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Mouvement social. Macron n’en a pas fini avec les gilets jaunes

7 Janvier 2019, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi, 7 Janvier, 2019

Marion d’Allard, Clotilde Mathieu, avec Sylvie Ducatteau

Emmanuel Macron espérait l’essoufflement des mobilisations des gilets jaunes. Pari perdu : samedi, partout en France, elles ont clairement redémarré. Pouvoir d’achat, ISF, RIC, les revendications ont été une nouvelle fois rappelées à l’exécutif.

«Vous êtes où?» « Concorde ! » « C’est officiel? Pourquoi les organisateurs ne confirment pas?» «Oui, c’est officiel. » « J’y suis, y a personne! » « Ça fait une heure qu’on se gèle dans la rue. » Ce samedi matin, les commentaires postés sur la page Facebook « Acte VIII, le renouveau » s’enchaînent sans interruption. Dans leur jeu du chat et de la souris avec la police, les organisateurs des rassemblements parisiens matinaux avaient pris soin de ne pas dévoiler les lieux de rendez-vous, appelant les gilets jaunes à « patienter dans l’ouest de Paris, à gauche pour ceux qui connaissent pas ». Des petits groupes se forment autour des Champs-Élysées, éparses. « Ça commence à chauffer du côté de Concorde… » « On arrive ! »

Les yeux rivés sur leur smartphone, les manifestants se cherchent dans la capitale. Ils finiront par se retrouver en début d’après-midi devant l’Hôtel de Ville. Point de départ officiel d’un cortège qui doit rallier l’Assemblée nationale. Un parcours déposé en préfecture, sévèrement encadré par les compagnies de CRS. Sur la place du Châtelet, à quelques encablures de la mairie, ils sont des centaines à patienter dans le calme avant le top départ.

Les marées humaines de l’acte VIII partout en France

Par petits groupes éparpillés dans toute la France, les gilets jaunes ont ainsi multiplié, ce jour-là, les marées humaines de l’acte VIII. Nantes, Bordeaux, Rouen, Toulouse, Dijon, Lyon, Marseille… les cortèges étaient deux à quatre fois plus nombreux que la semaine précédente : près de 50 000 gilets jaunes recensés dans toute la France par le ministère de l’Intérieur, contre 32 000 la semaine dernière. En somme, les vœux du président n’ont convaincu personne.

Répartition des richesses, amélioration des conditions de travail, protection des travailleurs, justice fiscale, représentativité parlementaire, démocratie directe, souveraineté monétaire, référendum d’initiative citoyenne (RIC), critique des médias de masse... dans les cortèges, les revendications, loin de la seule lutte pour le pouvoir d’achat, investissent désormais tous les champs politiques et sociaux.

Dans les rues de Nantes, Catherine est là pour ses enfants. Elle est en colère de devoir, à chaque fin de mois, remplir le frigo de son fils. Avec 1 400 euros de salaire et un loyer de 750 euros, celui-ci ne s’en sort pas. Les 100 euros promis par l’exécutif aux smicards, il ne les touchera pas. « Il est temps de prendre l’argent là où il y en a! » dit-elle.

À Paris, Denise et Frédéric sont venus « de la banlieue sud » avec leur fils de 18 ans. « On est encore là parce qu’on n’a pas obtenu grand-chose », explique la mère de famille. « L’augmentation des taxes touche toujours les mêmes, c’est l’appauvrissement général », poursuit-elle en appelant à la démission d’Emmanuel Macron. « Oui, mais c’est surtout ce système qu’il faut mettre à plat », l’interrompt Frédéric, qui reconnaît chez les gilets jaunes « un fond anticapitaliste ». Un sentiment que partage Mélanie. Salariée, « dans une situation confortable », elle voit pourtant quotidiennement les conséquences d’un système qui marche sur la tête.

«Ne pas laisser la France aux mains des banquiers»

Depuis « trop longtemps nous avons laissé notre conscience de côté, aujourd’hui on doit réparer, prendre notre avenir en main pour nos gosses, car tous les jours les choses s’aggravent ». William est au chômage depuis quelques semaines, il a en travers de la gorge le décret renforçant les sanctions contre les chômeurs tombé la semaine dernière. « Mon permis de conduire a été suspendu pour cinq mois et si on me propose un poste qui exige un permis, je n’ai pas le droit de le refuser sinon je serai radié », dénonce ce technicien d’assainissement. Jeudi dernier, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), une dizaine de gilets jaunes se sont d’ailleurs postés devant une agence Pôle emploi pour dénoncer « une criminalisation des chômeurs et de la pauvreté ».

1. Des centaines de femmes gilets jaunes se sont rassemblées hier matin sur la place de la Bastille à Paris et dans plusieurs villes de France. B. Guay/AFP

À Paris, entre les pancartes pro-Frexit, les banderoles enjoignant à ne pas « laisser la France aux mains des banquiers » et les drapeaux français, au son de la Marseillaise entonnée çà et là, Florian fait une pause. « Ah, la CGT ! Allez les gars, faut faire la grève ! » lui lance un manifestant. Gilet jaune au nom du syndicat sur le dos, le salarié de la Mairie de Paris opine du chef. « Je suis syndicaliste et gilet jaune, et on est beaucoup dans ce cas-là », explique-t-il.

Pour lui, pas question de parler d’essoufflement du mouvement. « C’est que le début », affirme ainsi celui qui prédit que la réforme annoncée des retraites ou celle de la fonction publique vont renforcer considérablement la colère. « Ce gouvernement détruit tout, on doit tous descendre dans la rue, les syndicats aussi, c’est un mouvement politique profond. » À Martigues (Bouches-du-Rhône), les gilets jaunes et stylos rouges ont même appelé à une manifestation commune autour de sept revendications partagées : suppression des taxes et de la TVA, hausse générale des salaires, des pensions et des minima sociaux, accès à la santé et aux soins pour tous, rétablissement de l’ISF et fiscalité équitable pour les contribuables comme pour les PME et PMI, développement des services publics et consultation régulière des citoyens.

Marqueur du mouvement, la mobilisation sur le Web se conjugue aussi dans les rues. De nouveaux appels se lancent sur Facebook: « Manifestation régionale des gilets jaunes du Grand-Ouest », samedi prochain; chaîne humaine du nord au sud et d’est en ouest de l’Hexagone... « Ça ne s’essoufflera pas », disent-ils, partout en France. « Nous ne sommes pas une minorité : 55 % des Français souhaitent qu’on soit dans la rue », affirme Mathias, à Nantes. Confirmation sur Periscope, en direct depuis Clermont-Ferrand. « Nous avons fait une pause mais nous n’avons pas renoncé », renchérit Karine. En famille, elle a profité de la trêve des confiseurs pour organiser un nouveau point de résistance à proximité de son village.

Ce samedi matin, ils étaient une dizaine autour du feu. À Paris, c’est Pierre qui filme le cortège parisien en route vers l’Assemblée nationale. « Je filme et je diffuse sur les réseaux sociaux. Pour montrer qu’on est très nombreux, qu’on est toujours là, pour partager ce moment avec tous ceux qui n’ont pas pu venir. » En dehors des rendez-vous hebdomadaires, les gilets jaunes savent qu’ils vont devoir préciser et structurer leur avenir.

Beaucoup ne croient pas en une traduction politique du mouvement par une liste aux européennes, mais d’autres y voient une possibilité de faire émerger leurs combats. Quant à la consultation proposée par Emmanuel Macron à partir du 15 janvier, la méfiance prime. « Ils vont chercher à nous endormir. La confiance est rompue depuis qu’on nous envoie les gilets bleus pour discuter », explique une manifestante.

1. Des centaines de femmes gilets jaunes se sont rassemblées hier matin sur la place de la Bastille à Paris et dans plusieurs villes de France. B. Guay/AFP

Pour dénoncer « l’usage incompréhensible » de la violence et des armes par les CRS et la brigade anticriminalité, les femmes, visage maquillé de rouge sang, ont pris la tête du cortège nantais. « Ça gaze devant ! On va se prendre le nuage ! » À des kilomètres de là, Kevin remonte les quais parisiens de la Seine à contresens. Les yeux rougis. « Les CRS m’ont pris mes lunettes, j’ai perdu les gens avec qui j’étais », explique cet Alsacien qui manifeste pour la deuxième fois dans la capitale.

« Je me bats pour ma grand-mère, qui touche 600 euros de retraite, et pour tous les gamins. » Lui qui n’a jamais voté croit dur comme fer à la victoire des gilets jaunes: « C’est de mieux en mieux organisé, on va y arriver! » Loin, très loin, de se résumer à une poignée de « factieux » qui voudraient « détruire la République », dixit le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le mouvement des gilets jaunes est bien entré, samedi, de plain-pied dans la nouvelle année.

Voir aussi : Violences: l’exécutif jette de l’huile sur le feu

Marion d’Allard (à Paris), Clotilde Mathieu (à Nantes), avec Sylvie Ducatteau

 

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2019 : À NOUVELLE ANNÉE , NOUVELLES MESURES

4 Janvier 2019, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 3 Janvier, 2019

L’Humanité Latifa Madani

 

Smic, prélèvement à la source, prime d’activité, compte personnel de formation, prix du timbre … Zoom sur huit mesures qui entrent en vigueur cette année.

Smic. Pas de coup  de pouce

La hausse, mécanique , du Smic est de + 1,5 % à compter du 1er janvier, soit plus 22,75 euros brut ou 16 euros net par mois. Le Smic horaire passe de 9,88 euros à 10,03 euros. Le Smic mensuel brut, de 1498,47 euros à 1521,22 euros.

Prime d’activité bonifiée pour les personnes payées au Smic

Cette prime, destinée aux travailleurs aux ressources modestes, augmentera jusqu’à 90 euros dès le 5 février . Mais attention, ce sont les revenus du foyer qui sont pris en compte.

L’impôt sur le revenu prélevé à la source

Salarié, retraité, bénéficiaire de revenus dits de remplacement (allocation-chômage …), l’impôt est collecté par l’employeur, la caisse de retraite ou l’organisme référent, selon le taux communiqué par l’administration fiscale. Il est calculé à partir de la déclaration effectuée au printemps 2018.

Travailleur indépendant, agriculteur ou bénéficiaire de revenus fonciers, l’impôt est payé sur le revenu correspondant, par des acomptes mensuels ou trimestriels, prélevés directement par l’administration fiscale. Le taux sera actualisé en septembre 2019 compte tenu de la déclaration effectuée au printemps 2019 et des changements intervenus depuis la déclaration du printemps 2018. Ce taux sera actualisé chaque année, en septembre.

Exceptions: particulier employeur d’un salarié à domicile ou d’un(e) assistant (e) maternel (le), le prélèvement à la source ne s’appliquera qu’à partir de 2020. En 2019, il faudra continuer de déclarer auprès du centre Cesu ou Pajemploi

Pensions et minima sociaux non indexés sur l’inflation

Des pensions revalorisées à 0,3 % au lieu de 1,6 %, en clair une baisse du pouvoir d’achat. Pour la première fois depuis 1993, les pensions ne sont pas indexées sur l’inflation.(Le PCF demande l'indexion sur les salaires). Idem pour l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, ex-minimum vieillesse). La hausse est de 35 euros par mois. Son montant maximum pour une personne seule passe de 833,20 à 868,20 euros.

Conversion du compte personnel de formation en euros: la grosse arnaque

Dès le 1er janvier, les heures inscrites sur le compte personnel de formation (CPF) seront converties en euros. Chaque heure vaut 15 euros. Chaque travailleur à temps plein recevra chaque année 500 euros sur son compte (moncompteactivite.gouv .fr), jusqu’à 5000 euros au bout de dix ans, et 800 euros, plafonnés à 8000 euros, s’il ne dispose pas d’un niveau 5 de qualification. Or, on sait qu’en moyenne une heure de formation financée par les Opca, organisme paritaire collecteur agréé, s’élève à 35-50 euros.

Le Prix du timbre n’arrête pas son envol

Lettre prioritaire (timbre rouge) ou lettre verte ( timbre vert ), les tarifs du timbre poste pour les particuliers augmentent en moyenne de 10 % à partir de ce 1er janvier. Le prix du timbre vert passe de 0,80 euro à 0,88 euro, celui du timbre rouge de 0,95 euro à 1,05 euro. L’Écopli, plus économique mais plus lent (envoi en quatre jours en moyenne), passe de 0,78 euro à 0,86 euro.

Inscriptions sur les listes électorales  après le 31 décembre

Pour pouvoir voter aux élections européennes du dimanche 26 mai 2019, vous avez jusqu’au 31 mars pour vous inscrire sur les listes électorales. La suppression de la date limite du 31 décembre fait suite à la loi du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription.

Changement d’heure: clap de fin en Europe

Le dernier changement d’heure devrait avoir lieu le 31 mars 2019. La proposition doit, dans un premier temps, être validée par le Parlement européen ainsi que le Conseil de l’UE. Par la suite, chaque pays devra choisir s’il souhaite rester à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été.

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TRANSPORTS. EN ÎLE-DE-FRANCE, LA GRATUITÉ ENFIN À L’AGENDA

4 Janvier 2019, 08:06am

Publié par PCF Villepinte

Vendredi, 4 Janvier, 2019

L’Humanité Pierre Duquesne

La maire de Paris, Anne Hidalgo, va recevoir dans les prochains jours un rapport étudiant l’élargissement de la prise en charge totale des déplacements franciliens.

Se déplacer en Île-de-France sera-t-il bientôt un droit ­garanti, et gratuit pour tous? Pourra-t-on prendre le métro comme on emprunte un livre dans une bibliothèque municipale? Monter dans un bus, ou un tram, comme on entre dans une école publique ou dans un hôpital? Le passe Navigo sera-t-il un jour aux transports ce que la carte Vitale est aux soins? Cette idée, portée de longue date par ceux qui luttent contre la marchandisation du monde, s’est imposée, pendant la trêve des confiseurs, au cœur du débat public.

Après la remise d’un rapport sur le sujet dans les prochains jours, Anne Hidalgo devrait faire des annonces, glisse son entourage à l’Humanité. Le passage à la gratuité totale des transports de la communauté urbaine de Dunkerque, et ses 200000 habitants, au mois de septembre dernier, avait déjà popularisé cette politique progressiste mise en œuvre dans une trentaine de villes de France (lire notre édition du 11 septembre 2018). La question est désormais débattue en Île-de-France, où vivent près de 10 millions d’habitants. La maire de Paris envisage déjà «des formes de gratuité nouvelles, par exemple pour les enfants». «Je l’ai déjà fait pour les personnes âgées et les personnes handicapées», ajoute Anne Hidalgo dans un entretien accordé dimanche dernier au Journal du dimanche.

L’offensive n’est pas isolée. Juste avant les vacances scolaires, Céline Malaisé, présidente du groupe Front de gauche-PCF au sein de la région Île-de-France, a défendu quatre amendements dans le débat budgétaire pour «avancer progressivement» vers la gratuité des transports. Comment? En prenant en charge entièrement la mobilité des moins de 18 ans et en élargissant la tarification sociale existante, notamment pour les retraités. Cela répond selon l’élue à un triple enjeu, «climatique», «sanitaire» et surtout «social» en période de mobilisation des gilets jaunes.

«Cela place le débat à l’échelle nationale»

Plus d’un million de Franciliens bénéficient déjà de tarifs réduits, voire, pour certains d’entre eux, de la gratuité. Mais cette aide varie selon l’endroit où l’on réside. Dans le Val-de-Marne, où le département mène des politiques sociales ambitieuses, les étudiants et les jeunes ne paient que la moitié de leur passe Imagin’R. Idem pour les retraités, qui bénéficient de 50 % de réduction sur leur abonnement. À Paris, les plus de 65 ans sont aussi exonérés sous condition de revenus (jusqu’à 2200 euros par mois pour une personne seule; 3400 euros pour un couple). Une mesure annoncée en janvier 2018 par Anne Hidalgo. Un vœu en ce sens avait préalablement été déposé par les communistes au Conseil de Paris.

Poussée dans ses retranchements, Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, a elle aussi commandé un rapport. Rendu public au mois de novembre, il livre des conclusions catégoriques: la gratuité, «si elle peut se justifier et se financer dans des petites villes dotées de réseaux (…) assez modestes», n’est «pas souhaitable» en Île-de-France. Une «impasse financière et un risque de paupérisation» des transports collectifs, tranche ce texte à sens unique. «Ce rapport a choisi d’étudier seulement un passage à la gratuité totale et immédiate. Cela ne peut évidemment pas marcher. Le réseau existant – et les RER surchargés – ne pourrait amortir un afflux de nouveaux usagers. Mais cela sera envisageable à long terme, quand fonctionnera le Grand Paris Express», rétorque Jacques Baudrier, conseiller de Paris et administrateur d’Île-de-France Mobilités, syndicat ayant la main sur le réseau de transports francilien. «À court terme, reprend Jacques Baudrier, on pourrait étendre la gratuité à 3 millions d’usagers supplémentaires, dont les jeunes de moins de 25 ans (qui prennent moins les transports aux heures de pointe – NDLR). Cela représente un coût d’environ 350 millions d’euros.» Il estime à 3 milliards le coût d’une gratuité totale. «C’est à notre portée quand on voit que l’on a réussi à ­dégager 1,6 milliard de ressources nouvelles pour financer les transports en Île-de-France depuis dix ans.»

L’offensive de la gauche francilienne a un mérite, observe Patrice Vergriete, maire de Dunkerque: «Cela place le débat sur la gratuité à l’échelle nationale, alors qu’il s’est réduit trop souvent à des postures dogmatiques ou de café du Commerce.» Désormais, tous les élus, favorables ou non, doivent, insiste l’édile, échanger des arguments solidement construits sur le «rapport coût/bénéfices» de cette mesure… plébiscitée dans sa ville.

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Pour que 2019 soit une année riche en solidarité

4 Janvier 2019, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

En cette période de nouvel an, d’échanges de vœux, nous voulons vous présenter à vous ami(e)s du Secours populaire français tous nos meilleurs vœux pour vous, votre famille, vos proches. 

 

Dans ce monde si tourmenté, injuste, violent avec les attentats, avec les mauvaises idées du racisme, de l’antisémitisme, de la haine de l’autre et aussi devant cette misère qui gagne du terrain, vous, ami(e)s du Secours populaire français vous « résistez ». 

 

Si nous avons pu agir autant l’an passé, c’est grâce à votre soutien financier et à votre engagement auprès de nos bénévoles, notamment lors des inondations dans l’Aude ou en Indonésie après un terrible séisme. Quotidiennement ce sont des centaines d’actions qui sont menées en France et dans le monde, et cela grâce à vous. Vous faites œuvre utile et vous méritez bien tous nos remerciements pour tout ce que vous faites pour les autres et pour nos petits « enfants copain du Monde » qui grandissent. 

 

L’année 2019, célèbrera les 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, événement qui résonnera dans toute l’association. Cette année encore, de nombreux projets verront aussi le jour,  notamment pour aider des milliers de familles dans le besoin, aussi bien ici qu’hors de nos frontières. Nous ferons ensemble de cette nouvelle année, une grande année de solidarité, de fraternité. Oui vraiment, du fond du cœur, tous nos bons vœux pour 2019.

       

Julien Lauprêtre 

Président du Secours populaire français,  Grand officier de la Légion d’honneur   

4,5 milliards €

 

C’est le montant des dons aux associations françaises fait par les particuliers en 2017. Les Français restent généreux, y compris  quand ils subissent une baisse de leur niveau de vie. Ils sont conscients de l'importance de leur geste.

 

(Source : Fondation de France).   

 

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Pierre ­Dharréville « Le gouvernement fait le choix de l’injustice et de l’arbitraire »

3 Janvier 2019, 10:21am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 3 Janvier, 2019

L'Humanité Aurélien Soucheyre

Pour Pierre ­Dharréville, élu communiste, l’exécutif cherche à rejeter la faute du chômage sur les privés d’emploi. Entretien.

Quels sont, selon vous, l’esprit et ­l’objectif de ce décret sur les chômeurs ?

Pierre Dharréville C’est la même logique que celle qui avait été suivie par Sarkozy en son temps. Il s’agit de culpabiliser les chômeurs, de les rendre responsables du chômage et de la crise économique et sociale du pays. Le gouvernement cherche à mettre la pression sur celles et ceux qui sont privés d’emploi, sans tenir compte de leurs difficultés quotidiennes à en trouver. Il veut même faire des économies sur leurs dos, en venant gratter toujours plus de droits sociaux.

Ces mesures sont profondément révoltantes et reposent sur l’illusion selon laquelle les chômeurs ne voudraient pas travailler alors qu’il y aurait de l’emploi. En réalité, il y a aujourd’hui à peu près 200000 offres d’emploi qui ne trouvent pas preneurs dans le pays, pour 6 millions de chômeurs… Ils ne sont donc pas responsables.

Une enquête de la CGT a de plus démontré qu’un grand nombre de ces offres ne sont pas véritables, puisque à temps partiel, ou avec des salaires qui ne correspondent pas aux qualifications demandées. Plutôt que de s’attaquer à ce problème, de chercher des solutions d’accompagnement humain, de formation et d’indemnisation pour sécuriser les parcours, l’exécutif va enfoncer dans la difficulté les privés d’emploi.

Il ne sera plus possible de refuser une offre d’emploi à salaire moindre…

Pierre Dharréville Cela viendra conforter les logiques de dumping social qui sont exponentielles dans notre pays, en Europe et dans le monde. On veut pousser les gens à être employés en dessous de leurs qualifications, et en dessous du salaire auquel ils peuvent prétendre. C’est une logique mortifère pour toute la société. On ne peut pas s’engager dans cette voie destructrice pour l’emploi et les salaires.

Cela va de plus provoquer du mal-être au travail. Alors même que 55 % des demandeurs d’emploi ne sont pas indemnisés dans notre pays, le gouvernement prévoit d’en jeter un plus grand nombre dans cette situation-là. Avec sa logique, les victimes deviennent les coupables. Il prétend empêcher la fraude aux allocations chômage, mais ne vise en rien la fraude aux cotisations patronales, beaucoup plus importante. Il se retrouve là encore du côté des plus puissants contre les plus démunis.

Ce décret fait-il sens après les attaques contre le financement de la Sécurité sociale et avant la future réforme de l’assurance-chômage ?

Pierre Dharréville On continue de donner des coups de massue contre la Sécurité sociale. L’exécutif a commencé à supprimer les cotisations salariales l’an dernier, en faisant financer par les retraités une partie de l’assurance-chômage, ce qui est quand même hallucinant. Il poursuit ici avec l’ambition de rabaisser au minimum notre modèle d’assurance sociale solidaire. Je veux rappeler que, quand on cotise, cela ouvre et garantit des droits. La cotisation institue un lien de propriété entre celui qui cotise et l’institution. Là, le gouvernement est en train de mettre à mal tous les principes fondamentaux de la Sécurité sociale.

 Au lieu de suivre la voie de droits réels tout au long de la vie, il fait le choix de l’injustice et de l’arbitraire. Les autres ­réformes annoncées en 2019, celle des coups portés au service public avec la suppression de postes de fonctionnaires, ou celle des retraites, visent à raboter ces droits. Mais le pays a compris que les réformes que Macron défend au nom du progrès sont en fait des réformes de régression. Le gouvernement ne pourra pas éternellement se payer de mots.

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre

 

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HASTA SIEMPRE

1 Janvier 2019, 10:59am

Publié par PCF Villepinte

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1er janvier 1959 : Fidel Castro libère Cuba de la dictature et de la domination américaine

1 Janvier 2019, 09:30am

Publié par PCF Villepinte

Lundi, 31 Décembre, 2018

L’Humanité Chloé Maurel

En janvier 1959, l’avocat cubain Fidel Castro, aidé d’Ernesto « Che » Guevara et de quelques dizaines de combattants, les « barbudos », est victorieux dans sa guérilla qu’il menait depuis décembre 1956 à Cuba, son île natale, pour la libérer de la dictature pro-américaine et corrompue de Batista. Depuis les années 1900, Cuba était en effet sous la domination économique et sous l’influence politique des Etats-Unis, et les Cubains vivaient misérables alors que des grandes compagnies américaines s’enrichissaient en investissant dans le pays et en exploitant ses ressources. 

Le 1er janvier à midi et demi, les hommes de Castro remportent la bataille décisive de Santa Clara, ville située à près de 300 kilomètres au Sud-Est de la Havane. La ville de Santa Clara est entièrement libérée. Batista s’est enfui en avion sur l’île voisine de Saint-Domingue. Les « barbudos » du Che ont subi de lourdes pertes, près de cent d’entre eux ont perdu la vie, mais les rebelles sont vainqueurs, la bataille de Santa Clara est gagnée. Simultanément, c’est aussi la victoire des rebelles sur les deux autres fronts situés aux deux extrémités du pays. Au soir de cette journée mémorable, Fidel Castro annonce par radio que le dernier bastion militaire du pays qui continuait à résister aux insurgés, à Santiago de Cuba, s’est lui aussi rendu.

A l’aube du 2 janvier, les troupes rebelles commencent à converger vers La Havane. Le Che et ses hommes se mettent en marche vers la capitale, éloignée de 300 kilomètres. Sur la route, à tout moment, ils sont acclamés chaleureusement par la population. Mûrement planifiée et orchestrée par Castro, cette marche des armées rebelles sur La Havane est un véritable triomphe. Le 2 janvier 1959, l’armée, menée par le guérillero cubain Camilo Cienfuegos, entre dans la forteresse de Columbia, place-forte de l’armée au cœur de la capitale. 

De tous les « barbudos », c’est Fidel Castro qui apparaît comme le grand leader. Tout le long de son trajet il est acclamé par une population fervente. Il arrive à La Havane avec ses « barbudos » le 8 janvier 1959, six jours après Cienfuegos et Guevara, sous les vivats. L’événement a une portée non seulement nationale mais internationale. En effet, dans ce qui est considéré depuis des décennies par les États-Unis comme leur zone d’influence, Fidel Castro a réussi à renverser le dirigeant placé par le gouvernement américain. Cet événement tranche avec la situation dans les pays voisins : dans l’île proche de Saint-Domingue sévit depuis 1930 la dictature de Trujillo, avec le soutien des États-Unis ; au Nicaragua, les États-Unis ont favorisé l’arrivée au pouvoir du dictateur Anastasio Somoza Garcia, dès 1937, auquel a succédé en 1956 son fils Luis Somoza Debayle ; au Guatemala, depuis le coup d’État organisé en 1954 par la CIA, une junte militaire dirigée par le général Carlos Castillo Armas est au pouvoir, sous le contrôle étroit des États-Unis. La révolution cubaine provoque donc un choc dans l’opinion internationale. 

Parmi les premières mesures prises par Castro en janvier 1959, la suspension des expulsions des locataires obtient une grande popularité auprès de la population urbaine. En mars 1959, Castro proclame la réduction de moitié du prix de tous les loyers. 

Cependant, assez rapidement, la pratique du pouvoir tranche avec la modération des paroles de Castro. Celui-ci organise une épuration : environ deux cents personnes sont exécutées, essentiellement des criminels et des collaborateurs parmi les plus corrompus du régime de Batista. Pour pouvoir faire cela, Castro opère une modification dans la Constitution cubaine de 1940, qui interdisait la peine de mort. Castro charge Guevara de superviser cette épuration.

En février 1959, Castro devient officiellement Premier ministre de Cuba. Et, dès le début de l’année 1959, tous les partis politiques sont officiellement dissous. Seul le PSP, parti communiste cubain, continue à exister de fait et joue un rôle croissant.

Fidel Castro confie au Che la préparation d’une réforme agraire. Il la promulgue en mai 1959. Elle interdit totalement les latifundia (grandes propriétés terriennes) et limite la propriété privée de la terre à une taille maximale de 400 hectares, et à une taille minimale de 27 hectares. Cette loi améliorera nettement la situation des paysans cubains. 

A partir de février 1962, les Etats-Unis décident de soumettre Cuba à un sévère blocus, à la suite des nationalisations décidées par Castro, qui ont exproprié des compagnies américaines. Ce blocus, qui a duré pour l’essentiel jusqu’en 2014, a fortement affecté l’économie cubaine. 

Au final, durant ses quelque 50 ans à la tête de Cuba, Fidel Castro aura réellement amélioré les conditions de santé et d’éducation des Cubains, mais au prix d’un régime autoritaire. 

 

Chloé Maurel, historienne, auteure de Che Guevara (Ellipses, 2011)

Castro « communiste sans le savoir » ?

 

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