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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Dangereuse spirale

17 Février 2020, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

Dangereuse spirale

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Actualités, Articles

Patrick Le Hyaric

le 16 février 2020


L’atteinte à la vie privée dont est victime M. Griveaux est une grave remise en cause des droits humains. Elle doit être condamnée et sanctionnée sans appel. Elle s’inscrit et vient couronner un système que nous ne cessons de dénoncer dans ces colonnes. Celui qui conduit des responsables politiques à n’avoir en guise de propositions que leur exposition, avec conjoints et enfants, dans de grands magazines en papier glacé ou des émissions de télévision. Les égouts du net en sont un prolongement moderne et plus violent.

Ce n’est donc pas simplement, une détestable vidéo, violant l’intime qui provoque l’affaissement démocratique mais un système global fait de postures, de simplismes et d’égos démesurés remplaçant la délibération publique. Dès lors qu’ont fait croire qu’il n’y a plus que des choix « techniques » et aucune alternative progressiste l’accent est mis sur des choix de personnes, leur image et la capacité à fabriquer le bon mot qui fera parler. La gloire, aussi fulgurante que la souffrance médiatique, ne pourra jamais nous faire oublier toutes celles et ceux -anonymisés- qui se demandent comment payer le loyer, la quittance d’électricité ou remplir le frigo pour les enfants. Rien ne saurait atténuer notre condamnation de ce qui arrive.

Qu’on nous permette cependant de rappeler que la victime d’aujourd’hui n’a pas été économe en mépris vis-à-vis de ceux, qui « fument des clopes et roulent au diesel », sans parler de cette farfelue proposition de créer un « Central Park » pour faire parler de lui. À force de remplacer la délibération citoyenne, la confrontation par le « récit », la « narration de soi », en lieu et place du débat d’idées, on abaisse et on assèche la démocratie, la politique.

Cette campagne des élections municipales devrait être l’objet de débats contradictoires sur des projets, sur les meilleurs moyens de répondre aux souhaits des habitants, sur des priorités d’investissements, sur les rapports avec l’Etat. Rien de tel n’est organisé. Prévaut le modèle des jeux télévisés : le citoyen devenu public est sommé d’applaudir, de huer ou de verser sa larme. Jusqu’où ira-t-on ainsi ? Doit on accepter plus longtemps que les vagues montantes des transgressions numériques imposent leur loi jusqu’à la nausée, ouvrant les béances d’une sorte de post-politique du pire ? Une authentique démocratie citoyenne doit reprendre le dessus. Cela pourrait commencer par écouter le puissant rejet populaire de la contre-réforme des retraites et de consulter les citoyens.

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Démocratie. Jour historique à l’Assemblée : les députés doivent entendre le pays

17 Février 2020, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

Lundi, 17 Février, 2020

L'Humanité 

Aurélien Soucheyre

La réforme des retraites arrive aujourd’hui dans l’Hémicycle, après des semaines de mobilisation sociale. Les députés LaREM écouteront-ils les Français?

Les élus de la majorité ont rendez-vous avec l’histoire: le texte de la réforme des retraites arrive cet après-midi dans l’Hémicycle. Devant cette responsabilité immense, les députés LaREM feraient bien de relire de toute urgence la Constitution. C’est écrit noir sur blanc dans la loi fondamentale: «La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.» Les macronistes qui siègent au Parlement en ont-ils seulement conscience? Car le projet de destruction d’un droit à une retraite digne et véritable voulu par Emmanuel Macron est contesté de toutes parts. Le président de la République a d’ores et déjà perdu la bataille de l’opinion. Il est minoritaire dans le pays, et n’a pour seule majorité que celle élue à l’Assemblée nationale en 2017. Une majorité pour l’instant sourde aux appels des Français, qui s’enferme dans un Palais-Bourbon déconnecté du pays…

Une chose reste certaine : le débat d’aujourd’hui et des jours à venir fera date. Reste à savoir si les 60 députés de gauche seront les seuls à se montrer à la hauteur, en faisant entrer la voix des français dans l’hémicycle. La responsabilité des députés La REM, devant notre modèle social et devant leur rôle de parlementaires, sera quant à elle gravée dans le marbre de l’histoire.

 

 

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Succès historique du Sinn Féin en Irlande: Premières conséquences politiques du Brexit

17 Février 2020, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

Avec plus de 530 000 voix en vote de première préférence et 24,5% des voix aux élections législatives irlandaises du 8 février, le Sinn Féin s’impose comme le premier parti en voix dans les 26 comtés du sud de l’Irlande. Cela assure au parti républicain 37 sièges au Parlement de Dublin. Si l’on y ajoute les résultats des élections dans les six comtés du Nord de 2017, le Sinn Féin, avec 700 000 voix, est aujourd’hui le premier parti dans toute l’Irlande.

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Pour la première fois depuis la partition de l’île en 1921, la domination des deux partis qui s’échangent ou se partagent le pouvoir au Sud, le Fianna Fáil et le Fine Gael, est remise en cause.

Le Sinn Féin a bâti ce succès historique en approfondissant son orientation républicaine et sociale et en l’adaptant aux nouvelles conditions créées par le Brexit. Son manifeste électoral, intitulé «Donner une pause aux travailleurs et aux familles», est fondé sur la fin des politiques d’austérité néo-libérales, avec des propositions concrètes sur le système public de santé (ouverture de 1500 lits et embauches de médecins et d’infirmier.e.s), des aides pour les travailleurs indépendants, des investissements d’un milliard d’euros dans les transports publics, l’opposition au recul de l’âge de départ à la retraite, la fin des arnaques de la part des compagnies d’assurance privées. Le Sinn Féin allie cette exigence sociale, chiffrée, à une ambition politique majoritaire allant jusqu’à se déclarer clairement candidat à exercer le pouvoir. La décomposition du gouvernement sortant, les menaces sur le système de retraites, les ravages de la spéculation immobilière et les scandales provoqués par les abus des assurances ont marqué la campagne électorale.

Si les enquêtes d’opinion concluent au fait que la question du Brexit n’a sans doute pas été déterminante dans le résultat de ces élections législatives, il n’en demeure pas moins qu’elle aura constitué une des toiles de fond de ces élections. Les résultats du Sinn Féin dans les régions frontalières ne sont pas fortuits. Le sort de l’Irlande, comme l’ensemble de la «relation future» entre le Royaume-Uni et l’UE, n’est pas définitivement réglé, loin s’en faut. L’accord trouvé n’est pour le moment que «transitoire». Le résultat du Sinn Féin au Sud, combiné avec la résolution de la crise politique provoquée par les Unionistes au Nord, est incontestablement un appui majeur pour que les intérêts sociaux et démocratiques du peuple irlandais soient respectés dans ce contexte. Le Sinn Féin défend, à raison, l’application intégrale des accords de paix de 1998, dits «Accords du Vendredi saint», l’établissement d’un comité parlementaire sur l’unité de l’Irlande, et la perspective d’un référendum sur l’unité organisé à la fois au Nord et au Sud. Car le Brexit pose effectivement cette question.

Fabien Roussel a réaffirmé au Sinn Féin la profonde solidarité du PCF et lui a exprimé ses félicitations pour le résultat des élections. La solidarité historique du PCF avec la lutte du peuple irlandais et avec le Sinn Féin reste pleine et entière!

Vincent BOULET
Responsable Europe du PCF

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Répressions à l’encontre des lycéens mobilisés

13 Février 2020, 11:46am

Publié par PCF Villepinte

Répressions à l’encontre des lycéens mobilisés

Voilà plus de trois semaines que les E3C (épreuves communes de contrôles continus) ont débuté. Ces épreuves connaissent depuis le début la contestation d’un front large allant des enseignants aux élèves en passant par les parents d’élèves. On estime à 43% le nombre d’épreuves perturbées par cette mobilisation. Les lycéens mobilisés exigent non seulement le report des épreuves mais plus globalement le retrait de la réforme du bac. Cette réforme va amplifier les inégalités et entériner la sélection sociale qui avait été mise en place avec Parcoursup.

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Face à cette contestation légitime, le gouvernement, assisté par des proviseurs zélés, fait le choix de la répression. Leur volonté est claire : tuer la mobilisation dans l’œuf.

Une répression policière et juridique inédite

Le mouvement de contestation contre les E3C a connu une surprenante réponse policière. Un usage systématique des forces de l’ordre incompréhensible contre des élèves pacifiques. La photo d’un CRS contrôlant les élèves à l’entrée des établissements a fait le tour des réseaux sociaux est malheureusement devenue le triste quotidien des lycéens mobilisés depuis maintenant trois semaines.

Les jeunes mobilisés contre les E3C subissent une répression policière d’une violence inédite. La plupart des lycées mobilisés ont connu une intervention des forces de l’ordre. Les policiers n’hésitant pas à user de la force contre les jeunes, voire même à l’encontre des enseignants et parents d’élèves mobilisés.

Aux photographies de CRS aux entrées des établissements, voire au sein même des établissements, s’ajoute le nombre de jeunes interpellés et mis en garde à vue. À Paris, quatre jeunes, dont trois mineurs, ont passé trente heures en garde à vue pour avoir alimenté un feu de poubelle. Une enquête a été ouverte pour dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux. L’avocate de trois des quatre jeunes a qualifié la procédure de «disproportionnée ». Les jeunes sont convoqués devant le tribunal le 17 mars prochain.

Le gouvernement cherche à instaurer un climat de peur chez les lycéens pour les dissuader de se mobiliser. À la répression policière s’ajoute une lourde répression administrative, condamnant certains lycéens à une double voir triple peine.

Une répression administrative inacceptable

Aux coups de matraque s’ajoute une répression administrative. Un grand nombre de lycéens subissent des pressions de la part de leurs établissements pour les punir de s’être mobilisés. De nombreuses sanctions à l’encontre des organisateurs des blocus ont été faites, allant du blâme au conseil de discipline. Ces sanctions disciplinaires auront désormais un impact sur la suite du parcours des élèves, car avec la réforme du bac, 10 % de la note finale sera faite sur le dossier scolaire. En plus de passer des épreuves dans des conditions calamiteuses, certains vont ainsi voir leur moyenne tombée par un dossier scolaire saboté par leur proviseur pour s’être mobilisés contre cette réforme injuste.

Bien pire que le dossier scolaire, certains lycéens ne s’étant pas rendus aux épreuves se sont vu attribuer un zéro d’office sans possibilité de passer les rattrapages. Cela a fait le tour des médias nationaux. Une quinzaine de lycéens de La Rochelle ont eu un zéro d’office aux épreuves des E3C pour s’être mobilisés devant leurs établissements ou pour certains avoir uniquement suivi un compte Instagram relié au blocage de leur lycée. Alors qu’aujourd’hui, la sélection et la mise en concurrence à tous les niveaux sont de mise, plomber ainsi la moyenne des élèves va avoir des effets désastreux sur l’avenir de ces jeunes.

Ce déchainement répressif s’inscrit dans un contexte de contestation généralisée contre le gouvernement et sa réforme des retraites. Alors que les foyers de mobilisations ne s’éteignent pas, il semble que l’exécutif craint une mobilisation des jeunes qui aurait fait jonction avec les syndicats professionnels. 

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

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Égalité professionnelle : la précarité se vit d’abord au féminin

13 Février 2020, 11:42am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 12/02/2020 par PCF

Le Parti communiste organise un grand meeting, où des femmes, premières concernées par la précarité, l’exploitation et les inégalités professionnelles, prendront la parole. Le vendredi 6 mars 2020, 19 h, à la Bellevilloise. Avec Fabien Roussel. « L’égalité professionnelle ça ne se négocie pas ! ». Et le 8 mars, jour de la grève féministe, nous manifesterons en France « On arrête toutes » !

Ce 8 mars 2020, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, sera une fois de plus celui de la lutte pour l’égalité professionnelle ! Bien que l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines ait valeur constitutionnelle et que l’égalité professionnelle soit inscrite dans plus de treize lois en France, de fortes inégalités existent dans l’emploi et l’insertion professionnelle, au travail et après, devant la retraite par exemple. Si les femmes ont toujours travaillé, elles ne disposent pas toujours de leur autonomie, et certaines sont maintenues sous la dépendance financière de leur conjoint. L’écart salarial moyen stagne aussi autour de 25 %.

C’est pourquoi la lutte pour l’égalité professionnelle constitue un levier de premier plan pour parvenir à une égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Le 8 mars sera marqué par la « grève féministe » et la manifestation « On arrête toutes » (de travailler, de briquer, de cuisiner, de consommer...) pour les droits des femmes et pour l’égalité, avec le collectif national droits des femmes, et à laquelle le PCF participe bien évidemment !

Dans leur vie professionnelle, les femmes subissent de nombreuses contraintes au travail, qui non seulement ne permettent pas de construire une carrière dans de bonnes conditions, mais en plus qui privent le monde du travail de talents et de forces considérables. Si le taux d’emploi des femmes et leur rémunération étaient égaux à ceux des hommes, le PIB de la France bondirait de 6,9 %.

Nous voulons conquérir l’égalité professionnelle : Les inégalités se sont réduites jusqu’en 1990 puis plus rien ! Les femmes travaillent, concentrées dans seulement 12 familles professionnelles sur 87 et qui sont non reconnues, et sous payées, alors que depuis plus de 30 ans elles sont plus diplômées que les hommes. Elles occupent des postes moins qualifiés, moins valorisés. La société patriarcale maintient les femmes dans un statut d’infériorité. Le patronat utilise le travail des femmes comme un laboratoire d’expérimentation afin d’étendre la précarité, la flexibilité et le temps partiel à l’ensemble du monde du travail.

Nous voulons établir l’égalité salariale : La situation se dégrade à toute vitesse pour le salaire des femmes en France à cause des politiques d’austérité et de dérèglement du droit du travail. En s’intéressant à la différence salariale, on s’aperçoit qu’en 2018 les femmes travaillaient gratuitement à compter du 12 novembre à 15 h 35, soit 10 jours plus tôt qu’en 2016.

Il faut reconnaitre le travail des femmes : L’invisibilité du travail des femmes est une construction sociale et il faut se battre partout et sans cesse pour démontrer que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un supplément d’âme. Nous voulons une prise en compte du genre dans la prise en charge de la pénibilité dans les emplois « féminisés », aide à la personne, assistantes maternelles, puéricultrices, professeures des écoles, avocates, infirmières…

Nous voulons lutter contre le « plafond de verre » professionnel : Il cantonne les femmes sur les postes les moins qualifiés, avec les plus bas salaires, avec les possibilités d’évolution les moins importantes… La revalorisation des métiers dits « féminins » passe aussi par une revalorisation des déroulements des carrières. 55 % des hommes contre seulement 37 % des femmes font des heures supplémentaires. Outre le problème énorme que cette mesure pose pour les finances de la Sécurité sociale, cela contribue à renforcer les inégalités de revenus, l’inégale répartition des tâches ménagères, la charge mentale. Nous voulons la transparence des systèmes de rémunérations.

Nous voulons gagner les 32 heures pour toutes et tous et en finir avec les temps partiels imposés : 82 % des salariés qui ont un contrat à temps partiel sont des femmes. Ces postes sont donc aussi les postes où l’on subit le plus d’abus parce qu’on est plus vulnérable face à la hiérarchie, la clientèle ou à l’environnement professionnel. Ainsi, 56 % des agressions sexuelles arrivent sur le lieu de travail.

Nous voulons la mixité des métiers partout, on a toutes et tous à y gagner : L’assignation des femmes, dès le plus jeune âge, à certains métiers plutôt que d’autres : 48 % des femmes occupant un emploi sont cantonnées dans quatre secteurs d’activité : la santé et les services sociaux, l’éducation, l’administration publique et le commerce de détail. Une telle répartition des métiers est un poids mort pour l’avenir du pays, quand on sait, par exemple, les difficultés auxquelles s’exposent les jeunes femmes pour engager un cursus d’ingénieur alors que la France a besoin de 10 000 ingénieur·e·s supplémentaires par an.

En se donnant l’ambition de sécuriser l’emploi et la formation pour toutes et tous, le PCF intègre la lutte collective contre les inégalités, les stéréotypes sexistes et les discriminations subis par les femmes, notamment la précarité et le temps partiel imposé comme une priorité.µ

Hélène Bidard, membre du CEN.

 

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Mieux vivre dans nos villes et nos villages

10 Février 2020, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 

Vous voulez :

- Des communes solidaires contre les politiques libérales ?
- Des villes et des villages avec des services publics proches de nos besoins ?
- Plus de démocratie dans votre commune ?

Nous aussi !

Le gouvernement plonge des millions d’entre nous dans la souffrance, la misère et la précarité.
Pour construire une alternative juste, solidaire et écologique : faisons de nos villes et de nos villages des lieux de reconquête populaire. Votons pour des élu·es de terrain, des élu·e·s de proximité !

LES PROPOSITIONS que nous portons POUR NOS COMMUNES

DES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ

- Finançons des politiques variées et ouvertes au plus grand nombre, des crèches aux EHPAD en passant par les écoles et les équipements sportifs et culturels.
- Exigeons de l’État les moyens financiers nécessaires au déploiement des services publics municipaux et au bien-être des agents.
- Pratiquons des tarifs basés sur les quotients familiaux.
- Mettons les entreprises à contribution et exigeons des prêts à taux zéro.

DES LOGEMENTS DE QUALITÉ POUR TOUTES ET TOUS :

- Réclamons la hausse des APL et plus de financements pour les bailleurs sociaux !
- Atteignons 25% de logement social dans nos communes, et 40% dans chaque projet d’aménagement.
- Construisons des immeubles intergénérationnels et adaptés aux personnes porteuses de handicap.
- Encadrons les loyers et interdisons les expulsions sans relogement.

LA DÉMOCRATIE : AU COEUR DE MA COMMUNE

- Associons les citoyen·ne·s à chaque décision : référendum, comités de suivi de projets (reconstruction, culture,...), réunions d’information,
conseils de quartiers,...
- La démocratie est un apprentissage : multiplions les Conseils d’enfants consultatifs et décisionnels !
- Donnons le soutien financier nécessaire aux associations dans nos villes.

EMPLOI ET ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

- Généralisons les clauses sociales d’insertion par l’emploi.
- Développons une économie sociale et solidaire.
- Accompagnons les demandeurs d’emplois : généralisons les bourses au permis et les rencontres de l’emploi.
- Privilégions le petit commerce local à l’ouverture de grandes enseignes commerciales.

L’ÉCOLOGIE COMME PRIORITÉ

- Rénovation thermique, géothermie, biomasse, végétalisation de l’espace public : faisons de la commune le territoire central du développement
durable.
- Accompagnons les productrices et producteurs, les consommatrices consommateurs vers une agriculture éco-responsable.
- Déployons une politique de transports en commun de proximité et voies douces, adaptée aux espaces et à la mobilité de chacun.e.

L’ÉGALITÉ ET LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

- Sensibilisons dès le plus jeune âge à l’égalité, notamment femmes-hommes, par la mixité dans le jeu, l’enseignement, la vie associative, sportive et culturelle.
- Partout, luttons contre les discriminations racistes, sexistes, LGBT+phobes.
- Développons les formations des agents municipaux pour l’accueil des victimes de violence.

LA SANTÉ POUR TOUTES ET TOUS

- Développons la prévention des risques sanitaires : buccodentaire, MST, cancer…
- Créons des centres de santé municipaux ou intercommunaux pour combler les déserts médicaux !
- Augmentons la part des produits bio et durables dans la restauration scolaire.


VOTONS POUR des élu·e·s de combat !

Ces propositions sont déjà expérimentées dans les communes où nous avons des élu·e·s.
Pour re-développer les entreprises et notre industrie locale, rouvrir nos bureaux de poste, nos écoles, gares, hôpitaux, caisses
d’assurance maladie, privilégier le bien public : faisons de nos communes des lieux de résistance et de conquêtes !
Nous voulons montrer qu’une politique basée sur la démocratie, les services publics et la justice sociale est possible.

 

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"Une ligne rouge a été franchie" : la lettre ouverte à Macron des 1.300 médecins hospitaliers démissionnaires

10 Février 2020, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

Tribune collective

Liste des signataires disponible à la fin du texte.

https://media.marianne.net/sites/default/files/hopital-demission-marianne.jpg

"Il y a urgence, urgence pour les Urgences, urgence pour la Psychiatrie, urgence pour la Pédiatrie, urgence pour tous les hôpitaux publics universitaires et non universitaires", expliquent dans une lettre ouverte au président de la République les médecins hospitaliers, qui démissionnent pour protester contre leurs conditions de travail.

 

Le 4 février 2020,

Monsieur le président de la République,

Nous sommes 1.300 médecins hospitaliers à avoir collectivement décidé de démissionner de nos fonctions administratives de chef de service ou d’unités de soins parce que, depuis des années, nous assistons à une dégradation continue des conditions de travail des équipes hospitalières. Une ligne rouge a été franchie : la qualité des soins se dégrade, la sécurité n’est plus assurée.

Lors de votre élection à la présidence de la République, nous avons espéré un changement, la « fin d’un système à bout de souffle », comme le déclarait justement la ministre de la Santé. En effet, il n’est plus possible de continuer à faire fonctionner l’hôpital comme une entreprise commerciale, tout en lui imposant en moyenne 800 millions d'euros d’économies chaque année.

Au cours des dix dernières années, la fameuse « tarification à l’activité » a contraint les hôpitaux à augmenter toujours plus leur activité, alors que les gouvernements décidaient de baisser les tarifs de paiement des séjours par la Sécurité sociale. Ainsi de 2005 à 2015, l’activité a augmenté de près de 15%, sans augmentation de personnel au lit des malades.

Aujourd’hui, l’hôpital est à bout de souffle, il n’est plus attractif ni pour les divers professionnels paramédicaux, en particulier les infirmiers, ni pour les médecins. Bon nombre d’entre eux fuient les hôpitaux publics.

Par conséquent, des lits ferment, l’activité baisse, les patients attendent des heures aux urgences couchés sur des brancards.

Votre promesse d’un changement de financement n’a pas, à ce jour, été tenue.

Le mouvement de protestation des personnels hospitaliers a conduit le gouvernement à proposer, en urgence, une rallonge de 200 millions d’euros (plus 100 millions pour les EHPAD) en 2020, puis de 200 millions de plus en 2021 et en 2022. Mais on demande encore, pour cette année, une économie de 600 millions d’euros à l’hôpital public.

Malgré l’attribution de primes à moins du tiers des personnels, la France continuera à occuper la place honteuse de 28ème sur 32 dans le classement OCDE des rémunérations infirmières.

Certes le plan Ma santé 2022 devrait permettre de mieux coordonner le travail des hôpitaux avec la médecine de ville ; certes l’accès aux études médicales va s’améliorer en mettant fin au concours guillotine de première année, mais ces mesures vont mettre des années avant de produire leurs effets. D’ici là, que restera-t-il de l’hôpital public ?

C’est maintenant qu’il faut agir. Il y a urgence, urgence pour les Urgences, urgence pour la Psychiatrie, urgence pour la Pédiatrie, urgence pour tous les hôpitaux publics universitaires et non universitaires.

Vous l’avez vous-même affirmé, l’hôpital public est un trésor de la République et il doit être sauvé. La prochaine élection présidentielle de 2022 ne doit pas donner lieu à un grand débat sur l’effondrement de l’hôpital public.

Monsieur le président de la République, nous vous demandons de sauver l’hôpital public, en prenant au moins deux décisions :

  • supprimer toute demande d’économie à l’hôpital public d’ici la fin du quinquennat (la reprise seulement partielle et échelonnée de la dette par l’État ne suffira pas). L’hôpital doit pouvoir embaucher le personnel nécessaire pour assurer des soins de qualité et garantir la sécurité des patients.
  • ouvrir des négociations avec les organisations syndicales représentatives des personnels hospitaliers pour engager un plan de rattrapage des salaires, avec comme objectif la moyenne des pays de l’OCDE, et permettre ainsi de restaurer l’attractivité de l’hôpital public.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en notre profond respect et en notre dévouement à l’hôpital public.


 

Parmi les signataires :

Pascal Barat (Bordeaux)

André Baruchel (Paris)

Mathieu Bellashsen (Asnières)

Frédéric Bérard (Lyon)

Etienne Bérard (Nice)

Francis Berenbaum (Paris)

Olivier Brissaud (Bordeaux)

Michel Canis (Clermont-Ferrand)

Lucy Chaillous (Nantes)

Thông Dao (Caen)

Stéphane Dauger (Paris)

Jean-Christophe Daviet (Limoges)

Eric Delabesse (Toulouse)

Guillaume Dervaux (Béthune)

Isabelle Durieu (Lyon),

Fanny Durig (Douai)

Vincent Esnault (Nice)

Jean-Luc Fanon (Martinique)

Hélène Gros (Aulnay sous-Bois)

Agnès Hartemann (Paris)

Arnaud Jaccard (Limoges)

Jean-Luc Jouve (Marseille)

Joelle Laugier (Saint Denis 93)

Jean-Christophe Lega (Lyon)

Philippe Lévy (Clichy)

François Lifermann (Dax)

Sylvie Lotton (Dinan)

Nadine Lucidarme (Bondy)

Xavier Mariette (Bicêtre)

Philippe Martinez (Montauban)

Elise Mogeois (Orléans)

François Monceaux (Orléans)

Gilles Montalescot (Paris)

Michel Nonent (Brest)

Thomas Papo (Paris)

Alfred Penfornis (Corbeil-Essonnes),

Antoinette Perlat (Rennes)

Jean Marc Rosenthal (Guadeloupe)

Ronan Roussel (Paris)

Philippe Rousselot (Versailles)

Dominique Seret-Bégué (Gonesse)

Borhane Slama (Avignon)

Laurent Thines (Besançon)

Marc Verny (Paris)

Cécile Vigneau (Rennes)

Patricia Walter (Dinan)

 

 

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Spartacus, ou la fin de la liste noire

7 Février 2020, 10:05am

Publié par PCF Villepinte

 

Bertrand Tavernier : «Un acteur et un homme engagé, doté d’une conscience sociale»

 

L’Humanité Vendredi, 7 Février 2020.

Michaël Mélinard

 

Bertrand Tavernier, alors attaché de presse, a côtoyé Kirk Douglas pour la sortie de l’Arrangement, d’Elia Kazan. Il revient sur le parcours d’un comédien engagé et ambivalent.
 

Quelle place Kirk Douglas occupe-t-il dans l’histoire du cinéma?

Bertrand Tavernier Il a été un acteur important à plusieurs titres, l’un des premiers à vouloir contrôler et maîtriser sa carrière en créant sa société de production. Douglas, en dehors d’un talent qui s’était imposé dans le Champion, l’Homme qui n’a pas d’étoile, ou en gangster assez redoutable dans Pendez-moi haut et court, de Jacques Tourneur, va quand même être à l’origine d’un certain nombre de projets.

Il y a les Sentiers de la gloire, Spartacus, Seuls sont les indomptés, un très bon western de David Miller. Il s’associe à Edward Lewis, un producteur très intéressant, proche du Parti communiste, qui aimait les sujets sociaux. À mon avis, Lewis est l’âme de leur association. Il faut reconnaître à Douglas que cela lui a permis d’imposer des sujets pas fastoches. Il s’est engagé dans des films et Lewis, avec l’assentiment de Douglas, a fait travailler des auteurs de la liste noire. Contrairement à ce qu’écrit Douglas dans ses autobiographies, il n’est pas celui qui a fait réapparaître pour la première fois le nom de Dalton Trumbo, l’un des Dix d’Hollywood. C’est Otto Preminger qui l’a fait travailler dans Exodus. Douglas l’a fait quatre ou cinq mois plus tard. Cela n’enlève rien à son courage.

 Pour moi, il n’a pas le charme, la hauteur, la force et la versatilité de James Cagney ou de Gary Cooper. Mais c’était un acteur solide, fort. Le revers de la médaille est qu’il pouvait, comme producteur, prendre des décisions très autoritaires. Dans Spartacus, commencé par Anthony Mann, Douglas prend peur. Il pense qu’Anthony Mann ne va pas le mettre suffisamment en valeur pour favoriser Peter Ustinov. Il le vire et le remplace par Kubrick. Il remplace un metteur en scène déjà autoritaire par un autre qui l’est encore davantage. Les meilleures séquences, celles du début, ont été tournées par Mann. On regrette qu’il n’ait pas eu tout le film en main.

Quels souvenirs gardez-vous de lui?

Bertrand Tavernier J’ai travaillé avec lui comme attaché de presse quand il était venu pour l’Arrangement, de Kazan. Il avait beaucoup de charme. Il était très drôle et brillant mais il avait un numéro hyper-rodé. Il répétait tout le temps les mêmes anecdotes avec les mêmes chutes. Les deux premières fois, cela faisait un effet bœuf. Et il avait tendance à dire qu’il avait mis en scène certains films où il avait joué. Il prétendait: «C’est moi qui ai fait l’Homme qui n’a pas d’étoile.» Or, le scénariste du film, Borden Chase, présent sur le tournage, disait que s’il avait bien donné un ou deux conseils, le film est entièrement réalisé par King Vidor.

Mais c’est un acteur qui a eu une conscience sociale. Très vite, il trouve des rôles intéressants, tourmentés, complexes. Il est très bon dans le Champion. Il a une force formidable dans l’Homme qui n’a pas d’étoile. Pour beaucoup de metteurs en scène, ce n’était pas un acteur facile. Fleischer, qui a tourné deux fois avec lui, dans Vingt Mille Lieux sous les mers et dans les Vikings où Douglas était coproducteur, disait qu’il avait eu beaucoup de mal.

Il n’acceptait pas toutes les directives. J’ai des sentiments mitigés. J’ai une admiration pour l’acteur et l’homme, toujours engagé dans le même sens avec des convictions démocratiques. Il a accepté de s’engager dans des films. Mais il a été assez dur avec pas mal de gens. C’est l’opposé de John Wayne, qui a une image d’homme conservateur mais qui, sur le plateau, était un homme adorable avec tous les petits acteurs, les ouvriers, les techniciens.

Douglas pouvait être extrêmement cassant et jouer les vedettes alors qu’il affichait des convictions démocratiques. Je lui suis reconnaissant pour un grand nombre de films, pour des choix de sujets qui sortaient de l’ordinaire. Il est très bon dans les Vikings, l’Homme qui n’a pas d’étoile, les Ensorcelés et les Sentiers de la gloire. Je ne sais pas si le film aurait pu se faire sans son appui. C’est déjà pas mal.

Bertrand Tavernier est l’auteur, notamment, d’Amis américains. Entretiens avec les grands auteurs d’Hollywood, éd. Actes Sud/Institut Lumière.

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7 Février 2020, 09:44am

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Massacre(s)

7 Février 2020, 08:35am

Publié par PCF Villepinte

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La République, malmenée par la perversion des usages gouvernementaux.

Honte. Preuve est faite que les gouvernements de la Ve République peuvent toujours tomber plus bas – ce qui ne présage rien de bon en vérité, puisque, en effet, quand les malins dominent, les fidèles en éthique subissent. Le bloc-noteur s’interroge d’autant plus humblement que la cruelle question creuse les visages et mange les âmes: devons-nous continuer de croire encore possible notre présence au forum d’hommes et de femmes épris de justice, de sens de l’honneur et de dignité, capables de rester fidèles à leur intégrité, à leur conscience, à leur histoire, bref, à ce qui compose notre raison d’être? Chimérique, ce rêve?

Autant le dire en toute sincérité, la Macronie nous désole, nous révolte et, pour peu que nous analysions froidement la situation, elle nous répugne par son inadaptation à diriger notre République. Oui, nous avons honte de ce personnel politique qui enfonce l’idée même de l’État comme garante de nos règles communes, et qui s’assoit ouvertement sur des principes de «gestion» que nous pensions primordiaux. Certains parlent d’«amateurisme». Mais ce qui s’avère pernicieux, dans cette histoire «En marche» qui s’embourbe dans les bourdes, est autrement plus grave. L’absence de «sens de l’État» ne relève plus seulement de l’«amateurisme» mais bel et bien d’une volonté inconsciente.

Vous connaissez la formule: «La forme, c’est du fond qui remonte à la surface.» L’infâme personnel qui sévit autour de Mac Macron, du gouvernement au Palais, en passant par tous les relais technocratiques, ne pèse finalement pas plus lourd que ce qu’il nous montre quotidiennement. À savoir une médiocrité crasse, au service d’intérêts qui tuent la haute ambition que nous nous faisons de la grandeur de la France. Regardez la séquence qui vient de s’écouler sous nos yeux ahuris! Circulaire Castaner et projet de loi retraites taillés en pièces par le Conseil d’État; extension du congé de deuil refusée; liberté de blasphémer chahutée, etc. Mais que se passe-t-il dans ce pays?

Échec. Nous pourrions rire de ces couacs en stock et affirmer, avec le député communiste Sébastien Jumel: «On connaissait les Playmobil (qui lèvent les bras automatiquement pour voter – NDLR). On connaît maintenant les Playmobil sans cœur.» Ajoutons: sans cerveau. À cette étape, affirmons que ce pouvoir n’est pas uniquement coupé des réalités – nous le savions déjà –, mais qu’il s’est carrément sectionné de ses devoirs régaliens les plus élémentaires. Car tout de même
! Imaginait-on possible, il y a quelques jours encore, qu’une garde des Sceaux en exercice puisse déclarer qu’«insulter les religions, c’est porter atteinte à la liberté de conscience»?

Devant semblable ineptie, le problème devient pathologiquement politique. Comment cette ministre de haut rang se montre-t-elle explicitement favorable à l’accusation de blasphème, ce qui constitue une entrave grave à la laïcité et à nos lois fondamentales? Madame Belloubet, pour la nommer, fut professeur en droit public et siégea au Conseil constitutionnel. Doit-on dès lors parler de «maladresse»? De «faute»? Dans les deux cas, cette femme aurait été démissionnée en quelques minutes dans n’importe quels gouvernements sous la présidence de François Mitterrand… et sans doute même de Jacques Chirac.

Tout cela n’a l’air de rien, mais, en cumulé, les pratiques du pouvoir tournent au jeu de massacre démocratique. Quand notre République est à ce point malmenée par la perversion des usages gouvernementaux, nous sommes en droit de déclarer que le régime a basculé dans l’inconnu, l’arbitraire et l’autoritarisme. La genèse de cette dérive tient en quelques mots. Au nom du «changement», des aventuriers ont pris le pouvoir. Rien à voir avec de «simples citoyens» de la «société civile», comme Mac Macron a voulu nous le vendre. C’est son «milieu», et lui seul, qui est aux commandes. Celui des favorisés et des hauts dirigeants d’entreprises. Ces gens-là n’ont aucune conscience. Ni de qui ils sont, ni de l’échec moral dans lequel ils plongent la France.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 7 février 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin  

 

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