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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « L’idéal communiste est plus que jamais d’actualité »

10 Avril 2020, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

 

Vendredi, 10 Avril, 2020

Julia Hamlaoui

Toute la semaine, l’Humanité a interrogé les responsables de gauche sur leur vision du «jour daprès». Dernier entretien avec Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, qui estime possible de «financer tout de suite la reconquête des services publics».

Le jour d’après la crise sanitaire s’annonce comme celui de la crise économique. Le gouvernement a évoqué d’éventuelles nationalisations, la relocalisation de certaines productions ou encore des dispositifs d’aide. Est-ce à la hauteur? Quelles politiques proposez-vous pour éviter chômage et précarisation de masse?

Fabien Roussel. Emmanuel Macron fait mine de découvrir le rôle de l’État et des services publics! Cette crise sanitaire révèle en fait tout ce qui nous manque pour faire face à une telle pandémie: une industrie puissante, des services publics et un État forts avec des marges budgétaires pour agir. Le capitalisme a considérablement réduit le rôle de l’État, affaibli nos services publics et en même temps encouragé la délocalisation des entreprises, notamment dans la production de médicaments. Il faut donc rompre avec ces logiques d’austérité et de rentabilité financière, et préparer dès maintenant un nouveau modèle économique, social, écologique. L’idéal communiste est plus que jamais d’actualité. Nous voulons une société dans laquelle l’État joue tout son rôle, avec des services publics renforcés et une vie démocratique rénovée jusque dans les entreprises, avec de nouveaux pouvoirs pour les salariés. Par la relocalisation de notre industrie, nous devons retrouver la maîtrise des grands secteurs stratégiques du pays, aujourd’hui vendus au privé, relancer la recherche, bref, retrouver notre souveraineté économique. Chaque citoyen doit être protégé tout au long de sa vie, de l’école jusqu’à la retraite, avec un travail et un salaire digne. Chacun doit pouvoir trouver sa place dans la société. L’être humain, c’est la priorité!

L’Union européenne a suspendu sa règle d’or budgétaire. Craignez-vous le retour d’une austérité accrue ensuite et quelles ruptures faut-il opérer à l’échelle de l’Union?

Fabien Roussel. La situation montre le besoin de coopération à l’échelle du monde et de l’Europe. L’Union européenne a certes suspendu provisoirement ses normes de déficits budgétaires, mais elle ne change pas de logique. Il y a donc urgence à imposer un autre rôle à la Banque centrale européenne et à notre monnaie: au lieu de nourrir le capital, elle devrait servir un modèle social ambitieux, développer les services publics, l’emploi et les salaires, pour organiser, à l’échelle du continent, un vaste plan de reconquête industrielle. C’est possible en mobilisant les liquidités de la BCE sur des fonds dédiés à l’emploi, aux services publics, au développement de filières, plutôt que sur les marchés financiers comme c’est aujourd’hui le cas.

Les services publics sont en première ligne pour lutter contre l’épidémie. Quelles leçons en tirer pour le «jour d’après»? Comment les financer?

Fabien Roussel. Aujourd’hui, de nombreux services publics montrent toute leur utilité. Heureusement qu’ils sont là. Il est possible, tout de suite, de financer leur reconquête: 15 milliards par an de cadeaux fiscaux ont été accordés aux plus riches et aux multinationales. Rétablir l’ISF, supprimer la flat tax, revenir sur les exonérations de cotisations accordées sans contrepartie, c’est possible tout de suite. Cela permettra de financer l’hôpital public à hauteur de 10 milliards d’euros. Nous proposons aussi de taxer les dividendes du CAC 40 à 75 % pour dissuader les entreprises de les verser. Cela pourrait alimenter un fonds en faveur des PME-TPE.

L’état d’urgence sanitaire a conféré de nombreux pouvoir à l’exécutif et les experts ont pris une place prépondérante. Quels changements démocratiques faut-il concevoir?

Fabien Roussel. La mobilisation indispensable de la nation appelle au contraire un grand élan démocratique, permettant au Parlement, aux forces sociales et politiques de jouer pleinement leur rôle jusque dans les territoires. Nous appelons depuis longtemps à l’émergence de nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises et dans les services publics. Si, dans les régions, les ARS étaient démocratiques, si dans leur entreprise les salariés étaient écoutés et disposaient de vrais pouvoirs, croyez-vous qu’on aurait pu supprimer 100000 lits dhôpitaux, que des délocalisations aussi nombreuses auraient pu être opérées pour le seul profit des actionnaires?

Vous avez appelé, ces derniers mois, au rassemblement de la gauche, contre la réforme des retraites comme pour les élections municipales. Les défis à relever face à cette crise rendent-ils plus prégnante cette exigence?

Fabien Roussel. Pour imposer de grands changements, le rassemblement de toutes les forces disponibles est toujours une nécessité. Il doit toutefois reposer sur des contenus exigeants, non sur les plus petits dénominateurs communs, sous peine de grands échecs. Et il ne doit pas se concevoir comme une construction de sommet, réduite aux dirigeants des partis. La mobilisation de l’ensemble des forces sociales, politiques, intellectuelles est indispensable. Les ruptures nécessaires pour sortir du modèle actuel font encore l’objet de débats, voire de désaccords. Il convient de les aborder franchement et publiquement, en faisant en sorte que notre peuple, et particulièrement le monde du travail et de la création, s’en empare. Aujourd’hui, nous souhaitons qu’un large débat s’ouvre sur les exigences mises immédiatement à l’ordre du jour par la crise sanitaire, ainsi que sur le nouveau modèle de production et de consommation dont l’humanité a le plus urgent besoin.

fabien roussel

 

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Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme

10 Avril 2020, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

 

Vendredi, 10 Avril, 2020

Merci

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Aujourd’hui, je souhaite parler de mes collègues de l’ombre, qui ne sont pas des soignants, mais sont indispensables au bon fonctionnement du Samu: les logisticiens. Ils soccupent de la réception du matériel, de son stockage et de son entretien. Vont chercher nos repas, soccupent de nos tenues et font aussi la vaisselle. Autant de tâches indispensables pour que nous puissions travailler dans les meilleures conditions. Il y a aussi les agents de désinfection, des équipes de sous-traitants mises en place pour décontaminer nos ambulances après chaque transport de malade Covid-19. Avant leur arrivée, les équipes médicales et paramédicales devaient effectuer cette tâche, après chaque transport, ce qui ne leur laissait aucun temps de repos entre chaque malade. Merci à eux de nous soulager dans des conditions difficiles.

Merci aussi aux femmes de ménage – elles aussi en sous-traitance, ce que nous contestons –, car le ménage relève de l’hygiène hospitalière, essentielle au bon fonctionnement de nos établissements. Il devrait être assuré par des agents hospitaliers titulaires, intégrés dans les équipes soignantes. Merci aussi aux artisans et entreprises qui nous livrent gracieusement des viennoiseries, des repas, des kebabs… Comme vous le savez, le travail en continu nécessite aussi d’avoir du café à disposition, surtout la nuit. Notre machine, très sollicitée, a montré des signes se faiblesse. Un proche d’un de nos médecins, qui travaille chez Metro, a sollicité l’entreprise pour nous livrer gracieusement une nouvelle machine. Elle est la bienvenue, merci!

Monsieur le président, nous ne sommes pas des héros. L’hôpital fonctionne aujourd’hui grâce aux cent métiers qu’assurent des personnels dévoués et compétents, mais pas toujours reconnus à leur juste valeur et trop souvent mal payés. Monsieur Macron, vous n’avez pas donné des moyens suffisants à l’hôpital lors du vote de la dernière loi de financement de la Sécurité sociale. Et, aujourd’hui, nous sommes obligés d’accepter la générosité publique pour améliorer notre ordinaire. Cela doit changer. Parce que, aujourd’hui, nous ne pouvons pas vous dire merci!

Le précédent billet du Dr Prudhomme : « Réanimation»

Covid-19, confinement, tests, solidarité... : toutes les infos essentielles, en direct, sur l’Humanité.fr

 

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Nous demandons au gouvernement un fonds de soutien exceptionnel en faveur des collectivités

10 Avril 2020, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

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Une note de la Caisse des dépôts prévoit d'aggraver la marchandisation de l'hôpital public

9 Avril 2020, 15:29pm

Publié par PCF Villepinte

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Education nationale coronavirus covid-19

9 Avril 2020, 09:48am

Publié par PCF Villepinte

 
Tous les foyers ne disposent pas forcément d'un ordinateur, d'une connexion internet et d'une imprimante... (Photo Anouk Desury/Light Motiv)
Tous les foyers ne disposent pas forcément d'un ordinateur, d'une connexion internet et d'une imprimante... (Photo Anouk Desury/Light Motiv)
Mercredi, 8 Avril, 2020
 Pour réduire l’échec scolaire, il faut "lisser les programmes sur deux ans". Les explications de Stéphane Bonnery, chercheur en sciences de l’éducation

Entretien. Précarité, décrochage numérique, absence de dynamique de classe... L’école à distance n’est pas sans difficultés, tant pour certaines familles, que pour les enseignants. Des inégalités que le ministère ne semble pourtant pas prendre en compte, déplore Stéphane Bonnery, chercheur en sciences de l’éducation à l’université Paris VIII-Saint-Denis, qui plaide pour un lissage des programmes scolaires sur deux ans. Entretien.

Pourquoi constate-t-on que les élèves issus de familles populaires sont plus touchés par les difficultés posées par l’école à distance ?

Stéphane Bonnery. Il y a d’abord les conditions matérielles. À rebours de l’illusion que la fracture numérique serait derrière nous, le décrochage numérique des familles populaires est plus fréquent. Selon qu’on a la 4G ou la fibre, une chambre avec un terminal numérique ou un outil de connexion à partager avec ses frères et sœurs, ses parents, cela change beaucoup de choses. Un smartphone, c’est bien pour faire ses courses en ligne, regarder des tutoriels, récupérer des informations pour faire ses devoirs. Mais combien de familles ont un ordinateur, avec un clavier et une imprimante, pour pouvoir rédiger et avoir accès aux supports de cours que l’enseignant a préparés ? Un enseignant qui, lui-même, n’était pas préparé à ce fonctionnement et gardait l’habitude de travailler avec des supports papier. C’est déterminant. Comment rendre un devoir dans un temps limité quand on doit se disputer un seul ordinateur ?

Que peuvent faire les enseignants ?

Stéphane Bonnery. Ils connaissaient déjà le problème en classe : il ne suffit pas de donner un exercice à tout le monde pour que tout le monde le réussisse. Là, on envoie des choses par Internet : comment s’en emparer sans le professeur, sans consignes… Est-ce qu’on apprend seul ? La dynamique de classe n’est plus là. L’enseignement mutuel, simultané, est empêché par le confinement et, à partir de ce qu’a pensé l’enseignant, on arrive à des situations très hétérogènes. Imaginer des supports pour un enseignement à distance, c’est un tout autre travail : le professeur doit être « dans » le support, pour rendre transparent tout ce qui est implicite. Le ministère fait comme si c’était évident, mais non, c’est très difficile ! Il faut saluer le travail phénoménal que font de nombreux enseignants pour garder le contact, éviter que les élèves ne se noient… L’enseignement à distance ne peut être une option de long terme. On avait déjà prévenu de cela quand, avec la réforme du bac, le ministère avait dit aux élèves privés de telle ou telle option dans leur lycée de la suivre par le Cned.

Que dit cette situation sur le fonctionnement actuel de l’école ?

Stéphane Bonnery. Que les professeurs ne sont pas égaux entre eux. Par exemple, dans l’académie de Créteil, on a des professeurs stagiaires qui arrivent d’autres académies et ne sont là que pour quelques mois. Ils n’ont pas de box Internet. Comment faire tout ce travail sur un smartphone ? Ce sont des jeunes qui sont souvent en ZEP, qui ont en plus un mémoire de recherche à rendre et une inspection en fin d’année… Il y a aussi la situation des nombreux contractuels, qui subissent la pression de la hiérarchie, laquelle utilise les outils numériques pour surveiller s’ils donnent bien du travail… Cela a pu aboutir à une surenchère de devoirs qui, au passage, a perdu quelques élèves.

Comment peut se passer la reprise des cours ?

Stéphane Bonnery. Le retard pris pendant le confinement ne pourra pas être rattrapé. La solution serait de lisser les programmes sur deux ans avec des équipes pédagogiques stables, non pas composées à moitié de contractuels précaires. La continuité pédagogique ne peut pas être une exhortation à être productif : c’est un service public à qui on donne les moyens d’assurer l’éducation de tous et dans la durée.

Entretien réalisé par Olivier Chartrain

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LE BILLET DU DR CHRISTOPHE PRUDHOMME.

9 Avril 2020, 09:33am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 9 Avril, 2020

 

IL Y A URGENCE !  RÉANIMATION 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

 

La particularité de cette épidémie n’est pas le nombre total de malades, mais le nombre de ceux qui nécessitent des lits de réanimation. Nous n’avons jamais connu un tel besoin, sur une si courte période. Si le nombre de nouveaux malades commence à diminuer grâce au confinement, en revanche les besoins en places de réanimation restent très élevés, augmentant légèrement chaque jour. Même en phase de plateau, la tension persiste.

En Île-de-France, nous ne serions pas en capacité d’encaisser une deuxième vague de malades réanimatoires. Cette situation est aggravée par le fait que les patients restent longtemps en réanimation, avant de récupérer une fonction respiratoire normale, heureusement pour un grand nombre d’entre eux. Donc ne nous relâchons pas, il faut maintenir le confinement. Nous avons raclé les fonds de tiroir pour multiplier par 2,5 le nombre de lits de soins intensifs. Mais nous sommes à la limite de nos possibilités.

Certains diront: «Cette situation est inédite, personne naurait pu la prévoir.» C’est en partie vrai. Mais cela n’efface pas le fait qu’avant la crise, l’hôpital était à l’os, après vingt ans d’austérité et de fermetures massives de lits. Il a été donc plus difficile de mobiliser des ressources en partant d’une situation dégradée, sans aucune réserve. N’en déplaise à certains qui ne veulent pas remettre en cause cette politique de réduction de l’offre de soins hospitalière, il est légitime aujourd’hui de rappeler les critiques et revendications portées depuis des années, qui se sont intensifiées ces derniers mois avec le mouvement débuté dans les urgences.

 Oui, nous remettons en cause la politique de fermeture des établissements de proximité; la concentration de moyens dans un nombre réduit dhôpitaux, localisés dans les métropoles; la politique du tout ambulatoire; la gestion des hôpitaux comme des «entreprises de production de soins»; la logique productiviste et le fonctionnement à flux tendu

Bref, tout ce qui a été mis en place depuis des années par les différents ministres de la Santé, Roselyne Bachelot comprise. Leur pitoyable tentative de se dédouaner de leurs responsabilités est honteuse. Il va falloir maintenant changer de logiciel pour reconstruire un système de santé qui ne peut reposer que sur deux principes essentiels: le service public et une sécurité sociale à 100 %.

Retrouvez le précédent billet du Dr Prudhomme, «Mutinerie», sur l’Humanité.fr

Voir aussi : Ces 17 années qui ont mis l’hôpital public à genou

 

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LES HABITANTS DE LA SEINE-SAINT-DENIS PLUS EXPOSÉS AU VIRUS

8 Avril 2020, 15:51pm

Publié par PCF Villepinte

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Retraite : une autre réforme est possible

8 Avril 2020, 08:58am

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Le billet du Dr Christophe Prudhomme

8 Avril 2020, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Mardi, 7 Avril, 2020

Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Mutinerie

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Sous les discours de circonstance, les libéraux qui nous gouvernent et leurs assistants zélés persistent dans leur politique de destruction des services publics. Après un pauvre mea culpa en 2003, à la suite de l’hécatombe dans les Ehpad liée à la canicule, rien n’a été fait pour embaucher du personnel. Pourtant, les syndicats, soutenus par l’association des directeurs de ces établissements, ont réclamé un encadrement d’un soignant par résident, ce qui nécessitait la création de près de 300000 emplois. Impossible? Voir

Les groupes privés de ce secteur accumulent les bénéfices, assis sur des tarifs honteusement élevés au regard du service rendu. Plusieurs ministres de la Santé, sourds à ces revendications, viennent de publier une tribune pour vanter la gestion de la crise par le gouvernement actuel. Ils se soutiennent entre «amis» pour masquer leurs responsabilités! Le directeur de lARS du Grand-Est, en pleine crise, annonce vouloir maintenir le plan de retour à l’équilibre financier du CHU de Nancy, qui doit se traduire par les suppressions de centaines de lits et demplois

Ancien conseiller de Marisol Touraine, il poursuit avec docilité l’entreprise de destruction de l’hôpital public à son nouveau poste. La gestion autoritaire par certains directeurs d’hôpitaux se poursuit et s’amplifie. Les salariés doivent se taire, sinon ils sont sanctionnés comme notre collègue de Marseille qui, après avoir publié une vidéo dénonçant la piètre qualité des surblouses fournies par l’hôpital, a été convoquée pour un entretien à visée disciplinaire. Mais dans quel pays vivons-nous? Allons-nous «fusiller» comme en 14-18 les mutins qui se révoltent contre l’incurie des «généraux»?

Et puis, il y a les mensonges de Martin Hirsch, directeur général de lAssistance Publique-Hôpitaux de Paris, responsable du démantèlement de plusieurs établissements. Il na pas supporté que nous demandions l’utilisation des locaux vides de l’Hôtel-Dieu pour ouvrir des lits, notamment de réanimation. Et encore moins que cette proposition soit soutenue par Anne Hidalgo, maire de Paris. Pour contrer ce projet, il a affirmé que les alimentations en gaz (oxygène et air) avaient été démantelées, ce qui est faux. Le personnel ouvrier de l’établissement l’a vérifié encore ce lundi. Conclusion: il va vraiment falloir se battre pour changer la politique menée pour lhôpital public.

 

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Ma France

7 Avril 2020, 18:47pm

Publié par PCF Villepinte

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