Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Lettre d'Emmanuel Macron : Faire grandir des propositions permettant d’augmenter le pouvoir d’achat (Fabien Roussel)

16 Janvier 2019, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

Le Président de la République annonce dans la presse les contours de son grand débat national. Comme nous l’avons dit ces dernières semaines, nous ne voulons pas que ce débat soit l’occasion d’éviter de répondre aux questions de justice fiscale et de justice sociale que posent les français depuis des mois.

Il doit encore moins servir à cautionner des politiques d’austérité encore plus sévères. Il n'est à aucun moment question de « pouvoir d’achat » dans ce courrier aux français.

Le mot « salaire » n’apparaît qu’une fois et encore, il n’est pas au cœur des questions posées aux français. Rien non plus sur l’évasion fiscale et les moyens de lutter contre la financiarisation de l’économie. En revanche, à nouveau, le Président ne peut pas s’empêcher de fermer la porte au retour de l’ISF ou encore de proposer de " réduire la dépense publique », voire de « supprimer des services publics ».

Les communistes proposent à l’inverse d’ouvrir la discussion sur tous les sujets et de faire grandir des propositions permettant d’augmenter le pouvoir d’achat des français, de restaurer nos services publics, de mieux répartir les richesses et d’ouvrir la voie à une VIème République qui ne peut pas se réduire au simple fait de réduire le nombre d'élu-es.
Il est urgent de répondre à la soif de justice sociale et de justice fiscale qu’exprime les français.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

Voir les commentaires

Malentendu(s)

13 Janvier 2019, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

Malentendu(s)

https://2.bp.blogspot.com/-fF8eckCoGTo/XDdm8oKdlJI/AAAAAAAAFsE/3uIE7mI4gOszC1WNd_Owm59i7Xp2-mIWACLcBGAs/s320/11008199.jpg https://2.bp.blogspot.com/-fF8eckCoGTo/XDdm8oKdlJI/AAAAAAAAFsE/3uIE7mI4gOszC1WNd_Owm59i7Xp2-mIWACLcBGAs/s320/11008199.jpg

Lire le dernier livre de Michel Houellebecq. Ou pas… 

Chair. Au secours, Michel Houellebecq est donc revenu! Et avec lui, comme le marqueur indélébile de notre époque, la cohorte des observateurs plus avisés que jamais pour tenter de percer les mystères du «phénomène» littéraire incarné. La lecture de "­Sérotonine", déjà tiré par les éditions Flammarion à plus de trois cent mille exemplaires, s’avère être une épreuve. À plus d’un titre. Relevons une première évidence: existe-t-il de nos jours un autre écrivain de renom sachant, mieux que lui, «faire ­remonter» à la surface les agitations crépusculaires enfouies dans les tréfonds de notre société? Le bloc-noteur ne répondra pas. Ce serait admettre, en cette rentrée littéraire de janvier, qu’il est normal que des ­dizaines d’autres auteurs soient maintenus dans le silence et, de surcroît, dans l’échec commercial programmé. D’ailleurs, la simple évocation ici même du «cas Houellebecq» y participe. Alors pourquoi y consacrer de l’énergie vitale? Au moins pour une raison. Rares sont les écrivains qui parviennent à mettre leur peau sur la table, à payer de leur propre personne, à se sacrifier à travers leurs personnages. Celui de "Sérotonine" en devient une caricature, une mise en abîme. Comment ne pas voir le Houellebecq exécrable dans ce Florent-Claude Labrouste, 46 ans, ingénieur agro, expert ministériel, grand fumeur et belle fortune, homme désabusé de tout, conjuguant pessimisme et nihilisme à tous les temps? N’est-ce pas là, encore une fois, l’origine des malentendus «houellebecquiens»? Si Houellebecq ­dérange autant, c’est moins par les relâchements (coupables) de son écriture souvent redondante que par ce qu’il génère en tout lecteur attentif, du moins ceux qui se montrent incapables de le lire au premier degré – ce serait pourtant la bonne méthode. Ancré dans son image de «provocateur visionnaire» qu’il surjoue pour dénoncer le triomphe du libre-échangisme et du grand commerce mondial, Michel Houellebecq poursuit son travail de sape idéologique. Pensées primaires, cynisme, xénophobie, misogynie, homophobie, absence absolue d’espoir dans la vie sociale ou dans l’amour, etc., sans que nous ne sachions, bien évidemment, à qui profite le crime littéraire ainsi réitéré… Ne soyons pas dupes. Ses personnages d’antihéros toujours au bord de l’effondrement «parlent» aux lecteurs, qui ­retrouvent leurs propres démons en condensé, mais aussi leurs mots et objets quotidiens, leurs tics et tendances du moment qui, depuis vingt ans, ont trouvé leur romanesque. Une sorte de mimétisme adapté à notre époque, un voyeurisme inversé qui ne fait que rarement sourdre la chair du monde par la peau – le propre des chefs-d’œuvre. En somme: lire Houellebecq, ou pas.


Combat. Autant le dire, le bloc-noteur n’achèvera pas sa première envolée littéraire de 2019 sans coup de cœur. Un vrai, celui-là ; en forme de conseil avisé. Parmi la multitude des ouvrages édités en cette nouvelle année, choisissez "Je t’ai oubliée en chemin" (le Cherche Midi), de Pierre-Louis Basse, petit bijou d’écriture et de puissance narrative qui fonctionne à l’inverse du mastodonte décrit précédemment. Le dernier livre de Basse, journaliste, écrivain et essayiste, est une espèce d’antidote à Houellebecq, quand tout désespoir apparent s’éclaire par la vie à reconstruire et le combat en la vie! D’entrée de jeu, l’auteur nous prend à la gorge: un amour qui s’en va par un texto froid et coupant comme une lame de rasoir. «Je suis vivant, certes. Mais un vivant effacé. Le SMS avait inventé l’encre sympathique virtuelle et fulgurante. Les vivants d’aujourd’hui ont le loisir de l’autodestruction», écrit Pierre-Louis, genou en terre. Face à l’effacement, quand «plus aucun de nos pas n’a le pouvoir de l’innocence», le narrateur choisit malgré tout d’épuiser son chagrin par la marche méthodique, l’exil intérieur, l’introspection, puis, enfin, l’écriture. Se relever doucement ; mot après mot ; action après action ; se ­redonner du sens et un goût d’universel. Ce roman du bout des tunnels, lumineux et émouvant à en crever, métaphorise l’amour par tous les vents. Pierre-Louis Basse nous offre un cri du cœur en raison, un écrin précieux... par les temps qui courent.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 11 janvier 2018.]

 

Voir les commentaires

1789-2019. Révolution française : quels enjeux pour un anniversaire ?(3)

13 Janvier 2019, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 8 Janvier, 2019

L’Humanité Jérôme Skalski

Rappel des faits À l’approche des 230 ans de la célébration de la prise de la Bastille, la Révolution française ne cesse de nous interroger et de faire écho.(3)

CONTRE L’INTERPRÉTATION NÉOLIBÉRALE

Claude Mazauric

Historien

Pas une année en France ne se passe sans que le discours public, la rumeur, les manifestations d’opinion, la presse, la littérature ou les arts ne se réfèrent à cet épisode événementiel de dix ans (1789-1799) qu’on résume sous l’appellation de «Révolution française». Souvent d’ailleurs, on y adjoint le temps du Consulat de Bonaparte puis de l’Empire de Napoléon Ier! Il n’est donc pas abusif d’affirmer qu’il existe en France une sorte de mémoire historique de la Révolution française dont les manifestations réitératives, sensibles en particulier dans les moments de tension politique ou de crise sociale, interrogent toujours les commentateurs de l’actualité. C’est le cas, depuis novembre dernier et des premières manifestations, dites des «gilets jaunes». Mais le constat serait incomplet si l’on ignorait que ce rappel devenu dominant au cours du XIXe siècle, après la révolution de 1830, déborde aujourd’hui le périmètre de la France.

Depuis le début du XXe siècle, mais tout particulièrement après 1930 puis 1945, la Révolution française s’est comme inscrite au patrimoine mondial de la mémoire politique et sociale et sa mémoire resurgit à l’occasion de chaque grand mouvement populaire. Et on rappellera ici que le moment du bicentenaire de 1989, dont le maître d’œuvre en tant qu’historien fut le regretté Michel Vovelle, en avait montré l’étendue, la diversité des tensions interprétatives, l’enracinement référentiel dans la culture de peuples bien plus nombreux que ceux qui avaient été confrontés à l’événement lui-même. Tout cela relève d’un constat d’évidence que matérialise l’immensité incalculable de tout ce qui s’écrit, se dit, se répand, dans l’espace mondial numérisé et qui renvoie à la «Révolution de France» commencée en 1789. Dans ce mouvement, je crois utile de distinguer deux champs d’énonciation du phénomène: le champ de l’espace public en général où la référence à la Révolution a pu prendre toutes les formes d’expression possibles, et le champ de l’historiographie où se construit, en principe et constitutivement, mais de manière relativement autonome, un récit (ou un discours) visant explicitement à la connaissance rationalisable de l’épisode événementiel qualifié par lui-même et dès son origine de «révolution française». Bien entendu entre ce qui se déroule et s’énonce dans l’espace public et ce qui s’élabore dans le champ historiographique, les représentations iconiques, les détours et déformations du sens des propos tenus ne cessent jamais d’interférer et de réorienter les certitudes fondées sur l’exploitation des «sources», les interrogations, les démonstrations produites ou les figures proposées. Des rapports de forces entre conceptions opposées s’y manifestent en permanence. Mais ce qui dans l’espace public relève d’affrontements idéologiques patents ne peut dans l’espace historiographique, comme dans tout ce qui se moule en philosophie interprétative du réel, que traduire, plus ou moins conceptuellement ou indirectement, l’effet «en dernière instance des luttes de classes dans la théorie», pour le dire abruptement comme le faisait Althusser il y a un demi-siècle.

Dans l’espace public, en France et au-delà, domine encore une représentation péjorative de la Révolution française. Celle-ci s’était imposée au XIXe siècle et le modèle en est réactivé partout dans le monde depuis le milieu du XXe siècle: c’est un fait dont l’explication nécessiterait de plus amples développements et de grands débats. Passons. Mais on assiste présentement, comme l’a excellemment montré Sophie Wahnich dans l’Humanité du 18 décembre 2018, au fait que la Révolution a connu «une transmission malgré son silenciement (sic) voulu par les élites», celles «qui manifestent le mépris social des grands à l’égard des petits (sic)». Je voudrais à mon tour avancer l’idée que ce possible remaniement en cours, certes relatif et inégal, doit beaucoup à l’échec dans le champ historiographique de l’interprétation néolibérale de la Révolution française. Des enquêtes récentes le montrent. Qui oserait encore écrire, à propos de la dimension populaire de la Révolution, et cela dès ses débuts en 1788, qu’elle fut le «dérapage (sic)» circonstanciel et malheureux d’une entreprise «éclairée» et réformatrice produite par des «élites» nobiliaires et bourgeoises, univoquement gagnées aux «lumières de la raison et du savoir», dressées contre les passions incarnées par d’obscures «forces de la misère et de la colère»?

Vieille figure reprise sans barguigner du propos de François Mignet en 1824 dans son Histoire de la Révolution française, quand il se réjouissait du fait que la «bourgeoisie» avait prononcé en 1795 (enfin!) le licenciement de «la vile multitude (sic)»! En 1966, dans leur récit, François Furet et Denis Richet avaient tenté de redonner une seconde vie à cette vision politiquement utilitaire et bourgeoisement conservatrice de la Révolution. Ce faisant, ces deux auteurs contribuaient à refonder en historiographie (si j’ose dire) la victoire de ce néolibéralisme qui, par la suite, a corrompu des générations de démocrates et de socialistes français détournés, de ce simple fait, de l’enseignement fondamental de Jaurès et même des penseurs du radicalisme.

Furet, dans ses ouvrages, a particulièrement contribué à discréditer les passions populaires et les valeurs d’égalité et de fraternité, tout comme il a contribué à dévaloriser l’héroïsme vertueux et la lucidité des démocrates avancés de la période révolutionnaire comme Robespierre. Le libéralisme conservateur dont il exaltait la valeur formatrice reposait en réalité sur un détournement de sens des concepts fondateurs de la Révolution, faisant de la liberté, non une valeur d’émancipation à l’usage de tous les humains, mais un bien approprié par les riches et les puissants, et de la restriction de l’égalité à sa seule ­dimension «civile», un bien devenu de ce fait non universalisable. Par l’effet de cette captation d’héritage, tout le patrimoine émancipateur de la Révolution a été ainsi réduit en rente de situation au bénéfice du capital et de celles et ceux qui le servent… En essayant, de surcroît, de persuader les dominés que seule, à l’autre pôle social, se trouvait la clé du vrai, du bon et du beau, et même du sens de l’Histoire!

Je me réjouis donc, un demi-siècle plus tard, d’avoir été l’un de ceux (le premier, dès 1967) qui, sous le magistère d’Albert Soboul, se sont employés, dans l’espace historiographique, à opposer au révisionnisme néolibéral de Furet, une interprétation et une orientation de l’histoire de la Révolution qui en montrait la fécondité libératrice, en France certes, mais aussi bien au-delà de notre espace national et pour les siècles à venir. Puisque ce fait est aujourd’hui reconnu (cf. la Guerre de deux cents ans, d’Antonino De Francesco, Perrin), je ne peux que le rappeler, non sans fierté!

Fin

Voir les commentaires

1789-2019. Révolution française : quels enjeux pour un anniversaire ?(2)

11 Janvier 2019, 15:25pm

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 8 Janvier, 2019

L’Humanité Jérôme Skalski

Rappel des faits À l’approche des 230 ans de la célébration de la prise de la Bastille, la Révolution française ne cesse de nous interroger et de faire écho.(2)

La Révolution éclate là où personne ne l’attend

Pierre Serna

Historien, institut d’histoire de la Révolution française à l’université Paris Panthéon-Sorbonne

1789-2019. Que faire de ces dates? Et tout d’abord à quoi sert un historien de la Révolution? Premièrement, s’en tenir modestement à sa compétence et ne pas mélanger les époques en multipliant les comparaisons, au risque de voir la Révolution complètement diluée, instrumentalisée, par exemple lorsque le candidat Macron appelle son livre de campagne Révolution, tournant le dos au sens même du mot.

Ensuite cela sert à ne pas tomber dans le piège de figer le passé en une sorte de mythe paralysant à reproduire, ou à honorer, comme un moment indépassable vers lequel il faut se retourner et rendre hommage de façon docile, commémorative. Ce serait le contraire qu’il faudrait faire pour rendre compte de ce qui arriva en 1789, et se mettre dans les conditions des personnes qui sont un 13 juillet… et ignorent de quoi sera fait le 14 juillet. Par définition la Révolution éclate là où personne ne l’attend, en France, en Russie, en Tunisie, par des forces inattendues, des paysans illettrés en France, un peuple tunisien vanté pour sa soumission et son apathie politique. En revanche, il est du devoir de l’historien de se demander, non pas ce qui dans le passé peut se rejouer, mais ce qui fut l’impensable du passé pour mieux penser ce qui est encore impossible aujourd’hui.

En effet tout le sel de l’histoire de la Révolution, en 1789, est d’avoir ouvert une ère de révolutions qui étaient le futur inconnu de la génération des Mirabeau, Robespierre et Danton. Toute l’exigence intellectuelle que doit s’imposer l’historien consiste à se demander quels sont les rêves de la société dans laquelle il ou elle vit, et quelles sont les luttes à engager pour se retrouver dans les conditions, non de célébrer 1789, mais d’inventer 2019.

En 1789 le statut des personnes, c’est-à-dire l’égalité à la naissance, était une utopie. Par là même l’abolition de l’esclavage réalisée en 1794 était un rêve délirant, la possibilité d’imaginer un autre système économique que celui des taxes multipliées au roi une ineptie, et la pensée qu’une politique universelle une fable de philosophe en chambre. Ce qui nous semble impossible aujourd’hui est l’objet même du rapport de forces à inventer. Les fruits du travail mal distribués et le creusement des inégalités ne sont pas une fatalité.

Il s’agit d’inventer la décroissance en opérant une véritable révolution mentale quant à l’accumulation des biens et des richesses. Ce bouleversement passera par la mise à plat de toutes les contributions, à commencer par la déconstruction des lois sur l’héritage qui durcissent toujours davantage les inégalités depuis l’ère Sarkozy, faisant de la richesse de la nation la proie avide d’une minorité, refusant à chaque génération la redistribution équitable des biens produits par toutes et tous. L’égalité ensuite entre les hommes et les femmes. Là encore sortons de l’hypocrisie de la parité, dont on nous rebat les oreilles, pour imaginer un nouveau rapport de forces, où il faudrait bien céder un peu plus que la parité aux femmes pour que justice soit réellement faite.

Impossible? C’est à voir. Si les masculins ont le courage de cette révolution mentale qui les verra non à égalité consentie, mais désormais dirigés par les femmes, car si Marx a appris quelque chose, c’est que le rapport de forces, ce n’était pas l’égalité mais la victoire d’un des deux à la fin, avant qu’un autre équilibre ne s’établisse. Il faut accepter cette révolution du genre ou renoncer à la révolution avec ce qu’elle implique.

Enfin il faut penser les esclaves du XXIe siècle: on ne fait pas seulement allusion aux travailleurs exploités par centaines de millions en Chine, en Inde, aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe, sans même parler de l’Afrique, mais aux autres esclaves, toutes les matières premières, la nature, actrice dépouillée, colonisée par la logique marchande et commerciale de ce monde. La défense et la conquête des droits naturels de l’homme furent l’objet de la révolution de 1789. La protection et les droits fondamentaux de la nature seront le cœur de la prochaine révolution.

1789 n’apprend qu’à penser une seule chose, rendre possible l’impossible. La révolution à venir sera antilibérale, œuvrera à la fédération des peuples, aura un visage féminin, et fera du monde du vivant un acteur à part entière de la cité politique.

Ne nous laissons pas intimider par ceux qui n’ont à la bouche que la peur du désordre. Imaginons-nous tant de cordialité et de non-violence quand il s’agit de licencier des ouvrières et des ouvriers, de repousser à la mer des migrants, d’envisager de sang-froid la fin des services publics et l’ubérisation de toute une génération? «Vouliez-vous une révolution sans révolution?» demandait Robespierre en novembre 1792, quelques semaines après la naissance de la République.

A suivre…

Voir les commentaires

Ouverture à la concurrence des trains Inter-Cités : un contre-sens historique !

11 Janvier 2019, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

Décidément, Macron et le gouvernement Philippe ont l’art du contre-pied, sinon du contresens de l’histoire. Alors que la question des services publics est au cœur du mouvement des Gilets jaunes, que des milliers de cheminots se sont mobilisés contre la réforme de la SNCF, ils ouvrent à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les usagers du train n’ont pas besoin de concurrence pour que le service s’améliore et soit de meilleure qualité. Ce qui est nécessaire, c’est que l’État investisse dans les infrastructures, le matériel et les hommes afin de répondre aux besoins de la population. Aujourd’hui, il faut 1h30 de plus pour réaliser Nantes-Bordeaux qu’il y a 10 ans, par manque d’investissement de l’État. Rien qui puisse inciter à laisser sa voiture pour faire ce trajet.

François de Rugy, ministre de l’Écologie, devrait donc, de son côté, plus se soucier des investissements qui sont réalisés dans le ferroviaire que d’assurer de nouveaux profits à des opérateurs privés.

Les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon ont un vrai rôle d’aménagement du territoire, répondent aux besoins de déplacements quotidiens de salariés et de lycéens, tout comme elles assurent un lien inter-régional (1 million de passagers annuels).

Cette ouverture à la concurrence, à l’instar de l’exemple anglais, va se traduire par une augmentation progressive des tarifs et une dégradation du service, tout en permettant à des promoteurs privés de réaliser des profits. C’est un contresens quand, aujourd’hui, la Grande Bretagne renationalise ses trains à la demande de la population, devant l’inefficacité des opérateurs privés.

Nous refusons cette logique. Ce dont ont besoin nos populations, c’est d’un service public de qualité, qui assure la solidarité territoriale et d’un aménagement harmonieux, en y consacrant les moyens financiers nécessaires.

 

Cécile Cukierman, porte parole du PCF

 

Voir les commentaires

1789-2019. Révolution française : quels enjeux pour un anniversaire ?

10 Janvier 2019, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Fresque de l'artiste Pascal Boyart, alias PBOY, rendant hommage au mouvement des gilets jaunes inspirée du tableau "Libertée guidant le peuple" d'Eugène Delacroix, à Paris. Photo : Benoît Tessier/Reuters

Mardi, 8 Janvier, 2019

L’Humanité Jérôme Skalski

Rappel des faits À l’approche des 230 ans de la célébration de la prise de la Bastille, la Révolution française ne cesse de nous interroger et de faire écho.(1)

En Refaire un laboratoire politique

Sophie Wahnich

Historienne, directrice de recherche au CNRS

L’année 2019 n’est pas une date anniversaire, encore moins celle d’une commémoration. Nous sommes très loin du bicentenaire, qui avait fabriqué un objet dégrisé. Notre présent politique montre que la Révolution française est redevenue un objet chaud, un point d’appui pour une histoire de haute température. Dans ces temps d’effroi où l’on veut faire disparaître jusqu’à l’idée de liberté réciproque, d’universalité et d’égalité, elle est dans les imaginaires sociaux cette histoire pour la vie que Nietzsche appelait de ses vœux contre le jardin clos du savoir.

Une histoire à la fois inquiète et monumentale. Celle qui interroge et qui donne du courage. Si l’on veut aujourd’hui fêter la Révolution française, il faut à nouveau en saisir la qualité de surgissement politique capable d’une intelligence collective émancipatrice. Une bonne histoire monumentale explique que, oui, des hommes ont été libres et que donc sans doute ils pourront l’être à nouveau.

Tout appelle de ce fait à être décrit à nouveaux frais, réinterprété, réagencé en fonction d’indices qui viennent de notre présent. Car décidément la Révolution française, si elle peut mobiliser dans l’actualité d’une énergie, doit surtout instruire comme une bonne histoire critique qui visite ses impasses. L’héroïsme n’a pas de modèle, disait Saint-Just. Cela n’empêche pas de faire le saut du tigre dans le passé avec Blanqui et Benjamin après lui, et de savoir que lorsqu’on «flaire l’actuel dans la jungle de l’autrefois», ce sont des réinventions imaginatives qui sont à l’œuvre et non des reproductions caricaturales.

Ce serait alors une autre révolution qui pourrait apparaître, à la croisée de l’histoire comme discipline savante et du mythe mobilisateur. Le mouvement de la recherche comme de la politique émancipatrice ne se fait pas par retour mais par boucles, malentendus, déformations voulues ou malencontreuses, et par réappropriations qui sont toujours des inventions et non des retours.

Pour Lévi-Strauss, «l’explication scientifique ne suppose pas le passage de la complexité à la simplicité, mais dans la substitution d’une complexité mieux intelligible à une autre qui l’était moins ». La vraie question n’est pas de savoir si, cherchant à comprendre, on gagne du sens ou on en perd, mais si le sens qu’on préserve vaut mieux que celui à quoi on a la sagesse de renoncer. Et il conclut avec Marx et Freud, qui, dit-il, «nous ont appris que l’homme n’a de sens qu’à la condition de se placer au point de vue du sens (…) mais ce sens n’est jamais le bon. Les superstructures sont des actes manqués qui ont socialement réussi.»

Avec cette sagesse, sans doute pourrions-nous alors prendre la mesure d’un héritage impossible à fixer. Car il apparaît de plus en plus clairement que la Révolution n’est pas un mythe de la fin de l’histoire au sens où elle permettrait de maintenir le modèle de démocratie occidentale représentative. Même ce modèle qu’on a voulu nous présenter comme l’objectif ultime de la politique raisonnable est aujourd’hui friable.

Et s’il se peut que «les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans le train tire le frein d’urgence», comme le pensait Benjamin, alors savoir le tirer conduit à ne pas se contenter de constater que l’héritage devient peau de chagrin. Il faudra retourner y voir dans la minutie des détails et, encore une fois, faire de la Révolution française un laboratoire, politique, historique et savant pour aujourd’hui. Ce sera avec une écriture véritable tissée des questions politiques et éthiques de notre temps, avec les émotions de chacun en prise avec son époque que cette histoire se réinventera. Et de cette réinvention qui peut prétendre qu’il en est maître? Certainement pas le temps homogène et vide des calendriers et des anniversaires.

A suivre…

Voir les commentaires

IL est grand temps de fermer la cagnotte du CAC 40 (Fabien Roussel)

10 Janvier 2019, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

Les entreprises du CAC 40 ont augmenté de 12,8% les dividendes et les rachats d'actions en 2018, versant 57,4 milliards d'euros à leurs actionnaires. Cette “générosité” atteint ainsi un montant record sur les 15 dernières années.

Quelle injure, alors que le peuple est dans la rue et réclame plus de partage des richesses, une réelle hausse du SMIC, davantage de pouvoir d'achat et de meilleurs services publics.

Les multinationales françaises ont ainsi retrouvé leurs marges d’avant 2008 et continuent de distribuer l’essentiel de leurs bénéfices aux actionnaires. Elles n'ont donc pas besoin des aides publiques (CICE, CIR...) et ont largement les moyens d'augmenter les salaires, notamment les plus bas.

Les député-e-s communistes ont par ailleurs déposé hier une proposition de loi visant à prélever à la source les bénéfices des multinationales qui transfèrent leurs bénéfices vers des paradis fiscaux. LVMH, Kering, BNP, Société Générale, toutes ces multinationales continuent d'avoir des pratiques d'optimisation fiscale, au même titre que les GAFA.

Le Gouvernement doit se donner les moyens politiques d’inverser cette tendance mortifère et de mettre fin à ces pratiques : taxer les dividendes à la hauteur des enjeux, encadrer la rémunération des actionnaires, favoriser l’investissement et revaloriser les salaires.

Nous avons besoin d'une vraie société du partage et d’une juste répartition des richesses. Il est grand temps de fermer la cagnotte du CAC 40 !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Voir les commentaires

Invitation à une soirée débat, mercredi 16 janvier 2019, à partir de 19h, au Lavoir Moderne Parisien,

9 Janvier 2019, 08:54am

Publié par PCF Villepinte

 

"Au cœur des services publics, il y a la redistribution sociale et le principe d’égalité, c’est-à-dire le socle d’une société solidaire. L’actualité "gilets jaunes" témoigne de la colère et de la souffrance sociale qui grandit dès qu’on retire l’un ou l’autre. Il ne pourra y avoir une Europe des peuples sans une Europe des services publics."

Marie-Pierre Vieu, députée européenne communiste

 

Le mercredi 16 janvier 2019, à partir de 19h,

 Au Lavoir Moderne Parisien,35, rue Léon 75018 Paris

 Soirée - débats - tables-rondes

 L'Europe assassine-t-elle nos services publics ?

 Lors de cette soirée, sera présenté un audit des directives européennes de libéralisation des services publics afin de pouvoir opposer une expertise de terrain à la rhétorique libérale. Jamais auparavant n’avait été prise une telle initiative, faute de combattants. Pourtant il était temps d’engager le travail : l’actualité cheminote puis des hydrauliciens en lutte contre la cession des barrages au privé ont confirmé cette urgence. Grâce au soutien des députées européennes Marie-Pierre Vieu et Marie-Christine Vergiat, le groupe GUE/NGL a mené à bien ce projet qui sera rendu public lors de la soirée. Des débats seront organisés autour de la thématique.

Avec :

  • Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF
  • Ian Brossat, tête de liste des communistes aux élections européennes
  • Pierre Bauby, chercheur en sciences politiques
  • Nicolas Matyzajik, sociologue
  • David Gobé, président de l'International Workers federation (ITF) section rail
  • Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, membre de la CGT-Santé
  • Michel Jallamion, président de la Convergence nationale des services publics
  • Gilles Leproust, maire PCF d'Allonnes

 

Voir les commentaires

Le PCF s'invite chez Google

9 Janvier 2019, 08:46am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

SOUDAN

8 Janvier 2019, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>