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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Brexit : L'opposition parlementaire inflige une nouvelle défaite à Johnson

20 Octobre 2019, 13:46pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 19/10/2019 par PCF

L'opposition parlementaire, au premier rang de laquelle figure Jeremy Corbyn, vient d'infliger une nouvelle défaite à Boris Johnson. L'accord que le premier ministre a négocié avec l'Union Européenne ne pourra être approuvé par le Parlement qu'avec la totalité du paquet législatif d'application du Brexit, ce qui implique une nouvelle extension du Brexit.

Boris Johnson et les conservateurs sont seuls responsables de cette situation. Le Brexit ne peut pas être le prétexte à de nouvelles régressions sociales et écologiques après de nombreuses années d'une politique extrêmement brutale d'austérité menée par Tony Blair et les gouvernements conservateurs.

 L'accord tel qu'il est proposé aujourd'hui ouvre la porte à de nouvelles remises en cause des droits des travailleurs, des normes environnementales et des règles de sécurité alimentaire ; il rend possible la mise en coupe réglée de la sécurité sociale britannique, déjà fortement attaquée par les conservateurs, par les intérêts privés, notamment états-uniens.

Boris Johnson doit maintenant obtempérer, sinon il portera la responsabilité d'un approfondissement de la crise.  

Les heures et les jours qui viennent vont être déterminants. Le PCF réaffirme sa solidarité avec Jeremy Corbyn et la gauche politique et sociale britannique qui se mobilise actuellement contre la politique conservatrice qui n'a pour seul objectif que d'infliger de nouvelles régressions au peuple de Grande-Bretagne.  

 

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SNCF : La vie des cheminots et des usagers est en danger

19 Octobre 2019, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 18/10/2019 par PCF

Le mercredi 16 octobre dans les Ardennes un train a percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau. L'absence de contrôleur à bord, faisant suite à la politique d'abaissement des coûts de la SNCF, a fait 12 blessés à bord ! Le conducteur, blessé et choqué, a dû lui-même assurer la protection de son train et des usagers,  seuls dans la rame.

Les suppressions massives d'emploi à la SNCF, résultats de la politique de l'entreprise souvent accompagnée par les conseils régionaux, mettent en danger la sécurité des usagers et des cheminots. Cette logique de rentabilité n'est pas compatible avec le transport ferroviaire.

Le PCF appelle à cesser cette politique destructrice et dangereuse qui conduit à supprimer des centaines de guichets dans les gares mais aussi, à partir du 15 décembre, les agents donnant les départs de train !

Ces choix déshumanisent les trajets en train et les gares, privent les voyageurs d’information, et peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité des voyageurs. La sécurité n'est pas un coût !

Comme l’a proposé Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, nous appelons à la création d’un grand fond d’investissement de 100 milliards d’euros, directement financé par la BCE à taux négatif, dédié à la transition écologique dont le lancement d'une grande politique offensive pour le rail. C’est un enjeu social et écologique.
Nous souhaitons apporter tout notre soutien aux cheminot-tes qui se mobilisent et qui, depuis hier, ont exercé leur droit de retrait. Leur vie, et celle des usagers, ne peuvent être sacrifiées sur l’autel de l’austérité.

 

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Syrie. L’armée turque ne respecte pas le cessez-le-feu

19 Octobre 2019, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

Vendredi, 18 Octobre, 2019

L'Humanité Pierre Barbancey

Des frappes de l'aviation turque et des tirs d'obus des supplétifs syriens ont tué 14 civils et 8 combattants des forces kurdes, vendredi. A Ras al Aïn, où les combats se poursuivent, les équipes médicales sont empêchées d’entrer malgré les demandes des autorités kurdes.

« Si les promesses sont respectées d'ici mardi soir, la question de la zone de sécurité aura été résolue. Faute de quoi, l'opération Source de Paix reprendra dès que le délai de 120 heures expirera », a déclaré Recep Tayyip Erdogan au lendemain d’un accord passé avec les Etats-Unis! Mais qu’il s’agisse d’un « cessez-le-feu » comme le prétend Washington ou d’une « pause » comme le stipule Ankara, les canons ne se sont pas tus. 

Des frappes de l'aviation turque et des tirs d'obus des supplétifs syriens ont tué 14 civils et 8 combattants des forces kurdes, dans le village de Bab al-Kheir et ses environs. Selon nos informations de nombreux drones survolent les zones et tirent dans les zones où les combats sont censés avoir cessé, notamment lorsque les Forces démocratiques syriennes se mettent à découvert pour tenter de parlementer avec les supplétifs. Des combats sporadiques se poursuivent également dans la ville frontalière de Ras al-Aïn que l’armée turque tente de placer sous contrôle. Vendredi, les autorités kurdes ont tenté de dépêcher des secours à Ras al-Aïn pour évacuer les blessés, selon un responsable de l'hôpital de Tal Tamr, plus au sud. « La situation des blessés est critique et leur nombre élevé » a-t-il dit, assurant que « l'équipe médicale n'a pas été autorisée à entrer » par les milices proturcs. Dans cet hôpital, des blessés ont afflué à la suite d'affrontements près de Ras al-Aïn.

L'accord turco-américain prévoit la mise en place d'une « zone de sécurité » de 32 km de largeur en territoire syrien, dont doivent se retirer les forces kurdes. L'objectif affiché est d'éloigner de la frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), mais aussi d'y installer une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant en Turquie, changeant ainsi la démographie du nord de la Syrie. Mais Erdogan a répété vendredi que cette zone devrait « s'étendre en longueur sur 444 km » et pas seulement dans les zones dont les forces turques ont pris le contrôle. Sur ce point, les Américains sont restés silencieux. Par ailleurs, l’armée russe ayant pris position sur les anciennes bases des forces américaines, il risque d’être difficile de les déloger. Et puis, à la demande des FDS, l’armée arabe syrienne (AAS) est maintenant dans le nord, mais de manière prudente. Pas seulement militairement. On observe qu’à part Kobane, où elle est aux portes de la ville mais se garde bien d’y entrer, les positions où elle se trouve épouse les contours de la « zone d’Erdogan ». Deux raisons à cela: le pouvoir central n’est pas en capacité, pour le moment, de remplacer les structures administratives mises en place par le Parti de l’Union démocratique (PYD), kurde. Par ailleurs, Damas entend laisser du temps au temps comme on dit, voir comment la situation va évoluer, éviter tout affrontement direct avec l’armée turque et tenter d’affaiblir les djihadistes.

Si Erdogan a assuré que la Turquie n'avait pas l'intention de rester indéfiniment dans le nord de la Syrie, on se souvient que c’était aussi ce qu’il disait en entrant dans le canton d’Afrin en janvier 2018. Ses troupes y sont toujours et ses supplétifs ont massacré et tué des civils.

L'opération turque aurait déjà tué 86 civils, et 239 combattants des FDS alors que 187 djihadistes auraient péri. De son côté, la Turquie fait état de la mort de six soldats turcs en Syrie et de 20 civils tués dans les villes frontalières. Plus de 200.000 personnes ont été déplacées.

Macron craint d’être marginalisé

 

Le président français Emmanuel Macron a avoué avoir, la semaine dernière, « découvert par tweet que les Etats-Unis d'Amérique décidaient de retirer leurs troupes et de libérer la zone, comme tout le monde ». Tout un symbole de la manière dont les Européens sont considérés par leur grand allié américain. Il est ainsi forcé de reconnaître que « ce qui se passe » dans le nord de la Syrie est « une faute lourde de l'Occident et de l'Otan dans la région », qui interroge sur « le fonctionnement » de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est l'un des membres.

Craignant sans doute une trop forte marginalisation, Macron a annoncé une « initiative commune » avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour rencontrer « prochainement » Recep Tayyip Erdogan. Bien que celui-ci n’ait pas encore donné sa réponse, cette rencontre pourrait se dérouler en marge du sommet de l'Otan organisé les 3 et 4 décembre. D’ici là, beaucoup d’obus peuvent encore tomber.

P.B

 

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SNCF Luttes pour la sécurité.

18 Octobre 2019, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Après l’accident de Champagne Ardenne mercredi 16/10/19, qui a été un cas d’école sur l’EAS, et pour lequel la catastrophe a été évitée de justesse, le dépôt de sac unanime sur la Région s’est rapidement étendu à l’ensemble du pays.

Ce matin, les ADC(conducteurs) et ASCT (contrôleurs) posent le sac ou se mettent en droit de retrait très massivement partout.

Les Transiliens de Région parisienne (RER B…), les TGV dans certaines régions (Lyon…), les gares (agents d’escale et vente à Clermont, Paris Nord…) ne sont pas épargnées par le mouvement de colère.

Cela traduit un état d’exaspération rarement atteint dans l’entreprise.

 

Depuis quelques mois, le slogan de la Direction SNCF pourrait être « On ne fait pas de profit sans casser des trains ! ».

La poursuite de la mise en EAS/ANS, la marche forcée pour la suppression des autorisations de départ, l’abaissement des temps de formation, et plus généralement la relégation de plus en plus forte de la sécurité au second plan, font bouillir les cheminots. Nous n’allons pas au travail pour perdre la vie ou pour avoir celle des usagers sur la conscience !
De même, la remise en cause permanente des moyens humains, transforme les cheminots en punching ball du mécontentement des usagers, notamment dans les gares.

 

Malgré les tentatives de pression et de répression, malgré la tentation d’accepter (voire parfois de revendiquer, pour les syndicalistes les plus maladroits) des primes en échange de notre mise en danger, malgré la propagande de la Direction, le mouvement est aujourd’hui national.

C’est la démonstration que les cheminots, jeunes ou anciens, roulants ou sédentaires, n’acceptent pas la dégradation des fondamentaux de nos métiers.

Plus généralement, c’est un message sur la politique sociale dans l’entreprise : nous en avons RAS-LE-BOL !

 

La CGT a déposé une DCI(préavis de grève) nationale hier matin dès qu’elle a eu connaissance de la situation par ses équipes sur le terrain. Une permanence de nuit a été organisée à la Fédération et un dispositif de collectage / transmission des infos permettant de coordonner l’action a été mis en place. Nous publierons des Info Lutte à chaque étape.

La Direction qui voulait nous recevoir initialement cet après-midi à 15h, nous reçoit finalement ce matin depuis 7h30.

Nous attendons des moyens concrets pour reparler d’équipement des trains dans toutes les régions, nous exigeons l’arrêt de tous les projets en cours visant à dégrader la sécurité (EAS, ANS, autorisations de départ…).

Un nouvel info luttes sortira à l’issue de la réunion.

 

Montreuil, le 18/10/19 à 8h

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Mesures d’urgence pour la santé et les hôpitaux -

18 Octobre 2019, 09:11am

Publié par PCF Villepinte

Mettons fin à la souffrance hospitalière et répondons aux besoins de nos concitoyens

Par Laurence Cohen  et  Le groupe CRCE  /

14 octobre 2019

Le 10 janvier 2018, à l’invitation des parlementaires communistes, plus de cent personnes étaient réunies pour une rencontre autour du thème « Hôpital en danger, politique à refonder ». Des dizaines et des dizaines de témoignages de souffrance terriblement poignants se sont succédé, livrés par un personnel hospitalier, qui à bout de souffle et à bout de bras, fait encore se tenir debout nos hôpitaux et EHPAD publics.

Face à cette détresse, les parlementaires communistes ont décidé de transformer ce temps fort en un « Tour de France des hôpitaux et des EHPAD ». Cette initiative a donné lieu à la visite de 150 établissements aux quatre coins de l’hexagone et dans les territoires d’outre-mer, et permis de rencontrer des milliers de personnes : agentes et agents hospitaliers, chef.fe.s de services, syndicalistes, usagers, membres des directions.

https://senateurscrce.fr/local/cache-vignettes/L398xH562/ppl19-024_une-ea151.png?1571045038

De ces visites et ces échanges, les mêmes constats ressortent : celui de la souffrance et de l’impression de mettre en application une logique de devoir « toujours faire plus avec moins ». Ces rencontres sont venues confirmer que le système de santé dans son ensemble, et plus particulièrement l’hôpital, est en crise et que son personnel a besoin de parler et de se faire entendre.

Épuisés par les politiques d’austérité successives, les personnels hospitaliers évoquent principalement le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la perte de sens de leur travail. La grève menée par les services d’urgence depuis mars 2019 est le symbole particulièrement visible de ce mal-être.

À l’heure où cette proposition de loi est déposée, plus de la moitié des services d’urgence de France sont en grève. Et les quelques annonces du gouvernement sont loin de calmer la crise, car elles ne répondent absolument pas à la gravité de la situation.

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À quelles mesures de sanctions fortes la France est-elle prête ?

18 Octobre 2019, 09:02am

Publié par PCF Villepinte

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JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET DANS L’ACTION ! (Communiqué intersyndical : CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, UNL, Unef)

17 Octobre 2019, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

CGT : Publié le 16 oct 2019

Temps de lecture : 1 min.

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel. L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié...

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.
L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié.e.s en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.
Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu.e.s locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population, pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.
Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié.e.s du secteur privé comme du secteur public, des retraité.e.s, des privé.e.s d’emploi, des jeunes, à une première journée de grève interprofessionnelle, le jeudi 5 décembre 2019.

Montreuil, le 16 octobre 2019

 

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Fonds publics. La justice met le nez dans les comptes de Carrefour

17 Octobre 2019, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

 

Jeudi, 17 Octobre, 2019

L'HumanitéSébastien Crépel

Le géant du CAC 40 est assigné au tribunal ce jeudi par la CGT d’un de ses magasins de Marseille. Le syndicat lui reproche d’avoir supprimé 10000 postes entre 2013 et 2018, alors que l’enseigne a touché 2 milliards d’euros d’aides, dont 800 millions de Cice.

De mémoire de juriste et de syndicaliste, on n’avait encore jamais vu cela en France. Ce jeudi, la branche hypermarchés du groupe Carrefour, premier employeur privé de France, devra répondre devant le juge de l’utilisation du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice). C’est le syndicat CGT de l’un de ses magasins, l’hypermarché du Merlan, situé à Marseille (Bouches-du-Rhône), qui assigne au tribunal la multinationale cotée au CAC 40. Dans cette procédure inédite, la CGT conteste que l’ensemble des fonds publics perçus par l’entreprise dans le cadre du Cice, entre sa mise en place le 1er janvier 2013 et la date de sa transformation en baisse pérenne de cotisations sociales au début de 2019, aient été utilisés conformément à leur objet. «Dans Cice, il y a le “E” pour emploi, souligne Me Steve Doudet, avocat de la CGT Carrefour le Merlan. Or, durant cette période, les effectifs de la société comme ceux du magasin ont chuté. Et on est en face de projets annoncés qui vont de nouveau supprimer des emplois.»

 

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Devoir de mémoire: commémoration des fusillés de Châteaubriant

16 Octobre 2019, 09:16am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 15/10/2019 par PCF

Dimanche 20 Octobre 2019 aura lieu la commémoration de Châteaubriant.

Il y a 78 ans, le 22 octobre 1941, 50 résistants sont fusillés par l’armée allemande sur ordre du Führer Adolf Hitler, en représailles de la mort du Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, tué deux jours plutôt par des résistants français. Ce jour-là, à Châteaubriant, ce sont 27 résistants que l’armée allemande fusille.

Parmi eux, le célèbre Guy Moquet, âgé seulement de 17 ans, Jean Grandel, Maire de Gennevilliers, ou encore Jean-Pierre Timbaud, grand responsable de la CGT… L'écho de leur assassinat dépassa les frontières françaises, allant jusqu'à provoquer des réactions auprès de Churchill et Roosevelt. Ce jour-là, avec ce massacre, les nazis et le gouvernement français pensaient faire taire toute résistance, mais ce fut le contraire, beaucoup décidèrent de franchir le pas et entrèrent en résistance.

Cette cérémonie, organisée depuis la libération, rassemble des témoins de la seconde guerre mondiale, mais aussi des actrices et acteurs de la mémoire venu·e·s de toute la France.

 A l'heure où le Parlement Européen adopte un texte mettant sur le même plan nazisme et communisme, rendant illégale "l'apologie du communisme", à l'heure où certain.e.s récupèrent l'histoire de la résistance pour justifier leur théorie nauséabonde, ou encore pour expliquer l'abandon de leurs alliés d'autrefois à l'ennemi... à l'heure où tout repère idéologique se perd, il est primordial que les communistes ne désertent pas le terrain mémoriel : c’est l'histoire de la France, mais c’est aussi notre histoire.

En effet, l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt a été créée par le MJCF, le PCF et la CGT. Depuis sa création, elle n'a cessé de faire vivre les valeurs de la résistance, et la mémoire de celles et ceux qui ont combattu, trop souvent au péril de leur vie, pour un idéal de société, que nous défendons encore aujourd'hui.

Se souvenir ce n'est pas ressasser le passé, c'est construire une société plus juste, en sachant d'où l'on vient. Car comme le disait Karl Marx "celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre".

Programme ICI

 

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Pour que vive le Rojava: Stop Erdogan!

16 Octobre 2019, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

 

La situation du Rojava est catastrophique. Les combats ont atteint un niveau de brutalité exceptionnel comme en témoignent le nombre de victimes civils et militaires et l'exode des 160 000 déplacés dont 70 000 enfants annoncés par l'ONU. Le Rojava pacifiste, féministe, démocratique et progressiste agonise entraînant dans sa chute une nouvelle phase de violence en Syrie, au Moyen-Orient mais aussi dans le monde.

Les États-Unis de D. Trump parachèvent depuis le 13 octobre leur désengagement, livrant les populations et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) au feu de l'armée turque et à la sauvagerie de ses supplétifs djihadistes. Des villageois sont exécutés froidement alors qu'une dirigeante kurde a subi le martyr avant de succomber. Certains djihadistes sont parvenus à s'enfuir des camps de rétention sous contrôle kurde et s'engagent déjà aux côtés d'Ankara ou rejoignent les cellules de Daesh.

Face à cette situation, les FDS et le commandement des YPG ont dû faire appel, sous les auspices de la Russie, au régime syrien qui a dépêché l'envoi de contingents à la frontière turque.

Pour les Kurdes, contraints et forcés, l'objectif de cet accord est d'empêcher la transformation du Rojava en djihadistan et "de sauver la vie de millions de Kurdes. Il s'agit d'un compromis douloureux mais entre le compromis et le génocide du peuple kurde nous choisissons la vie".

Bachar al-Assad se frotte les mains et capitalise ainsi l'affaiblissement des Kurdes qu'il qualifiait voici peu de "traîtres". Le tyran de son peuple entend briser l'expérience d'autonomie démocratique en rétablissant sa féroce autorité dont les Kurdes ont déjà payé un lourd tribut.

L'engrenage guerrier s'amplifie et peut dégénérer à tout instant.

Si les protestations internationales d'ampleur sont à souligner, elles demeureront inefficaces si elles en restent là. R.T. Erdogan continuera à avoir les mains libres. Il faut donc tout faire pour stopper cette offensive criminelle en tenant compte du rapport de force mouvant pour imposer un cessez-le-feu, l'arrêt des combats et le départ de la Turquie du sol syrien.

Notre mobilisation doit répondre avant tout aux demandes des Kurdes exprimées par Ilham Ahmed, co-présidente du Conseil démocratique syrien. Pour elle "seule l'ONU peut empêcher que notre précieux projet de démocratie ne soit réduit en poussière" (The Independant, 11 octobre 2019).

Les Kurdes exigent l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne sachant que, pour l'instant, seuls les États-Unis, qui ont les trahis, sont en capacité de l'imposer alors qu'ils sont sur le retrait.

La France et l'Union européenne doivent poursuivre leur aide aux Kurdes mais aussi:

  • retourner devant le Conseil de Sécurité de l'ONU pour faire reconnaître le rôle des Kurdes dans la lutte contre Daesh et entériner l'autonomie démocratique en les plaçant sous protection internationale.
  • établir un dialogue avec la Russie dans la perspective d'une paix durable dans laquelle les droits des Kurdes seront préservés.
  • frapper la Turquie par des sanctions radicales et cela commence par un véritable embargo sur les armes, y compris celles dont les commandes sont déjà enregistrées, et l'inscrire dans la durée. Tous les contrats et accords de coopération doivent être rompus.
  • geler les avoirs personnels d'Erdogan.
  • avec le HCR protéger les réfugiés qui fuient les combats en aidant les pays d'accueil (Liban, Irak) et leur garantir un accueil digne en Europe s'ils le souhaitent.

La situation appelle à une grande responsabilité. La No Fly Zone oui mais en aucun cas un engagement militaire qui ne ferait qu'ajouter la guerre à la guerre. L'urgence est de rassembler les pays qui expriment leur opposition à l'intervention turque mais aussi avec la Russie.

Le désastre actuel réside également dans les capitulations successives de la France et des pays de l'Union européenne face à l'arrogance et à la dictature de R.T. Erdogan. Externaliser et confier le sort des migrants à la Turquie a justifié toutes les bassesses et les turpitudes. Personne n'ignorait la volonté de R.T. Erdogan de "dé-kurdifier" l'est de l'Euphrate et de procéder à un nettoyage ethnique comme cela a été le cas à Afrin. Comment prétendre méconnaître le mépris de la justice, du droit, des institutions et la destruction de la démocratie quand des milliers de démocrates croupissent dans les prisons turques dont le leader kurde Selahattin Demirtas? Comment donner du crédit au président R.T. Erdogan honni par une frange croissante de sa population et sanctionné par les urnes?

Il est temps qu'un vaste débat s'ouvre dans le pays et au Parlement sur la politique internationale et de défense de la France, mais aussi sur son rôle et sa place au sein de l'OTAN. Que fait la France au sein du Commandement intégré de cette organisation?

Le Parti communiste français (PCF) ne ménagera pas ses efforts de solidarité avec le peuple kurde, avec la population de Rojava. Il est à leurs côtés, indéfectiblement, pour mettre un terme à la guerre, épargner les souffrances des populations, imposer leurs droits légitimes, l'intégrité souveraine d'une Syrie démocratisée.

Secteur international du PCF

POUR EN SAVOIR PLUS:

  • Agression militaire turque contre les kurdes : Fabien Roussel écrit au Président de la République ICI

 

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