Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Ah, ça ira, ça ira

9 Décembre 2018, 23:12pm

Publié par PCF Villepinte

Lundi, 10 Décembre, 2018

L'Humanité Maud Vergnol

Ce bilan-là de l’«acte IV», vous ne le lirez que dans les colonnes de ­l’Humanité. Prenons date ici: le traitement médiatique des gilets jaunes, entre diabolisation, mépris de classe et incompréhension totale, certains n’hésitant pas à relayer sans distance les consignes données par l’Élysée, pose un grave problème démocratique. Et malgré la dramatisation grossière, orchestrée par le pouvoir et ses chiens de garde, qui évoquaient le risque de «putsch» et des gilets jaunes venus «pour tuer», c’est une tout autre histoire qui s’est écrite ce samedi, loin des images de violence en continu qui font le jeu de leurs meilleurs ennemis, les casseurs. Celle de centaines de rassemblements dans toute la France, où les colères trop longtemps étouffées ont décidé de faire cause commune dans la solidarité pour exiger d’une même voix la justice sociale et la justice climatique. Celle d’un soulèvement populaire pacifiste, qui est en train de s’enraciner dans tout le pays, dans des formes inédites.

Ce que l’oligarchie ne supporte pas, c’est que les gilets jaunes ont mis fin à son impunité. Et si Emmanuel Macron est si honni, c’est qu’il s’est méthodiquement rendu détestable, jusque dans sa gestion de ce conflit. L’exécutif a en effet usé et abusé de différentes stratégies pour disqualifier le mouvement des gilets jaunes. D’abord, en l’attribuant uniquement à l’extrême droite de Marine Le Pen. Ensuite, en tentant de le criminaliser ou de le réduire à un simple «ras-le-bol fiscal», dans lequel le Medef nagerait comme un poisson dans l’eau. Hier, c’était au tour de Bruno Le Maire de resservir l’argument du «coût» économique, brandi à chaque grève. Mais chacun de ces pièges a été jusqu’ici déjoué. Mieux, ils se retournent contre le pouvoir. D’abord, parce que les groupuscules d’extrême droite, toujours en embuscade, sont en passe d’être marginalisés.

Les enjeux sociaux ont chassé les paniques identitaires qui polluaient le débat politique, ces dernières années. Aux risques du «chaos» avancé par le gouvernement, les gilets jaunes rappellent la violence des puissants qui ne fait pas souvent la une des 20 heures. Celle subie tous les jours par des corps que le néolibéralisme tue à petit feu. Pris au piège de sa brutalité, Emmanuel Macron doit s’adresser ce soir directement aux Français. S’accrocher à son trône ou accepter de changer de politique: il y joue non seulement son propre avenir, mais surtout l’issue d’une guerre sociale, qui a déjà fait de trop nombreuses victimes.

Par Maud Vergnol

Voir les commentaires

CGT: Nos besoins doivent être entendus, j'agis !

9 Décembre 2018, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

Nos besoins doivent être entendus, j'agis !
Publié le 7 déc. 2018
Temps de lecture : 1 min.
Aspirer à mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tout salarié, jeune, privé d’emploi et retraité. La garantie de la Sécurité sociale, des retraites et des services publics dépend du niveau des salaires. Il faut redonner toute sa valeur et sa place au Travail ! La France est dans le top 3 du versement des dividendes aux actionnaires. Il est urgent de redistribuer les richesses créées par le travail aux salariés, jeunes, privés d’emploi et retraités. Avec la CGT, agissons pour être écoutés !
 
Nos besoins doivent être entendus, j'agis !
Publié le 7 déc. 2018
Temps de lecture : 1 min.
Aspirer à mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tout salarié, jeune, privé d’emploi et retraité. La garantie de la Sécurité sociale, des retraites et des services publics dépend du niveau des salaires. Il faut redonner toute sa valeur et sa place au Travail ! La France est dans le top 3 du versement des dividendes aux actionnaires. Il est urgent de redistribuer les richesses créées par le travail aux salariés, jeunes, privés d’emploi et retraités. Avec la CGT, agissons pour être écoutés !
 

Voir les commentaires

Édouard Louis « La politique réapparaît comme ce qu’elle est : une question de vie ou de mort »

9 Décembre 2018, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

«	Le mot misérabilisme est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance.	Ça veut dire	: ferme-là.	» Magali Bragard
« Le mot misérabilisme est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance. Ça veut dire : ferme-là. » Magali Bragard
Vendredi, 7 Décembre, 2018
L'Humanité Lola Ruscio

Gilets jaunes. L’écrivain Édouard Louis analyse cet élan protestataire qui donne de la voix aux couches populaires réduites au silence.

Vous avez diffusé un texte sur les réseaux sociaux qui raconte vos difficultés à écrire sur les gilets jaunes. De quels obstacles s’agit-il?

Édouard Louis Une violence de classe extrême s’est abattue immédiatement sur ce mouvement social, une violence qui m’a totalement paralysé, et qui, je crois, a paralysé beaucoup de monde. La bourgeoisie et une partie des médias se moquaient des personnes qui chantaient, qui dansaient sur les barrages. Certains journalistes ou «politiques» passaient les images en boucle, ils les postaient sur les réseaux sociaux, et ça les faisait rire. Ils traitaient les gilets jaunes de ploucs, de barbares, ils parlaient d’eux comme ils parlent des bêtes, des enfants, ils les qualifiaient d’irresponsables, de brutes qui détruisent l’économie. Pour moi comme pour beaucoup, le mouvement des gilets jaunes a commencé par des images: des corps d’ouvriers, de personnes précaires, pauvres, des corps presque invisibles en temps normal, détruits par l’exclusion sociale ou le travail, sont apparus. Des corps avec lesquels j’ai grandi: ceux de mon père, ma tante, mon frère. Cette apparition m’a bouleversé. Et je me suis senti personnellement attaqué par la violence et le mépris de classe qui se sont manifestés tout de suite après l’apparition de ces images, de ces corps, de ces voix. Une grande partie de l’espace médiatique est composée par des individus qui ont une détestation profonde des pauvres. Quand le mouvement des gilets jaunes a émergé, il suffisait d’allumer la télévision, il n’y avait même pas besoin de mettre le son pour percevoir immédiatement le dégoût qui s’affichait sur les corps de la bourgeoisie, leur dégoût pour les corps des pauvres. Le mouvement des gilets jaunes a obligé la bourgeoisie à révéler son corps, à le montrer.

L’autre phénomène auquel on a pu assister, parallèle au dégoût, c’était une tentative acharnée de faire retourner ces corps à l’invisibilité. Beaucoup de médias insistaient sur la présence des classes moyennes dans ce mouvement. Il y avait comme un plaisir, une jubilation étrange à répéter en boucle: ah, mais il y a aussi des classes moyennes! Bien sûr, elles sont présentes, et beaucoup de personnes dans les classes moyennes souffrent, il faudrait faire une analyse plus fine de tout ça. Mais, au fond, c’est comme si ceux qui répétaient ça cherchaient, une fois de plus, une manière de ne pas parler des classes populaires.

On parle des corps, mais ne s’agit-il pas surtout d’une réappropriation de la parole des plus modestes, longtemps confisquée par le pouvoir?

Édouard Louis Oui, bien sûr. Je suis né dans les années 1990, et c’est un des premiers mouvements réellement populaires auquel j’assiste en France. J’ai vécu de très importantes mobilisations étudiantes, lycéennes, mais il se passe quelque chose de radicalement inédit avec les gilets jaunes, de profondément juste et radical. Il est crucial de soutenir ce mouvement, d’en faire partie, de le transformer le plus possible. Il y a eu des propos racistes et homophobes de la part des gilets jaunes, mais le mouvement social peut changer ces perceptions. Le mouvement politique, c’est précisément le moment où les personnes se transforment. C’est ce que Sartre avait dit à propos de Mai 68: il y avait sans doute des ouvriers racistes en 68, comme Claire Etcherelli le décrit dans Élise ou la vraie vie, mais justement 68, c’est le moment où, grâce au mouvement social, les ouvriers se rendent compte que les Noirs ou les Arabes pauvres vivent les mêmes difficultés, la même violence qu’eux à beaucoup de niveaux. Le mouvement social est le moment de la reconfiguration des perceptions politiques, comme un moment où le temps s’accélère.

Quand j’étais enfant, les gens autour de moi votaient souvent au premier tour FN, et au deuxième tour, pour la gauche, si le FN était éliminé. Signe que les gens souffraient de la pauvreté, de l’impossibilité de se soigner ou de se nourrir, ils cherchaient les manières de dire «je souffre». Il y avait une sorte de tension permanente: Est-ce que «je souffre à cause des migrants?» ou est-ce que «je souffre à cause des politiciens, des gouvernants au pouvoir?». Je ne diminue pas l’importance de la violence raciste ou homophobe. J’ai écrit deux livres là-dessus, pendant toute mon enfance on m’a traité de pédé et comme beaucoup de personnes LGBT, mon enfance a été détruite à cause de ça. Mais justement parce que ça existe, la gauche a une responsabilité immense de créer un autre langage, d’autres manières de penser. Je crois que, en ce moment, dans le contexte des gilets jaunes, ça a marché: au début, on entendait parler seulement de l’essence, on voyait des agressions racistes et homophobes. Ça aurait pu être un mouvement récupéré par l’extrême droite, ils ont échoué. La gauche a gagné.

Un sentiment revigoré de lutte des classes traverse ces mobilisations. Les ressentiments explosent contre les privilèges des riches et l’asservissement des pauvres. Assiste-t-on à la formation d’une conscience de classe?

Édouard Louis C’est une question difficile. La conscience de classe se fait et se défait au cours de l’histoire. Ces dernières années, les discours sur les classes étaient encore très souvent les mêmes discours que ceux des années 1950. On parlait des classes populaires sans jamais parler des banlieues, des gays, des femmes. Comme s’il n’y avait pas eu de mouvements féministe, antiraciste, LGBT, etc. Ce que j’ai essayé de faire avec mes livres, et ce que d’autres gens essayent de faire, c’est de parler d’une manière nouvelle et plus inclusive des classes populaires: qu’est-ce qu’être gay ou femme dans un milieu pauvre? Comment est-ce que ça réinterroge la notion de classe? Dans le mouvement des gilets jaunes, le mot «classe» s’est élargi: le comité Adama était là, on entendait plus de femmes que d’habitude prendre la parole. Un mouvement social est toujours à la fois un mouvement qui porte des revendications sociales, mais aussi un mouvement sur le mouvement social lui-même. Il n’y a pas de mouvement qui ne réinterroge pas en quelque sorte la définition elle-même de ce qu’est un mouvement social: qui est là? Qui n’est pas là? Qui parle? Qui est exclu de ce qu’on appelle traditionnellement «le mouvement social». On l’a vu avec le comité Adama, qui se bat contre les violences policières, l’exclusion des banlieues. C’est en même temps un mouvement social qui dit à la gauche: pourquoi avez-vous si peu parlé des Noirs et des Arabes? C’est la même chose pour les gilets jaunes: c’est un mouvement social contre la pauvreté, la précarité, l’exclusion sociale, le mépris, l’arrogance de Macron. Et en même temps, c’est un mouvement sur le mouvement: d’un seul coup, des gens qu’on ne voyait pas, qu’on n’entendait pas dans les luttes sociales habituelles sont là. La nouveauté, c’est le langage porté par les gilets jaunes. Ils disent: je n’arrive pas à me nourrir, je n’arrive pas à acheter des cadeaux de Noël pour mes enfants, je n’arrive pas à aller voir ma mère qui meurt dans le village à côté parce que je ne peux pas payer l’essence. Ces phrases sont politiquement tellement plus puissantes que des déclarations sur la République ou le vivre-ensemble. C’est une bouffée de réel dans la politique, la politique réapparaît comme ce qu’elle est: une question de vie ou de mort.

À Bagnolet (Seine-Saint-Denis), la semaine dernière, vous avez appelé les classes populaires à «renverser la honte» sur les dominés. Comment y arriver?

Édouard Louis J’ai croisé dans ma vie beaucoup de personnes qui avaient honte de dire «je souffre». Une partie du discours politique et médiatique leur disait: «Si vous souffrez, c’est parce que vous êtes des fainéants, parce que vous n’avez pas assez étudié, parce que vous êtes les derniers de cordée.» Dans ce mouvement, des individus réussissent à parler d’eux, tout simplement, à se réapproprier leur propre vie.

Quand on fait de la politique, c’est important de créer des structures, des lieux réels ou virtuels où les agents sociaux peuvent dire «je souffre» et se sentent légitimes à le dire. Ces dernières années, on a pu constater dans le champ politique, littéraire ou artistique, que de plus en plus de commentateurs et commentatrices se percevant comme de gauche utilisaient le mot «misérabilisme». Comme si le problème de notre monde était un trop-plein de discours sur la misère, comme si trop de gens parlaient de misère, disaient «je souffre». Le diagnostic politique que je fais est opposé: alors que la misère structure tellement de vies et d’existences, pourquoi est-ce si dur de dire «je souffre»? Le mot «misérabilisme» est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance. Ce que misérabilisme veut dire, c’est ferme-là! Il faut espérer que le mouvement des gilets jaunes représentera une manière de défaire toutes ces stratégies de réduction au silence.

Entretien réalisé par Lola Ruscio

gilets jaunes

Édouard Louis

Entretiens

 

Voir les commentaires

Arrestation massive de lycéens à Mantes la jolie : les images qui choquent

8 Décembre 2018, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Vendredi, 7 Décembre, 2018

  L’Humanité Eugénie Barbezat

A Mantes la Jolie (Yvelines), des images de dizaines de jeunes, la plupart âgés de moins de 16 ans, sont alignés à genoux, mains sur la tête sous le contrôle de policiers en armes, provoquent l'indignation et embarrassent le pouvoir. 

Plus de 700 interpellations de lycéens ont été recensées jeudi 6 décembre, à l’issue d’une journée au cours de laquelle environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves. 

 

Selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, les 153 personnes ont été interpellées à Mantes-la-Jolie, essentiellement devant un lycée, pour « participation à un  attroupement armé » après des heurts et dégradations.  

 

Des images de ces interpellations montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative, après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police.

Le parquet de Versailles indique que 140 personnes ont été placées en garde-à-vue hier, après leur interpellation à Mantes-la-Jolie. Il s'agit essentiellement de personnes "peu ou pas connues des services de police". Plusieurs dizaines ont néanmoins été levées dès hier soir.

Une première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, filmée au plus près des forces de l'ordre où l'on voit des dizaines de jeunes, les genoux au sol, tandis qu'on entend une voix dire ironiquement : "Voilà une classe qui se tient sage".

 

Ian Brossat, tête de liste PCF pour les européennes, a dénoncé des "images inacceptables" et des "procédés" que "rien ne peut justifier".

 

"Glaçant, inadmissible", a résumé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations. "Cela n'est pas la République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ?"

"Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l'on humilie ainsi nos enfants. Halte au feu, Monsieur le Président. Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feu", a plaidé le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts David Cormand.

Pour le commissaire de la ville, il s'agissait d' « interrompre un processus incontrôlé ».

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été "choqué" par les images des 146 jeunes interpellés la veille devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le "contexte" de violence qui a mené à cette opération.

Le PCF a lancé un appel aux élu.e.s visant à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées ces derniers jours. 

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'« entendre » les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université. Dans un communiqué qui demande de mettre fin « à la répression de lamobilisation lycéenne », le groupe des députés de La France insoumise dénonce « la banalisation de l’usage de Flash-Ball et les coups portés à des jeunes à terre [comme] autant de dérives intolérables d’un pouvoir qui n’existe plus que par sa politique de répression à tout-va »

Le Défenseur des droits a annoncé, vendredi 7 décembre, ouvrir une enquête sur l'interpellation de 151 adolescents en marge du blocus d'un lycée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  L'enquête  portera "sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie", indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de "veiller au respect de la déontologie" des forces de l'ordre et de défendre "l'intérêt supérieur de l'enfant".

Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « s’interroge sur les raisons qui ont rendu possible une telle scène ainsi que sa mise en ligne manifestement recherchée. Ces jeunes vivent à Mantes-la-Jolie et sont donc réputés être des « jeunes de banlieue » avec tout ce que cette expression véhicule de clichés et autorise de violence symbolique. Cela n’est manifestement pas étranger à la facilité avec laquelle on bascule vite du maintien de l’ordre à l’humiliation publique ».

 SOS Racisme demande au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures nécessaires pour que de tels faits cessent et demande que l’IGPN ouvre une enquête suite à cette scène.

 

 

Les élus communistes lancent un appel en soutien au mouvement lycéen

 

 

Voir les commentaires

Condition(s)

7 Décembre 2018, 23:22pm

Publié par PCF Villepinte

Rien n’est fini. Tout commence. Le meilleur ou le pire.

 

Maturation. Parfois, lorsque plus aucun de nos pas n’a le pouvoir de l’innocence, les rues deviennent les aimants de la mémoire qu’épousent inconsciemment ceux qui s’en emparent. Mémoire pour analyser; mémoire pour se projeter; mémoire pour inventer; mémoire pour tenter de comprendre non pas les raisons de la colère mais les logiques pour lesquelles elles agitent aujourd’hui la société française jusque dans ses tréfonds les plus féconds. Coudre nos regards. Et penser autrement. Facile à dire, n’est-ce pas?

 Après la sidération d’un mouvement dont personne n’imaginait, en trois semaines, qu’il renverserait bien des logiques et des pratiques en cours, voici venu le temps des vertiges et des suffocations: tout est possible désormais. Le meilleur comme le pire. Fruit d’une longue, très longue maturation que nous ne fûmes pas les derniers à décrire, cette colère façon jacquerie pré-révolutionnaire n’est que le résultat de vingt ans de politiques néolibérales qui, à mesure qu’elles détruisaient tout sur leur passage, ont miné moralement les citoyens au point de produire le plus dramatique des sentiments : la peur de l’à-venir.

Et pas n’importe quelle peur. La peur amputée de l’espoir. Vous savez, cette peur qui se résume à une phrase entendue samedi dernier dans la bouche d’un des gilets jaunes: «Nous n’avons plus rien à perdre, puisque nous avons déjà tout perdu ou presque…» Le bloc-noteur ne vous apprendra rien en répétant que cette mobilisation de masse des classes populaires et moyennes trouve en grande partie sa source dans les mesures d’austérité, incluant modération salariale et désengagement de l’Etat.

Les dégâts collatéraux sont connus, mais jusque-là sans doute restaient-ils éloignés de la tête des puissants. Chômage de masse, précarité, paupérisation, destructions des services publics: la crise économique et sociale a longtemps paru hors-sol, mais la misère ordinaire dans toutes ses composantes, elle, a des racines si profondes qu’elles labourent et laminent les entrailles des quartiers, des territoires, des grandes villes, des familles, des individus.

Combien de fois avons-nous écrit qu’il ne s’agissait pas d’un fantasme né d’esprits défaitistes aux âmes sombres? Beaucoup avaient oublié qu’ils étaient nombreux, dans cette sous-France, à le vivre, tous victimes d’une époque frappée du sceau des injustices et de la déréalisation.

 

 

Erreurs. La responsabilité personnelle de Mac Macron dans cette affaire restera une trace d’histoire. Pour une part, bien sûr, la fronde s’explique par son exercice du pouvoir, par ses propos irresponsables et injurieux, sans parler de la conception verticale de sa fonction, ignorante des médiations.

Mac Macron a été incapable de tirer l’une des leçons de l’élection de 2017, à savoir que la crise de représentation devenait aussi une crise des institutions. Au contraire, il a voulu incarner ce Jupiter ridicule et méprisant, choisissant radicalement son camp : celui des riches, des premiers de cordée…

L’autre erreur originelle fut de croire que son accession au Palais reflétait un vote d’adhésion. D’où sa phrase: «Les Français ont voté pour le changement que j’incarne.» Tragique quiproquo. Il ne fut pas élu par choix, ni pour appliquer son programme. Il fut élu par défaut. L’incroyable ascension du candidat avait alimenté un roman journalistique assez surréaliste, loin de la réalité des citoyens et de l’ampleur de leurs ressentiments.

Une taxe de trop: et tout a resurgi sous la forme d’un mouvement de contestation devenu incontrôlable par définition, et qui s’élargit au-delà de ce que nous-mêmes imaginions possibles, possédant en lui une profondeur historique liée aux fractures sociales et symboliques ébauchées depuis tant d’années. Rien n’est fini. Tout commence. Répétons-le: cela produira le meilleur ou le pire. Un Front Populaire type 1936, avec toutes ses déclinaisons, n’est pas à exclure. Beaucoup de conditions sont réunies, déjà à l’œuvre, ça et là. A moins que...

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 7 décembre 2018.]

 

 

Voir les commentaires

L’ HOMME DU JOUR . FABIEN GAY, SÉNATEUR DU PEUPLE

7 Décembre 2018, 12:49pm

Publié par PCF Villepinte

Vendredi, 7 Décembre, 2018

L’Humanité Gaël De Santis

 

Qui a dit que la parole des élus communistes n’était pas diffusée ? Une vidéo du sénateur Fabien Gay a été vue plus de quatre millions de fois sur les réseaux sociaux, devenant un véritable phénomène sur la Toile.

 Il faut dire que son intervention au Palais du Luxembourg , prononcée début novembre, était en syntonie avec la colère des centaines de milliers de citoyens sur les ronds- points ou dans les rues de France , et au-delà, des millions qui les soutiennent. Interpellant le gouvernement sur la hausse des prix du carburant , du gaz, et du fioul domestique, ilfaisait état du sentiment , pour les Français d’être victimes d’un « véritable hold-up fiscal  ».

 « Vous faites payer une fiscalité maquillée en vert aux familles populaires et aux classes moyennes. 

Or, ce sont ces familles qui subissent les salaires bloqués, le Smic non revalorisé et les pensions de retraite qui baissent avec la hausse de la CSG. Tout ceci pour compenser vos cadeaux aux plus riches, avec la baisse de l’impôt sur la fortune et les cadeaux fiscaux aux entreprises comme le Cice qui aura coûté 99 milliards d’ euros pour un effet quasi nul pour l’ emploi  », dénonçait-il, tapant dans le mille.

Depuis, l’élu, qui a été directeur de la Fête de l’ Humanité , est même reconnu dans le RER  B, qu’il emprunte pour se rendre au Sénat. « Vous n’avez plus d’ argent pour faire le plein de votre voiture . C’est pour ça que vous étiez “vénère ” sur la vidéo car vous êtes obligé de prendre le RER B », a même dit un jour un passager à ce sénateur immergé dans le peuple.

Gaël De Santis

 

Voir les commentaires

Eliane Assassi répond aux annonces du Premier ministre

7 Décembre 2018, 11:23am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Manifestations du 8 décembre : Climat, relever le défi !

6 Décembre 2018, 23:23pm

Publié par PCF Villepinte

Tout le monde s’accorde devant l’urgence climatique … mais les actes ne suivent pas ! Trois ans après l’Accord de Paris, la France ne tient pas ses engagements (en augmentant ses émissions de CO2), et il en est de même de la très grande majorité des pays.

Il manque 15 à 20 milliards d’euros par an au budget de l’État pour tenir nos engagements climatique, modifier nos modes de transports, rénover les logements, modifier nos mode de production et de consommation. C’est pourquoi le gouvernement doit prendre des mesures pus ambitieuses que celle d’augmenter les taxes sur l’essence et le diesel !

Si le climat était une banque, il serait sauvé depuis longtemps ! Inventons un nouveau modèle économique, social, écologique qui place l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix.

Sachant que, en France, transport et logement sont les 2 plus gros émetteurs de CO2 responsables du réchauffement climatique, voici quelques mesures pour réduire l’effet néfaste sur le climat :

Quelques mesures prioritaires :

- Taxation du kérosène

- Gratuité des transports en commun.

- Développement du transport ferroviaire fret et passager

- loi favorisant les circuits courts, agricoles comme industriels et pénalisant les délocalisations de productions et les importations.

- plan massif de rénovation des logements pour permettre à chacun d’économiser l’énergie (et réduire la facture !).

Ces premières mesures peuvent être appliquées rapidement. Le rétablissement de l’ISF (Impôt Sur la Fortune), la taxation exceptionnelle des bénéfices des compagnies pétrolières, le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales et la lutte contre l’évasion fiscale permettraient amplement de financer ces propositions.

Malgré les injonctions du gouvernement à renoncer à manifester, nous renouvelons pour notre part, au côté des organisateurs, notre souhait de manifester pour le climat.

Participons massivement aux marches citoyennes pour le climat du 8 décembre.

 

Voir les commentaires

DITES STOP AU CDG EXPRESS ET PRIORITE aux TRANSPORTS du QUOTIDIEN !

6 Décembre 2018, 11:16am

Publié par PCF Villepinte

  Résultat de recherche d'images pour "cdg express caricature"

 

STOP A CE SCANDALE D’ETAT, FINAssociation ANCIER, ENVIRONNEMENTAL, SOCIAL !

APPEL A UN RASSEMBLEMENT DEVANT LE SIEGE D’ILE DE FRANCE MOBILITE (ex STIF) LE

MERCREDI 12 DECEMBRE 2018 à 8H15

(39/41 rue de Châteaudun 75009 Paris –métro Trinité ou Notre Dame de Lorette )

Depuis des années, notre association s’oppose à ce projet aussi inutile que néfaste allant à l’encontre des attentes et besoins des usagers.

Priorité doit être donnée aux transports du quotidien, accessibles et au service de tous ! Or ce projet pénalisera les usagers et habitants de la Seine-St-Denis, de Seine et Marne, de l’Oise, de l’Aisne …ainsi que ceux résidents au sud de la ligne du RER B.

Rappelons que le CDG Express, ce sera à partir de 2024, 152 trains directs par jour dans les deux sens entre la gare de Paris Est et l’aéroport CDG pour transporter à l’ouverture seulement 17000 passagers par jour, à comparer aux 900000 usagers journaliers pour le seul RER B et pour un coût estimé aujourd’hui à près de 2,5 Milliards d’Euros !

Un train inaccessible aux usagers franciliens avec la tarification Ile de France Mobilités (Pas Navigo-Imagin’R…) et un billet –pour un seul trajet- estimé à ce jour entre 24 et 29 € !

Ça suffit ! Dans une période où de plus en plus de citoyens se sentent exclus, ce projet discriminatoire va amplifier cette fracture sociale sur des territoires où les populations sont déjà en grande souffrance.

De plus en plus de collectivités, d’élus politiques, d’associations, de syndicats s’opposent et dénoncent ce projet.

La Présidente du Conseil Régional est sur le principe d’accord avec ce projet mais dit dans le même temps qu’il ne doit pas se faire au détriment des transports du quotidien, de la maintenance et la régénération du réseau existant, de la mise en accessibilité des gares, de l’achat de nouveaux matériels, du développement des dessertes, que l’Etat ne tient pas ses engagements en matière d’investissement (CPER)… et pourtant c’est justement ce qui va se passer si ce projet voit le jour.

Le Conseil d’Administration d’ile de France Mobilité – présidé par la présidente du Conseil Régional- qui se réunit le Mercredi 12 Décembre 2018 a à son ordre du jour à débattre d’une importante délibération portant sur l’avis d’Ile-De-France Mobilités sur l’avant-projet de CDG Express.

L’exécutif doit avoir une position claire sur le CDG Express en demandant son arrêt si son souci est vraiment les transports du quotidien !

Nous avons de nombreuses propositions qui répondent à l’amélioration des transports pour le RER B, les lignes K et TER Picardie …tout comme la desserte de l’aéroport comme le bouclage du RER B entre Mitry-Claye et Roissy aéroport, le renforcement des sites d’entretien du matériel à Massy et Mitry-Claye, le renouvellement du matériel roulant, le renforcement des équipes de maintenances, l’amélioration de la qualité de service…

ENSEMBLE, usagers, population, associations, syndicats, élus politiques agissons pour stopper ce projet qui ne répond pas à l’intérêt général, qui ne mobilise que l’argent public, qui va dégrader les conditions de transports de près de 2 millions d’usagers au quotidien ! Mobilisons-nous pour exiger l’ouverture des négociations sur la base de nos propositions alternatives visant à mettre en œuvre un Service Public de transport accessible et au service de tous !

Paris, le 06 décembre 2018

   

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Justice fiscale. L’ISF sur la sellette, le gouvernement ouvre une brèche

6 Décembre 2018, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 6 Décembre, 2018

L'Humanité Maud Vergnol

L’exécutif n’écarterait plus l’idée de rétablir l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) si «l’évaluation» de la mesure s’avérait négative pour l’économie. Une pirouette pour gagner du temps, qui crédibilise cette revendication phare des gilets jaunes pour la justice fiscale.

C’était inimaginable il y a encore deux semaines. Mais le rétablissement de l’ISF est bien en train de se frayer un chemin. Interrogé hier sur ce cadeau aux plus riches, qui concentre une part de la colère des gilets jaunes, Benjamin Griveaux explique d’abord que «ce sujet-là n’est pas sur la table». Avant de finir par lâcher: «Il faudra évaluer. Il faudra voir si l’argent, qui a été supprimé dans cette part de l’ISF sur les valeurs mobilières, revient bien dans l’économie réelle.» Le porte-parole du gouvernement ira jusqu’à préciser: «Et de faire en sorte que, si ce n’est pas le cas, on modifie ce système, qu’on puisse permettre à chacun d’avoir de l’argent réinvesti dans nos territoires pour l’emploi.» C’est la première fois que la majorité met en doute l’efficacité de la suppression de cet impôt sur l’économie réelle. Et par là même remet en cause le fondement même de toute sa politique économique, le fameux «ruissellement». Quelques heures plus tard, la ministre Marlène Schiappa fait savoir dans un communiqué qu’elle est prête à proposer de «rétablir l’ISF» si «les évaluations du nouveau dispositif qui le remplace ne sont pas concluantes». Rétablir l’ISF? «Non, cela n’a été dit par personne», répond de son côté la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, témoignant de la confusion qui règne dans les rangs de la majorité. «Nous ne craignons pas le débat sur la réforme de l’ISF», finira par trancher par une pirouette Édouard Philippe dans l’Hémicycle. Prémices d’un recul ou simple opération de communication?

Les cent plus fortunés y ont gagné 1,5 million d’euros chacun

Cette idée d’une évaluation de la suppression de l’ISF, loin d’être une largesse consentie aux gilets jaunes, est en réalité dans les cartons depuis un an. En novembre 2017, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé devant le Parlement une évaluation d’ici deux ans. Mais, pour l’heure, cette mission de suivi n’existe toujours pas. «Une première évaluation pourrait arriver en septembre ou fin 2019», assure aujourd’hui Bercy.

Alors que l’ISF a rapporté 5 milliards d’euros en 2016, l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne représentera que 1,53 milliard d’euros en 2019. Soit un manque à gagner pour l’État de 3,5 milliards d’euros. Les cent premiers contribuables les plus fortunés, eux, auront gagné 1,5 million d’euros chacun. Pourtant, la majorité l’assure: non, ce n’est pas un cadeau aux plus riches, mais bien le meilleur moyen de relancer l’investissement. Un argument familier, répété en boucle pour justifier le Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). Mardi, les députés LaREM n’ont pas hésité à adopter le versement de 20 milliards d’euros de Cice et de CITS (crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires), mais également la transformation de ces avantages en allégements pérennes de cotisations patronales. Une autre facture salée pour un dispositif qui est loin d’avoir démontré, lui aussi, son efficacité. Pour mémoire, cette mesure phare du quinquennat Hollande n’aurait créé ou sauvegardé que 100000 emplois pour 50 milliards d’aides versées, très loin du million promis par l’ex-patron du Medef Pierre Gattaz. Le groupe Carrefour d’Alexandre Bompard, par exemple, a encaissé le jackpot avec 744 millions versés par l’État, au moment même où il annonçait la suppression de 3500 postes. Mais «c’est bon pour l’emploi et l’investissement», continue de marteler l’exécutif, qui sait pertinemment que la suppression de l’ISF est uniquement destinée à gaver les plus grandes fortunes, dont les Arnault et Bettencourt, qui ont vu leur patrimoine multiplié par douze en dix ans.

La droite de Wauquiez contre le rétablissement de l’ISF

C’est bien cette indécente concentration des richesses entre quelques mains, quand la majorité voit ses conditions de vie se dégrader, que porte au grand jour les gilets jaunes. «Cela va leur coller à la peau!» prédisait il y a un an Fabien Roussel, lors du vote de la suppression de l’ISF. «Paye ton ISF!» criaient les manifestants des Champs-Élysées le 17 novembre. Un slogan repris massivement dans les barrages et mobilisations des gilets jaunes.

Cette revendication a également le mérite de remettre quelques pendules politiques à l’heure. Car si la droite de Laurent Wauquiez tente se refaire une santé sur ce mouvement, elle peine à être crédible. Interrogé hier, le président du Sénat, Gérard Larcher, a avoué ne pas être favorable au rétablissement de l’ISF. Et pour cause: sa suppression était l’une des propositions phares du candidat Fillon.

L’injustice fiscale s’est également invitée hier dans l’Hémicycle. «Rétablissez l’ISF, car le moment est venu que les riches soient solidaires», a lancé Jean-Luc Mélenchon lors de son intervention. «Ce n’est certainement pas le travail qui coûte cher, ce sont les cadeaux que vous avez fait aux plus riches, au capital, à la finance! a dénoncé de son côté Fabien Roussel, le nouveau secrétaire national du PCF. Suppression de l’ISF, de la taxe sur les dividendes, mais aussi cadeaux à gogo avec la flat tax, la niche Copé, l’exit tax… C’est 8 à 10 milliards d’euros que vous donnez cette année aux riches, aux financiers et que vous proposez de maintenir en 2019!» «Donnez un acte concret en revenant sur votre suppression de l’ISF et ouvrez ces états généraux du pouvoir d’achat, maintenant!» a embrayé la députée socialiste Valérie Rabault. Le sujet est désormais sur la table. Et les gilets jaunes ne semblent pas décidés à lâcher.

Maud Vergnol

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>