Toyota que j'ai rencontrés et qui sont 3 500 à travailler à Onnaing, à se croiser dans les vestiaires, à la cantine, avec leur pause de 20 minutes pour manger ? Un tiers des clusters se situe dans les entreprises.


Comment peut-il faire porter la responsabilité à toutes celles et ceux obligés d'aller travailler et de prendre le métro, le RER ou le TER et à s'entasser dans ces transports collectifs, comme si le virus n'y circulait pas ?


Lors de la première vague, le confinement strict de l'économie durant le mois de mars avait permis de faire baisser le taux de contamination de 77 % en 4 semaines ! Je crains fort que ce confinement allégé ne parvienne à ce résultat.


Pour que les Français respectent les règles, il faut des consignes claires, cohérentes, les mêmes pour tous, et à la hauteur de la menace qui pèse sur notre pays. Surtout, nos concitoyens ont besoin de règles admises et décidées ensemble, en y associant autant le Parlement que les représentants du monde du travail. La démocratie n'est pas un problème, c'est même une grande partie de la solution pour prendre les meilleures décisions, même quand elles sont difficiles.


L'heure n'est plus aux demi-mesures. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, le confinement que vous avez mis en place n'enraye pas la courbe des contaminations et des patients en réanimation. De plus, il suscite de la colère car il oppose ceux qui peuvent poursuivre leur activité et ceux qui ne le peuvent pas.


La santé des Français doit primer sur toute autre considération, y compris économique. Et pour faire face aux conséquences d'un nouvel arrêt de notre économie, il serait temps de faire jouer la solidarité, quitte à ce que les pouvoirs publics l'imposent quand les plus fortunés, les banques et les assurances, les Gafa refusent de mettre la main à la poche. Ce n'est quand même pas à l'Etat, et donc aux contribuables, de tout prendre en charge quand certains s'enrichissent pendant cette crise ! 


Face à la gravité de la situation, je vous appelle solennellement à prendre ces mesures fortes indispensables pour notre pays, pour nos concitoyens.


Je reste à votre disposition pour en parler de vive voix.


Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l'expression de ma haute considération.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

Paris, le 9 novembre 2020.

 

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Crise sanitaire. État d’urgence, la gauche saisit les sages

9 Novembre 2020, 10:52am

Publié par PCF Villepinte

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L'Humanité 9 11 2020 Florent Le Du

Pendant plus d’une semaine, les ­sénateurs et l’opposition auront tout tenté pour réduire la durée de l’état d’urgence sanitaire, ou y adosser des clauses de revoyure. En vain, celui-ci a été prorogé jusqu’au 16 février 2021, conformément au projet de loi adopté définitivement ­samedi, par l’Assemblée nationale. Le régime transitoire de sortie sera ensuite enclenché et durera jusqu’au 1er avril. Soit cinq mois de régime d’exception pendant lesquels le Parlement et la démocratie seront mis à l’écart.

69 députés, dont les membres des groupes GDR, FI et PS, ont toutefois sorti une dernière carte pour empêcher l’application de ce projet de loi, en saisissant le Conseil constitutionnel. Ces parlementaires considèrent –  «sans mésestimer daucune façon la situation sanitaire que traverse lensemble du pays» – que ce texte contrevient à plusieurs principes constitutionnels. D’abord, la durée de cet état d’urgence sanitaire serait «manifestement disproportionnée en ce quelle porte une atteinte indéniable aux libertés fondamentales constitutionnellement garanties, sans pour autant constituer une réponse adéquate susceptible de mettre fin à l’épidémie». Les sages devront ainsi ­réaliser un «contrôle de proportionnalité», c’est-à-dire vérifier si, malgré l’atteinte des droits et des libertés induite dans l’état d’urgence sanitaire, celui-ci est «adéquat», soit réellement susceptible de permettre la réalisation du but recherché –la lutte contre l’épidémie et sil nexisterait pas dautres moyens moins préjudiciables. Surtout, cette atteinte aux droits et libertés doit aussi être limitée dans le temps et sa durée justifiée.

L’article 4 du projet de loi est également contesté. Il concerne les nombreuses habilitations à légiférer par voie d’ordonnance, dans divers domaines, notamment économiques, sociaux ou en matière de droit du travail et de justice. Selon les 69 députés, ces autorisations constituent «une sérieuse atteinte au principe de clarté et de sincérité des débats parlementaires». En clair, le Conseil devra vérifier si la majorité n’a pas fait preuve d’abus dans la tenue des débats et du vote, ainsi que dans l’ampleur des habilitations accordées.

Le 11 mai dernier, saisi pour une première loi de prorogation, le Conseil des sages n’avait pas conclu à l’atteinte aux principes de ­proportionnalité, ni de clarté et de sincérité des débats. Cependant, à l’époque, la durée du régime d’exception mis en place, ainsi que le nombre d’habilitations octroyées à l’exécutif étaient moindres. 

 

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Le PCF lance les travaux de son 39° congrès

9 Novembre 2020, 10:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Crises multiples, élections de 2022… les sujets majeurs ne manquent pas et le Parti communiste a décidé d’engager sans tarder les débats de son 39e congrès.

Malgré la pandémie, le PCF a commencé ce week-end à s’atteler à son prochain congrès. «Statutairement, il devait déjà se tenir en 2021 et la situation mondiale et nationale, à bien des égards historique, le rend dautant plus indispensable», souligne Christian Picquet. Responsable du pôle «mouvement des idées», il était en charge de présenter, lors du conseil national de la formation, ce samedi, les «quatre grands thèmes de débat» proposés à lordre du jour du futur rendez-vous.

Au menu de ce 39e congrès du PCF, doit ainsi figurer, au rang des questions de fond, «la crise de civilisation à l’échelle internationale totalement révélée par l’épidémie de Covid-19». Celle-ci «sarticule avec une crise de la globalisation capitaliste engendrant un chaos politique et idéologique», dans lequel «le communisme est plus que jamais un horizon d’avenir», détaille Christian Picquet. Lanalyse de «lenchevêtrement en France des crises sanitaire, économique, sociale et politique, face auxquelles aucune réponse progressiste nest ni à la hauteur ni crédible», sera aussi au cœur des échanges du congrès, qui devraient tout autant porter sur le «projet novateur pour la France quoppose le PCF».

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De l’apocalypse à la catastrophe

9 Novembre 2020, 10:26am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

La chronique de Jacob Hamburger

Ma campagne américaine #6

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Joe Biden sera président. Les médias ont hésité à le confirmer – comme M. Biden lui-même – et Donald Trump déclare qu’il contestera les résultats de l’élection, mais le résultat est assuré. Aucun recompte ne peut produire une victoire de Trump à la dernière minute. Si Trump avait l’intention de rester au pouvoir par un coup d’État, il semble avoir oublié de le planifier. Après quatre années d’une présidence Trump, les Américains en ont eu assez. Et malgré la confusion induite par le décompte interminable des votes, la marge en faveur de Biden est relativement convaincante.

Mais, s’il y a de quoi célébrer à l’issue de cette campagne, il faut également souligner que cette élection a été un désastre. Les démocrates n’ont pas réussi à gagner une majorité au Sénat (sauf en cas de victoire improbable au deuxième tour des élections spéciales de Géorgie, qui auront lieu en janvier). Cela veut dire qu’il n’y aura pas de Green New Deal, ni de réforme sanitaire, ni d’expansion de la Cour suprême.

Il n’y aura pas même d’aide économique versée aux chômeurs ou aux locataires au bord de la ruine financière à cause du coronavirus. De plus, le parti de Joe Biden a vu baisser sa majorité à la Chambre des représentants et dans les gouvernements des États, là où celui de Donald Trump – parti ouvertement raciste et xénophobe – a vu augmenter l’adhésion des Afro-Américains et des Latinos. Des milliardaires ont réussi à abolir les protections au travail pour des chauffeurs d’Uber en Californie et à bloquer la taxation progressive en Illinois.

Au cours des quatre années à venir, les crises sanitaire, socio-économique, écologique et démocratique ne cesseront donc de s’aggraver. Privé d’une majorité législative, Joe Biden sera obligé de gouverner par voie exécutive – comme, d’ailleurs, Obama et Trump ont dû le faire. Mais, s’il veut résoudre ces crises, Biden devra faire preuve de plus de courage et de créativité que ses prédécesseurs. Le Sénat républicain de Mitch McConnell refuse de verser des aides sociales en temps de dépression économique.

 Biden pourrait recourir à la Federal Reserve, la banque centrale, pour opérer un sauvetage des États, des villes et des particuliers, sur le modèle des sauvetages des banques en 2008-2009. La Cour suprême menace dinvalider des ordres exécutifs pour annuler des dettes, délivrer des soins médicaux ou accueillir des migrants? Biden pourrait tout simplement lignorer.

Gouverner à partir de 2021 sera difficile et impliquera de lutter à chaque instant contre une droite qui ne veut que plonger le pays plus profondément dans la crise. Biden, pourtant, n’est pas particulièrement audacieux, et son premier instinct est de chercher le compromis avec des républicains qu’il refuse de qualifier d’ennemis. S’il y a de l’espoir pour sa présidence, c’est parce que les militants de gauche, qui sont déjà dans la rue, n’ignorent pas que Biden n’est pas leur ami.

 

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On voudrait la vie meilleure, le monde mieux

8 Novembre 2020, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

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