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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Orwellien(s)

8 Février 2019, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Orwellien(s)

https://1.bp.blogspot.com/-r8EuLKeN1uI/XFxnnHUzc9I/AAAAAAAAFuM/10mg0VwHGToJ-ORiBwm-PuPYezJvTVE3wCLcBGAs/s320/589b2f4ac461881c548b46a5.png https://1.bp.blogspot.com/-r8EuLKeN1uI/XFxnnHUzc9I/AAAAAAAAFuM/10mg0VwHGToJ-ORiBwm-PuPYezJvTVE3wCLcBGAs/s320/589b2f4ac461881c548b46a5.png

Mac Macron, la presse et la "vérité"... 

Happy few. Ainsi donc, Mac Macron rencontre, dans le plus grand secret, des journalistes – du moins ceux qu’il choisit. La scénette se déroula la semaine passée, et sans les confidences publiques d’un journaliste du Point (Emmanuel Berretta), qui a brisé l’embargo (non-dit) et le off (plus ou moins réclamé), personne n’aurait jamais eu connaissance de ces happy few à carte de presse dans le principal bureau du Palais. Nous appelons cela, dans notre jargon, un «échange informel». Celui-ci, singulièrement, illustre-t-il le journalisme de cour qui prend ses aises sous les lambris? Ce serait un peu vite dit – mais tout de même.

La vérité nous oblige à admettre que l’intéressant de cette rencontre, le plus «illustratif» en quelque sorte, ne fut pas uniquement le procédé (encore que) mais bien son contenu. Imaginez un instant le bloc-noteur embarqué dans l’aventure et ce qu’il n’aurait pas manqué de faire savoir à qui de droit, surtout quand, devant cet aréopage, Mac Macron sembla réfléchir à haute voix afin d’exprimer sa vision toute personnelle de l’information et, plus avant, de son analyse des médias. Un autre témoin (dont nous tairons le nom) ne nous le cache pas: «C’était sur le ton de la confidence, certes, mais il ne pouvait ignorer qu’il parlait devant des journalistes, donc, par extension, un plus large public...» Et l’homme, qui n’osa néanmoins moufter durant cet instant privilégié, ajoute: «À un moment – j’exagère, bien sûr –, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un livre d’Orwell…»

Que le chef de l’État ait une pensée sur les médias, c’est bien le moins. Pourquoi le tairait-il d’ailleurs, lui si prompt à répondre à tout-sur-tout dans ses séances du «grand débat», transformé en cénacle pour le plus doué des énarques – lui. S’il y aurait de quoi dire, en effet, sur la question des médias en général et de leur rôle fondamental dans une France plus ou moins mise sous cloche par les puissants, il y eut néanmoins plus ennuyeux dans sa bouche.

Mac Macron déclara ceci, et il convient de bien lire jusqu’au bout pour le croire: «Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. Le bien public, ce n’est pas le cameraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1 et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession.»


Tutelle. Il fallut quelques minutes pour que le bloc-noteur comprenne. Mac Macron propose-t-il que l’État rémunère certains journalistes dans les rédactions? Pense-t-il à une sorte de «tutelle» de l’État destinée à la «vérification»? L’affaire paraît tellement délirante qu’il n’est pas inutile de se demander s’il a pris la mesure de cette «confession» à certains «professionnels de la profession». Comprenons-bien l’enjeu: placés sous la tutelle de «garants qui soient aussi des journalistes» (dixit), les journaux décideraient spontanément de confier à cette «tutelle» la définition de la vérité sur une information, via un système financé par l’État, le tout au profit du bien-commun, cela va sans dire… Paré du «nouveau monde», Mac Macron rêve de réordonner le nôtre.

Il ne prétend pas «chercher la vérité» et «la dire», comme Jaurès dans son premier éditorial de l’Humanité. Il entend plutôt redresser la vérité là où il se trouve, c’est-à-dire aux commandes de l’État. Stupéfiant! Primo: la liberté de la presse est sacrée, en dépit d’elle-même. Secundo: la presse garantit un pan de la démocratie républicaine, la liberté d’informer, même si les médias dominants détenus par les milliardaires persistent à nous abêtir et à nous endormir collectivement. Tertio: l’aspiration au journalisme de cour conduit la politique à son insignifiance, sinon sa médiocrité. Quarto: réfléchir dans le moment présent à l’à-venir de nos métiers, oui, mille fois oui, mais tenter de les avilir encore plus jusqu’à la mise au pas…

Jamais les journalistes ne se sont à ce point interrogés sur eux-mêmes, sur le sens de leur travail, sur leur fonction, et pas dans n’importe quel contexte: exposés désormais aux regards désabusés que leur portent souvent les citoyens. Ne l’oublions jamais.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 8 février 2019.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à 18:16

 

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Emmanuel Macron transforme le grand débat national en campagne présidentielle de rattrapage

7 Février 2019, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

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J'ai interpellé le Président de la République pour que le Grand débat ait lieu dans les entreprises - Fabien Roussel

6 Février 2019, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

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Ainsi, la tristement célèbre «loi anti-casseurs» a été adoptée au Parlement, hélas sans surprise. 

6 Février 2019, 09:06am

Publié par PCF Villepinte

Arsenal répressif

                          https://1.bp.blogspot.com/-Tf9gjUjn9ug/XFnCku7MB3I/AAAAAAAAFuA/94eCuutJWV4sA99x_EYoTH5oDFCtwxcRwCLcBGAs/s320/index.jpg 


Ils ont osé: nous y sommes. En toute conscience – et résolument contre l’inconscience politique du temps qui est le nôtre –, ce que les députés de la «majorité» ont osé voter, mardi 5février2019, restera dans notre Histoire républicaine comme l’une des taches maculant ce qu’il nous reste de valeurs collectives authentiquement enracinées. La Macronie est-elle devenue l’antichambre de la droite extrême tout droit inspirée du XIXesiècle le plus répressif? Ainsi, la tristement célèbre «loi anti-casseurs» a été adoptée au Parlement, hélas sans surprise. Une sorte de «loi de la peur», de «loi de sûreté nationale», propice à toutes les «notes blanches» d’un passé révolu qu’aucune juridiction de droit n’est jamais en état de discuter sérieusement. Imaginez les conséquences de cette loi entre certaines mains…

Résumons. Les préfets, soumis au gouvernement, pourront donc interdire de manifestation quiconque constitue «une menace à l’ordre public». Exit la justice et les juges! Comprenez bien: ce texte n’a pas pour objet de mieux réprimer les auteurs d’actes violents après qu’ils les ont commis. Il établit en revanche un véritable contrôle administratif d’un droit de manifester. Autrement dit, il s’agit d’une loi répressive par anticipation, une sorte d’arsenal prêt à l’emploi permettant d’intervenir contre un citoyen avant même qu’il ne devienne un «délinquant», ce qui, dans notre République, bafoue l’esprit des lois et contrevient à tous les principes constitutionnels. Ce sont les manifestations que le pouvoir entend limiter, pas les actes violents. Et c’est le citoyen – dans sa citoyenneté même – qu’on intimide, pas le délinquant.

Nous n’oublierons pas de sitôt l’attitude des députés macroniens quand le député centriste Charles-Amédée de Courson (interviewé dans nos colonnes par la suite) s’opposa à cette loi en invoquant le souvenir de ses aïeux résistants, dénonçant au passage un texte digne du «régime de Vichy». D’un côté: une question d’honneur, celui d’un homme expliquant qu’une liberté fondamentale risquait de disparaître, que les digues allaient sauter, que tout était désormais possible. Et de l’autre côté: des députés croupions ricanants, sans savoir qu’ils moquaient là, de leurs rires vulgaires, ce qu’ils étaient censés représenter: l’État de droit. Honte à eux.

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité 6 février 2019.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Mobilisation. En grève pour répondre à l’urgence sociale

5 Février 2019, 09:16am

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 5 Février, 2019

L'Humanité  Kareen Janselme

Plusieurs organisations syndicales et politiques répondant à l’appel de la CGT manifesteront ce mardi partout en France pour augmenter les salaires, réformer la fiscalité et développer les services publics.

Répondre «sur le bitume» au grand débat national organisé par Emmanuel Macron, voilà l’objectif de la CGT, qui appelle aujourd’hui tous les salariés du public et du privé, fonctionnaires, retraités à descendre dans la rue ou quitter leur entreprise partout en France. Si l’organisation est rejointe à Paris par Solidaires, FO et la FSU, d’autres configurations syndicales pourront se retrouver en région pour réagir «à l’urgence sociale».

Gagner une augmentation du Smic à 1800 euros et augmenter tous les salaires et pensions, revaloriser le point d’indice pour tous les fonctionnaires, réformer la fiscalité par un impôt sur le revenu plus progressif et rétablir l’ISF, contrôler et conditionner les aides publiques aux grandes entreprises, développer les services publics sur tous les territoires: voilà des revendications pour mieux répartir les richesses reprises régulièrement dans les manifestations sociales, mais aussi désormais dans les mouvements d’occupation des ronds-points des gilets jaunes qui ont essaimé depuis novembre dernier. «Dans plus de 30 départements, il y aura des mobilisations communes», a précisé hier sur RTL le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, «sur des mots d’ordre très précis». Parmi eux, le respect du droit à manifester. Car, la loi anticasseurs, fortement remise en cause par des associations et syndicats dénonçant des «menaces sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions», sera soumise ce jour au vote à l’Assemblée nationale.

«Les choix politiques actuels visent à dégrader un maximum les services publics»

karen Verdier Atsem (agente territoriale spécialisée des écoles maternelles) à la Ville de Paris

Karen Verdier n’ira pas s’occuper des enfants de son école maternelle ce matin, elle ne nettoiera pas les classes, ne remplacera ni le gardien pendant sa pause, ni la cantinière. «Je suis en grève car ce qui arrive à notre métier arrive à beaucoup de métiers des services publics: une dégradation flagrante de nos conditions de travail qui se ressent de plus en plus au quotidien due au manque d’effectifs et de moyens.» Sa polyvalence n’est pas reconnue à la hauteur de son implication professionnelle: 1600 euros mensuels pour cette agente publique au service de la Ville de Paris depuis neuf ans. La réforme à venir de la fonction publique l’inquiète, car elle craint que le secteur privé ne s’empare de plus de missions et dégrade les services rendus«Nous sommes en lien direct avec le citoyen, et nous garantissons une égalité d’accès à tous. Dans le privé, les patrons décident à leur sauce. Les entreprises privées fonctionnent surtout pour le bien-être des actionnaires.» À 29 ans, la jeune fonctionnaire s’inquiète pour son avenir et celui des services publics. «Ils me tiennent à cœur, mais ils sont menacés en France en raison de choix politiques qui visent à les dégrader un maximum, pour dénoncer alors leur inefficacité et ensuite les ouvrir au privé.» Ce n’est donc pas la première fois que la syndicaliste CGT se met en grève, et elle est prête, bien sûr, à converger avec les gilets jaunes, « à l’action légitime», bien qu’elle s’étonne «que certains se mobilisent pour la première fois alors qu’ils partagent nos revendications. Il ne suffit pas de manifester le samedi, il faut aussi s’arrêter de travailler»

«Plus de 3 millions d’euros du Cice et cela augmente chaque année, c’est incroyable»

Franck Lalieux Délégué syndical CGT Apple Retail France

Dur d’être un militant CGT dans le monde enchanté et policé de la marque à la pomme. S’il va être mobilisé ce mardi avec la CGT commerce, Franck Lalieux ne mise pas sur la grève dans les App Store. «On avait déposé des préavis contre les ordonnances travail, mais cela ne suivait pas», regrette-t-il. Cette année, Apple Retail France, filiale qui gère les boutiques, devrait toucher plus de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) qu’elle ne paiera d’impôt sur les sociétés. L’entreprise devrait récupérer plus de 3 millions d’euros de l’État pour l’année 2018 et au moins autant en allègements de cotisations pour 2019. Et Apple Retail ne verse qu’autour de 5 millions d’impôts sur ses bénéfices, selon les derniers chiffres connus, car la filiale achète très cher les produits à sa maison mère en Irlande, ce qui réduit ses profits français comme peau de chagrin. «Apple embauche, mais pour remplacer le turnover important qu’il y a chez les vendeurs, souvent de jeunes fans de la marque dont c’est le premier poste, il n’y a quasiment plus d’embauches de techniciens», explique Franck Lalieux. Et les petits salaires sont ceux qui comptent pour le Cice. «Pourtant, on manque de postes dans les services techniques, surtout au vu des problèmes qu’on a connus ces derniers mois avec les batteries d’iPhone défectueuses», pointe le délégué CGT. Onze millions de smartphones ont été changés en 2018, une première pour la marque. « Ça défilait dans les magasins, et l’accueil se fait debout, toute la journée, face à une longue file d’attente de clients en colère, les employés étaient clairement en sous-effectifs pour gérer cela.»

«Fiscalement, en tant que retraité, j’ai pris une claque énorme»

Henri Herrera, contrôleur fiscal retraité

Henri Herrera manifestait jeudi dernier et manifestera encore ce mardi. Et pas seulement parce qu’engagé syndicalement. Cet ancien contrôleur principal de la direction général des impôts, âgé de 70 ans, président du comité de liaison des retraités Solidaires, est particulièrement bien placé pour décrypter les rouages des injustices fiscales, notamment celles dont sont victimes les retraités, comme lui. «Fiscalement, j’ai pris une claque énorme», explique-t-il. Et presque insidieusement, raconte l’ancien fonctionnaire, qui a vu son impôt sur le revenu quasiment doubler en trois quinquennats. «Divorcé avec trois enfants, j’avais le droit à une part et demie mais avec les mesures Sarkozy j’ai perdu une demi-part. J’avais par ailleurs droit à une majoration de 10 % de ma pension, défiscalisée. Cette part a été fiscalisée et là, merci monsieur Hollande!» La suite, c’est l’augmentation de la CSG mise en place par Emmanuel Macron. «Mon revenu fiscal de référence dépasse d’une centaine d’euros les 2000 euros qui ouvrent droit à l’exonération de cette mesure. Pour moi, cela représente 50 à 60 euros par mois avec une CSG majorée. Bref, je paye le prix fort.» Alors, lui qui ne se «plain(t) pas» commence à «taper» dans ses «économies» pour compléter sa pension mangée par l’impôt qu’il juge le plus problématique et injuste: la TVA, «qui en proportion pèse plus lourd sur les bas revenus que sur les hauts». C’est pour réformer tout cela qu’il descend dans la rue. La TVA, l’impôt sur les revenus, «dont il faudrait augmenter le nombre de tranches d’imposition», et la CSG, «qu’il faudrait supprimer».

« Je ne pars pas en vacances. Je m’en sors à peu près parce que je n’ai pas d’enfant »

Sophie Moison déléguée syndicale CGT chez Bien à la maison

«C’est compliqué de se mobiliser, ça engendre une perte de salaire, qui n’est déjà pas lourd», lance d’emblée Sophie, auxiliaire de vie depuis 2007. Avec 147 heures mensuelles au compteur pour 1100 euros par mois, la jeune femme de 36 ans voit peu la couleur de son argent. «Nous avons une convention collective au ras des pâquerettes avec des dispositions encore moins bonnes que celles du Code du travail alors que nous bossons un week-end sur deux. Dimanche, j’ai par exemple commencé à 6h30 et fini à 21 heures. Mais lors des négociations annuelles obligatoires, nous avons eu droit à zéro euro de hausse de salaire, on nous a même dit qu’on coûtait trop cher!» Selon elle, cette pénibilité du travail n’est absolument pas reconnue, avec des revenus au rabais et des défraiements bas de plafond. «Les temps de trajets ne sont pas rémunérés comme il faudrait, poursuit Sophie, les indemnités kilométriques sont de 20 centimes par kilomètre. J’ai donc décidé d’arrêter de prendre la voiture et d’aller travailler en transports en commun.» Pour l’auxiliaire de vie, la situation s’est aggravée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron. « Nous n’avons pas bénéficié de la prime exceptionnelle annoncée. Je gagne moins qu’avant car le coût de la vie a augmenté. Je ne pars pas en vacances. Je m’en sors à peu près parce que je n’ai pas d’enfant.» Cette cure d’austérité a d’autres effets. «Les personnes sont découragées, les effectifs sont passés de 110 à 70 dans ma structure. Certains craignent de revendiquer de meilleurs salaires car ils ont peur d’être licenciés. Il faut continuer à se battre!»

Kareen Janselme

Le rendez-vous des mobilisations

À Paris, le cortège s’élancera à 14 heures de l’Hôtel de Ville vers la place de la Concorde. À Lyon, rendez-vous à 11 h 30, place Bellecour. À Bordeaux, à 11 h 30, place de la République. À Toulouse, à 14 heures, place Saint-Cyprien. À Lille, à 14 h 30, porte de Paris. À Clermont-Ferrand, à 10 heures, place du 1er-Mai. À Nice, à 10 h 30, place Garibaldi. À Nancy, à 14 heures, place Dombasle. À Tours, à 10 heures, place de la Gare. À Rennes, à 11 heures, devant le Medef. À Nantes, à 13 heures, cité des Congrès. À Mulhouse, à 14 heures, place de la Bourse. À Brest, à 10 heures, place de la Liberté. À Caen, à 11 heures, place Fontette. À Nîmes, à 14 h 30, place des Carmes… Retrouvez tous les lieux de mobilisation sur www.cgt.fr

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La seule banlieue qui peut se satisfaire d'Emmanuel Macron, c'est Neuilly ! (Ian Brossat)

5 Février 2019, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

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Les communistes s'inclinent devant la mémoire de Josette Audin (Fabien Roussel)

4 Février 2019, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Quatre mois après la reconnaissance par le Président de la République du crime d’État dont son mari Maurice Audin a été victime, Josette Audin s'en est allée.

Toute sa vie elle aura fait preuve d'obstination contre tous les pouvoirs établis pour que justice soit rendue à son mari. Combattante pour la justice, Josette Audin a consacré 60 ans de son existence à faire reconnaître ce crime du colonialisme français.

Les communistes français, à ses côtés depuis toujours dans cette lutte, s'inclinent devant sa mémoire.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

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Gilets jaunes et Syndicats, l’indispensable convergence

3 Février 2019, 10:23am

Publié par PCF Villepinte

 

« Jaunes » et « rouges » réunis naturellement, depuis des mois, sur le terrain (ici, à Toulouse) face à la violence de classe dirigée contre les travailleurs. ALAIN PITTON/NURPHOTO

Samedi, 2 Février, 2019

L'Humanité Cyprien Boganda

Les soutiens à la grève du 5 février se multiplient. La redistribution des richesses, tabou majeur du débat à la sauce Macron, est l’un des mots d’ordre fédérateurs.

La CGT a initié un mouvement qui prend de l’ampleur. La confédération a appelé à une grève générale et à des manifestations le 5 février: « Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales, écrit la CGT dans un communiqué. Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs. Au-delà des mobilisations des citoyens depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses. » Parmi les revendications figurent l’augmentation du Smic et des minima sociaux, une réforme de la fiscalité, le développement des services publics, etc.

Plusieurs responsables politiques ont pris la balle au bond, comme Olivier Besancenot (NPA) ou Jean-Luc Mélenchon (FI), qui appellent à faire grève le 5. Côté syndical, les réactions ont été contrastées. Sans surprise, le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger, a dit son opposition catégorique à un mot d’ordre qu’il juge « unilatéral » et flou. Après un débat agité, la commission exécutive de FO a fini par sortir un communiqué dans lequel elle « soutient les fédérations, unions départementales et syndicats de FO qui appellent à la mobilisation du 5 février ». Chez Solidaires, on appelle également à se saisir de la date du 5.

Une première

Mais la nouveauté ne vient pas du champ syndical. Pour la première fois, des gilets jaunes ont eux aussi annoncé leur participation à la grève, à commencer par leurs figures les plus emblématiques. Éric Drouet, le chauffeur routier de 33 ans qui a été l’un des initiateurs du mouvement, a appelé à un « blocage total » le 5 février. Même si l’initiative est loin de faire l’unanimité chez l’ensemble des gilets jaunes – certains refusent de s’afficher avec syndicats et partis politiques –, il s’agit d’un changement notable. « Je suis tout à fait conscient de l’hostilité de certains gilets jaunes, note Denis Lalys, secrétaire confédéral de la CGT.

Mais il ne faut pas noircir le tableau: sur le terrain, il y a des endroits où l’unité avec les syndicats se crée, depuis plusieurs semaines et sur des bases saines. C’est le cas de villes comme Marseille, Toulouse ou Bordeaux. L’important est d’aller débattre avec les gilets jaunes, leur expliquer que nous ne sommes pas là pour récupérer leur mouvement ou les instrumentaliser. C’est le “tous ensemble” qui nous permettra de renverser la table.»

Cyprien Boganda

cgt

gilets jaunes

 

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Loi alimentation : "Enfumage et chantage" (Cécile Cukierman - PCF)

3 Février 2019, 10:15am

Publié par PCF Villepinte

 

A partir d'aujourd'hui, du fait du relèvement de 10% du "seuil de revente à perte" prévu par la loi "Agriculture et Alimentation", plusieurs centaines de produits devraient voir leur prix augmenter.

 

L'objectif de la loi serait d'inciter la grande distribution à réduire ses marges sur les produits alimentaires pour faciliter le prix rémunérateur et permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail.

L'opération d'enfumage et le chantage qu'entend jouer la grande distribution est scandaleuse.

L'augmentation du prix du caddie va pénaliser, en premier lieu, les foyers les plus modestes.

Le PCF appelle à de véritables états généraux des prix agricoles. Grande distribution et industrie agro-alimentaire de transformation doivent prendre leur responsabilité et garantir des prix justes aux consommateurs et rémunérateurs pour les agriculteurs plutôt que de les prendre en otage.

 

Cécile Cukierman, porte-parole du PCF et sénatrice de la Loire

 

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Rendez-nous notre pouvoir d'achat !

2 Février 2019, 12:56pm

Publié par PCF Villepinte

 

Un Appel de l'UCR-CGT

Mardi 5 févier les retraité-e-s seront aux côtés des salariés en grève Nous étions nombreux ce 31 janvier à manifester dans les rues de nos grandes villes à l'appel des neuf organisations de retraités.

*Malgré des conditions climatiques peu clémentes, plus de 140 manifestations ont rassemblé des femmes, des hommes en colère et particulièrement revendicatifs. Première manifestation d'envergure en ce début d'année, les retraités sont aussi mobilisés qu'ils l'ont été ces dernières années.

Emmanuel Macron a dû reculer en relevant à 2 000 euros de revenu fiscal le seuil d'application de la hausse de la CSG. Mais cela ne suffira pas à calmer les retraités, gilets jaunes et gilets rouges réclament l'annulation de la hausse de la CSG et comptent bien l'obtenir, de même que l'indexation des pensions sur les salaires et dans l'immédiat la revalorisation des pensions à hauteur de la perte de leur pouvoir d'achat.

 Gouvernement et médias tentent encore d'opposer les revendications des retraités à celles des salariés et des jeunes. Il ne faut pas les laisser faire, car nous sommes tous confrontés à la même politique, qu'il s'agisse du pouvoir d'achat, de la santé, des services publics et de la Sécurité Sociale. Le 5 février à l'initiative de la CGT, l’UCR-CGT appelle les retraité-e-s à rejoindre les manifestations partout en France, pour exiger avec les actifs et les privés d'emplois que le gouvernement réponde enfin aux revendications exprimées dans le pays.

 L'UCR-CGT Montreuil, le 1er février 2019

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