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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Macron a peur du débat avec le peuple

6 Février 2020, 14:25pm

Publié par PCF Villepinte

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Encore une augmentation de l’électricité au 1er février !

4 Février 2020, 08:53am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/02/2020 par PCF

Encore une augmentation de l’électricité au 1er février !

Au 1er février, les français subiront à nouveau une hausse des tarifs EDF de l'ordre de +2,4 %. Avec celles de juin et août dernier, l'augmentation aura été de 10 % de plus en huit mois ! Voilà les conséquences de la libéralisation du marché de l’énergie.

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Un mécanisme bien rodé mis en place suite à l’introduction de la concurrence dans l’électricité présentée comme devant faire baisser les prix.

Les concurrents d’EDF n’ont pas investi dans des nouveaux moyens de production d’électricité. Ils doivent donc l’acheter pour la revendre aux clients :

-Soit en s’approvisionnant sur le marché européen de l’électricité où les prix sont tirés vers le bas en raison d’un fort développement des énergies renouvelables fortement subventionné et des prix bas des combustibles fossiles,
-Soit en utilisant l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire et Hydraulique) dispositif issu de la loi scélérate NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) votée en 2010 qui oblige EDF à mettre à disposition 25% de sa production à ses concurrents, au prix fixé de 42 €/MWh.

Depuis deux ans, la forte hausse des prix de la tonne du CO2 couplée à une augmentation du coût des combustibles fossiles a fait grimper les prix de marché. Ceux-ci sont désormais supérieurs à ceux du nucléaire produit par EDF. Les concurrents se tournent tous vers l’Arenh qui était jusqu’ici peu utilisée car plus chère que le marché. Aujourd’hui la demande des concurrents dépasse l’offre de 25 % de la production nucléaire d’EDF autorisée par la loi.

 Ce mécanisme ne suffit plus à les rendre compétitifs Aussi, ces concurrents ont demandé que ce quota de 25% soit porté à 50% voire 100%. En attendant, pour que ces pseudo-concurrents ne perdent pas de clients ou pire disparaissent, la seule alternative est d’augmenter les tarifs réglementés de vente pour continuer de pouvoir rivaliser avec eux et maintenir cette concurrence factice.

C’est tout l’enjeu de la régulation du nucléaire voulu par le gouvernement avec en contrepartie le démembrement d’EDF.
La conséquence est une hausse des factures qui explosent pour les ménages et l’augmentation du nombre de foyers français en précarité énergétique.


Le PCF exige :

  • De sortir l’énergie de l’impasse de la libéralisation
  • Une baisse immédiate de la facture soit faite en ramenant la TVA à 5.5 %
  • l’interdiction des coupures d’énergie (électricité et gaz) tout au long de l’année pour les ménages en situation de précarité énergétique.


C’est tout le sens du projet de loi déposé par le groupe communiste républicain citoyen et écologiste (CRCE) au Sénat et qui sera débattue en séance publique le 6 février prochain.

 

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Le PCF soutient les organisations de jeunesse mobilisées.

4 Février 2020, 08:48am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/02/2020 par PCF

Le PCF soutient les organisations de jeunesse mobilisées le mercredi 5 févier et condamne la répression policière et administrative à l’encontre des jeunes en lutte

Onze organisations de jeunesse appellent ensemble ce mercredi 5 février 2020 à une mobilisation de la jeunesse partout dans le pays pour obtenir le retrait du projet Macron sur les retraites et, plus largement, exprimer son rejet de toutes les attaques menées contre ses droits.

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Retraites à points, réforme de l’UNEDIC, diminution des aides sociales, réforme du bac, précarisation de la recherche dans la loi de programmation pluriannuelle… les jeunes sont, avec le monde du travail, la cible du projet de société réactionnaire que travaillent à mettre en place E. Macron et sa majorité.

Face à la mobilisation des jeunes contre la mise en cause de leurs droits, le pouvoir se livre à une répression disproportionnée, y compris contre des mineurs : policières avec des arrestations pour « feux de poubelles », administratives avec des sanctions scolaires à l’égard des jeunes ayant osé participer à des mobilisations dans leurs établissements.

La jeunesse ne veut pas se taire et elle a raison !

Le PCF, avec ses militant-e-s et ses élu-e-s, soutient l’appel à la mobilisation de la jeunesse ce 5 février et sera aux côtés de tous les jeunes victimes de sanctions et de répression du fait de leur engagement dans le mouvement social.

 

 

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LA PSYCHIATRIE EN DÉTRESSE ---- LE CLIP

3 Février 2020, 15:25pm

Publié par PCF Villepinte

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Retraites. La gauche en ordre de bataille à l’Assemblée

3 Février 2020, 09:38am

Publié par PCF Villepinte

 

L’Humanité

Lundi, 3 Février, 2020

Diego Chauvet

La réforme des retraites entame son parcours parlementaire aujourd’hui. Avec les salariés encore en lutte, socialistes, communistes et insoumis se retrouvent en première ligne pour obtenir le retrait du projet.

Deux mois après le début d’un mouvement social sans précédent depuis plusieurs décennies, le projet de réforme des retraites concocté par Emmanuel Macron et Édouard Philippe commence aujourd’hui son parcours parlementaire. Le mouvement social se poursuit.

 Mais les débats parlementaires vont être l’occasion pour les opposants à cette réforme, la gauche tout particulièrement, d’ouvrir un nouveau front. Ce lundi, ce n’est pas encore l’Assemblée nationale en séance plénière qui hérite de l’examen du texte.

C’est sa commission spéciale qui, en seulement six jours, va devoir étudier le texte avant que celui-ci ne soit ensuite soumis à l’examen de tous les députés, dans le cadre d’une procédure accélérée: elle signifie qu’il n’y aura pas de seconde lecture après son passage au Sénat…

Deux armes parlementaires, au-delà des batailles d’amendements peuvent être engagées : la motion de censure et la motion référendaire…

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Conscience(s)

2 Février 2020, 13:02pm

Publié par PCF Villepinte

Conscience(s)

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La réforme des retraites et le déterminisme social…


Risque.

Réfléchissons bien. «Tout malheur national appelle d’abord un examen de conscience», écrivait Marc Bloch, torturé puis massacré par la Gestapo en 1944.

Pourquoi le bloc-noteur songe-t-il au grand historien? Parce que les circonstances du moment réclament aussi un examen d’«émotion», qui soit à la mesure de l’enjeu de civilisation actuel symbolisé par le combat contre la réforme des retraites, exemple emblématique du mode s’opérant à vue dans la vieille Europe: un changement de régime affectif… donc politique.

Disons, une modification d’attitude intérieure envers la politique, comme si l’entreprise de conquête des mandats électifs – Mac Macron avec «l’Entreprise France» – tendait à recruter des technocrates de surface dont l’agir et le dire ne mordent plus en profondeur, et donc, par «légèreté» ou «habileté», s’attaquent précisément aux ferments racinaires eux-mêmes de la République.

Mac Macron en est l’incarnation. S’il sous-estime la difficulté de vouloir braver l’opinion dans une démocratie d’opinion – péché sans doute mortel –, le cas en question nous interroge sur l’imposture de la posture, lui qui représente un peuple et non un public, des citoyens et non des clients.

 À en croire les indiscrétions de palais, le risque de la «réforme de trop» fut sérieusement évalué. L’ampleur de l’exercice devait devenir le «marqueur» définitif de l’ambition transformatrice de Mac Macron. Et c’est en toute «conscience», visiblement, qu’il prit le risque de dévitaliser un peu plus sa verticalité théorisée, tout en accentuant le décalage entre sa personne et la masse de la population.

Soyons simple: comment un «président des riches» peut-il être crédible quand il parle d’«égalité» et d’«universalisme»?

Valeurs.

 Puisque les attaques contre le projet de loi viennent parfois d’où on ne les attend pas, il fallait découvrir, cette semaine, l’étonnante tribune de Marc Le Fur et Xavier Patier, publiée dans le Figaro.

Le premier est député LR, l’autre ancien collaborateur de Jacques Chirac. Leur pedigree en témoigne, c’est donc au nom de leurs valeurs de droite et du principe que l’ascenseur social, l’effort et bien sûr le mérite restent une donnée essentielle de notre République, qu’ils dénoncent le système par points.

On en pense ce qu’on veut, mais tout de même, lisez plutôt ceci: «Il y a autre chose que la méthode, écrivent-ils. Un système de retraite, c’est une vision de la vie (…). Un mécanisme de retraite récapitule implicitement, plus encore que les lois dites “sociétales”, le sens qu’une nation donne à l’existence humaine.» Et ils ajoutent: «Que dit notre système actuel? Au-delà de la diversité des régimes, il repose sur l’idée que chacun peut conjurer le sort et s’élever. Que ce soit en prenant le compte des 25 meilleures années de cotisation comme dans le privé, ou des 6 derniers mois chez les fonctionnaires, l’inspiration fondatrice est que chacun peut dépasser le déterminisme dont il est issu. Tous ne naissent pas avec les mêmes chances, mais tous ont droit à un avenir. Voilà ce qui fonde notre système.»

 La réforme par points prend en compte, en effet, la totalité de la carrière professionnelle. Résumons: dans le système actuel, un ouvrier devenu cadre perçoit une pension calculée sur ses 25 meilleures années, de la même façon que celui qui sort d’une grande école. Idem entre un professeur devenu recteur et un agrégé ou un normalien.

Et nos deux auteurs s’en indignent par des mots que le bloc-noteur ne renierait pas: «Désormais, le retraité sera irrémédiablement rattrapé par la façon dont il est entré dans la vie professionnelle. Le mérite qu’il aura acquis au fur et à mesure de celle-ci ne pèsera plus grand-chose. On lui rappellera, lors de son départ en retraite, qu’il a commencé son métier au bas de l’échelle. Il ne pourra pas prétendre à la même pension que ceux qui ont commencé plus haut que lui: tu as commencé ta carrière modestement, on ne l’oublie pas.»

Philosophiquement et politiquement, l’argument s’avère imparable. Il n’était pas vain de se l’approprier. En toute conscience.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 31 janvier 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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NOUS VIVONS UN MOMENT HISTORIQUE

2 Février 2020, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

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Conférence de financement de la retraite

1 Février 2020, 19:57pm

Publié par PCF Villepinte

 

Réaction de la CGT

au discours du 1er ministre lors de l’installation de la conférence du financement le 30 janvier 2020

 

Cette réunion d’installation de la conférence du financement de la retraite s’ouvre en pleine période d’une mobilisation sociale inédite à la fois par son importance et sa durée, contre le régime universel à points que votre gouvernement veut mettre en place.

 D’ores et déjà une nouvelle journée de grève et de manifestation est prévue le jeudi 6 février prochain.

 La CGT rappelle

· que la majorité de nos concitoyens sont opposés au passage à un régime de retraite à points qui n’auraient comme conséquences que de reculer l’âge de départ à la retraite et de diminuer l’ensemble des pensions de tous les secteurs professionnels.

· que la majorité des organisations syndicales représentant près de 60% des salariés et les principales organisations de jeunesse, demandent ensemble le retrait du projet de loi et portent des propositions d’amélioration des régimes actuels.

 · que la totalité des instances consultatives des caisses de sécurité sociale et de retraite ont émis un avis défavorable au texte gouvernemental.

Vous ne pouvez ignorer, non plus, que le Conseil d’État a rendu, le 25 janvier dernier, un avis extrêmement sévère à l’égard de votre projet, déplorant, je cite : « des projections financières lacunaires, un recours aux ordonnances qui fait perdre la visibilité d’ensemble et concluant ne pas avoir eu le temps nécessaire afin de garantir au mieux la sécurité juridique de la réforme des retraites »

Quelle conception de la démocratie avez-vous, en exigeant de la représentation nationale de signer, dans un délai plus que contraint, un chèque en blanc sur 2 projets de loi dont les éléments structurants seront complétés par 29 futures ordonnances.

Le projet de loi confirme bien la disparition de la branche vieillesse et ouvre la voie au démantèlement de toute la Sécurité sociale.

 D’autre part, il n’y a pas de diagnostic partagé sur la situation financière actuelle et à venir de notre système solidaire. Ce déficit est en fait construit de toutes pièces.

Le COR lui-même souligne que « le solde financier du système de retraite […] dépend de manière cruciale de la convention [comptable] retenue. » Il acte, ainsi, que « la part des ressources consacrées au système de retraite dans le PIB diminue sur la Ü Note aux organisations Montreuil, le 30 janvier 2020 période de projection. » dès lors rien d’étonnant à ce que votre étude d’impact en acte la diminution de 14 à 12,8 points de PIB, alors que le nombre de retraités va croître.

 Le COR note également que les réserves du système de retraite sont évaluées à 5,6 % PIB, largement suffisantes donc pour passer le cap de 2025. De plus, le COR est bien obligé de reconnaître que l’équilibre financier pourrait facilement être atteint par une hausse modeste des cotisations : en moyenne, 1 point de cotisation supplémentaire à l’horizon 2025.

 Le débat, bien installé maintenant dans l’opinion publique, n’est donc pas une simple donnée comptable mais bien un débat de projet contre-projet, un véritable choix de société : l’individu selon ses moyens ou bien la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle.

Ainsi, nous tenons à vous rappeler l’engagement que vous avez pris, Monsieur le 1er Ministre en recevant la CGT, le 10 janvier dernier. Vous avez souscrit à notre volonté de mettre sur la table de cette conférence l’examen de nos propositions de financement pour améliorer le système actuel, tout en ouvrant de nouveaux droits pour les femmes, les jeunes, les privés d’emploi ou encore les salariés exerçant des métiers pénibles (…)

J’en reviens à vos propos : « toutes les pistes de solutions pourront être mises sur la table. Chacun pourra venir avec ses experts » Qu’en sera-t-il ? C’est la question préalable à laquelle nous vous demandons de répondre aujourd’hui

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La mémoire : une bataille politique pour le centenaire du PCF

1 Février 2020, 10:22am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 29/01/2020 par PCF

Il suffit d’avoir dans sa vie fait un seul porte-à-porte – un vrai, avec une bouche et des oreilles, pas une récitation répétée sans écouter son interlocuteur –, parlé politique avec quelqu’un qui n’est pas un proche, pour mesurer combien la politique n’est pas réductible à un programme – aussi réelle soit l’importance d’un programme. La politique, c’est affaire de sens, de repères, de symboles, de mémoire.

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De ce point de vue, le centenaire du PCF est l’occasion d’animer cette bataille. Je prendrai trois exemples.

1) L’image du Parti communiste est bien sûr liée à celle de l’Union soviétique, elle-même réduite à deux traits dominants : inefficacité économique et écologique ; insoutenable répression dans un climat liberticide. Si la réalité des expériences socialistes fut assurément plus complexe, nous restons souvent sommés de nous expliquer quant à « notre soutien indéfectible » à ce « camp de l’Est » qui n’eut pas que ces deux caractéristiques mais qui, hélas, en grande partie, les eut aussi. De ce point de vue, il ne s’agit pas de nier l’évidence : le communisme en France, d’Octobre à 1991, fut fortement marqué par ce qui se tentait à l’Est. Cela a même, longtemps, été un indubitable gage de crédibilité : nous ne pouvions être taxés de doux rêveurs comme Clemenceau moquant les discours de Jaurès car tous les verbes en étaient au futur. Pour autant, les relations PCF-PCUS ne peuvent être ramenées à ce « soutien indéfectible » et permanent. Et de cela, qui a encore la mémoire au-delà des rangs communistes ? Qui sait la condamnation, sous Thorez, des publications antisémites parues en Ukraine soviétique ? Non pas une condamnation secrète mais, dans le journal communiste français en langue yiddish La Presse nouvelle repris dans ce qui était ensuite l’organe central du PCF. Qui sait que c’est Aragon et Elsa Triolet qui permettent la traduction et la publication en France du premier livre de Soljenitsyne ? Qui a lu l’incroyable article « Pour l’amour de l’avenir » que la romancière consacre audit livre en première page des Lettres françaises en 1962 ? Qui sait ce que furent les relations PCF-PCUS après le terrible été pragois 1968 et dans les années qui suivirent ? Quel écart entre l’histoire du PCF sur ce chapitre et la mémoire dominante !

2) La Résistance. Pour le coup, l’horrible ampleur de la répression anticommuniste et la si large place que prirent les communistes dans la Résistance rendent encore difficile aujourd’hui d’effacer le PCF. Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Côté pile, la scandaleuse opération de François Hollande en 2015 : le Président de la République décide alors de rendre hommage à la Résistance et fait entrer quatre figures au Panthéon. Parmi celles-ci, aucun communiste ! Les rouges sont gommés de la photographie... Côté face, non pas la gomme mais le crachat : l’omniprésent Jean-Michel Aphatie se répand depuis plusieurs mois sur le thème « il faut débaptiser les rues Maurice-Thorez » et semble regretter qu’on n’ait pas fusillé le « déserteur » de 1939. Superbement ignorant de l’histoire, le journaliste – que n’étouffe pourtant pas l’humilité – rejoint ainsi son confrère de RMC et l’impayable Michel Onfray dans la délirante récitation selon laquelle le Parti communiste n’a pas vraiment résisté, etc., etc. Bref, deuxième cas de figure : une mémoire qui demeure, mais qui subit bien des assauts, ce qui, sans forte réplique, laisserait forcément des traces.

3) La question coloniale. Dans notre pays si intimement marqué par cette expérience, qui sait aujourd’hui le rôle tenu par les communistes ? Qui sait qu’au lieu même où est aujourd’hui érigé le magnifique siège national du PCF, se tint en 1931 la contre-exposition coloniale vantant l’art de ces peuples dont certain locataire de l’Elysée disait encore dernièrement qu’ils n’étaient pas encore entrés dans l’Histoire... ? Surréalistes et communistes menaient alors cette bataille dans une solitude radicale. A l’heure où un racisme putride souffle son haleine mauvaise sur notre pays, ne serait-il pas utile que cette connaissance historique croisse dans notre peuple ?

Il ne s’agit pas de substituer à une légende noire une légende dorée, mais la mémoire aussi est, pour une part, un combat de classe. Bien malheureux l’homme ou la femme politique qui ne saisit pas l’importance politique de cet enjeu.

J’ai développé ici cette seule dimension mémorielle, mais il va de soi que le centenaire ne s’y réduit nullement. Alors qu’un sondage vient de dire un doute majoritaire quant au caractère positif du capitalisme, la question de la perspective communiste présente sera bien sûr au cœur de cette année de débats, de rencontres, de fêtes, de politique.

Guillaume Roubaud-Quashie,

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Brexit : Les intérêts des peuples britanniques et européens doivent être défendus !

1 Février 2020, 10:17am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 31/01/2020 par PCF

Brexit : Les intérêts des peuples britanniques et européens doivent être défendus !

La sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne sera effective ce soir. La phase de transition qui s’ouvre sera désormais décisive.

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L’accord sur la future relation entre l’UE et le Royaume-Uni ne pourra pas faire l’impasse sur des questions majeures. Le Royaume-Uni se prépare à devenir le plus grand paradis fiscal de la planète. Il représente déjà, à lui seul, plus du tiers du risque d’évasion fiscale du monde avec ses territoires dans les îles anglo-normandes, l’île de Man, les îles Caïman, les îles Vierges britanniques, les Bermudes, paradis fiscaux notoires…

Le futur accord avec l’UE doit être conditionné à la lutte effective contre ces paradis fiscaux.

De plus, Boris Johnson et Donald Trump ont réaffirmé leur volonté de conclure au plus vite un accord de libre-échange de grande ampleur, remettant en cause les règles de sécurité alimentaire, et libéralisant totalement le commerce et les prix des médicaments au plus grand plaisir de l’industrie pharmaceutique américaine, et au plus grand péril pour le système de santé britannique. Ce projet d’accord, allié à l’orientation politique générale du gouvernement de Boris Johnson, fait peser de lourdes menaces sur les normes sociales et environnementales qui subsistent encore au Royaume-Uni, déjà mises à mal par de longues années de politique d’austérité néolibérale.

Si le choix du peuple britannique à quitter l’UE doit être respecté, les modalités de mise en œuvre du Brexit ne peuvent pas compromettre les intérêts des peuples d’Europe, du Royaume-Uni, ils ne doivent pas non plus remettre en cause la paix en Irlande. Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces de gauche britanniques et irlandaises qui luttent dans cette direction.

 

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