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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Masques, suite

6 Mai 2020, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Mardi, 5 Mai, 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Chaque jour à l’hôpital, à notre prise de service, nous recevons notre dotation de masques, qui est contingentée. Et chaque soir, quand je quitte l’hôpital, les agents de sécurité me demandent d’ouvrir mon coffre, pour vérifier que je n’emporte pas un carton de masques, car nous avons subi des vols répétés. La pénurie d’un objet devenu en quelques semaines un bien essentiel ouvre la porte à toutes les dérives.

 Face à cette situation, le gouvernement se retrouve de nouveau en accusation, y compris par des ordres professionnels peu habitués à ce type de critique. Dans un communiqué très agressif, ceux-ci s’offusquent de la difficulté pour les professionnels de santé de se procurer ces fameux masques, alors que la grande distribution diffuse des publicités pour montrer qui aura le plus de masques à vendre. Bref, c’est un grand bordel!

 Nous, professionnels, réclamons depuis le début de l’épidémie que l’État organise la production, les commandes et la distribution des masques, afin que les gestes barrières puissent être respectés. C’est clair: quand un bien essentiel est rationné, il ne peut être en vente libre dans les magasins.

D’ailleurs, quelques heures après leur ouverture, les magasins étaient en rupture de stock et des clients qui avaient parfois fait une longue queue devaient repartir les mains vides. La santé publique nécessite un minimum d’organisation. Dans la situation actuelle, les masques doivent bénéficier d’un monopole de distribution par l’État avec une définition claire des allocations individuelles hebdomadaires, adaptées au mode de vie de chacun.

 Par ailleurs, un bien essentiel pour la sécurité de la population doit être gratuit. D’une part, pour éviter l’inflation des prix liée à la rareté du produit; dautre part, pour ne pas aggraver les inégalités sociales, dans un contexte où la pauvreté s’aggrave dans la population. Monsieur le ministre de la Santé, il ne sert à rien de demander aux personnels de santé de continuer à se mobiliser, si votre incurie risque de nous amener de nouveaux malades qui auraient pu être évités.

Retrouvez le précédent billet du Dr Prudhomme, Contrôle social, sur l’Humanité.fr

«Des masques pour tous, gratuits» : un appel et une pétition lancés par l’Humanité.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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Fret ferroviaire

6 Mai 2020, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 04/05/2020 par PCF

La SNCF a besoin d'investissements massifs pour moderniser son réseau et développer l'activité fret (Fabien Roussel)

    La crise sanitaire confirme la nécessité de développer les modes de transports les moins polluants et, à ce titre, d'investir massivement dans le rail en France.

Le Covid 19 a ainsi des conséquences encore plus graves dans les agglomérations où la pollution de l'air favorise les maladies respiratoires chroniques.

C'est justement au moment où ce besoin d'investissements dans le rail est plus que jamais nécessaire que la SNCF voit son chiffres d'affaires amputé de 800 millions d'euros sur son activité  « voyageurs » presqu'à l'arrêt avec la pandémie. Or, c'est cette même activité qui doit en partie financer l'activité réseau, dans le cadre de la transformation de l'entreprise en Société anonyme, imposée par l'actuel gouvernement.

L'Etat a aujourd'hui une responsabilité plus grande encore pour financer le réseau, sa modernisation, et le développement de l'activité fret, notamment dans l'activité container et wagon isolé.

Avec seulement 9% de part de marché pour le fret ferré, la France est loin derrière des pays comme les Pays Bas ou encore l'Autriche, dont 30 % du fret passe par le train !
La SNCF a grands défis à relever : organiser et développer les transports des voyageurs en pleine pandémie et augmenter l'activité fret de notre pays.

Autant d'activités qui nécessitent des moyens humains et financiers. Et des investissements publics massifs, à hauteur de 7 milliards d'euros, utiles pour l'emploi comme pour l'environnement.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Contrôle social

5 Mai 2020, 12:13pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi, 5 Mai, 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Derrière ce qui semble pavé de bonnes intentions se cache parfois le diable. Le dispositif des «brigades sanitaires» interroge, y compris au niveau de la connotation guerrière du terme. Si lobjectif, cest-à-dire le fond, ne pose pas de problème, la forme se situe, elle, dans la droite ligne dune approche autoritaire. Depuis le début de l’épidémie, nous affirmons que le dépistage massif, avec un isolement ciblé des sujets infectés et la recherche systématique des cas contacts, constituait une bien meilleure stratégie que le confinement généralisé, imposé de manière brutale.

 Nous sommes bien en face de la poursuite d’une gestion de la crise, décidée par le politique, pour continuer à masquer son incapacité à fournir à la population des moyens de protection et de dépistage suffisants. À cela s’ajoute le refus d’organiser une production et une distribution de masques, pour laisser le marché et la grande distribution à la manœuvre. Nous constatons là que les règles du marché reprennent leurs droits et que la rareté du produit provoque une inflation des prix. Mais la question est bien de savoir si une stratégie s’appuyant sur une distribution gratuite des masques et une accessibilité large à toute personne qui le souhaite au test de dépistage ne serait pas plus adaptée.

Comme l’a souligné le gouvernement en faisant appel au civisme de la population, c’est bien l’adhésion volontaire aux mesures proposées qui est efficace et pas l’imposition d’injonctions administratives, avec menaces de sanction, donc contestables et contestées. Nous sommes confrontés à un traitement directif infantilisant, contre-productif en termes de santé publique. L’accueil à l’hôtel sur critères sociaux pour protéger les plus faibles et les plus pauvres doit être une priorité. En revanche, l’intrusion de «brigades» au domicile, sur la base de fichiers qui ne respectent pas le secret médical, est une atteinte inacceptable aux libertés individuelles, y compris dans cette période épidémique. Refusons de basculer vers un contrôle social de la population, sous couvert d’urgence sanitaire. L’histoire nous a montré qu’il est ensuite difficile de revenir en arrière.

                                                                                                                               

Retrouvez le précédent billet du Dr Prudhomme, Des médecins, sur l’Humanité.fr

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Tony Allen & Hugh Masekela - We've Landed

5 Mai 2020, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

Tony Allen devait présenter le disque le 3 avril, lors de Banlieues bleues, hélas annulé à cause du Covid-19. « Nous étions impatients de recevoir Tony, souligne Xavier Lemettre, directeur du festival. Tony a joué deux fois à Banlieues bleues en special guest, en 2005 avec Antibalas (de Brooklyn), puis en 2006 lors du premier concert en France de Seun Kuti & Egypt 80. Et deux fois comme leader, en 2012, pour le super-projet "Black Series From Lagos To Detroit", en co-plateau avec Amp Fiddler, et ensuite en ouverture du festival 2017 avec son "Tribute To Art Blakey" avec, en première partie, le duo Moses Boyd/Binker Jenkins. Le jeune batteur britannique Moses Boyd, qui est en train de devenir un grand, fait partie de la kyrielle de musiciens que Tony Allen a influencés. En février, il a sorti son premier album à son nom ("Dark Matter"). Il a passé beaucoup de temps à étudier les patterns de Tony Allen. »

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Écoles. Les maires abandonnés face à une équation sans bonne solution

5 Mai 2020, 12:07pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi, 5 Mai, 2020

Julia Hamlaoui

Benjamin König

De nombreux édiles renoncent à rouvrir les établissements scolaires dès le 11 mai, faute de temps et de moyens. En Île-de-France, plus de 300 d’entre eux, dont Anne Hidalgo, maire de Paris, ont interpellé Emmanuel Macron sur le désengagement de l’État.

La meilleure défense, c’est l’attaque. Attendu sur son plan de déconfinement, cette fois présenté au Sénat, le premier ministre s’est fait donneur de leçons, ce lundi, à l’égard de maires très inquiets à l’approche de la réouverture des écoles. «Ce nest pas parce que cela ne peut pas être appliqué partout que cela ne doit être appliqué nulle part, chaque enfant de retour à l’école est une victoire», a ainsi lancé Édouard Philippe, alors que la colère des élus est encore montée d’un cran ces derniers jours. Car, à la lecture du protocole sanitaire publié par les services du ministre de l’Éducation nationale, et face au risque de deuxième vague de l’épidémie, nombre de maires tirent la sonnette d’alarme. Pas moins de 329 d’entre eux, pour la seule Île-de-France, ont cosigné une lettre ouverte au président de la République, publiée dimanche en fin d’après-midi sur le site de la Tribune.

L’opération com de Macron pour désamorcer la levée de boucliers

Pour tenter de déminer le terrain, Emmanuel Macron est lui aussi monté au créneau, lundi, pour appeler à aborder le 11 mai avec «beaucoup dorganisation», de «calme», «de pragmatisme et de bonne volonté», tout en renvoyant l’annonce des «derniers détails» à jeudi. Il devrait aussi se rendre ce mardi dans une école de Poissy (Yvelines), selon une information du Parisien. Le maire LR de la ville, Karl Olive, est l’un des rares à ne pas avoir signé le texte. Pas sûr, cependant, que l’opération com suffise à désamorcer la levée de boucliers, tant les griefs sont sérieux. «L’État ne peut pas se désengager de sa responsabilité dans la réouverture des écoles le 11 mai; et ce calendrier est, dans la plupart de nos communes, intenable et irréaliste», interpellent les maires, dont celle de Paris, Anne Hidalgo (PS). Les édiles fustigent «un calendrier à marche forcée», des «directives mouvantes» et demandent en premier lieu à «repousser la date de réouverture des écoles s’agissant des départements classés rouge».

Voir aussi : Départements verts et rouges, en quoi consiste la météo du gouvernement ?

Attendu depuis l’annonce, le 13 avril, du début du déconfinement pour le 11 mai, le fameux protocole sanitaire à mettre en œuvre dans les établissements scolaires n’est arrivé que trois semaines plus tard. Et sa version définitive change encore la donne sur des éléments clés (lire notre article), comme le calcul du nombre d’élèves, le port du masque, le nettoyage ou encore la restauration. Un casse-tête pour les collectivités. «En trois jours ouvrables cest ce quil nous reste, puisque vendredi est férié , réunir la totalité des conditions requises, sur la base dun document que nous navons eu que ce lundi, nest pas possible», résume André Laignel (PS), maire d’Issoudun (Indre) et premier vice-président de l’Association des maires de France (AMF). «Ce sont les 63 pages du plan Blanquer quil faut analyser et appliquer en moins dune semaine, cest bien sûr impossible», renchérit Philippe Bouyssou (PCF), maire d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et signataire de la tribune.

Voir aussi : Notre entretien avec André Laignel, maire d'Issoudun et vice-président de l'AMF

Les raisons mêmes de la reprise des cours sont mises en cause par des élus locaux en première ligne. «Nous avons le sentiment que (l)objectif initial (résorber les inégalités sociales et territoriales – NDLR) a été perdu de vue», assurent les édiles franciliens, qui affirment ne pas comprendre «comment il est possible de concilier lobjectif de volontariat (le retour à l’école est renvoyé à la responsabilité des parents – NDLR) et de pallier les inégalités sociales et territoriales». Président de l’Association des élus communistes et républicains (Anecr), Ian Brossat, maire adjoint de la capitale au logement, estime même que «le président de la République a fait un choix politique, essentiellement guidé par des impératifs économiques, et charge les collectivités locales de s’en débrouiller. C’est une manière très dangereuse de la part de l’État de se défausser. On rompt avec le principe républicain d’égalité».

Les élus franciliens ne veulent pas plus endosser la responsabilité de la réouverture

«Nous avons affaire à un État qui dit, se dédit et sabsente du territoire», confirme André Laignel, qui n’ouvrira ses écoles qu’après que le préfet aura signé un protocole local, soumis au préalable aux directeurs d’école, aux syndicats, aux parents et à l’inspecteur académique. Les élus franciliens ne veulent pas plus endosser seuls la responsabilité de la réouverture, et exigent «que l’État sassure que toutes les conditions sanitaires sont réunies». Au-delà, c’est la question de la responsabilité pénale des maires que l’AMF a soulevée dès la semaine dernière, demandant «une clarification» (lire encadré ci-dessous).

Voir aussi : Notre entretien avec Azzédine Taïbi, maire de Stains

Dans de telles circonstances, nombre d’entre eux ont déjà annoncé que leurs écoles resteraient fermées, au moins un temps. C’est le cas de plus de dix communes de la Seine-Saint-Denis, de plusieurs villes du Pas-de-Calais, du Val-d’Oise, de la Drôme, de l’Hérault, ou encore de la Haute-Garonne. «Il me semble opportun denvisager un report du déconfinement scolaire en le repoussant au mois de septembre», plaide également le maire LR de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, dans un courrier au premier ministre où il évoque, en outre, les inconnues liées à la maladie de Kawasaki.

Reste aussi l’épineuse question des moyens

Lorsqu’ils prennent la décision d’ouvrir, les élus adaptent les recommandations. Plutôt que le 12 mai, les enfants ne seront accueillis à Lille qu’à compter du 14 mai, et à raison de dix élèves au maximum par classe, ont annoncé la maire, Martine Aubry (PS), et le directeur académique Jean-Yves Bessol. Même à Lyon, laboratoire de la Macronie, le calendrier sera échelonné, a fait savoir la ville ce dimanche: le 14 mai pour les grandes sections de maternelle, les CP et CM2, le 25 mai pour les CM1, et le 4 juin pour les CE1 et les CE2. Quant aux petites et moyennes sections, «les mesures de distanciation et les gestes barrières étant très complexes à mettre en œuvre, aucune date nest actuellement arrêtée».

Voir aussi : Notre entretien avec Gilles Leproust, maire d'Allonnes

Reste aussi l’épineuse question des moyens, car la fourniture de masques ou encore les dépenses supplémentaires pour le nettoyage sont bel et bien renvoyées aux communes, déjà financièrement étouffées par des années d’austérité budgétaires. «Les surcoûts liés à la reprise doivent être pris en charge par l’État, mais à lheure quil est, nous navons aucune indication à ce sujet», regrette André Laignel, également président du Comité des finances locales. «Pour ouvrir une école, on a besoin du double de personnels par rapport à dhabitude», donne en exemple Philippe Bouyssou. Selon ses calculs, à Ivry, dix écoles sur 28 pourraient réouvrir au vu des conditions, soit une capacité d’accueil de 1000 enfants sur 6000. «Comment les choisit-on?» interroge l’élu, qui a décidé de mettre en place un «accueil éducatif alternatif», dont une cinquantaine d’enfants identifiés comme en grande difficulté pourraient bénéficier dès cette semaine.

 

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« Solidarité en bande organisée » : Paris Match sombre dans les pires clichés sur la Seine-Saint-Denis

4 Mai 2020, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité 

Diego Chauvet

En titre de son reportage réalisé à Pantin sur les actions solidaires, l’hebdomadaire associe les opérations des bénévoles à la délinquance. Une stigmatisation de plus des habitants du département francilien, qui a déclenché une tempête de désaprobation sur les réseaux sociaux.

Le sujet ne manquait pas d’intérêt. Dans son numéro du 30 avril, Paris Match réalise un reportage sur les actions de solidarité menées dans les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis. Durement touché par la crise sanitaire en raison de la précarité qui y règne déjà en temps normal, le département doit faire face aux difficultés liées au confinement, jusque dans l’accès de ses habitants aux produits alimentaires. Et justement, nombre d’entre eux se mobilisent pour faire face et aider les familles qui en ont le plus besoin. Si le reportage de Paris Match réalisé dans une cité de Pantin donne à voir cette mobilisation, il verse dans le cliché le plus stigmatisant pour ces villes de banlieue dès son titre: «Solidarité en bande organisée». Tout en précisant dans lintroduction de larticle que «le gros des troupes envoyées au front provient des cités montrées du doigt», l’hebdomadaire associe ainsi les opérations de solidarité des bénévoles à la délinquance. «Bande organisée» renvoie à la commission de délits, circonstance aggravante pour les prévenus devant les tribunaux, et les habitants des villes de banlieue à leurs stigmates. Du coup, le titre de Match a déclenché une tempête de désapprobation sur les réseaux sociaux. «Mais pourquoi ce titre?», s’interrogent des lecteurs? «Putaclic!» pestent d’autres… «Jamais pour un autre territoire, vous nauriez choisi un tel titre! Cest insupportable!», a ainsi réagi sur Twitter le président du département, Stéphane Troussel. «Les journalistes prennent le pas sur les exigences des pratiques et déçoivent une fois de plus les habitants et habitantes de Pantin qui leur ont fait confiance», a dénoncé l’association Pierre de Lune, présente dans le quartier où a été réalisé le reportage de Paris Match. Pour les beaux quartiers, qu’on se rassure. On ne lira certainement pas un reportage sur le «blanchiment solidaire de fraude fiscale».

Diego Chauvet

 

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Loïc Pen, urgentiste : "Il y a de bonnes raisons de ne pas faire confiance au gouvernement".

4 Mai 2020, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Des médecins

4 Mai 2020, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité

Dimanche, 3 Mai, 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

La France manque de médecins. Nous avons toujours dit que cette situation a été sciemment créée pour accélérer les restructurations et les fermetures de services. L’exemple des maternités de proximité est éclairant. Dans un premier temps, l’argument de leur fermeture était la sécurité; puis, depuis quelques années, la justification est la pénurie médicale. Pourtant, il existe des médecins en France qui sont appelés les praticiens à diplôme hors union européenne (Padhue). Pour les plus chanceux, ils exercent à l’hôpital dans des conditions révélées de manière brutale par le film Hippocrate et qui confinent à de l’esclavage. Mais pour d’autres, il n’existe aucune place et ils restent exclus de tout travail dans le système de santé. Une petite porte transitoire s’est ouverte avec la possibilité d’être employé comme aide-soignant, mais uniquement de manière transitoire pendant l’épidémie. La reconnaissance de leur diplôme constitue un véritable parcours du combattant, s’étalant souvent sur de nombreuses années. Sous couvert de vérification de leurs compétences, ils sont maintenus dans une situation de main-d’œuvre à bon marché dans les hôpitaux. Les instances représentatives de la profession, notamment le Conseil de l’ordre des médecins, ne veulent pas voir arriver des praticiens qu’ils considèrent comme des concurrents potentiels. Leur logique est simple: tout ce qui est rare est cher. Je suis rare donc je suis cher et je peux facilement demander des dépassements dhonoraires. La crise actuelle révèle crûment cette situation. Nous manquons de médecins. Il y en a de présents sur le territoire, mais le choix a été fait de les laisser végéter dans des tâches subalternes. Il est urgent que, dans ce domaine, la politique change et que le bien collectif soit privilégié, et non les intérêts catégoriels de quelques-uns.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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Concierto 1º Mayo de la Solidaridad Internacional

2 Mai 2020, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

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Je déclare l'état de bonheur permanent

1 Mai 2020, 09:55am

Publié par PCF Villepinte

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