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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ARNAQUE

1 Juin 2020, 18:25pm

Publié par PCF Villepinte

VITE DIT ….

Aline, infirmière en colère à St Denis : « Si j’me souviens bien c’est aujourd’hui qu’on bosse pour rien ? Pour que nos p’tites vieilles et nos p'tits vieux reçoivent la solidarité de la Nation ? Quand on voit comment ils sont maltraités en EHPAD, ça donne pas envie de bosser pour des clopinettes ».

 VITE DIT … Le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (ADPA) « Une partie des crédits récoltés dans le cadre de cette journée du Lundi de Pentecôte est détournée depuis 2004. » Au total, ce sont 34,9 milliards d’euros qui ont été collectés depuis 2004, et l’instauration de la journée de solidarité. Un montant qui s’ajoute aux 4,9 milliards d’euros collectés depuis 2013 via les contributions des retraités imposables.

Mais tous les crédits alloués aux départements ne financent pas la perte d’autonomie. C’est pourtant bien son seul objectif. Cet argent aurait été utilisé pour créer des collèges, améliorer des routes départementales, ou encore lutter contre la pauvreté. Toutes ces choses sont extrêmement utiles mais ne doivent pas être financées par les maigres crédits qui sont destinés aux personnes âgées. Ce jour n’est donc pas un jour de solidarité, mais un jour d’arnaque. Il faut abroger cette loi et trouver les financements dans le cadre de la Sécurité Sociale.

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Le 93 intéresse la finance américaine

1 Juin 2020, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

L'ultra-libéral Institut Montaigne a commandé un rapport sur le département à une enquêtrice du Boston Consulting Group, avec le concours de la banque JP Morgan. Une insulte pour les acteurs locaux. 

Leur dessein est bien résumé dans cette phrase du rapport : « Comment mieux s’organiser et utiliser au mieux les atouts du territoire ». La Seine-Saint-Denis fait de longue date l’objet d’une offensive de la part de cette banque, épaulée par l’ambassade des Etats-Unis en France, et JP Morgan investit depuis plusieurs années des dizaines de millions de dollars dans le département, même si les habitants n’en voient jamais la couleur. L’intention n’est autre que de chercher à court-circuiter l’action de l’Etat et des collectivités locales. Le rapport s’inscrit en effet à l’encontre des conclusions de la mission parlementaire qui avait reconnu dans son Rapport d’information (publié fin mai 2018) « l’inégalité républicaine » dont était victime le "93" tout en pointant des sous effectifs injustifiables en matière de services publics comparés aux départements voisins et à missions égales.

Le rapport de l’Institut Montaigne n’est rien d’autre qu’une attaque en règle contre les « politiques publiques » dont les rênes devraient être données au secteur privé. Selon ses auteurs, la Seine Saint Denis serait « l’un des départements qui a reçu les plus grandes preuves d’amour de l’Etat » ! Ils prônent une politique ciblée sur les « minorités » appelées à se former aux Etats-Unis pour y apprendre les règles de la finance et du « community organizing » (organisation communautaire), au nom d’une « stratégie d'engagement vers les minorités » qu’avaient révélé les câbles diplomatiques publiés par Wikileaks.

Cela fait déjà plusieurs années que l’ambassade américaine s’intéresse aux banlieues françaises. Appelez ça de la diplomatie d’influence ou su "soft power", l’objectif reste le même : promouvoir les intérêts de Washington et du système économique défendu – et souvent imposé – par ce pays.

Le rapport insulte élus et acteurs locaux (et notamment ceux de l’économie sociale et solidaire) soupçonnés de ne pas bien gérer les deniers publics et de laisser se développer la pauvreté. Ainsi, le rapport se permet de demander aux élus locaux de cesser de critiquer les institutions nationales : « beaucoup de communes peuvent chercher à mettre l’Etat en difficulté ou en accusation, créant un climat continu de tension ». Evidemment, les maires communistes ou progressistes gênent bien du monde ! Les choses seraient bien plus simples avec des élus dociles se pliant volontiers aux injonctions d’un Etat lui-même au service de la finance.

Les contrats de ville sont critiqués pour être remplacés par des financements de projets individuels et y faire flamber la spéculation immobilière. Ainsi, on préfère éloigner les pauvres plutôt que de lutter contre la pauvreté ! Les appels d’offres disparaîtraient et avec eux le tissu des PME au profit de « consortiums ». Et puis, viendrait ensuite la généralisation des programmes « public-privés », antichambres de la privatisation générale des services municipaux.

Ils n’hésitent pas à recommander d’« aligner les rémunérations sur les objectifs » : après la tarification à l’acte dans les hôpitaux, il faudrait passer au « management de l’action sociale ». A la trappe le statut de la fonction publique territoriale !

Alors que les enseignants de la Seine-Saint-Denis protestent depuis des années contre le manque de moyens alloués à leurs écoles, cette question est tout bonnement évacuée du rapport : « Dans le domaine de l’éducation, il apparaît ainsi que la problématique n’est pas d’abord (…) une problématique de moyens mais de gestion efficiente des ressources humaines ». Des crèches jusque aux universités, en passant évidemment pas les services de santé, tout doit être privatisé selon l’Institut Montaigne. 

A la veille du second tour des élections municipales les salariés, les jeunes, les retraités, les employés communaux et tous ceux qui ont eu à souffrir de l’actuelle pandémie, doivent être informés de ce qui se trame dans les laboratoires du capital et y trouver des raisons supplémentaires de ne pas se priver de leurs municipalités progressistes.

Ajoutons que depuis des années, les libéraux nord-américains dépensent de grandes sommes d’argent pour former des militants, affublés du qualificatif de « progressistes », chargés de déboulonner les élus de gauche du département, en commençant par les maires communistes. Le département est en effet considéré à « fort potentiel » du fait de sa jeunesse et d’équipements souvent issu du « communisme municipal ». Et la vingtaine de milliards d’euros qui vont y être investis dans les quinze années à venir (projet d’aménagement du Grand Paris, liaison ferroviaire Charles de Gaulle Express, terminal 4 de l’aéroport CDG, Jeux olympiques…) font saliver du côté de l’empire de l’oncle Sam qui aimerait bien transformer le département en colonie dans laquelle on remplacerait le RSA par des « jobs » sous payé à l’américaine.

La Seine Saint-Denis serait ainsi vouée à devenir le « département test » d’un développement effréné des technologies numériques. Un développement des activités liées au secteur tertiaire qui tirerait un trait sur le réseau de PME et le développement industriel dont ce département aura particulièrement eu à subir la brusque disparation.

  Une stratégie du choc numérique

 Disculper l’Etat, présenter les acteurs locaux comme les coupables de la situation du département et le secteur privé comme le chevalier blanc qui viendrait à la rescousse, c’était prévisible de la part d’un think-tank chantre des thèses néo-libérales et financé par les géants du CAC 40. Mais au-delà de tout ça, le réel enjeu de ce rapport est de faire de la Seine-Saint-Denis un « territoire d’expérimentation numérique » en profitant de sa situation d’abandon qui en ferait « un bon laboratoire pour des disruptions ». Entre les lignes, c’est bien d’une "stratégie du choc numérique" dont il s’agit. Car en prétendant pouvoir résoudre les problèmes de chômage et d’insertion sociale grâce à des algorithmes, ces adeptes du solutionnisme technologique et apôtres de l’ "idéologie californienne" voudraient nous vendre l’idée d’une "ville intelligente" qui ferait la part belle aux grandes sociétés de l’économie numérique. Ainsi, les GAFAM seraient mieux à même de gérer les questions sociales que les acteurs publics locaux ? C’est bien ce que pensent l’Institut Montaigne, qui aimerait nous pousser vers une société aux allures de dystopie orwellienne.

Et si certaines recommandations peuvent prêter à rire (utilisation des réseaux sociaux, avec le soutien d'influenceurs, pour rentrer en contact avec des jeunes qui ne fréquentent plus les institutions publiques) d’autres beaucoup moins comme la vidéosurveillance intelligente généralisée pour lutter contre l’insécurité ou encore les décisions administratives assistées par des logiciels. Et que penser de l’utilisation d’outils prédictifs pur lutter contre la fraude, ou encore du traçage des déplacements des personnes en situation irrégulière.

Les algorithmes devraient remplacer les assistantes sociales ? Les écrans devraient remplacer les professeurs ? Que doit-on penser des auteurs de ce rapport qui, pour pallier au manque de médecins de proximité proposent – au lieu tout simplement de créer plus de postes de médecins – de développer l’« utilisation de la e-santé (santé numérique) pour limiter les recours inutiles aux urgences » !

Partant de faux postulats (les acteurs locaux ne connaîtraient pas la situation réelle du terrain), le rapport propose des solutions dangereuses et à l’opposé des vrais besoins, qui sont avant tout humains. Mais non : eux n’ont que les robots pour horizon, et derrière des termes qui se veulent innocents comme « croisement de fichiers (…) pour mieux comprendre les parcours individuels (…) dans une logique de « Social Data Hub », c’est bien les Google, Amazon et autres Microsoft qui se frottent les mains. Les données personnelles ne sont-elles pas "l’or du 21ème siècle" ?

Ils voudraient nous faire croire à un mythe : "big data" et intelligence artificielle permettraient grâce aux données collectées et traitées « de réaliser des analyses pour comprendre des phénomènes, anticiper des événements et ainsi mener des actions concrètes »… mieux que des humains.

Pourtant, ces projets de société misant sur le tout-numérique sont dénoncés depuis déjà plusieurs années. Il ne s’agit donc pas d’avoir ici un discours "anti-technologique", mais bien de tirer la sonnette d’alarme car ce qui est en jeux est extrêmement grave. Les auteurs de ce rapport ne sont pas "apprentis sorciers" qui ne seraient pas conscients de ce qu’ils proposent, car nous savons vers où mènent ces idées.

Vers une société complètement ubérisée dans laquelle le travail précaire serait la norme et où notre jeunesse populaire auto-entrepreneuse finirait endettée et esclave des compagnies de la Silicon Valley. Derrière un jargon branché (à renforts d’anglicismes), les habitants de la Seine-Saint-Denis pourraient se retrouver être les cobayes d’une fausse utopie urbaine au service des géants du web. Déjà dans d’autres parties du globe, Google essaye de devenir la plateforme qui gérera les services municipaux du futur. Le département du 93 doit-il devenir la porte d’entrée de ces projets en France ?

 Avec des dispositifs donnant toujours plus de pouvoir aux acteurs privés, les habitants perdraient petit à petit leur statut de citoyen pour ne devenir que de simples usagers, des clients, voire des produits. Au risque de se transformer à la longue en simples chiffres, du data, perdant toute leur humanité.

Il est temps de se demander quelle ville voulons-nous pour demain. Des espaces gérés par des entreprises, dont l’unique but sera forcément la recherche de profits ? Ou des pouvoirs locaux élus démocratiquement, attentifs aux besoins des habitants et dotés des moyens nécessaires pour parvenir à remplir leur fonction de services publics ? S’il est au moins une leçon que nous pouvons d’ores et déjà tirer de la crise sanitaire causée par le Covid-19, c’est bien que le "monde d’après" commence dès aujourd’hui, avec plus de services publics et plus d’humanité.

Il convient d’être plus attentif à ce genre de rapport qui préfigure les grands projets du capital. A la lecture de celui-ci on comprend mieux pourquoi on s’agite tant pour faire tomber les maires communistes, y compris dans d’improbables alliances, comme à Aubervilliers (ville de Seine-Saint-Denis) où certains n’hésitent pas à salir le drapeau de la gauche et de la République pour construire un projet politique qui donnera de la force à la droite et à l’extrême droite, et au bout du compte à ce capital nord-américain juste à la veille des Jeux olympiques. Il convient d’appeler les populations à la vigilance avant qu’il ne soit trop tard. La politique n’est pas affaire d’affect ou de communauté, elle n’est pas un jeu. C’est de l’avenir des jeunes générations dont nous parlons ici. Le second tour des élections municipales doit être pensé à l’aune de ces enjeux: il s’agit de choisir des maires et des élus qui veilleront à protéger les habitants des visées de la finance internationale. 

Patrick Le Hyaric

 

 

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Dangereuse offensive de la finance américaine sur la Seine-Saint-Denis

1 Juin 2020, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

 

Le grand capital français allié aux puissances d’argent américaines veut faire main basse sur la Seine-Saint-Denis. C’est le très libéral Institut Montaigne (qui regroupe les principales firmes capitalistes française) qui a commandé un rapport sur ce département à une haute responsable du cabinet de conseil américain « Boston Consulting group », comptant sur le soutien du géant nord-américain de la finance JP Morgan. Spécialisée dans les services financiers et la gestion d’actif, cette banque, numéro 1 aux Etats-Unis, possède le plus important fond spéculatif du monde et a réalisé 36 milliards de dollars de bénéfices nets l’année dernière.


Inutile donc de préciser que son ambition principale n’est pas le développement des services publics, le bien-être des habitants ou encore la lutte contre la pauvreté. 

Patrick Le Hyaric l'Humanité

 

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