Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Social. Les « grandes gagnantes » en grève ce dimanche !

8 Mars 2020, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Vendredi, 6 Mars, 2020

Kareen Janselme

Collectifs, associations et syndicats appellent à une large mobilisation dans les rues ce 8 mars, contre une réforme des retraites sexiste, pour obtenir enfin l’égalité et éradiquer les violences faites aux femmes.

« N ous préparons depuis un an cette grève féministe, qui nous paraît très importante», insiste Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, l’une des trente organisations féministes, syndicales, associatives appelant ce 8 mars à participer à la marche des «grandes gagnantes», expression ironique pour tourner en dérision le slogan hypocrite lancé par le premier ministre pour expliquer sa réforme des retraites: «Les femmes seront les grandes gagnantes.» Elles veulent dénoncer cette réforme, son passage en force en usant de l’article 49-3, mais aussi réclamer l’égalité salariale et stopper les violences sexistes et sexuelles.

Plus de 150 actions ont été recensées cette semaine, avec en ligne de mire une grande marche unitaire à Paris dimanche. «On dit souvent: “Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête”, reprend Suzy Rojtman. Ça concerne le travail salarié, mais pas uniquement, il y a aussi le travail domestique, avec 72 % de ces tâches qui sont encore exercées par des femmes. C’est aussi une grève de la consommation en solidarité avec les femmes du Sud, qui travaillent notamment dans le textile et sont exploitées pour que nous puissions avoir des vêtements pas chers. Nous allons toutes arrêter de consommer, de console r, de briquer.»

«Un bon point de départ»

Travaillant sur cette journée depuis un an, les organisations se sont notamment appuyées sur la grève féministe du 14 juin 2019 en Suisse, qui avait réussi à faire descendre 500000 personnes dans la rue. À l’origine, l’absence de sanction inscrite dans la loi sur l’égalité qui venait d’être révisée. «Nous avons travaillé pendant un an sur des cahiers revendicatifs à porter dans les entreprises, détaille Anna Gabriel, du syndicat suisse Unia. Il y a eu, au final, beaucoup de débrayages et une très forte mobilisation dans la rue. Mais il a été difficile d’obtenir une vraie grande grève féministe dans les entreprises. C’est un bon point de départ pour les syndicats. Il y a une prise de conscience évidente dans toute la société. Féminisme et patriarcat sont des mots qui peuvent être prononcés sans qu’on soit traité de radicale!»

Pour autant, malgré des appels unitaires sous diverses bannières, les divergences concernant un principe de grève associé uniquement au monde du travail et à la production et non au travail ménager subsistent. «Imaginez que, en France, on réussisse à faire comme les Suissesses, projette Delphine Colin, du collectif femmes-mixité de la CGT. Ce serait l’équivalent de 5 millions de femmes dans la rue. Ce n’est pas rien!» Pour le syndicat, cette manifestation est aussi l’occasion de dénoncer le travail du dimanche et de mettre en valeur les actions des bibliothécaires parisiens, qui refusent le travail dominical.

Si les cortèges s’annoncent multiples, réussissant à amalgamer un très large panel d’organisations, le carré de tête se fera en bleu de travail, en tenue de Rosie la riveteuse, cette icône féministe remise au goût du jour lors des nombreuses mobilisations contre la réforme des retraites. Une manifestation sous le signe du monde du travail et au-delà: contre la réforme des retraites, pour des pensions décentes, contre les violences sexistes et sexuelles, contre l’exploitation et toutes les dominations.

Kareen Janselme

 

Voir les commentaires

Uber : Le PCF salue une décision historique en France !

8 Mars 2020, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/03/2020 par PCF

Uber : Le PCF salue une décision historique en France !

La Cour de Cassation a rendu une décision historique en France. Elle condamne pour la première fois une plateforme encore en activité, Uber, spécialiste du transport de personnes, à la requalification en contrat de travail de la relation contractuelle entre elle et un chauffeur.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/11432/attachments/original/1583415566/visuel_uber_cassation.jpg?1583415566

Non, les chauffeuses et les chauffeurs de la plateforme ne sont pas des indépendants. Être indépendants, c'est être en mesure de se constituer sa propre clientèle, de fixer ses tarifs et de définir les conditions d'exécution de sa prestation de service. Rien de tel chez Uber et ses comparses ! Contrôles, sanctions, directives plus ou moins déguisées... Uber joue sur les rêves de liberté uniquement pour mieux exploiter.

Pourtant, la majorité gouvernementale cajole les plateformes de travail, impose des amendements pour légitimer leurs pratiques illégales, pour les protéger des juges et de leur pouvoir de requalification : amendement Taché (loi avenir professionnel), puis Couillard (Loi d'orientation des mobilités), chaque fois censurés par le Conseil constitutionnel. La mission est désormais confiée par Matignon à J.-Y. Frouin pour « construire un cadre permettant la représentation des travailleurs des plateformes numériques ».

Mais la lutte continue, et nous continuerons à la soutenir ! Face à ces puissants, les petits ont jusqu'ici gagné toutes les batailles. C'est cela, la chance d'être encore dans un État de droit. Il faut donc saluer cette décision, saluer les juges impartiaux qui ont appliqué le droit, aveugles aux positions économiques et sourd-e-s aux pressions politiques.

 

Voir les commentaires

Accusation(s)

6 Mars 2020, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

https://1.bp.blogspot.com/-DnEHdYq34os/XmEZvbh8QkI/AAAAAAAAGDo/9ptBCuCapLETGODKM6dETuBVp23zqVPwgCLcBGAsYHQ/s320/quelques-centaines-de-personnes-femmes-pour-la-plupart-ont_5077796_676x338p.jpg 

Polanski, ou la honte des césars. 

Infamie. Quand un «malaise» se transforme en un scandale qui laissera des traces durables, vient l’heure des mécomptes et de la colère. D’emblée, que les choses soient claires: le J’accuse de Roman Polanski est un grand film de cinéma et plutôt un bon récit historique – à condition, cela va sans dire, de s’accorder avec les quelques «libertés» assumées par le scénario duquel est expurgé le vaste combat pour le capitaine Dreyfus, un mouvement qui mobilisa foules, intellectuels et artistes, de Zola à Jaurès (totalement absent). En somme, et pour résumer, que ce film-là reçoive prix et honneurs – sachant, comme pour tout long métrage, qu’il s’agit d’une œuvre collective – ne constitue pas une flétrissure, a priori.

Mais que les votants aux derniers césars osent remettre à Polanski le seul prix inenvisageable en la circonstance, à savoir celui de «la meilleure réalisation», une distinction personnelle, résonne non pas comme une simple provocation mais bel et bien comme une infamie. En agissant de la sorte, les «professionnels de la profession» ont lancé un immense et vulgaire doigt d’honneur au combat des femmes contre le harcèlement, les violences, la domination masculine, et tout ce qui va avec… Ne cachons pas la réalité. Il y aura un avant et un après ce 28 février 2020. Il fera même date dans l’histoire du septième art: une honte pour la France!

Révolution. Comme l’a souligné avec indignation la romancière Virginie Despentes dans Libération: «Quand ça ne va pas, quand ça va trop loin
; on se lève, on se casse et on gueule.» À plus d’un titre, et d’abord contre les puissants, les dominants de la caste supérieure, ceux qui nous donnent l’envie de chialer ou de cogner, depuis leur odieuse démonstration de force lors de cette cérémonie-là.

Mais, surtout, ne pas se méprendre. Si, devant notre écran, nous étions de tout cœur «avec» Adèle Haenel lorsqu’elle se leva pour quitter la salle (avec Céline Sciamma et quelques-unes, trop peu), nous sommes avant tout d’accord avec ce qu’elle déclara par la suite à Mediapart: «Ils pensent défendre la liberté d’expression, en réalité ils défendent leur monopole de la parole. Ce qu’ils ont fait, c’est nous renvoyer au silence, nous imposer l’obligation de nous taire. Ils ne veulent pas entendre nos récits. Et toute parole qui n’est pas issue de leurs rangs, qui ne va pas dans leur sens, est considérée comme ne devant pas exister.»

Et Adèle Haenel, l’une des premières à briser le tabou du viol et du harcèlement sexuel dans le cinéma français – sans que quiconque, ce soir-là, ne la salue droit dans les yeux pour la remercier de son courage –, précisa le fond de sa pensée: «Ils font de nous des réactionnaires et des puritain·e·s, mais ce n’est pas le souffle de liberté insufflé dans les années 1970 que nous critiquons, mais le fait que cette révolution n’a pas été totale, qu’elle a eu un aspect conservateur, que, pour partie, le pouvoir a été attribué aux mêmes personnes. Avec un nouveau système de légitimation. En fait, nous critiquons le manque de révolution.» Admirables mots, n’est-ce pas? Qui rappellent aux hommes ceux de Simone de Beauvoir qu’ils devraient s’appliquer à eux-mêmes: «Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère.»

Défiance. Mais quel est ce monde déconnecté des réalités du XXIe siècle? Quelle est cette gêne, inexprimable par ceux qui la diffusent? Pourquoi Jean Dujardin avait-il fui? Pourquoi Nicolas Bedos n’avait «rien à dire» sur ce qu’il appelle «cette espèce de séquence sur le combat des femmes»? Leurs absences comme leur mutisme disent en vérité l’effroyable: défendre à demi-mot l’indéfendable. Tel est le sens de ce vote. Et voilà pourquoi le prix décerné à Polanski signe la défiance d’une corporation à l’égard d’une partie d’elle-même et du monde réel. Le processus de sécession risque d’être brutal – sinon définitif…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 6 mars 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog

6 Mars 2020, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Chronique du fiasco annoncé de votre réforme des retraites

5 Mars 2020, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Démocratie(s)

1 Mars 2020, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

 https://1.bp.blogspot.com/-DtwuTqsn3Eo/XlfbC9gdAsI/AAAAAAAAGDE/jHiMxwFRyoEWYMp6D4bdxS2ip1DsqQmUQCLcBGAsYHQ/s320/1200px-Place_de_la_R%25C3%25A9publique_-_%25C3%2589galit%25C3%25A9.jpg

L’égalité, c’est la République.

La seule démocratie se moque de l'égalité.

 

 

 

 

 

Mépris.

La violence démocratique du gouvernement – comme si Mac Macron épousait jusque dans le détail les manières thatchériennes – appelle un examen de conscience politique d’autant plus impérieux qu’il révèle la forme autoritaire de l’exercice du pouvoir. Prenons bien la mesure du moment qui est le nôtre; et des conséquences sur la vie publique en devenir.

Après le mépris absolu de la contestation sociale – qui a pris l’ampleur d’une bataille de civilisation afin de sauvegarder l’à-venir de nos retraites –, le comportement de l’exécutif visant désormais à annihiler le combat parlementaire a quelque chose de mortifère. Les artisans de cette destruction démocratique en règle ne prennent pas la mesure du mal cumulatif qu’ils imposent au pays et qui enclenchera immanquablement une réaction en chaîne aussi inédite qu’imprévisible.

Qui n’a pas compris la richesse historique du mouvement social en cours, comme sa diversité exemplaire, n’a rien compris en vérité à la lame de fond qui secoue les tréfonds de la société. On ne dira jamais assez la puissance symbolique des arrêts de travail des «roulants», les jets des robes d’avocats, des blouses de médecin, des cartables de profs, des outils des artisans d’art du Mobilier national, sans parler des danseuses de Garnier, de l’orchestre de l’Opéra, du chœur de Radio France, etc.

Tout cela pour quoi? Frédéric Lordon l’expliquait récemment: «Ce sont des merveilles de la politique contre le management des forcenés. Ici les forcenés ne sont pas ceux qui sont managés mais ceux qui managent, lesquels par ailleurs pensent que les ''forcenés '', les '' fous''», comme tout le reste, sont à manager. De la politique quasi-anthropologique, où l’on voit, par différence, l’essence des forcenés qui managent et, à leur propos, surgir la question vertigineuse: mais qui sont ces gens? Qu’est-ce que c’est que cette humanité-là?» Oui, de la même manière qu’elle pourrait dire qu’elle n’est pas à vendre, la société aujourd’hui dit qu’elle n’est pas à manager. 

Désordre.

Mais revenons au sujet essentiel, quand nous (re)découvrons toutes les conditions de possibilité cachées de la démocratie, sans lesquelles, rappelle Frédéric Lordon, il n’y a que « la-démocratie » dépourvue du sens de «la décence». Une question hante donc le bloc-noteur, celle qui commande à tous les débats du jour l’identité d’une République, par quoi notre pays fait, en Europe et dans le monde, exception.

Qui que nous soyons, nous payons tous collectivement, et par un indéniable désordre mental, la confusion intellectuelle entre l’idée de République issue de la Révolution française, et l’idée de démocratie, telle que la modèle l’histoire anglo-saxonne. Nous les croyons synonymes, nous les mélangeons, les fusionnons sans discernement, commettant l’erreur de ne pas les distinguer. La société libérale et consumériste n’est pourtant qu’une figure parmi d’autres de la démocratie, mais elle s’avère si dominante et communicative qu’on la croit obligatoire, y compris dans les pays où la démocratie a pris d’autres visages.

Le conflit pour les retraites en est emblématique. Quand tout ce qui a pu être dit, puis crié, puis hurlé ne rencontre que le silence abruti de la caste supérieure, qui s’étonnera que les moyens changent, tôt ou tard? N’oublions jamais que la République aime l’égalité. Or, l’égalité sociale ne figure pas au programme de la démocratie, par laquelle on parle d’autant plus haut et fort des libertés publiques et individuelles qu’on veut surmonter l’embarras suscité par les inégalités économiques.

Sous le terme d’«égalité», le démocrate se contentera toujours de l’égalité juridique devant la loi; le Républicain, lui, y ajoute obligatoirement l’équité des conditions matérielles et une vision pour les générations futures, sans lesquelles le pacte civique devient, à ses yeux, un faux-semblant léonin. Dans ce contexte, la trompeuse morale politique du «courage des réformes» n’a qu’une définition, empruntée aux self-services d’outre-Atlantique: violenter le plus grand nombre comme indice de valeur personnelle. En somme, le contraire de la République – qui ne dissocie jamais l’homme du citoyen… 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 28 février 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

Voir les commentaires

Le gouvernement dégaine le 49.3 sur les retraites


1 Mars 2020, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Samedi, 29 Février, 2020

Lionel Venturini, Aurélien Soucheyre et Julia Hamlaoui

Le premier ministre Edouard Philippe a sorti l’arme ultime pour faire passer en force la réforme des retraites, ce samedi 29 février. Les députés ont désormais 24 heures pour déposer une motion de censure du gouvernement s’ils veulent empêcher l’adoption de la réforme. 

La réforme des retraites est décidemment l’opération la plus antisociale et la plus antidémocratique de toute l’histoire de la Ve République. Le premier ministre, Édouard Philippe, s’est rendu ce samedi 29 février à l’Assemblée nationale pour brandir devant les députés l’article 49.3 de la Constitution, afin de faire adopter le projet de réforme des retraites sans vote.

« Après en avoir obtenu l’autorisation du conseil des ministres le 29 février, j’ai décidé d’engager la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraite. Non pour mettre fin aux débats mais pour mettre fin à cet épisode de non-débat », a-t-il lancé dans l’Hémicycle, clôturant l’examen du texte.

Les députés ont à présent 24 heures pour déposer une motion de censure, qui doit être signée par un dixième d’entre eux pour pouvoir être soumise au vote de la représentation nationale dans les 48 heures suivantes.

Les députés PCF, FI et PS ont déjà annoncé qu’ils entendaient déposer une telle motion en cas de recours au 49.3. « Je sais qu'il n'y aucune difficulté avec les autres groupes de gauche pour le dépôt d'une motion de censure, et nous aurons bien évidemment des échanges avec les autres députés », a déclaré André Chassaigne. Le président PCF du groupe GDR a accueilli la décision du premier ministre avec « beaucoup de colère ». « C’est un acte grave.  Les justifications avancées sont absolument scandaleuses », ajoute-t-il. « Je fonce à l’Assemblée. Sur place mes collègues tiennent la tranchée », a également fait savoir le député FI Jean-Luc Mélenchon. Les élus LR envisagent eux aussi de déposer une motion de censure. Enfin, le député Matthieu Orphelin, qui a quitté le groupe LaREM à l’Assemblée, s’est indigné de la décision du gouvernement à travers un communiqué intitulé « Quelle erreur ! ».

La réforme des retraites, dénoncée depuis des mois par l’ensemble des syndicats, combattue à travers une mobilisation sociale historique qui a réunie de très nombreuses professions, est également critiquée par le Medef lui-même, et repoussée par l’opinion publique. Elle a même été étrillée par le Conseil d’Etat, qui dénonce une entreprise lacunaire et insincère. Selon les dernières enquêtes d’opinion, les Français sont défavorables à 72% à tout recours au 49.3 concernant cette réforme. Près de 69% de nos concitoyens sont d’ailleurs favorables à un référendum afin de se prononcer eux-mêmes pour ou contre son adoption. Et 56 % d’entre eux disent vouloir voter contre.

Le texte est examiné en séance à l’Assemblée nationale depuis le 17 février. L’opposition a déposé plus de 41 000 amendements afin de le combattre et de pousser le gouvernement et la majorité à dévoiler la véritable nature de leur réforme rétrograde. Les montants des futures pensions de retraite et les âges de départ qui seront retenus dans le cadre du système à points défendu par l’exécutif n’ont toujours pas été précisés. Tout indique que l’âge de départ sera sans cesse repoussé de générations en générations et que les pensions diminueront pour la grande majorité des Français. Le texte prévoit même une baisse des pensions en cas de baisse du produit intérieur brut.

Le gouvernement a présenté une réforme composée de 29 ordonnances, invitant les députés à lui laisser les mains libres pour faire ce qu’il veut des retraites des Français. En plus de soumettre un texte à trous, en appelant les députés à renoncer à leur rôle d’écriture de la loi, il utilise aujourd’hui le 49-3 pour les empêcher de voter sur l’adoption texte, à travers un coup de force inouï, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’en dehors du Parlement.  « C’est un acte antidémocratique pour faire adopter une loi fondamentale qui touche tous les salariés, toutes les générations pour les 50 ans à venir. LaREM, c’est du brutal ! », s’est alarmé Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF vilipende dans son message le recours au 49-3, « arme nucléaire pour tuer un débat parlementaire ».
 De son côté, l'UD CGT Paris a appelé à un rassemblement immédiat devant l'Assemblée nationale, place de la Concorde.


Ce coup de force, quelque soit le résultat à venir, laissera des traces. François Hollande et Manuel Valls ne s’étaient jamais remis du recours au 49.3 pour imposer la loi El Khomri. La Macronie semble en tout cas prête à tout pour détruire notre modèle social solidaire et imposer la règle du chacun pour soit et la domination des plus riches sur les plus modestes

 

Voir les commentaires

<< < 1 2