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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ÉCOLE-Francette Popineau : "Que l'on fasse confiance aux enseignants"

13 Mai 2020, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

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Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Amertume

13 Mai 2020, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

 

 L'Humanité Mercredi, 13 Mai, 2020

Dr Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Alors que le déconfinement est vécu comme une libération par la population, il n’en va pas de même à l’hôpital. La mobilisation a été fatigante, mais la solidarité a permis de tenir. Tout le monde s’accorde sur le fait que l’ambiance de travail pendant ces quelques semaines a été bien meilleure que ce que nous avons connu ces dernières années. Les renforts venus d’autres régions, les petites attentions du boulanger, l’amélioration des repas… Tout cela nous apportait un peu de soleil au quotidien Mais, depuis quelques jours, nous revenons aux repas de l’hôpital dont tout le monde connaît la qualité, nous nous retrouvons de nouveau avec des plannings en sous-effectifs…

En bref, nous revenons à la vie d’avant, ce qui, psychologiquement, est très dur à supporter. La tension retombe au niveau de l’intensité du travail, mais elle devient palpable dans les relations entre collègues, avec la hiérarchie et les directions. Nous venons par ailleurs d’apprendre que la fameuse prime ne sera pas versée en mai, mais en juin. Nos collègues en CDD n’ont aucune perspective concrète de titularisation alors qu’ils se sont dépensés sans compter pendant la période la plus difficile.

Et, cerise sur le gâteau, un de mes collègues ambulanciers, dont le dossier a été accepté dans une école d’infirmiers.ères, se voit refuser la prise en charge financière de sa formation. Son amertume est teintée de colère. Alors que des lits sont fermés aujourd’hui parce que nous manquons d’infirmiers.ères, le dispositif de promotion professionnelle permet d’avoir à disposition, sous contrat pendant au moins cinq ans, les professionnels dont les études ont été financées par l’hôpital.

Nous voyons bien ici la perversité des gens qui nous dirigent. Ils créent sciemment une pénurie de professionnels pour rendre inéluctables les restructurations et les diminutions de capacités hospitalières. Ils viennent nous expliquer ensuite la bouche en cœur, ces faux-culs, qu’ils ne sont pas responsables et qu’il n’y a pas d’alternatives. Eh bien si, une autre politique est nécessaire et possible. Puisque la vie reprend, nous allons aussi reprendre nos mobilisations pour obtenir la satisfaction de nos revendications légitimes et qui, j’ose le croire, seront soutenues massivement par la population qui nous a applaudis.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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Poussée de fièvre chez les anticégétistes

12 Mai 2020, 08:59am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi, 12 Mai, 2020

Cyprien Boganda

Une décision de justice donnant raison à la CGT à Renault Sandouville a déclenché un tir de barrage inouï de la part d’éditorialistes et de responsables politiques.

«Jai déjà écrit, et notamment dans ces colonnes, combien le syndicalisme français était responsable de la destruction de l’industrie française. Et même de sa classe ouvrière dont il était censé être le protecteur. Là où la CGT et SUD passent, les docks, les ports et les usines trépassent.» Cette tirade tout en nuances, signée de l’avocat Gilles-William Goldnadel, vient d’être publiée sur le site de Valeurs actuelles. C’est un exemple parmi d’autres du déluge de commentaires anticégétistes qui fleurissent en ce moment. La victoire juridique obtenue par la CGT de Renault sur fond de déconfinement a mis le feu aux poudres: la justice a en effet ordonné la fermeture provisoire de l’usine de Sandouville (Seine-Maritime), le temps que la direction se mette en conformité avec ses responsabilités légales. C’est le syndicat qui avait porté l’affaire en justice, craignant pour la sécurité des salariés de l’usine.

Voir aussi : Remous après l'arrêt de Sandouville

Il n’en fallait pas plus pour qu’éditorialistes et responsables politiques entonnent leur ritournelle favorite. «La CGT ou la stratégie du chaos», titre sobrement lExpress, tandis que Valeurs actuelles décerne à Philippe Martinez la palme de «saboteur n° 1 de l’économie française», et qu’une Muriel Pénicaud saisie d’effroi se dit «choquée» par l’attitude de la CGT. Tous semblent avoir oublié que c’est un juge indépendant qui a pris cette décision, et non un responsable de la centrale syndicale depuis son bureau de Montreuil… Ce qui n’a pas empêché Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, de planter la dernière banderille: «Il y a des responsables syndicaux qui jouent avec le feu, en nincitant pas suffisamment au respect des décisions qui ont été prises collectivement.» Avant de conclure: «Cette décision est mauvaise pour la nation française, au moment où on veut relocaliser les activités industrielles.» Rien que ça!

Voir aussi : Face à ce déchaînement médiatique, Fabien Gâche, délégué syndical central CGT de Renault, répond ici en vidéo

ils n'ont pas honte

cgt

philippe martinez

renault san

 

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Il y a urgence !

12 Mai 2020, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi, 12 Mai, 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Espérons!

Le nombre de malades hospitalisés en réanimation diminue, mais le nombre de lits ouverts aussi. D’où des tensions insupportables pour les patients et les soignants. Dimanche, dans mon hôpital, il n’y avait plus aucun lit disponible. Nous sommes revenus à la situation antérieure, avec des patients qui restent sur les brancards en attente de lits. C’est insupportable!

Et ce dautant que le ministre de la Santé annonce que nous allons progressivement revenir aux 5000 lits de réanimation disponibles sur lensemble du territoire. M. Véran, la crise a montré que la France dispose dun équipement en lits de réanimation inférieur à la moyenne des pays de lOCDE, deux fois moindre que des pays comme le Japon, l’Allemagne, la Corée du Sud ou la Lituanie.

Les modalités du déconfinement reposent sur plusieurs critères, dont la disponibilité des lits de réanimation. Sans maintien d’un potentiel supérieur à ce qui existait avant la crise, la population est mise en danger. Espérons que l’évolution naturelle de l’épidémie poursuive la décroissance en cours. La plupart des médecins sont assez optimistes. Il y aura sûrement quelques résurgences ici ou là, mais nous sommes peu nombreux à croire qu’un nouveau pic comparable au premier se reproduise.

Enfin, espérons-le, sinon nous courons à la catastrophe! Le «retour dexpérience», indispensable après chaque événement exceptionnel, montre quil est nécessaire de corriger un certain nombre de faiblesses. Pour aller vite, disposer de plus de lits ouverts, notamment en réanimation, et avoir à disposition des stocks de matériels et de médicaments en quantité suffisante, pour être autonome plusieurs mois. Or, c’est une autre petite musique que nous recommençons à entendre: des efforts vont être nécessaires, il va falloir faire des économies Nous ne laccepterons pas.

Voir aussi : Plus que la seconde vague, les soignants craignent l’absence de leçons tirées de la crise

Retrouvez le précédent billet du Dr Prudhomme, Information, sur l’Humanité.fr

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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Le PCF demande au Ministre Véran la gratuité des masques et leur prise en charge à 100%

12 Mai 2020, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/05/2020 par PCF

 

 

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, a écrit au Ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, demandant la gratuité des masques et leur prise en charge par la Sécurité sociale.

Monsieur le ministre,

Parmi les mesures de prévention efficaces pour lutter contre la propagation du virus, le port du masque, dans les situations de promiscuité, est désormais considéré comme un impératif par les autorités sanitaires et par le gouvernement.

Des millions de salarié·e·s vont reprendre les transports collectifs et de nombreux élèves celui du chemin vers l'école. Il devrait d'ailleurs être obligatoire pour tout le monde et pas seulement dans les transports ou pour les personnes infectées.

Dans son avis du 6 avril sur la sortie progressive du confinement, le Conseil scientifique déclare : « l'ensemble de la population doit porter un masque dans les espaces accueillant du public ». Encore faut-il que ces protections soient financièrement accessibles au plus grand nombre.

Or, si le gouvernement a bien plafonné le prix de vente des masques chirurgicaux dans la grande distribution, ce prix, selon des enquêtes conduites par les associations de consommateurs, a déjà été multiplié par 6 ou 7 depuis le 15 mars dernier dans les autres circuits de vente. Pour des millions de foyers, il n'est pas envisageable de consacrer entre 30 et 50 euros mensuels par personne pour se procurer des masques en nombre suffisant.

Cette tension provoque un véritable marché noir du masque. Des communes se sont même fait voler leurs commandes, à l'image de la ville de Montreuil dont le chargement a été dérobé avant même d'arriver ! Les maires vont vite devenir les boucs émissaires si leurs administrés n'ont pas accès aux masques.
A ce propos, nous regrettons que l’État n’ait pas pris ses responsabilités pour assurer le doit au masque de chacun et chacune, comptant sur les collectivités locales et sur le marché.

Il est urgent de mettre fin à cette guerre des masques comme à la contrebande qui va se développer au fil des semaines ! La santé de nos concitoyen·nes doit primer et ne pas dépendre de son pouvoir d'achat.

C'est la raison pour laquelle nous souhaitons que l’État prenne la décision de rendre accessibles les masques à toute la population, au même titre qu'il le fait pour l'accès aux soins et aux médicaments.

Ce n'est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi un enjeu majeur de santé publique.

Il reviendrait ainsi à la Sécurité sociale d'assumer cette distribution, selon des modalités à définir rapidement, ainsi que la prise en charge des masques à 100%, pour chacune et chacun de ses assurés.

A titre d'exemple, chaque assuré pourrait avoir accès à un bon mensuel, numérique ou physique, lui permettant de retirer son ou ses masques, gratuitement, dans les mairies ou dans les officines, jusqu'à la fin de la pandémie.

C'est à cette condition, et en mesurant bien l'importance d'une telle décision, que nous relèverons au mieux l'immense défi du déconfinement.

Vous remerciant de l'attention portée à cette requête et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma haute considération.

 

 

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Le jour d'après

11 Mai 2020, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Je me permets aujourd'hui une petite chronique dans la suite des analogies guerrières du président de la République. Après la victoire sur le nazisme et la fin de l'Etat français collaborationniste, le pouvoir a changé de main pour mettre en oeuvre une des plus grandes avancées sociales du 20e siècle, la Sécurité sociale. Le maître d'oeuvre, Ambroise Croizat, syndicaliste CGT et député communiste, était un des "sans dents" de l'époque qui a su imposer ce qui paraissait encore impossible auparavant. Cela montre bien qu'il faut faire confiance à l'optimisme de la volonté contre le pessimisme de l'intelligence. Oui car tous ces "intelligents" au pouvoir qui nous ont expliqué pendant des années que nous n'avions rien compris aux bienfaits de la mondialisation dans le cadre de la concurrence non faussée, de la dette que nous allions laisser à nos enfants et j'en passe, nous n'en voulons plus aujourd'hui. Comme hier, ils ont failli avant et pendant la crise. Il va falloir qu'ils laissent leur place.

 

Vous allez me rétorquer que c'est un bien beau rêve mais qu'il ne s'agit que d'une utopie irréalisable. L'Histoire nous a montré au fil des siècles que les crises engendraient des changements souvent radicaux. Il dépend de nous les "premiers de corvée" qui ont maintenu le pays à flot, de montrer que nous sommes beaucoup plus importants dans notre société que toute cette ploutocratie banquière et financière qui détruit la planète et appauvrit les populations. Demain, s'il le faut, pour prouver que nos sommes bien indispensables, nous pourrons utiliser de nouveau le moyen d'expression le plus efficace des travailleurs, la grève. Alors vous verrez les" premiers de classe" que, sans nous, vous ne pouvez survivre.

 

Oui, soyons optimistes, car c'est cela qui fait vivre et donnons-nous les moyens ensemble pour que les rêves d'aujourd'hui deviennent la réalité de demain. Pour nous et pour nos enfants !

 

 

Retrouvez son précédent billet, Charité ainsi que l'ensemble de ses billets.

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

 

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5 questions que pose ce déconfinement pour la santé des Français

11 Mai 2020, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Florent LE DU

Ce lundi s’ouvre la première étape du déconfinement. Elle permet la reprise de la vie économique, mais expose les services de réanimation au risque d’une nouvelle saturation, en cas de nouvelle flambée du virus. Jeudi, Édouard Philippe a dit chercher «l’équilibre entre lindispensable retour à la vie normale et lindispensable respect de toutes les précautions qui empêcheront l’épidémie de repartir». Un équilibre instable. Décryptage.

Le confinement, c’est terminé. Du moins pour l’instant. Après huit semaines d’isolement plus ou moins consenti, les Français peuvent à nouveau sortir de chez eux sans se justifier. Mais pas sans précautions, le risque d’une seconde vague de contaminations étant bien réel. Car le virus n’a pas été vaincu, et le retour au travail s’annonce risqué, voire chaotique, en particulier dans les transports collectifs ou les écoles. 

1 – L’épidémie a-t-elle suffisamment reculé?

«Au vu des résultats sanitaires enregistrés ces derniers jours, la levée progressive du confinement peut être engagée» le 11 mai, a annoncé le premier ministre le 7 mai. La date du 11 mai avait été choisie arbitrairement par Emmanuel Macron, misant sur une décroissance du nombre de nouveaux cas et de patients en réanimation, permettant la reprise de la vie économique. L’épidémie connaît depuis deux à trois semaines une décrue importante. Le nombre de nouveaux cas serait plus de cinq fois inférieur à celui de début avril et, selon la Direction générale de la santé, la mortalité est également en forte baisse: 80 décès ont été recensés en vingt-quatre heures samedi, soit le plus faible bilan quotidien depuis mars. Problème, il restait encore 2812 patients en réanimation ce même 9 mai. Or, fin avril, les chercheurs de lInstitut Pasteur et du CNRS avaient estimé que, pour un déconfinement serein, il ne faudrait plus que 1400 à 1900 patients en réanimation. Le risque est donc là. Pour le limiter, le gouvernement a choisi une stratégie (bien tardive) visant à «repérer et tester» les personnes symptomatiques et leurs contacts, et à les isoler, s’ils s’avèrent positifs. Pour ce faire, 700000 tests virologiques vont pouvoir être réalisés chaque semaine, a promis Édouard Philippe. Sauf que, la semaine dernière, seuls 350000 avaient pu être pratiqués. Parce que les labos restaient sous-utilisés, faute de cas? Possible. Lavenir proche dira si nos capacités de dépistage sont (enfin) à la hauteur de l’enjeu.

2 – Les nouveaux foyers changent-ils la donne?

Samedi, l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a annoncé l’apparition de deux nouveaux foyers de contamination, aussi appelés «clusters». Lun en Dordogne après des obsèques, et un autre dans un collège de la Vienne après une réunion de préparation de la rentrée. «Ce nest pas anormal que des clusters continuent à apparaître, explique l’épidémiologiste Antoine Flahault. Cela ne remet pas en cause le déconfinement, puisqu’on a pu rapidement bloquer la chaîne de transmission. Cela montre l’importance du triptyque identifier-tester-isoler.» Ces deux foyers de contamination ne remettent pas non plus en cause, pour l’instant, le classement des départements de la Dordogne et de la Vienne en «zone verte» (lire ci-après). Trois critères ont été retenus pour définir si un département peut être classé en vert: la dynamique de l’épidémie (la proportion de passage aux urgences pour cas de Covid qui ne doit pas dépasser les 10 %), les tensions dans les services de réanimation (la proportion de lits disponibles) et la capacité des départements à tester et tracer les cas contacts. Pour ce critère, tout le territoire a été classé en vert, sans que les autorités sanitaires ni le gouvernement n’expliquent en détail pourquoi… Reste que ces nouveaux foyers inquiètent. S’ils devaient se multiplier avec le déconfinement, le dispositif d’identification et de dépistage serait mis à rude épreuve.

3- Des gestes barrières, toujours, et des masques, enfin?

«Il ne faudrait surtout pas que, dans la tête de certaines personnes, ce déconfinement amène à un relâchement», a insisté Michel Laforcade, le directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, en évoquant les nouveaux foyers apparus dans sa région. Jeudi, Édouard Philippe a plusieurs fois rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un retour à la normale et que les gestes barrières et la distanciation physique étaient plus que jamais de rigueur. Après de longs mois d’atermoiements officiels, le port du masque est désormais vivement encouragé. Il sera même obligatoire dans les transports en commun et certains lieux publics en zone rouge, pour les enseignants et les clients des salons de coiffure, et pourra être exigé par les commerçants. Ces masques peuvent être achetés dans les pharmacies, où le prix est encadré avec un tarif maximum de 5 euros, ou dans les grandes surfaces et les bureaux de tabac. Pour une famille de quatre personnes, cette dépense pourrait atteindre plus de 200 euros par mois… Alors que ce budget est incompressible, l’Humanité, à travers une pétition, exige la distribution gratuite de masques à tous les citoyens. Un amendement en ce sens a été rejeté par l’Assemblée nationale, dans la nuit de vendredi à samedi. Par ailleurs, certaines collectivités locales, comme Paris ou le Val-de-Marne, font le choix de distribuer gratuitement des masques à leurs administrés. Dix millions de ces protections devraient aussi être «mises à disposition, par l’État, des opérateurs de transport, à partir de ce lundi, pour quils les distribuent à leurs usagers», a promis Christophe Castaner.

4 – Quel risque de seconde vague épidémique?

C’est le spectre qui accompagne ce déconfinement. Si l’épidémie de Covid-19 connaissait une nouvelle flambée provoquant la saturation des services de réanimation, alors l’isolement de la population devrait à nouveau être exigé. «Avec le déconfinement, le nombre de contacts va forcément augmenter, explique le Pr Antoine Flahault. Il faut donc espérer que les gens, dans leur comportement, limitent au maximum cette augmentation. S’ils ne le font pas, alors les nouveaux foyers seront plus nombreux et ne pourront plus être circonscrits. Il faudra en tout cas surveiller de très près la courbe épidémique et reconfiner en urgence, si le nombre de nouveaux cas augmente très rapidement.»

Sa consœur Catherine Hill s’avoue plus inquiète encore, à cause d’un dépistage pas assez ambitieux: «La moitié des contaminations vient de quelquun qui na pas de symptôme et nen aura jamais ou qui ne sont pas encore déclarés, martèle la chercheuse. Tester surtout les cas symptomatiques, c’est une stratégie mortifère.» Une stratégie que le gouvernement a choisie en connaissance de cause, faute d’avoir été capable d’augmenter massivement sa capacité de tests. Un manquement de l’État, dans sa mission de santé publique, qui va continuer de peser sur les hôpitaux et la population dans les semaines à venir.

5 – Après le 11 mai, quelles étapes?

«Dans trois semaines, à la fin du mois de mai, nous saurons si oui ou non nous avons réussi à contenir l’épidémie Si les nombres restent bas, nous pourrons passer à une nouvelle phase. Si ce n’est pas le cas, nous en tirerons les conséquences et nous nous adapterons», a prévenu Édouard Philippe, jeudi. En cas de maîtrise de l’épidémie, l’exécutif pourrait ainsi décider de la réouverture des cafés, restaurants et lycées dès le 2 juin, dans les départements verts. La mesure de déconfinement la plus tardive devrait être l’autorisation des rassemblements de plus de 5000 personnes, qui «ne pourront se tenir avant le mois de septembre», a prévenu le premier ministre. Ce 11 mai 2020 n’est donc bien qu’une étape, encore très éloignée du «jour daprès».

Florent Le Du

 

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"Plus jamais ça" : signez la pétition

11 Mai 2020, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

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Toku European All Stars - Official Teaser Toku Une des plus belles voix du jazz vocal nippon arrive en France

10 Mai 2020, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

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PÉTITION. DES MASQUES POUR TOUS, GRATUITS : L'APPEL LANCÉ PAR L'HUMANITÉ

10 Mai 2020, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

L’affaire des masques de protection devient le sparadrap rouge collant aux basques du pouvoir. Pour une famille, le budget peut atteindre plus de 200 euros par mois. Exigeons leur gratuité.

Une pétition à signer en suivant ce lien. 

ll y eut d’abord ces mensonges en série sur leur inutilité pour camoufler une pénurie qui n’a rien de naturelle. Celle-ci découle d’une part de la destruction de nos industries textiles considérées comme dépassées par les grands penseurs du libéralisme et leurs serviteurs au pouvoir depuis des décennies, et d’autre part des choix de réduction des crédits publics poussant au «zéro stock», également présenté comme le nec plus ultra de la modernité. Cette pénurie a mis en danger soignants comme patients. Elle est sans doute responsable de nombreuses contaminations et décès.

Puis, au fil des semaines, le masque est devenu utile, indispensable même, alors que les soignants continuaient d’en manquer. Et le pouvoir souhaite désormais le rendre obligatoire dans les transports publics.

Depuis quelques jours, ce qui n’existait pas tombe par paquets de millions, mais sur les étals des supermarchés, comme produit d’appel pour attirer le chaland qui devra demain reprendre les transports en commun. Le scandale est encore plus gros quand on sait que cette opération a été annoncée tambour battant il y a huit jours dans un communiqué commun de la Fédération du commerce et de la distribution et du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et présentée comme un haut fait d’armes. De qui se moque-t-on? Une commission denquête parlementaire doit rapidement faire la clarté la plus nette sur une affaire qui a plus à voir avec le mercantilisme quavec la santé publique.

Les masques ne peuvent être des marchandises étalées aux caisses des supermarchés pour grossir le ticket de caisse, attirer et fidéliser les clients. Ils sont un moyen de protection civile et collective, et un outil de santé publique. À ce titre, ils devraient être assurés, en lien avec les collectivités, par les services de la Sécurité civile. Si les travailleurs contraints de reprendre leur activité venaient à contracter le virus faute d’avoir pu accéder à des masques de protection, l’État serait comptable d’une mise en danger délibérée de la vie d’autrui. Et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen nous rappelle que «la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration». Et, larticle 11 du préambule de la Constitution confirme bien ce « droit à la protection ». En conséquence, les masques doivent être gratuits.

Certains pays européens l’ont décidé. Des collectivités locales également. Pourquoi le gouvernement de la sixième puissance mondiale ne le pourrait-il pas? Ce pays ou l’argent des dividendes continue de couler à flots, ce pays où l’on peut en une nuit débloquer des milliards pour consolider des entreprises dont la trésorerie est loin d’être à sec. Pourquoi une famille de quatre personnes qui a déjà du mal à joindre les deux bouts doit encore alourdir ses dépenses du mois de 80 à 150 euros pour assurer sa santé et celle des autres? On nous dit que les prix des masques seront bloqués en deçà de 1 euro, soit peu ou prou leur prix de revient. Pourtant, plusieurs témoignages indiquent que non seulement ce prix est pour l’instant fictif, mais qu’en plus on trouvait en janvier des masques à seulement 8 centimes. Une prise en main par l’État imposant la gratuité couperait court à toute tentative de spéculation.

Réclamons partout et par tous les moyens la gratuité des masques. Il en va de l’intérêt public. Et, pour une fois, appuyons-nous sur cette déclaration de Mme Agnès Buzyn le 29 janvier dernier: «Si un jour nous devions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en auront besoin.» C’était certes pour cacher la pénurie. Mais, aux actes maintenant! Lançons un grand mouvement pluraliste pour la gratuité des masques!

Signez ici la pétition : https://www.change.org/p/gouvernement-l-appel-du-journal-l-humanité-pour-la-gratuité-des-masques
 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

 

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