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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

« Grand débat ». Le chef de l’Etat parle beaucoup, mais n’entend toujours pas

20 Janvier 2019, 10:05am

Publié par PCF Villepinte

Samedi, 19 Janvier, 2019

L’Humanité Grégory Marin

Après plus de six heures d’échanges entre le président de la République et les maires occitans, qui ont abordé des questions essentielles comme le pouvoir d’achat ou la fiscalité, aucune inflexion réelle de la politique gouvernementale n’est à noter.

Vendredi, à la veille de l’acte X de la mobilisation des « gilets jaunes », le président de la République a tenu le deuxième rendez-vous de son tour de France devant les maires, à Souillac, dans le Lot. Devant 600 élus venus des 13 départements de la région Occitanie (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne), il a réédité son « marathon », plus de six heures de questions-réponses dans la salle des fêtes de la ville. Un exercice de haute voltige digne d’un grand oral de l’ENA... mais dans la droite ligne de toutes les interventions de ce gouvernement technocratique. Malgré le portrait catastrophique brossé par nombre de maires, d’accord avec le chef de l’Etat pour parler de la triple fracture «sociale, démocratique, économique », sa réponse est conforme à la posture macronienne depuis 18 mois: « on garde le cap ». Car, a-t-il dit peu avant de conclure, à 22 heures passées, « on ne peut sortir de ce débat avec toujours plus de dépenses, sans réelle volonté de changement (...) Le changement profond ce n’est pas d’accroître la dette. » Une continuation de sa politique pour laquelle il aimerait enrôler ces élus de terrain: « Merci d’être à nos côtés », « nous allons faire ensemble »...

Le maire invitant, Jean-Michel Sanfourche (Les Républicains) avait pourtant lancé le débat en estimant que « trop de concitoyens ne peuvent plus vivre dignement ». Et de critiquer vertement les baisses d’allocations dont il demande le « rétablissement », comme l’Aide personnalisée au logement (APL) par exemple. Mais comme dans l’Eure en début de semaine, Emmanuel Macron a douché les attentes dès sa première intervention, avant même le premier tour de parole des maires évoquant des questions vitales pour nos concitoyens, « ceux qui manifestent et ceux qui ne manifestent pas », aurait dit un ancien premier ministre. « Avoir un projet pour la nation, ce n’est pas faire droit à toutes les demandes », a lancé le chef de l’Etat en préambule. Une manière de dire qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose?

« Nous attendons des preuves », a semblé lui répondre le maire (PS) de Cahors, Jean-Marc Vayssouze. A l’instar de ce maire, nombreux sont les élus à réclamer « une véritable politique d’aménagement du territoire », critiquant notamment très fortement la loi Notre. Car au-delà du « folklore » rural et de ses spécificités - ici, il a été longuement question de la gestion de la présence de l’ours-, ces questions sont essentielles dans des territoires enclavés. Les infrastructures, routières, mais surtout ferroviaires, ont été plusieurs fois citées comme insuffisantes ou vieillissantes, quand elles ne sont pas inexistantes. Emmanuel Macron a répondu qu’il privilégierait, conformément à la loi qu’a rédigée et fait voter son gouvernement, « la mobilité du quotidien. Tout le monde n’aura pas son TGV pour Paris ou son aéroport. » Il assure vouloir travailler sur le réseau « existant ». Dommage que la discussion ne soit pas venue en Normandie, où une rénovation de « l’existant » éviterait peut-être l’énorme investissement d’une ligne à grande vitesse Paris-Le Havre.

Les élus ont aussi fait remonter de leurs communes une préoccupation majeure de leurs habitants, star des cahiers de doléances: le pouvoir d’achat. Seule bonne nouvelle annoncée par le président, « on ne touchera pas à la pension de réversion », a-t-il déclaré, sans dire comment cette mesure qui revient de manière récurrente avec insistance, sera assurée. Pour le reste, toujours pas de réelles augmentations de salaires en vue, a tranché le chef de l’Etat. « Un couple qui vit du SMIC gagnera 100 euros de plus dès ce mois-ci », explique-t-il encore. Même si l’arnaque a déjà été éventée... Le chef de l’Etat fait œuvre de pédagogie, car il ne compte pas proposer autre chose que la politique qu’il a déjà mise en œuvre. L’emploi? C’est évidemment l’entreprise, selon Emmanuel Macron, qui est en premier lieu « créateur d’emplois ». « De l’emploi public on en a créé assez... » Il renvoie vers « les ordonnances travail prises en début de quinquennat ». Pour l’efficacité, on relira les chiffres du chômage. Quant à l’indemnisation du chômage, assurant que « certains vivent mieux en faisant des aller-retour qu’en restant dans un emploi fixe, ils utilisent un système qu’on a créé », le président Macron plaide pour une accélération de la réforme de l’assurance-chômage. Enfin, l’exécutif, comme en témoigne le « mode d’emploi » à destination des organisateurs du « Grand débat », a fait du « coût du travail » une boussole. « On paie mieux ceux qui travaillent », explique Emmanuel Macron, argumentant que si la CSG a augmenté (« Ce sont toujours les perdants qui râlent »...) c’est «parce qu’on a baissé les cotisations salariales. Cela va dans le sens de la valorisation du travail. » Mais présente de forts risques quant au financement de la protection sociale.

En matière de fiscalité, sans surprise, la suppression de la taxe d’habitation a bien évidemment été mise en avant par les maires, qui voient leurs budgets amputés de cette ressource. C’est un impôt injuste, dit en substance Emmanuel Macron: prenant pour exemple deux personnes qui vivraient dans deux studios de même taille, « selon que vous gagnez un ou trois vous payez la même chose ». D’où la volonté de supprimer cet impôt, explique-t-il. Dans ce cas, quid de la TVA (dont l’établissement à 5,5% pour les produits de première nécessité figure dans les revendications des « gilets jaunes »), au même taux selon « que l’on gagne un ou trois »? Le chef de l’Etat a eu beau assurer qu'« on a une fiscalité en France qui est redistributive », la majorité des Français sera surtout d’accord avec la fin de sa deuxième intervention sur le sujet: les « vraies inégalités », dit-il, sont « l’inégalité de destin et d’accès au travail »... Mais s’il n’y a « pas de tabou » en matière fiscale, la ligne rouge est toujours d’actualité. « Ce n’est pas le rétablissement de l’ISF qui réglera le problème » du chômage de masse, estime le chef de l’Etat. Cet impôt a « été maintenu pour l’immobilier », a-t-il souligné, estimant que « le sujet, c’est est-ce qu’on veut aider nos entreprises à créer des emplois ? (…) J’assume cette politique! » Au tout début de son intervention, Emmanuel Macron avait estimé que ce débat devait aider à « trouver cette part de consensus dont nous avons besoin ». Sur cette question, il est tout trouvé: selon un sondage IFOP publié le 6 janvier par Le Journal du dimanche, 77% des Français plébiscitent le rétablissement de l’ISF... comme 61% des électeurs de La République en marche...

 

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Brexit, année zéro

19 Janvier 2019, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

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Fabien Roussel : « Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons »

19 Janvier 2019, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

 
Fabien Roussel : « Quand les gilets jaunes disent : "Pas d’allocation mais une véritable hausse des salaires", ce n’est pas l’extrême droite qui porte cela, c’est la gauche. » Nicolas Tavernier/REA

Vendredi, 18 Janvier, 2019

L’Humanité Julia Hamlaoui

Parti communiste. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle à amplifier la mobilisation et veut «bousculer» les cadres imposés par le gouvernement au grand débat pour que «les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets».

Deux mois se sont écoulés depuis l’acte I des gilets jaunes, qui a bousculé les organisations politiques et syndicales. Quels enseignements en tirez-vous?

Fabien Roussel C’est un mouvement historique qui va marquer profondément notre pays. C’est plus qu’un mouvement social, il s’agit d’une révolte populaire. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Face aux mesures prises par le «président des riches» dans son premier budget, dès le mois de janvier 2018 les retraités avaient manifesté contre la hausse de la CSG, puis ce fut au tour du personnel pénitencier, des pompiers, des blouses blanches, du personnel des Ehpad, des cheminots… Des luttes portées par des intersyndicales très larges. Jamais la majorité En marche! n’a bougé d’un iota. À cause de l’intransigeance du gouvernement, sourd aux souffrances du pays, le doute s’est installé: «Quand on s’unit, on ne nous écoute pas. Qu’est-ce qu’il faut faire pour se faire entendre?» C’est là le véritable problème démocratique. Emmanuel Macron a oublié qu’il a été élu par 20 % de la population au premier tour et ensuite par défaut face à l’extrême droite. Mais, pour saisir la profondeur de ces mobilisations, il faut revenir à la crise économique de 2008 et au quinquennat de Sarkozy, avec le sauvetage des banques que les Français ont payé. Puis, Hollande est arrivé au pouvoir sur un slogan: «Mon ennemi, c’est la finance.» Il a trompé son électorat. À sa suite, Macron met un coup d’accélérateur ultraviolent à la financiarisation de l’économie. Dix ans de tromperies, d’austérité acharnée ont alimenté cette exaspération, cette colère. C’est un phénomène très profond, qui remet au centre du débat la lutte des classes et la démocratie.

Alors que les revendications des gilets jaunes portent sur la justice sociale, fiscale et démocratique, votre formation, comme le reste de la gauche, ne perce pas dans les sondages, contrairement à l’extrême droite. Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à traduire ces aspirations?

Fabien Roussel La gauche est trop souvent réduite à l’expérience du quinquennat Hollande, à des déceptions. Pour autant, les aspirations portées par cette révolte populaire, pour beaucoup d’entre elles, rejoignent les valeurs de gauche: la justice sociale et fiscale, la solidarité, le partage des richesses. Quand les gilets jaunes disent: «Pas d’allocation mais une véritable hausse des salaires», ce n’est pas l’extrême droite qui porte cela, c’est la gauche. Mais ces idées ne sont pas celles qui ont été mises en œuvre par le gouvernement Hollande. Donc, il nous faut redonner de la crédibilité à une vraie politique qui répondra aux attentes des Français. Participons à ce mouvement, à cette révolte populaire, même s’il existe de nombreuses contradictions avec parfois des idées qui s’opposent. Menons le débat, alimentons-le.

Le PCF va-t-il participer au grand débat organisé par le gouvernement?

Fabien Roussel Nous refusons que ce débat se déroule sans espoir, sans perspective et sans les Français. Nous voulons le bousculer, créer les conditions pour que les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets. Nous y porterons aussi nos propositions. Dès la semaine prochaine, nous mettrons à disposition des cahiers d’espérance et de propositions. À partir de ces initiatives, nous formulerons, en mars, des propositions concrètes et des lois d’initiatives citoyennes. Quand le président de la République ferme la porte de l’ISF ou de l’augmentation des salaires, nous devons l’ouvrir. Il tente de reprendre la main avec quelques concessions pour mieux maintenir son dogme de réduction de la dépense publique. C’est une bataille idéologique qui se mène là. En même temps, pour être entendu, il faut que le mouvement social se poursuive, donc y participer.

Le référendum d’initiative citoyenne cristallise une partie des revendications et des polémiques. De telles consultations directes peuvent-elles suffire à résoudre la crise démocratique?

Fabien Roussel Soyons ouverts sur ce sujet. Discutons-en. Nous avons défendu un texte de loi pour un référendum d’initiative populaire (RIP) à partir de 500000 signataires. Pour que ce soit clair, nous sommes contre l’organisation de référendums qui remettent en cause l’IVG, la peine de mort ou le mariage pour tous. Les droits humains et les droits fondamentaux doivent être garantis. Ces consultations doivent être adossées au respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou encore aux conventions internationales comme celle de l’OIT. Mais l’organisation de référendums ne peut répondre seule à la crise démocratique et de défiance vis-à-vis des élus et des partis. Une réforme constitutionnelle profonde doit ouvrir la voie à une VIe République. Toutes les questions doivent être sur la table: consultation citoyenne, construction et application des lois, représentativité, donc rôle des élus… Nous comptons mener le débat car les revendications qui s’expriment à ce sujet sont porteuses de contradictions, et le président de la République compte bien s’en servir. Par exemple, comment des députés pourraient-ils être mieux à l’écoute en étant moins nombreux avec des circonscriptions qui passeraient de 100000 à 200000 habitants?

Dans un contexte où Macron comme Le Pen tentent de limiter le débat à leur face-à-face, comment abordez-vous les prochaines élections européennes?

Fabien Roussel Depuis 1979 et les premières élections européennes, le PCF a toujours présenté une liste en portant une position originale à gauche. Nous étions les seuls pendant longtemps à contester cette construction purement économique au service des marchés, favorisant la concurrence entre les peuples. Nous serons donc présents en mai pour porter cette voix-là et appeler à la construction d’une autre Europe, respectueuse de la souveraineté des nations, mais qui favorise aussi la co-opération entre les peuples. Nous ne sommes pas favorables au Frexit. Car, comme on le voit avec ce qui se passe en Grande-Bretagne pour préserver la City, sortir de l’Europe n’est pas un projet politique en soi. La question, c’est dans quelle Europe voulons-nous vivre? Changer de voie passe par la sortie des traités pour une Europe plus solidaire, plus juste, plus humaine. C’est urgent. Si nous ne transformons pas radicalement l’Europe, elle va exploser, livrée aux nationalismes.

Avec des institutions européennes verrouillées, beaucoup doutent que ce soit possible…

Fabien Roussel Le besoin de changer les institutions devient un consensus, on le voit en ce moment à l’échelle de la France. La question, c’est: «Au service de quel projet?» C’est là que le PCF porte une voix originale. Pour nous, il s’agit de créer un rapport de forces populaire dans chaque pays, mais aussi au Parlement européen. Travaillons avec les forces progressistes des pays européens pour porter des projets, des coopérations qui nous permettent de vivre en paix et de répondre aux besoins des peuples.

Où en êtes-vous de votre liste?

Fabien Roussel Elle sera aux couleurs du monde du travail et des colères qui s’expriment. Elle sera présentée à notre conseil national le 26 janvier, puis soumise aux communistes à la fin du mois. Plus nombreux seront les communistes qui participeront à cette consultation et plus cette liste aura de force. Nous la présenterons ensuite lors de notre meeting de lancement de campagne, le 5 février à Marseille. Et nous maintiendrons la porte ouverte pour construire une liste avec les forces à gauche qui le souhaiteraient. Les discussions continuent, notamment avec Génération.s.

Vous avez récemment dénoncé l’évasion fiscale pratiquée par Google au siège parisien de l’entreprise, ce sujet sera-t-il un pilier de votre action des mois à venir?

Fabien Roussel Oui, l’exigence d’une meilleure répartition des richesses, donc de la lutte contre l’évasion fiscale, est largement partagée par nos concitoyens. Notre rencontre avec Google a été riche d’enseignement. Eux-mêmes ont reconnu que, s’ils pratiquent l’optimisation fiscale, c’est parce que c’est permis et que tout le monde le fait. Si les lois changeaient, ils paieraient, disent-ils. Ils sont filous, évidemment, et dirigés par des actionnaires guidés uniquement par la rentabilité, mais si vous leur laissez le moindre espace, ils s’en saisissent. À l’inverse de la taxe très restrictive proposée par le gouvernement, nous défendons le prélèvement à la source de toutes les multinationales, pas seulement des Gafa. Google France a aussi reconnu que s’ils n’osaient pas demander le crédit d’impôt recherche auquel ils pourraient prétendre, ils ne peuvent pas refuser le Cice car ils le reçoivent automatiquement. Le gouvernement verse donc des aides publiques à une entreprise qui n’en a pas besoin, qui réalise d’énormes bénéfices et qui de surcroît pratique l’évasion fiscale! J’ai donc à nouveau interpellé cette semaine Bruno Le Maire pour connaître le montant de ces aides, entreprise par entreprise. Le gouvernement y oppose traditionnellement le secret industriel. Mais ce n’est plus possible. Les Français ont le droit de savoir.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

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Il est temps de mettre fin à cette répression d'une brutalité intolérable

18 Janvier 2019, 11:44am

Publié par PCF Villepinte

Mutilés, éborgnés, défigurés, subissant quotidiennement la violence symbolique et sociale imposée par la politique gouvernementale, les gilets jaunes sont maintenant frappés dans leur chair (Protestations à droite) Plus de 5 600 interpellations, plus de 1 000 condamnations, environ 3 000 blessés, dont 94 graves : les violences policières vont crescendo, avec l’usage d’armes de plus en plus dangereuses, les grenades de désenclavement, les flashballs, sans oublier le tabassage et le gazage systématique (Vives protestations à droite) Dernier cas en date, Olivier, pompier volontaire, père de famille de 47 ans, manifestant pacifiquement avec son épouse, touché à la tête à Bordeaux par un tir de flashball est dans le coma - alors que les policiers n’ont le droit que de tirer dans les membres inférieurs ou le torse. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de 200 cas de violences policières, et 78 policiers font l’objet d’une enquête interne. N’est-il pas temps de mettre fin à cette répression d’une brutalité intolérable ? (Fortes protestations sur les bancs du groupe Les Républicains et UC) Interdisons l’usage de telles armes, à la demande du Défenseur des droits ! (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE) M. Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur . - Rappelons le contexte : les manifestations non déclarées et non encadrées pendant lesquelles les policiers, auxquels l’on s’en prend de manière très violente et agressive, ont l’impression qu’on veut les tuer. La riposte des policiers est toujours extrêmement encadrée, proportionnée et relative à ce contexte. (Protestations sur les bancs du groupe CRCE) Ce sont 81 enquêtes judiciaires qui ont été ouvertes pour d’éventuelles violences policières. Il y a donc un contrôle qui s’exerce. Les policiers utilisent des grenades lacrymogènes, de désencerclement, et parfois, lorsqu’ils sont acculés, des lanceurs de balles de défense. S’ils ne se défendaient pas, ils seraient lynchés, comme nous l’avons beaucoup vu, ce qui n’est pas acceptable. Beaucoup ont tenté de le faire. (Protestations sur les bancs du groupe CRCE ; Mme Sophie Taillé-Polian proteste également.) C’est cela que vous devriez condamner (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Les Indépendants et RDSE ; MM. Bernard Lalande et Marc Daunis applaudissent également.)

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Brexit : Réaction de Ian Brossat

18 Janvier 2019, 10:56am

Publié par PCF Villepinte

 

Les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord de divorce avec l'Union européenne conclu par Theresa May.

Ce vote est un épisode de plus dans la longue série de difficultés rencontrées par la Grande-Bretagne depuis son vote en faveur du Brexit.
Au vu de ces turpitudes, on se dit que l'idée d'une sortie de l'UE serait une folie pour la France. La preuve : alors que la Grande-Bretagne était moins intégrée que la France au sein de l'Union européenne, elle rencontre les plus grandes difficultés à en sortir.

Il n'y a pas donc pas d'autre choix qu'une transformation profonde de l'Union européenne, en rupture franche avec les logiques libérales et les traités qui les soutiennent. C'est le message que les communistes entendent porter dans la campagne des élections européennes qui s'engage.

Ian Brossat, tête de liste aux Européennes et porte-parole du PCF

 

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26 janvier: Gala d’arts martiaux organisé par le Judo club de Villepinte 

18 Janvier 2019, 09:48am

Publié par PCF Villepinte

 

Bonjour à toutes et à tous. 


Comme vous le savez un Gala d’arts martiaux est organisé par le Judo club de Villepinte le 26 janvier 2019 pour financer le voyage au JO de Tokyo en 2020 avec 60 de nos jeunes judokas.

Il est temps de réserver vos places en ligne sur le site du Judo Club de Villepinte où vous trouverez la billetterie ou directement au club le lundi, mardi, jeudi et vendredi soir et le samedi après -midi.

Merci de parler de cet événement autour de vous : amis, famille, réseau personnel, réseaux sociaux.

N'hésitez pas à partager cet événement le plus possible.

Pour réussir notre gala et faire connaître notre projet dans son ensemble nous avons besoin de vous tous !

Retrouvez cet événement sur le site du club :

http://www.judoclubvillepinte.fr

Ou sur notre Facebook:
 

https://www.facebook.com/judo-club-villepinte-926544544065338

Avec nos plus sincères remerciements.

 

Mabrouk Bouchibi

Directeur de Projet 

Judo Club de Villepinte

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Égalité. Des blagues aux agressions, état des lieux du sexisme en France

17 Janvier 2019, 08:53am

Publié par PCF Villepinte

Claire Guiraud Secrétaire générale du Haut Conseil à l’égalité

Jeudi, 17 Janvier, 2019

L’Humanité Alexandre Fache

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publie ce jeudi le premier rapport exhaustif sur ce qui fonde les inégalités de sexe dans notre pays. Claire Guiraud met en relief les stéréotypes jusque dans l’humour. Entretien.

Une loi de 2017 a confié au Haut Conseil à l’égalité la mission de dresser, chaque année, un état des lieux du sexisme en France. Secrétaire générale de l’institution, Claire Guiraud nous résume les principaux enseignements de cette première édition.

Quel est l’objectif de ce document?

Claire Guiraud Montrer en quoi le sexisme fait système et nourrit les inégalités entre hommes et femmes. Pour cela, il fallait le définir. Si, dans les dictionnaires, le racisme, par exemple, est bien présenté comme une «idéologie» fondée sur l’idée d’une hiérarchie entre les «races», le sexisme, lui, n’est défini que comme un «ensemble de discriminations». Pour nous, il s’agit bien d’une idéologie qui repose sur le postulat de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes, et peut se manifester de diverses manières mais toujours dans le but de délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes.

Quel bilan tirez-vous de votre travail?

Claire Guiraud Un bilan en demi-teinte. Les chiffres montrent que le sexisme fait encore beaucoup de dégâts. Quatre femmes sur 10, soit 10 millions, indiquent avoir été dernièrement victimes d’une injustice ou d’une humiliation du fait de leur sexe. C’est énorme, d’autant que ça ne prend pas en compte l’impact sur l’estime de soi des femmes. Mais il y a des progrès: les inégalités hommes-femmes reculent et les mobilisations féministes se diversifient, via les associations, les réseaux sociaux, les blogs dénonçant les actes sexistes, sur le modèle de Paye ta shnek, lancé en 2012. Au total, même si le sexisme reste trop banalisé, la tolérance à son égard baisse. Et chaque jour sont pointés les propos sexistes d’un chroniqueur, un harcèlement de rue, une publicité stéréotypée, des jouets trop genrés…

Vous pointez aussi quelques idées reçues: sur la galanterie par exemple…

Claire Guiraud Des actes comme tenir la porte, porter la valise d’une femme peuvent être perçus comme bienveillants. Sauf qu’ils ne fonctionnent que dans un sens et placent les femmes dans une situation de fragilité, affirmant leur besoin d’être protégées, les hommes étant les protecteurs. On n’a rien contre la courtoisie, bien sûr. Mais ces gestes peuvent révéler une conception inégalitaire des rapports hommes-femmes.

Cette année, vous avez aussi choisi d’analyser l’humour et les injures. Pourquoi?

Claire Guiraud Parce qu’ils témoignent d’une banalisation du sexisme toujours forte. On a passé au crible les sketchs des matinales radios les plus écoutées, de deux youtubeurs très populaires et d’un site, blague.info. Résultat: au moins un ressort sexiste est mobilisé dans plus de la moitié des sketchs (38/69). C’est donc massif. Idem pour les injures. En 2017, 1,2 million de femmes disent avoir subi une injure sexiste, soit une sur 20. «Salope» (27 %), «pute» (21 %), «connasse» (16 %) sont les plus fréquentes. Pourtant, seules 3 % de ces injures ont conduit à des plaintes avec, au final, quatre condamnations seulement en 2017. C’est microscopique.

Que proposez-vous?

Claire Guiraud On demande un plan national 2019-2022 contre le sexisme, sur cinq axes: mieux le mesurer en finançant une enquête d’opinion annuelle; mieux le comprendre en sensibilisant ceux qui pratiquent le sexisme sans le savoir; mieux le condamner en étudiant pourquoi la chaîne judiciaire aboutit à si peu de peines; mieux accompagner les victimes, en accordant des financements décents aux associations; enfin, garantir une action publique exemplaire, en soumettant par exemple tout financement public au respect de l’égalité hommes-femmes.

L’école est-elle suffisamment engagée sur ce sujet?

Claire Guiraud Non. L’éducation à l’égalité et à la sexualité est certes identifiée comme une mission de l’école. En théorie, depuis 2001, chaque élève doit bénéficier tous les ans de trois séances d’éducation à la sexualité. Dans les faits, cela se résume souvent à une séance sur la reproduction en classe de quatrième, avec un peu de sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles. C’est beaucoup trop peu.

 

 

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Appel solennel à sauver notre système de soins

17 Janvier 2019, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

 

Jean-Pierre BOSINO, maire de MONTATAIRE, conseiller départemental de l’OISE,

Paul CESBRON, Président du Comité de Défense et de promotion de la santé et des hôpitaux publics de CREIL et SENLIS,

Loïc PEN, médecin urgentiste à l’hôpital de CREIL, syndicaliste,

Jean-Claude VILLEMAIN, maire de CREIL, conseiller départemental de l’Oise, Président du Conseil de surveillance du Groupe Hospitalier Public du Sud de l’Oise,

lancent un

La menace de fermeture de la maternité de Creil devient un symbole de l’austérité

L’hôpital public vit une austérité terrible qui met en cause aujourd’hui sa capacité à assurer ses missions.

La psychiatrie et les urgences sont les premières victimes de cette situation, comme en témoigne une actualité récente dramatique.

Mais plus encore aujourd’hui, ce sont les maternités qui sont dans le viseur.

Sous prétexte de sécurité et d’une difficulté voulue et provoquée de démographie médicale, ce sont les prises en charge de proximité qui sont mises en cause : Vierzon, Le Blanc, Saint Claude, Clermont de l’Oise, les attaques et fermetures de maternité se multiplient…

Mais avec la volonté de fermeture de la maternité de Creil, c’est un nouveau cap qui est franchi.

  • C’est désormais à une maternité de « Niveau trois » que l’on s’attaque, une maternité qui prend en charge les accouchements les plus complexes. Et ce n’est pas une maternité qui fait moins de 300 accouchements : la maternité de Creil en fait 1600 par an ! Si le symbole n’était pas assez fort, cette maternité est située dans un bassin de vie de 150 000 habitants, qui cumule d’importantes difficultés sociales, d’accès aux soins et de mobilité.

Rien n’arrête plus désormais la volonté de casse du service public.

  • A Creil, malgré l’opposition des professionnels concernés (urgentistes, anesthésistes, sages-femmes, pédiatres et  certains gynécologues), malgré l’alerte lancée par la démission récente du chef de service des Urgences de Creil, malgré l’opposition des élus du bassin Creillois et une votation citoyenne massive qui s’exprime à 99 % pour le maintien de la maternité, la Ministre de la Santé mutile l’accès aux soins pour toute une population.

Vous voulez un grand débat national ? Commencez par suspendre l’arrêté de fermeture de la maternité de Creil, commencez par respecter les élus locaux que vous appelez à organiser ce débat, respectez les citoyens qui ont voté contre la fermeture, écoutez les professionnels concernés par vos décisions  et non leurs représentants  institutionnels qui ne les écoutent plus !

Nous signataires de cet appel, exigeons l’annulation de l’arrêté de l’Agence Régionale de Santé des Hauts de France, soutenu par la Ministre qui condamne la maternité de Creil !

Plus largement, nous appelons à un grand débat national pour redonner enfin les moyens necessaire au service public de la santé que nous voyons s’effondrer sous nos yeux.

Le scandale Creillois est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les luttes doivent converger afin de sauver notre service public de santé.

 

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Macron et le Roi ; ISF, salaires, parlons-en !

16 Janvier 2019, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

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Fermeture de la maternité de Creil : "Une mise en danger de la vie d'autrui"

16 Janvier 2019, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

L'ARS a confirmé la fermeture de la maternité de Creil fin janvier en vue d'un transfert vers le site de Senlis. Malgré l'opposition des personnels concernés, de la population, des élu-es, malgré la démission le 26 décembre dernier du chef des urgences Loic Pen, la décision est tombée : la maternité de niveau 3 va fermer.

 

Cette décision est scandaleuse. La fermeture de cette maternité réalisant plus de 1500 accouchements par an est un cap franchi dans les attaques contre le système public de santé.

Cette décision ne prend pas en compte la spécificité d'un bassin de vie très populaire où près de 40% de la population ne possède pas de véhicule ce qui compromet l'accès aux soins.

Le PCF soutient la décision de certains élu-es de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, tel que vient de le faire pas exemple Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire.

Le PCF sera de toutes les batailles et de toutes les mobilisations pour sauvegarder la maternité de Creil et ainsi permettre l'accès aux soins des populations.

A l'heure où le Président de la République engage un grand débat avec des questions sur l'avenir des services publics, le gouvernement s'honorerait de mettre en place un moratoire sur les projets de fermeture de services publics et en premier lieu sur celle de la maternité de Creil.

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