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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Mali : « Un drame qui souligne combien la réponse militaire est lourde de dangers »

2 Décembre 2019, 13:34pm

Publié par PCF Villepinte

 

                                              

Publié le 27/11/2019 par PCF

Mali : « Un drame qui souligne combien la réponse militaire est lourde de dangers »

Le PCF a appris avec tristesse le décès de treize soldats français, lundi soir, lors du crash de deux hélicoptères au Mali. Le PCF s’incline devant la mémoire des disparus et présente ses condoléances aux familles et proches des disparus, ainsi qu’à leurs collègues.

Le drame est survenu au cours d’une opération de la force Barkhane contre des groupes armés dans la région du Liptako aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il s’agit de l’événement le plus meurtrier pour l’armée française depuis son déploiement au Mali en 2013, puis dans l’ensemble de la région en 2014 avec 4500 hommes.

Il y a quelques semaines, dans la même zone, 49 militaires maliens trouvaient la mort dans une attaque attribuée à l’organisation État islamique au Grand Sahara (EIGS). Depuis 2013, date de l’expédition militaire Serval au Mali, 38 militaires français ont trouvé la mort dans la région. Des centaines de militaires maliens ou de la Mission de stabilisation des Nations unies au Mali (Minusma) ainsi que des milliers de civils ont subi le même sort. Au Burkina Faso, la violence armée a fait des centaines de morts, des milliers de blessés et poussé près d’un demi-million de personnes à trouver refuge ailleurs dans le pays. Aujourd’hui, au Burkina, au Mali et au Niger, plus de cinq millions de personnes dépendent entièrement de l’assistance humanitaire. Des centaines de milliers de familles ont tout perdu en fuyant les violences.

Ce nouveau drame souligne combien la réponse militaire est lourde de dangers et ne saurait se substituer à des solutions politiques dans le règlement des conflits locaux, avec la réponse aux immenses défis sociaux, économiques, environnementaux, pour donner des perspectives aux populations, singulièrement aux jeunes.

 

 

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Démission du 1er premier ministre irakien : Une première victoire pour le peuple irakien.

2 Décembre 2019, 13:20pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2019 par PCF

La joie a étreint les manifestants de la place Tahrir à Bagdad et ceux des grandes villes du sud de l'Irak après l'annonce de la démission du premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi.

Depuis qu'il dirige le pays, il s'est inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs en poursuivant une politique de prédation des richesses alors que ce pays riche manque de tout. Il est resté sourd au mouvement populaire qui agite l'Irak depuis le 1er octobre. Il a organisé la pire répression depuis S. Hussein puisque l'on compte près de 470 morts et plus de 15 000 blessés. Ces tueries se sont faites avec l'accord des partis qui se partagent le pouvoir et dans lesquelles l'Iran et ses milices locales ont joué un rôle déterminant. Après des décennies de dictature, de chaos et de meurtrissures résultant des guerres américaines, le peuple irakien s'est soulevé pour rejeter une classe politique incompétente et corrompue, le confessionnalisme mais aussi les ingérences étrangères.

Le PCF exprime sa solidarité totale avec la lutte du peuple irakien. Cette première victoire, dans laquelle le Parti communiste irakien a joué pleinement son rôle, n'est qu'une première étape dans un processus de transition pour imposer la justice, la liberté, la démocratie et la paix. La France et l'Union européenne seraient bien inspirées d'appuyer le mouvement populaire irakien.

 

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Transports. Les départements franciliens accusent l’Etat de « racket »

1 Décembre 2019, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Les présidents des départements d’Île-de-France et la ville de Paris demandent l’abandon express d’une ponction de 75 millions d’euros liés aux transports, décidée sans concertation par l’exécutif.

D’abord un problème de méthode : Michel Cadot, préfet de région, convoque les départements d’Île-de-France à la dernière minute pour une prétendue réunion de concertation, le mercredi 13 novembre. Sans dialogue, il les met finalement devant le fait accompli : 75 millions d’euros leur seront ponctionnés dès 2020, le tout pour financer le projet de Grand Paris Express, sur lequel l’Etat s’était engagé.

 

Le jour même, l’amendement relatif aux transports portant cette mesure est déposé à l’Assemblée nationale, et voté dès le lendemain. « Inacceptable ! », s’est exclamé mardi Patrick Devedjian, président LR des Hauts-de-Seine, lors d’une conférence de presse qui a réunis les sept présidents des départements de la région, le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, ainsi que le premier-adjoint de la ville de Paris, Emmanuel Grégoire.

 

Tous ensemble, ils ne manquent pas de mots pour fustiger l’action du gouvernement : « razzia », « racket », « mensonge » « mépris », « diktat ». Patrick Devedjian ira même jusqu’à parler de « gouverneur colonial », ou encore de « fermier général » pour qualifier un Michel Cadot qui s’évertue selon lui à exclure délibérément les élus locaux.

Boycott et désengagement financier

« Les départements franciliens et la ville de Paris ne peuvent plus compenser un énième désengagement de l’État de ses prérogatives, alors que les transports en commun sont une des priorités majeures des Franciliennes et Franciliens. Ils demandent l’abandon express de cette mesure. En l’absence de ce dernier, ils ont décidé d’un commun accord de ne plus siéger au conseil de surveillance de la SGP. Par ailleurs, les 7 Départements d’Île-de-France détermineront aussi les modalités de leur retrait financier, dans les mêmes proportions que les ponctions réalisées, sur les actions et projets qu’ils cofinancent avec l’Etat ou financent déjà à sa place », poursuivent les collectivités.

 

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