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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

La sélection Stéphane Grappelli

7 Juin 2020, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

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Le billet du Dr Christophe Prudhomme. 14 juillet

6 Juin 2020, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Vendredi, 5 Juin, 2020

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Le monarque dans son palais de l’Elysée a décidé qu’il inviterait les braves manants des services hospitaliers pour une cérémonie qui remplacera le défilé militaire qui conservera quand même une touche martiale avec le maintien de la parade aérienne. 

Il se trouvera sûrement un certain nombre de sujets serviles qui accepteront cette invitation pour aller voir le roi avec sa gente dame à ses côtés, puis ensuite se gaver de petits fours dans son château. Mais la très grande majorité des soignants, après avoir refusé sa médaille, préférera soit rester chez soi, soit manifester d’une autre manière pour fêter cette date du 14 juillet qui a mis fin à la monarchie absolue. Au regard du piteux démarrage du « Ségur de la santé », il est peu probable que nous ayons obtenu à cette date des avancées significatives concernant nos revendications. 

Il faut que le monarque des symboles et de leur instrumentalisation se rappelle que le 14 juillet commémore une révolte populaire contre un pouvoir assis sur une noblesse accaparant l’essentiel des richesses de la nation. Puis quelques semaines plus tard, s’est tenu la nuit du 4 août qui a acté la fin des privilèges et un peu plus tard la déchéance du roi et sa fin brutale que tout le monde connaît. 

Face à un tel aveuglement de cette noblesse d’Etat croyant encore à sa force qui lui paraît indestructible car elle pense contrôler tous les pouvoirs et qu’elle est soutenue par la puissance de l’argent, seule la révolte peut être à l’ordre du jour aujourd’hui. Alors attention à la colère populaire qui s’exprime tous les mardis et les jeudis dans les hôpitaux, qui va s’amplifier le 16 juin et qui risque d’enfler si sa majesté Macron s’entête à nous proposer des médailles et des cérémonies, alors que nous demandons des emplois, des augmentations de salaires et des lits. Pour cela, une seule solution, comme en 1789, imposer une nouvelle répartition des richesses. Et pas sur la base de la charité comme cela nous est proposé, mais par l’impôt, les nationalisations et les expropriations.

 

Retrouvez son précédent billet, Industrie et l’ensemble de ses chroniques.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

hôpital public

 

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Chronique d’une journée pas tout à fait ordinaire, avec Fabien Roussel…

6 Juin 2020, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

Chronique d’une journée pas tout à fait ordinaire, avec Fabien Roussel…

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Situation un peu surréaliste, ce mardi 25 mai : 18 responsables syndicaux des 6 organisations syndicales d’ARC (CFE-CGC, CGT, SUD, UNSA, FO, CFDT) reçoivent masqués Fabien Roussel et la sénatrice du Pas-de-Calais Cathy Apourceau, ainsi qu’Hervé Poly, le premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais.

 

C’est doublement une première : au-delà des préoccupations sanitaires, c’est la première fois que les élus du PCF sont reçus par l’ensemble des organisations syndicales (certaines ne se parlent plus depuis des mois !). C’est que l’heure est grave : Bruno Le Maire vient d’annoncer un prêt d’urgence à l’entreprise de 31 millions d’euros, remboursable à très court terme, qui suffira à peine à payer les salaires. L’usine d’ARC va-t-elle survivre au COVID-19 ?

L’histoire de l’entreprise est chaotique ; elle est passée deux fois très près du dépôt de bilan ces cinq dernières années. « Jamais deux sans trois ? ».

En décembre 2014, le numéro 1 mondial des Arts de la table est repris de justesse par PHP, un fonds de retournement américain, détenu par Dick Cashin. Il propose un plan de relance industrielle d’ARC International, qui nécessitera d’importants investissements, et avec le maintien du groupe et de l’essentiel des 5 600 salariés. Un autre projet, défendu par HIG, proposait 2 800 suppressions d’emplois, la vente à la découpe du groupe : c’était la mort assurée de la plus grande entreprise industrielle du Pas-de-Calais.

Les communistes seront très présents pour assurer la réussite du projet PHP, en particulier avec leurs élus régionaux. De cette époque date une relation de confiance entre le PCF et les militants de la CGT et de la CGC. Les communistes ne sont pas là en donneur de leçons ; la direction de l’action est du ressort des organisations syndicales, et le PCF est un outil dont elles peuvent se servir… si elles le souhaitent.

Cinq ans après ce premier sauvetage, le groupe a dû en bénéficier d’un second. Les questions financières sont encore au cœur du problème. En décembre 2014, les repreneurs ont mis 60 millions d’euros sur la table. L’État a contraint les banques à effacer la moitié de la colossale dette d’ARC International (400 millions d’euros)… ce qu’elles ont très moyennement apprécié. Il ne faudra pas compter sur elles pour prêter au nouveau propriétaire. Pour moderniser l’usine, le groupe mal noté par Standard & Poors, aura recours à un fonds russe qui lui prêtera à 11 % !

Dès 2017, alors que l’entreprise se modernise, trouve de nouveaux marchés, la situation financière devient intenable. Il faudra de nouveau l’intervention de l’État pour éviter la faillite et permettre le versement des salaires. État, collectivités territoriales, BPI et fonds souverains vont ouvrir de nouvelles lignes de crédit pour ARC. L’actionnaire remettra de l’argent ; et les salariés devront accepter un plan de rigueur salarial. Mais les taux d’intérêts imposés à l’entreprise sont toujours aussi prohibitifs, alors que la Banque centrale européenne prête aux banques à taux négatifs ! En dépit de ces conditions, ARC semblait en début 2020 sur les bons rails.

La crise du Covid-19 a tout mis par terre. L’entreprise ne tourne plus qu’à 50 % et une lourde hypothèque pèse sur la reprise des marchés : ARC travaille beaucoup pour l’hôtellerie-restauration.

Dans ce contexte, Fabien Roussel, Cathy Apourceau et Hervé Poly ont, tout de suite, réagi à l’annonce de Bruno Le Maire : il faut apporter d’urgence 250 millions d’euros au groupe, en contrepartie d’une participation de l’État au capital.

C’est cette proposition que les communistes sont venus débattre avec les syndicalistes pour en vérifier la pertinence. Autant dire qu’elle suscite de l’intérêt. La somme de 250 millions d’euros est une estimation juste ; les syndicalistes savent qu’il faut en finir avec le saupoudrage et les taux d’intérêts qui plombent le redressement de l’entreprise. L’intervention de l’État au capital leur semble souhaitable mais improbable : est-ce que Dick Cashin (ex PDG de JP Morgan) est prêt à l’accepter ? Macron à l’imposer ?

Alors, pour vérifier cette hypothèse, Fabien Roussel et la sénatrice du Pas-de-Calais vont demander à rencontrer la direction du groupe, et Bruno Le Maire.

Deux heures de discussions très riches, qui vont se terminer en mairie D’Arques, par un accueil républicain du tout jeune maire socialiste, Benoit Roussel, à sa demande. Il vient de reprendre la ville à la seule maire LREM du Pas-de-Calais, et il sait que le renfort des parlementaires communistes pour sauver ARC n’est pas anecdotique !

La réception terminée, nous reprenons la route pour Mardyck, près de Dunkerque, où nous rencontrerons les responsables CGT d’Arcelor Mittal et de Thyssenkrupp, en présence de Philippe Verbeke. Une réunion très riche pour revisiter notre proposition de nationalisation de la sidérurgie, dans la tempête des restructurations déjà en cours. Promesse est faite : nous nous retrouverons dans un mois chez Thyssenkrupp à Isbergues… Là aussi pour être utile à la classe ouvrière.

 

Bertrand Pericaud

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RENAULT:relocaliser la production de 300 000 véhicules

6 Juin 2020, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

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Urgence sociale : les mesures que défendent les syndicats à l’Élysée

5 Juin 2020, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Clotilde Mathieu

Les organisations syndicales et patronales sont reçues par l’exécutif cet après-midi. Objectif: échanger sur les solutions à la crise.

Àl’heure où le nombre d’inscriptions au chômage explose, qu’une vague de licenciements se prépare, Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre et de membres du gouvernement, a convié cet après-midi les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa) et patronales (Medef, CPME, U2P).

Avec une récession record (– 11 %) en 2020, il s’agirait d’échanger sur les solutions à la crise économique et sociale causée par la pandémie, voire même «avancer sur la définition dun contrat social renouvelé», dixit la ministre du Travail. Même si les invités n’ont pas reçu «dordre du jour».

Les syndicats craignent qu’un certain nombre d’annonces soient faites, par exemple, sur l’apprentissage, sur les jeunes ou l’assurance-chômage. «Ce qui nous mettrait devant le fait accompli», alerte Yves Veyrier, secrétaire général de FO. Inquiétude aussi à la CGT qui redoute «une nouvelle grande messe pour promouvoir ces mesures». Car, depuis le début du confinement, les syndicats n’ont jamais été entendus. Le dialogue social a clairement manqué, relève Yves Veyrier. En cause, l’état d’exception qui «ne se justifie pas au regard de l’état sanitaire, mais qui porte atteinte aux libertés fondamentales et au droit du travail par ordonnances, par décrets», explique le syndicaliste qui en exige la fin. Un recours a été déposé auprès du Conseil d’État pour mettre fin au décret interdisant les manifestations et rassemblements, confie la CGT.

Quoi qu’il en soit, chacun viendra avec ses propositions. «Nous sommes bien décidés à peser avec toutes nos revendications», a précisé Céline ­Verzeletti, secrétaire confédérale CGT. L’objectif est d’éviter la «casse sociale» qui s’annonce.

«Perte de pouvoir dachat de 14 % suite au confinement»

Depuis le début du confinement, l’organisation syndicale travaille avec d’autres syndicats et des associations de défense de l’environnement afin de bâtir une sortie de crise au travers de 34 mesures d’urgence sociale et environnementale. Au premier rang desquelles «une revalorisation salariale significative des métiers à forte utilité sociale, peu reconnus et mal rémunérés», insiste la syndicaliste. Le gouvernement étant en mesure d’envoyer «un premier signe rapidement», en commençant dans la fonction publique.

Cette revendication est également portée par FO qui souligne que «la France est un pays où la consommation est un des facteurs de croissance, alors que la perte de pouvoir d’achat est de 14 % suite au confinement», analyse Yves Veyrier. Dans la même veine, la CGT prône «le développement et linvestissement dans les services publics en fonction des besoins de la population». Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, l’annonce de 900000 chômeurs de plus a été «un coup dans le ventre» qui nécessite «des politiques de soutien de lemploi et pas simplement daccompagnement du chômage». Il plaide «pour la construction dun autre modèle de développement, plus juste, plus durable» et souhaite la mise en place de mesures spécifiques pour la jeunesse comme un RSA jeune.

Face aux flots d’argent public dépensé, les syndicats souhaitent la poursuite des mesures de chômage partiel, mais aussi un contrôle strict des aides aux entreprises, ainsi que l’interdiction, pour la CGT et FO, des «licenciements» dans les entreprises aidées. En parallèle, les syndicats préparent la mobilisation, avec, en ligne de mire, la journée du 16 juin des personnels de santé. La CGT prévoit d’élargir l’appel «dans les territoires» aux autres luttes en cours.

Clotilde Mathieu

 

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Industrie

5 Juin 2020, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Comme le souligne un ouvrage récent, Des soins sans industrie? , un bon système de santé nécessite de s’appuyer sur un tissu industriel performant, capable de produire les matériels et dispositifs utilisés au quotidien par les professionnels. L’épidémie a montré crûment le recul de la France dans ce domaine, avec une incapacité à fournir des produits très simples comme des masques ou plus pointus comme des respirateurs de réanimation. 

La désindustrialisation de la France ne date pas d’aujourd’hui. Je me souviens de la bataille menée avec la CGT quand j’étais encore étudiant en médecine, dans les années 1980, pour sauver la Compagnie générale de radiologie, leader dans la construction des premiers scanners. Cette entreprise a finalement été vendue à General Electric par Thomson-CSF, recentré sur le matériel militaire, soi-disant plus rentable. La conséquence immédiate a été la fermeture des centres de production en France et le rapatriement des brevets aux États-Unis. Une stratégie constante.

Thomson-CSF est devenue Thales, a tenté de se débarrasser il y a peu de son pôle imagerie au profit des Chinois. Heureusement, la lutte des salariés a empêché le bradage d’un secteur de pointe à fort potentiel. Il faut savoir qu’aujourd’hui, le développement de la médecine repose en partie sur l’utilisation de ces nouvelles technologies. Le stéthoscope inventé par Laennec à l’époque napoléonienne est désormais remplacé par l’échographe. Les nouvelles techniques de traitement des tumeurs utilisent les ultrasons, les ondes à haute fréquence ou encore le laser. L’avenir des greffes est la production de matériaux biocompatibles, car le seul don d’organes ne permet pas de répondre aux besoins. 

Les industries de santé, dont fait partie celle du médicament, constituent un secteur essentiel pour l’indépendance sanitaire et sont par ailleurs des secteurs à forte intensité technologique, nécessitant des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers hautement qualifiés. Il est essentiel que la France investisse massivement dans ce domaine.

Retrouvez son précédent billet, 16 juin, et l’ensemble de ses chroniques.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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Parthénogenèse(s)

5 Juin 2020, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

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Mac Macron et «ses» économistes...

 

Clarification. Après le fameux «comité scientifique», qui tint les commandes médicales de la crise sanitaire dans les coulisses du pouvoir durant des mois, voici donc l’apparition d’une «commission d’experts sur les grands défis économiques», voulue et installée par le prince-président. Ne rigolez pas, l’affaire se veut sérieuse et même ambitieuse, tellement que certains prennent au pied de la lettre les mots de Mac Macron quand il annonce sans vergogne le retour des «jours heureux».

Au-delà de la frauduleuse référence, les naïfs devraient pourtant se méfier. Dans un tweet à l’enthousiasme débordant, Mac Macron déclarait le 2 juin: «La réouverture des cafés, hôtels et restaurants signe le retour des jours heureux!» Un vrai moment de clarification, en vérité. Pour lui, «les jours heureux» n’ont pas grand-chose à voir avec le programme du Conseil national de la Résistance… mais renaissent à la fréquentation des bars.

Quel rapport, direz-vous, avec une commission d’experts chargés de réfléchir à l’avenir économique du pays? Une question de sens, sans doute. Et de casting. Car, pour préparer l’après-coronavirus – il est temps! –, Mac Macron a décidé de s’entourer de «quelques-uns des économistes les plus réputés», déclare-t-on au Palais. Ces derniers auront pour mission de «livrer des recommandations» susceptibles «d’inspirer les politiques publiques» autour des thèmes du «climat», des «inégalités» et du «vieillissement».

Adieu relance, planification et autre new deal. Et qui ont été nommés à la tête de cette nouvelle commission? Deux hommes que nous ne saurions qualifier d’orthodoxes, mais qui, à tout le moins, méritent les honneurs des doxas de la Macronie: Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014, et Olivier Blanchard, ex-chef économiste du Fonds monétaire international de 2008 à 2015. Les Dupond et Dupont animeront un «groupe de travail international» (ça en jette) et rendront un rapport en… décembre prochain. Vous avez bien lu. Patience, patience, le monde de «l’après» n’est pas pour demain matin…

 

Aveux. Ô surprise! Parmi les membres de ce groupe, nous retrouvons les noms de plusieurs «visiteurs du soir» de Mac Macron, tous compatibles avec les politiques économiques en vigueur depuis des lustres: Jean Pisani-Ferry, Philippe Aghion, Laurence Boone et Daniel Cohen. Dans un entretien accordé au Monde, Jean Tirole expose la démarche en ces termes: «Nous avons tenté de constituer une équipe équilibrée, cumulant expertise scientifique et capacité à définir des réponses concrètes.»

Si l’équilibre de ladite équipe laisse songeur, l’expertise (forcément «scientifique» comme on nous l’affirme) semble écrite à l’avance, sauf bien sûr à imaginer que ces braves penseurs du libéralisme, en se frottant au virus, ont vu la Vierge et Marx avec. D’ailleurs, Jean Tirole lui-même passe aux aveux: «Nous avons la faiblesse de croire dans les experts! Mais nous voulons aussi proposer des solutions concrètes. Les auteurs des rapports et nous-mêmes partirons de l’analyse économique, mais, pour être concrets, nous ferons des recommandations qui peuvent tenir la route d’un point de vue politique.»

À propos des experts, vous remarquerez que notre Nobel ne déclare pas «avoir confiance» en eux, ce qui serait compréhensible. Non, il «croit» en eux. Cette croyance explique probablement sa volonté de «tenir la route d’un point de vue politique».

Cette épouvantable sémantique confirme une évidence: méfions-nous des postures qui laisseraient penser que «plus rien ne sera comme avant». Avec ces défenseurs zélés de l’économie de marché et de la dérégulation du droit du travail, l’après sera évidemment comme avant, mais en pire. Lorsqu’il s’occupait à dépecer la Grèce au titre du FMI, Olivier Blanchard répétait que le système des retraites était trop généreux, qu’il y avait trop de fonctionnaires et qu’il convenait de réduire drastiquement les dépenses publiques. Mac Macron a au moins deux qualités: il sait s’entourer pour s’éviter des nuits noires; il assume la parthénogenèse du néolibéralisme, dont il est lune des productions fécondes.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 5 juin 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin  

 

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. 16 juin

4 Juin 2020, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

Mercredi, 3 Juin, 2020

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Le «Ségur de la santé» fait, pour linstant, du surplace. Nous navons toujours aucune proposition chiffrée du gouvernement, tant sur les augmentations de salaires que sur les créations de postes. Nous ne pouvons pas parler de négociations, mais simplement de discussions de salon.

C’est la raison pour laquelle les hospitaliers se mobilisent les mardis ou les jeudis dans, ou à l’extérieur, de leurs établissements pour exprimer leur colère. Saine colère, car même si les «héros» sont fatigués, la confiance dans leur force sest affirmée, ils sont mobilisés et veulent être entendus. Pour qu’une négociation aboutisse, il faut toujours que ceux qui portent les revendications puissent s’appuyer sur une mobilisation de ceux qu’ils représentent. Mais, comme vous le savez, quand nous faisons grève à l’hôpital, nous portons un badge, nous accrochons des banderoles, mais nous travaillons quand même. Il nous reste alors la possibilité de nous rassembler sur nos temps de pause. Ce que nous faisons, mais qui ne plaît pas à certains de nos directeurs. Dans mon établissement, à Bobigny, le directeur a eu le culot de nous envoyer un huissier pour noter le nom des présents. Pour commander du matériel, il nous disait qu’il n’avait pas d’argent, mais, pour la répression, la bourse se délie. Mais quel scandale!

Voir aussi : Hôpital. Une journée d’action pour maintenir la pression

Nous organisons donc, syndicats et collectifs, une grande journée d’action le 16 juin, avec de multiples rassemblements dans toutes les villes de France et à Paris, devant le ministère de la Santé, avenue de Ségur, pour que le gouvernement accepte enfin de répondre à nos demandes et engage de vraies négociations. Il faut que nous soyons le plus nombreux possible et ceux qui seront présents le seront souvent sur leur jour de repos. C’est pourquoi je renouvelle la demande que je vous ai déjà faite dans un autre billet: ne nous donnez pas de jours de congé, mais déposez un jour de RTT le 16 juin pour venir manifester avec nous. Il ne s’agit pas simplement de nous soutenir, mais aussi de pouvoir, vous-même demain, continuer à avoir accès à des hôpitaux, à des Ehpad et, plus globalement, à un système de santé de qualité.

Retrouvez son précédent billet, Augmentations, et l’ensemble de ses chroniques

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

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Santé – Un ségur mal engagé – Journée d'action le 16

4 Juin 2020, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/06/2020 par PCF

La crise sanitaire que nous venons de vivre prouve s’il en était besoin la nécessité d’un système de santé en bonne forme. Ce que les professionnels de santé disent depuis plusieurs années est brutalement validé. Pas assez de lits, pas assez d’emplois, pas assez de financement dans les hôpitaux. Et pourtant, rien ne semble pousser le gouvernement à un monde d’après.

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Le « Ségur » de la santé est bien mal engagé. Nicole Notat, nommée comtesse de Ségur, nous explique que tout est ouvert et que nous partons d’une page blanche. Le Premier ministre, pour sa part, révèle le pot aux rosex et articule la discussion sur la base du projet de loi « Ma santé 2022 » voté l’an dernier et qui prévoit la transformation de 300 hôpitaux de proximité en mouroir pour vieux en leur supprimant la chirurgie, la maternité et les urgences. Avec cette loi, c’est la poursuite de la destruction du maillage sanitaire de notre pays. Cette loi nous emmène dans le mur et Édouard Philippe nous demande d’accélérer.

Pourquoi poursuivent-ils cette politique catastrophique malgré l’évidence ? Parce que les enjeux sont énormes. Le capitalisme est en crise. Avec la politique de création monétaire massive des banques centrales depuis la crise de 2008, des suraccumulations de capitaux cherchent à se rentabiliser, à se créer de nouveaux marchés, à marchandiser toutes les activités humaines.

La France, avec son système de sécurité sociale, étonnant et anormal pour les libéraux, doit se plier à leur logique. Nous ne mesurons pas assez l’aberration que représente ce système pour l’idéologie néolibérale. La Sécu, c’est 500 milliards d’euros, pour un budget de l’État de 390 milliards d’euros.

Le budget de la Sécu est une cible alléchante, une bonne part de cet argent est aujourd’hui directement versée sous forme de service (retraite santé famille) et ne rentabilise pas de capital. Une hérésie pour les libéraux qui y voient sans doute un moyen de retarder la survenue de leur crise en permettant une meilleure rentabilité du capital accumulé.

Leurs choix sont donc naturels, d’une part diminuer la ponction initiale sur le capital avec les exonérations de cotisations sociales pré-affectées, la CSG, le CICE et, d’autre part, ponctionner eux-mêmes une part de ces cotisations qui devraient être réaffectées aux besoins de la population en instituant une médecine commerciale prépondérante.

Si l’hôpital public remplit ses missions et fournit des soins de qualité dans des délais raisonnables, pourquoi le patient irait-il payer de sa poche des soins dans le privé ?

Il faut donc abattre ce qui était le meilleur système de santé au monde, garder, certes, les structures hospitalo-universitaires coûteuses ou un grand hôpital de secteur dans le public, mais privatiser le reste et particulièrement le maillage de proximité.

Cette politique percute aujourd’hui de plein fouet les aspirations des professionnels de santé à bien faire leurs métiers. La souffrance au travail est partout à l’hôpital : les horaires, bousculés en permanence, l’intensification du travail par manque d’effectifs, les injonctions contradictoires à la qualité tout en rognant toujours plus sur les moyens alloués, la culpabilisation permanente avec l’appel au professionnalisme pour compenser les insuffisances de l’institution et au final le constat d’être maltraitant avec le patient quoiqu’on se démène pour faire l’inverse.

Le mouvement de l’hôpital est une œuvre d’intérêt général et nous devons tout faire (nous le faisons déjà dans de nombreux endroits) pour le soutenir, le faire grandir et le nourrir politiquement. Il faut donner de la perspective, sur les moyens financiers d’abord, avec par exemple la réaffectation du Cice, l’arrêt des exonérations de cotisations sociales, la lutte contre la fraude, aux cotisations pour 20 milliards, fiscale pour 100 milliards. Tout de suite, portons avec eux l’exigence de l’arrêt de la fermeture de lits ou de service et demandons des réouvertures.

Au-delà de la santé, c’est l’ensemble des services publics qui sont attaqués, toujours dans la même logique de marchandisation de toutes les activités humaines.

C’est un débat idéologique qui s’engage, s’élargissant à tout le service public. La manifestation du 16 juin doit être l’occasion d’établir un véritable rapport de force avec le gouvernement macroniste. À la suite de cette épidémie, de nombreux citoyens ont radicalement changé leur façon de voir l’hôpital et les services publics. Ils sont disponibles pour débattre et agir. À nous de les rencontrer partout où c’est possible. À nous de les inviter au débat et à la participation à la journée d’action du 16 juin. 

Loïc Pen

médecin urgentiste à Creil

 

 

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Municipales Villepinte

4 Juin 2020, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

 

Communiqué de la section de VILLEPINTE du PCF.   

 Villepinte le 03.06.2020

 

Au 1er tour des élections municipales, la liste «La volonté d’agir» conduite par Nelly Roland est arrivée en seconde position avec 24.9 %. Un accord républicain, respectant les identités et l’audience de chacun, paraissant logique et crédible, fut proposé à Mme Mélissa Youssouf (16.6%) et Mr Gérard Kouassi (11.4%), sans succès.

Nous apprenons aujourd’hui le dépôt d’une liste conduite par Mme M YOUSSUF (ex PS) où figurent non seulement  Mr G Kouassi, mais aussi Mr F Scagni (tête de liste LREM) et Mr D Laurent (droite).

Les Villepintoises et les villepintois apprécierons ce mariage « d’amour » de la carpe et du lapin.

Nous considérons que Villepinte ne doit pas tomber aux mains de personnes qui abandonnent  toutes valeurs pour diriger notre commune avec on ne sait quel programme.

La section de Villepinte du PCF soutiendra comme au 1er tour, la liste conduite par Madame Nelly Roland et appelle à voter pour cette liste  et son programme, clairement défini, au service des citoyen-ne-s.

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