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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Irréversible(s)

15 Décembre 2018, 10:46am

Publié par PCF Villepinte

Regardez, mais regardez la peur des puissants, mesurable à l’aune des violences policières

Combat. 

Sans vouloir donner de leçons, reconnaissons que l’intelligence des circonstances devrait être valable pour tous. Là où il n’y a pas la volonté acharnée de changements profonds afin d’embrasser notre destin collectif, il n’y a qu’indifférence et médiocrité du cœur face à un événement historique qui ne se représentera sans doute pas de sitôt.

Voilà où nous en sommes, avant l’acte V de la mobilisation des gilets jaunes. D’accord, ce qui se déroule depuis quelques semaines dépasse les cadres institués traditionnels, modifie les rapports de forces dans les tréfonds mêmes de la société organisée et, surtout, bouleverse les logiques dominantes – celles dont s’accommodent si bien les tenants du « mieux que rien » depuis plus de trente ans.

Après les annonces de Mac Macron, perdu dans son opération enfumage (pour mieux préserver l’injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches), la situation insurrectionnelle aux ressorts non maîtrisables est non seulement toujours en place mais il semble bel et bien que le climat prérévolutionnaire ne s’érode pas.

 Au moins pour une raison: rien ne se passe comme prévu. Mieux: nos pensées sur la question sont, elles aussi, dépassées, contraintes au mouvement perpétuel d’adaptation et de dialectique du combat. Cela nous force à puiser dans nos mémoires, non pour comparer, plutôt pour différencier et analyser.

Que le bloc-noteur soit ainsi pardonné d’oser semblables références historiques: car, en effet, rien ne se passa comme prévu début juillet 1789, début juin 1848, début octobre 1917, début mai 1968, début décembre 2010 (à Tunis). Décembre 2018: tout paraît méconnaissable, nouveau, étrange à bien des égards, et pourtant enthousiasmant. Comme un parfum d’irréversible.

 Comme si, par les nuées jaunes, nous assistions à un retour de la politique citoyenne, mais sans en avoir l’air, en tous les cas pas de manière «classique». Cela nous perturbe? C’est normal. Qui peut prétendre ne pas l’être, en pareil moment? Il suffit de voir Paris vaciller. Et se dire qu’il était inimaginable d’imaginer la capitale de la France ressembler à une ville morte un week-end après l’autre, sans courses de Noël ni touristes tranquilles.

Et il suffit, dans le même temps, de regarder cette présidence acculée, dépassée, quasi crépusculaire, se transformant en pouvoir d’opérette tenté par la militarisation et la répression aveugle, pour comprendre que l’affaire est d’une extrême urgence sociale, mais aussi ultrapolitique… 
 

 

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Publié par Jean-Emmanuel Ducoin La roue tourne Jeudi 13 décembre 2018

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Hausse des tarifs des mutuelles : La Ministre ne nous croyait pas !

14 Décembre 2018, 16:05pm

Publié par PCF Villepinte

 

Communiqué de presse De Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne Membre du Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste

La Ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn, dénonce le « sabotage politique » des mutuelles qui augmentent leurs tarifs sous prétexte de mise en œuvre de la réforme Reste à charge Zéro prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2019.

Si je ne doute pas de la sincérité de la colère de Mme Buzyn face à cette attitude, je m’étonne néanmoins de son manque d’anticipation … Alors que plusieurs études montraient le risque évident de voir une augmentation des tarifs à plus ou moins court terme, alors que j’ai moi-même dénoncé ce risque lors des débats du PLFSS, la Ministre balayait ces arguments comme infondés.

 Pourtant, il était illusoire de penser que les mutuelles à vocation lucrative se priveraient d’unetelle occasion et d’un tel pactole !

Madame la Ministre, il n’est pas trop tard, revenez sur ce dispositif lors du PLFSS rectificatif examiné d’ici la fin d’année, et mettez en œuvre le 100% Sécu tel que nous, parlementaires communistes, le proposons ! Vous cherchez des mesures sociales ? En voici une, avec un vrai reste à charge zéro, qui garantit l’accès aux soins à toutes et tous, une réponse juste à la colère et au mal-vivre des françaises et des français.

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Climat : pour les capitalistes, il est urgent d’attendre

14 Décembre 2018, 09:26am

Publié par PCF Villepinte

 

Vendredi, 14 Décembre, 2018
L'HumanitéGérard Le Puill

Choisir la ville charbonnière de Katowice  dans une Pologne qui utilise le charbon pour produire 80% de son énergie électrice ne revenait pas à créer les meilleures conditions  pour la Cop 24 transforme les vœux exprimés trois ans plus tôt lors de la Cop 21 de Paris  en travaux pratiques  à l’échelle planétaire.  Alors que l’on joue les prolongations ce week-end, il apparaît que la présidence polonaise  a été inefficace tandis que les grands pollueurs de la planète ont refusé  de s’engager à réduire de manière  sérieuse  leurs émissions de gaz à effet de serre. 

Il était prévu au départ  que la Cop 24 qui se tient à Katowice en Pologne  termine ses travaux ce vendredi  14 décembre. Mais  on va jouer les prolongations demain et peut-être dimanche. En théorie, la véritable prise de conscience des décideurs  politiques concernant les enjeux climatiques  date de la conférence qui s’était tenu à Kyoto  en décembre 1997. Cette année là , en raison du décalage horaire ,  les dépêches rédigées  par les envoyés spéciaux de l’Agence France   Presse (AFP) qui  couvraient l’évènement   permettaient  aux rédactions  des quotidiens français  d’avoir  dès le milieu de chaque après-midi  l’évolution des travaux de la conférence.
Vingt et un an plus tard , les dépêches d’agence sont rares en provenance de Katowice  et rares sont les journaux  français couvrant,  directement  cette Cop 24 où les délégations de 200 pays  devaient mettre en place un ensemble de mesures visant à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050  afin de tenter de limiter le réchauffement  à  plus  2°C par rapport à la période préindustrielle  du milieu du XIXème siècle.
Ce vendredi  matin, sur  seize éditoriaux de la presse hexagonale  cités dans la revue de presse de l’AFP, quinze parlent de l’action des gilets jaunes qui continue et des difficultés que cela génère pour Emmanuel Macron et son gouvernement tandis que le seizième porte sur le Brexit et les complications qu’il n’en finit pas de produire. Aucun ne parle de la Cop 24. A trois heures du matin, zéro minute et une seconde  ce vendredi,  une dépêche de l’AFP titre  sur une  « fin de cop  tendue à Katowice » et débute par ces lignes : «  Entre retards , désaccords et pressions de toutes parts , la 24ème conférence climat de l’ONU (Cop 24)  se prépare  à un finish intense, avec  peut-être  à la clé l’espoir  d’un accord pour l’application  du pacte  de Paris ».
Comme nous l’indiquions hier, le « pacte de Paris », cité ici par l’AFP,   était le texte final de la  Cop 21. Il ne s’agissait que le catalogue de bonnes intentions, acceptable et finalement  accepté par  196 pays. Dès lors  que le passage aux travaux pratiques  était remis à plus tard, même  les pays qui  polluaient le plus à l’époque  acceptait l’objectif du plus 2°C à ne pas dépasser en 2100 et acceptaient même de tout faire  pour tenter de s’en tenir à plus 1,5°C  pour emporter l’adhésion  des pays pauvres les plus impactés  par le climat  au texte final.
France : la prime à la casse augmente les émissions de CO2
 
Se faisant fort de rappeler cet engagement, le GIEC  a produit voilà quelques semaines  un rapport montrant qu’il est impératif  de s’y engager sans attendre. Ce  n’est pas le cas depuis trois ans puisque les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont en hausse dans  presque tous les pays  depuis décembre 2015 à commencer par   les Etats Unis et l’Europe. Ce matin, l’AFP note fort justement  que « les implications du « mode d’emploi » ne sont pas anecdotiques. En vertu de l’accord de Paris, les engagements des pays à réduire les gaz à effet de serre sont volontaires. Mais leur suivi doit être multilatéral, avec de règles de transparence, comme  autant de « poutres »  garantissant la solidité de l’édifice ».
La « poutre » mise en exergue ces dernières semaines  par Emmanuel Macron , plusieurs de ses ministres et  beaucoup de députés du groupe LaREM pour garantir « la  solidité de l’édifice » consistait   à expliquer la chose suivante : utiliser  moins de 20%  des taxes que le gouvernement prélève sur les carburants pour  donner une prime  aux automobilistes  qui remplaceront leur vieille voiture  par une autre qui sera neuve d’occasion  nous fait entrer   dans la transition écologique comme le prévoit  l’accord de Paris  sur le climat.
Cela n’est pas vrai du tout  et pour plusieurs raisons. Accélérer  le renouvellement  du parc automobile  accélère aussi la production de véhicules neufs dont il faut prendre en compte le bilan carbone depuis l’extraction des métaux  jusqu’à  la fabrication et la mise en marché  des véhicules neufs. Beaucoup de ces véhicules neufs   sont des « Sport Utility Vehicle » (SUV) plus gourmands en carburant que les vieilles voitures   retirées du marché en France. Ajoutons que ces dernières  sont  souvent  revendues, entières  où en pièces détachées,  pour vivre une seconde vie sur le continent africain  qui importe chaque année  3 à 4 millions de voitures retirées du marché en France et en Europe. Finalement, plus la prime à la casse peut sembler  efficace  en accélérant  le renouvellement  du parc automobile en France, plus les émissions de CO2 imputables  à la voiture individuelle sont susceptibles  d’augmenter. Car la France concentre  ses activités dans les grandes métropoles, tandis que  l’étalement rurbain de l’habitat induit par la spéculation  éloigne l’immense majorité des salariés de leur lieu de travail. Du coup, la voiture individuelle demeure souvent l’unique moyen  de se rendre au travail. Voilà comment est née la révolte des Gilets jaunes  en France contre le racket mis en place par l’Etat.

Les engagements flous de 2015 c’est plus 3°C en 2100

Pour revenir  aux dernières heures de la Cop 24 à Katowice, l’AFP nous dit que « les délégués doivent encore  régler un hic survenu autour  de   la mention du dernier rapport  du groupe des experts de l’ONU (GIEC)  dans la décisions finale. Arabie saoudite, Russie, Etats Unis refusent le terme  « accueille favorablement », accepté par d’autres pays concernant la nécessité de garder l’objectif de plus 1,5°C à ne pas dépasser d’ici.  On en était là ce vendredi matin  tandis que le secrétaire général de l’ONU devait revenir à Katowice pour tenter de convaincre les récalcitrants.
L’AFP rappelle aussi que « les promesses nationales présentées en 2015 » par un certain nombre de pays  « conduisent  à un monde à plus 3°C, annonciateur de conséquences dramatiques ».  Ajoutons que le quotidien « Les Echos » titre ce matin « Cop 24 : démission planétaire sur le climat». Mais  il suffit de lire ce quotidien des milieux  d’affaires  chaque matin pour se rendre compte que la vision  de l’économie donnée par sa rédaction pourrait s’intituler  « CO2 mon amour », pour rependre le titre d’une émission de France Inter  le samedi.      
 
Gérard Le Puill  cop 24  changement climatique

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Gilets jaunes. L’exigence démocratique fleurit sur les ronds-points

13 Décembre 2018, 23:05pm

Publié par PCF Villepinte

Vendredi, 14 Décembre, 2018

L'Humanité Pierre Duquesne

Les barrages filtrants sont des mini-agoras où la parole se libère et où on se politise à la vitesse grand V. Ce bouillonnement démocratique à même l’asphalte permet de faire émerger des idées neuves pour refonder la République.

Commercy n’est plus uniquement connue pour ses madeleines. C’est de cette petite ville de la Meuse qu’est parti le désormais célèbre «Appel de Commercy». Lancé le 30 novembre, depuis une cabane construite sur place dans la commune, il s’est diffusé comme une traînée de poudre sur les réseaux. «Vive la démocratie directe!» peut-on lire dans ce texte destiné au départ à contrecarrer la désignation de porte-parole régionaux des gilets jaunes. «Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation!» alertent ces citoyens déterminés à se battre pour la défense du pouvoir d’achat mais aussi «sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires et tout le reste»! Des porte-parole, expliquent-ils «finiraient forcément par parler à notre place». «Comme avec les directions syndicales, (le pouvoir) cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. (…) Mais c’est compter sans la force et l’intelligence de notre mouvement.» Et d’appeler l’ensemble des gilets jaunes à monter des comités populaires partout où ils le peuvent. «Le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple!» clament les huit gilets de Commercy, le poing levé.

Depuis, leur appel a été vu des milliers de fois sur le Net. «On a reçu des centaines de messages, de Belgique, d’Allemagne, du Chiapas et de partout en France pour savoir comment nous fonctionnons», raconte Claude, fonctionnaire à fond dans la lutte. Ce n’est pas si compliqué. Toutes les décisions sont soumises au vote d’une assemblée générale, organisée chaque jour à 17h30. «Avec une animation tournante pour que les gens puissent exercer leur citoyenneté, leur capacité de dialogue, poursuit-il. On est tous novices, on apprend tous ensemble.» Chaque soir, depuis trois semaines, il y a toujours entre 25 et 30 présents. Ils étaient plus de 150, la semaine dernière, pour une AG extraordinaire sur l’enjeu démocratique. «Il est plus facile de demander le retrait d’une taxe ou l’augmentation des salaires que de dire qu’on étouffe de ce système. Mais lorsqu’on parvient à mettre des mots sur ce sentiment, on s’aperçoit que cela rencontre une préoccupation profonde», rapporte Claude.

«Représentons-nous nous-mêmes!» et «inventons un nouveau modèle démocratique», voilà qui pourrait être le point de ralliement de l’ensemble des gilets jaunes. Sur l’île de La Réunion, certains d’entre eux ont délaissé Facebook pour lancer leur propre plateforme numérique de délibération collective. Ils sont près de 5000 à débattre, à s’organiser et à élaborer des revendications de façon horizontale, en créole et en français, via un site conçu par une start-up de la Civic Tech. Des mini-référendums sont réalisés chaque jour à Gaillon, dans l’Eure (lire ci-contre), auprès des voitures passant le barrage filtrant. «Faut-il dissoudre l’Assemblée, oui ou non?» était la question soumise, mercredi, aux conducteurs. Une consultation express, à emporter.

L’ancienne préfecture transformée en «Maison du peuple»

À Saint-Nazaire, l’ancienne préfecture, occupée, a été transformée en «Maison du peuple» pour permettre aux personnes mobilisées de se coordonner et d’imaginer la suite. De pouvoir enfin s’exprimer. «Il y a tout un système qui nous empêche de nous plaindre. Tu peux plus faire la grève… parce que si tu paies pas ton crédit, tu perds ta maison. Ça devrait être gratuit, pourtant, de se plaindre», explique l’un des gilets jaunes nazairiens, dont les propos sont rapportés sur le site lundi.am.

Un acronyme revient fréquemment dans les multiples échanges de cette «démocratie des ronds-points»: le «RIC». Le référendum d’initiative citoyenne devient la revendication numéro 1 des gilets jaunes. C’est en tout cas la volonté de pionniers du mouvement comme Priscilla Ludovsky et Éric Drouet, qui ont organisé hier une conférence de presse devant la salle du Jeu de paume à Versailles. À l’endroit même où les révolutionnaires de 1789 se sont juré d’écrire une nouvelle Constitution, ils ont proposé, outre une baisse des taxes sur les produits de première nécessité et la baisse des salaires des ministres, de soumettre aux Français ces outils permettant de modifier la Constitution, de proposer une loi, voire de destituer un membre du gouvernement à condition de réunir un certain nombre de signatures. Ils proposent aussi la création d’une «assemblée citoyenne», avec des électeurs tirés au sort, qui «proposerait des sujets à soumettre à référendum et/ou qui défendrait les intérêts des citoyens face au gouvernement». Une conférence sur le référendum d’initiative citoyenne, diffusée par le youtubeur Demos Kratos, a enregistré près de 800000 vues sur Facebook en moins d’une semaine.

Manifestement, ils n’ont pas été convaincus par l’intervention, lundi, d’Emmanuel Macron. Ni même par sa volonté de lancer un «débat sans précédent» sur la question de «la représentation». Le chef de l’État s’est dit prêt, pourtant, à étudier «la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste, la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis». La révision constitutionnelle va être repoussée pour tenir compte de cette consultation nationale, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement. Mais ces propositions sont apparues bien trop floues, comparées aux annonces sur le pouvoir d’achat.

Il est urgent d’entamer un processus constituant

«Il veut nous faire passer pour de simples consommateurs», estime un des gilets jaunes rencontré par l’Humanité, lundi, sur un barrage filtrant de Rungis. «Pas représentés», «pas concernés», «pas écoutés»… En quelques mots, Jimmy, employé chez Carrefour, révèle la grande distance prise avec la démocratie représentative. Le «tous pourris» n’est jamais très loin dès qu’on évoque les corps intermédiaires ou les élus. «Certains peut-être sont honnêtes, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. En général, je ne sais pas s’ils sont aussi sincères que ça!» s’exclame Jimmy. À Commercy, la CGT, qui était venue proposer son aide, a été gentiment éconduite par peur de la récupération, rapporte Claude… qui est lui-même syndiqué à la CGT. Mais il se dit rasséréné par ce mouvement où on parle à «des gens de toute sorte» sans exclusive, qu’ils votent FN ou plutôt à gauche, mais «toujours dans une relation extrêmement respectueuse. Les idées s’échangent, elles progressent, ce qu’on ne sentait pas avant», juge ce militant. S’il présente des avantages, cet effacement des appartenances peut aussi renforcer encore la confusion politique. Et elle est parfois amplifiée par certains personnages sulfureux. Étienne Chouard, par exemple, était l’un des invités phares de la conférence à succès sur le référendum d’initiative citoyenne. S’il défend un processus constituant depuis le référendum de 2005, ce professeur d’économie en lycée prône aussi le dépassement des clivages, au point de s’afficher aux côtés de figures d’extrême droite. Il n’a pas caché ses sympathies pour François Asselineau lors de la dernière présidentielle.

À l’avant-garde des expérimentations démocratiques, le maire de Kingersheim, Jo Spiegel, qui a récemment rejoint Place publique, a, lui, été agréablement surpris par la dynamique des gilets jaunes. «On aurait pu craindre au départ qu’il s’agisse d’un individualisme de masse, avec chacun son gilet jaune et ses revendications, mais ils ont commencé à faire de la politique dignement, dépassant les intérêts catégoriels et corporatistes à mesure qu’ils ont discuté sur les ronds-points. La mobilisation contre une taxe s’est peu à peu transformée en manifestation contre l’injustice fiscale, par exemple.» Et vu la crise de la démocratie représentative élective, complètement déligitimée, il est urgent d’entamer une transition sociale, écologique et démocratique, via un processus constituant. «Une espèce d’assemblée générale nationale, sur plusieurs mois, avec des citoyens tirés au sort pour imaginer un renouveau démocratique. C’est ça ou le risque, c’est de voir un scénario à l’italienne se produire en France.»

 

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ANNONCES MACRON, beaucoup d'intox !

13 Décembre 2018, 23:00pm

Publié par PCF Villepinte

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Le Président parle, la colère et les revendications des retraité.e.s restent.

12 Décembre 2018, 17:14pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Communiqué commun du "groupe des 9" après l'allocution télévisée du président MACRON du 10 décembre.

La colère et la mobilisation des retraité.e.s sont confirmées par le mouvement social actuel, dans lequel ils sont souvent impliqués...

 

Le Groupe des 9 organisations de retraité-e-s (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & solidaires) qui regroupe forces syndicales et associations, est présent depuis 2014 sur le terrain pour protester contre notamment la hausse de la CSG de 25 %, la poursuite du gel des pensions en 2018 et la sous-indexation d'ores et déjà décidée pour 2019 et 2020, qui feraient perdre deux mois de pension en trois ans. Le 15 mars 2018, 200 000 personnes retraitées manifestaient contre la politique menée par le gouvernement à leur égard. Les 9 organisations de retraité-e-s sont particulièrement vigilantes à l'égard des prochaines réformes des retraites : pour elles, il n'est pas question de transformer le droit à retraite, contrepartie de cotisations payées tout au long de la vie active, en une allocation sociale dépendant du bon vouloir d'un quelconque gouvernement.

Le président des riches reste le président des riches

Le Président Macron vient de déclarer qu'il ressent la colère du « retraité modeste qui ne s'en sort pas » ... sans préciser qu'il est grandement responsable de cette situation, notamment par le gel des pensions et l'augmentation de 25 % de la CSG. Lors de son intervention télévisée, il a annoncé que seraient exonérés de hausse de CSG celles et ceux ayant une pension inférieure à 2 000 € ; cela ne répond pas à nos demandes et ne concernera pas les plus petites pensions qui sont déjà exonérées de toute CSG. Nous exigeons toujours la suppression de la hausse de la CSG pour tous les retraités et l'indexation de toutes les pensions sur l'évolution des salaires. Il refuse toujours de s'en prendre à l'I.S.F. qui coûtera chaque année 4 milliards d'euros aux autres contribuables. Il maintient la baisse de l'impôt sur les sociétés et le plafonnement à 30 % de l'imposition des dividendes.

Les revendications des retraité.e.s restent plus que jamais d'actualité pour l'augmentation du pouvoir d'achat, l'indexation des pensions sur les salaires, la prise en charge de la perte d'autonomie à 100 % par la sécurité sociale dans la branche maladie, le renforcement des services publics, particulièrement dans le secteur de la santé, ... ce qui nécessite un renforcement des cotisations sociales et non une baisse comme vient de l'annoncer Emmanuel Macron.

Le Groupe des 9 proteste aussi contre le mépris du gouvernement qui refuse depuis plus d'un an de les recevoir et ce en dépit de multiples relances. Il s'insurge contre l'attitude de ce gouvernement vis à vis des revendications des 17 millions de retraité.e.s dont il ne tient pas compte et avec lesquels il refuse de discuter.

Comme dans de nombreuses villes, dans toute la France à l'appel du groupe des 9, des mobilisations se poursuivent. Les retraités de la région parisienne rappelleront haut et fort leurs revendications à Paris le 18 décembre, devant le ministère des Finances à Bercy.
Il s'agit de bien mettre en opposition la politique de rigueur menée à l'égard du plus grand nombre (dont les personnes retraitées) et les cadeaux fiscaux et sociaux largement accordés à la minorité privilégiée sans contrôles ni contreparties (baisse de l'impôt sur les sociétés, suppression de l'ISF sur les portefeuilles boursiers, plafonnement à 30 % de l'imposition des dividendes, etc.).

Fait à Paris le 11 décembre 2018

Signez, faites signer la pétition pour une loi de finances rectificative qui annule la hausse de la CSG pour tous, qui met fin au gel des pensions, qui revalorise toutes les pensions. Pour (toujours) signer en ligne : http://www.retraitesencolere.fr/  

 

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CDG express: Valérie Pécresse demande la suspension des travaux au profit des transports en commun

12 Décembre 2018, 16:58pm

Publié par PCF Villepinte

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 12/12/18 à 15h37 — Mis à jour le 12/12/18 à 16h08

TRANSPORTS Cette voie express doit relier la gare de l’Est au cœur de Paris à l’aéroport Charles-de-Gaulle en 20 minutes…

Le chantier du train express vers l’aéroport Charles-de-Gaulle à nouveau remis en question. Ile-de-France Mobilités, l’ex-syndicat de transports d’Ile-de-France, a demandé ce mercredi à l’Etat de suspendre les travaux du futur train rapide CDG Express au profit d’une modernisation de lignes actuelles comme le RER B. Le CDG Express doit relier Paris à l’aéroport de Roissy en 20 minutes.

Le CDG Express doit relier à partir du 1er janvier 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros. Le nouveau train direct sera en concurrence avec ce RER B, bien moins cher mais long et souvent bondé, ainsi qu’avec la ligne 17 du futur métro du Grand Paris à partir de 2030.

Un impact sur les 900.000 voyageurs du RER B

L’autorité régionale des transports, présidée par Valérie Pécresse (LR), souhaite obtenir des « garanties sur l’absence d’impact sur les voyageurs du quotidien, notamment du RER B », qui relie le sud de la banlieue au Nord en passant par la capitale, selon un communiqué transmis après le vote en conseil prévu ce mercredi.

« Même si les bénéfices du CDG Express pour l’attractivité de notre région sont réels, les travaux générés par ce projet dans son calendrier actuel pourraient durablement détériorer la vie quotidienne de millions de Français », s’inquiète la présidente de région, estimant que « les 900.000 voyageurs du RER B sont prioritaires ». Pour Valérie Pécresse et les élus du conseil d’IDF Mobilités, « la priorité absolue (…) doit être la fiabilisation et la modernisation des lignes de train et de RER ».

En outre, conformément à ce que la présidente de région avait annoncé dès dimanche, le conseil a voté un maintien du prix de l’abonnement du pass Navigo, qui permet de prendre les transports en commun en région parisienne, à 75,20 euros en 2019.

 

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CGT : Allocution d'Emmanuel Macron : des raisons supplémentaires de se mobiliser le 14 décembre !

12 Décembre 2018, 12:43pm

Publié par PCF Villepinte

Montreuil 11 12 2018

Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont toujours rien compris : le cap libéral et l’austérité sont maintenus. Dans une allocution enregistrée de 13 minutes, le président de la République s’est livré à un véritable exercice d’enfumage ! Une opération de communication alliant menaces, misérabilisme et mea culpa hypocrite, dès les premières minutes de son intervention...

Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont toujours rien compris : le cap libéral et l’austérité sont maintenus.
Dans une allocation enregistrée de 13 minutes, le président de la République s’est livré à un véritable exercice d’enfumage ! Une opération de communication alliant menaces, misérabilisme et mea culpa hypocrite, dès les premières minutes de son intervention. Multiplication de tours de passe-passe ; de vieilles recettes d’un vieux monde qui poursuit une politique d’austérité subie depuis 40 ans. Le président tourne le dos aux revendications légitimes des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des jeunes et des retraités.
Rien pour le point d’indice des fonctionnaires, au contraire de graves menaces sur les services publics.
Rien pour les jeunes qui subissent des violences et une répression inacceptables. L’inégalité d’accès aux études demeure la règle.
Rien sur les salaires et la reconnaissance des qualifications et de l’expérience professionnelle.
Rien sur la justice fiscale et rien sur l’ISF et le CICE.
Rien pour l’augmentation du Smic. Les 100 euros pour les travailleurs payés au smic, sans 1 euros pour l’employeur, ne sont qu’une anticipation de l’augmentation de la prime d’activité, déjà prévue dans le budget du gouvernement.
Rien pour la revalorisation des pensions limitée à 0,3% alors que l’inflation va dépasser les 2% en 2019.
Rien pour les privés d’emplois mais, au contraire, la poursuite de la remise en cause de leur indemnisation.
Rien à payer pour le patronat, une prime de fin d’année au bon vouloir du patronat et défiscalisée ; l’augmentation des salaires compensée par la CSG ; les heures supplémentaires désocialisées.
Cap gardé sur les réformes engagées de l’assurance chômage, les retraites et la réforme de l’État. Les grands épargnés de ce discours sont les actionnaires, le patronat et les plus riches : aucune contribution ne leur est imposée.


Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « Un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic, des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’ISF, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle. Finalement, un discours pour rien pour toutes celles et ceux qui ont du mal à vivre au quotidien.


La CGT appelle à poursuivre les mobilisations et à agir par des grèves dans les entreprises et des manifestations, le 14 décembre, à partir des revendications avec des salariés.

 

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Les 4 vérités - Fabien Roussel

12 Décembre 2018, 12:40pm

Publié par PCF Villepinte

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Élysée. Macron veut faire payer la collectivité à la place du CAC 40

10 Décembre 2018, 22:32pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

Mardi, 11 Décembre, 2018

service politique

Sortant d’un long silence, le chef de l’État s’est adressé au pays pour tenter d’éteindre la colère sociale révélée par le mouvement des gilets jaunes. En réussissant le tour de force de ne mettre à contribution ni les riches, ni le patronat.

C’était le discours de la Saint-Sylvestre avant l’heure. Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation hier soir, pour reprendre la main dans la crise des gilets jaunes, a voulu se re-présidentialiser, lui qui est si malmené, subissant la litanie des « Macron démission » dans les cortèges et barrages qui émaillent le pays depuis bientôt un mois. Il s’est d’abord appesanti sur les violences dans le pays, qu’il veut distinguer de la colère profonde du pays. « Quand la violence se déchaîne, la liberté cesse », assène l’ex-étudiant en philosophie. Cette colère profonde, il la ressent « comme juste à bien des égards ». Il dit avoir pris conscience qu’il lui est « arrivé de blesser » certains par ses propos. Un mea culpa qui arrive après quatre samedis de mobilisation tonitruante. Encore qu’Emmanuel Macron n’assume-t-il pas tout à fait son action, en exprimant que leur détresse, à ces Français, « ne date pas d’hier ». En clair, c’est la faute de ses prédécesseurs.

Pas à la hauteur des attentes

Un « tournant social » du quinquennat ? Pas en mettant le patronat à contribution, en tout cas. Car les mesures annoncées écartent soigneusement toute contribution directe des entreprises. « C’est d’abord l’état d’urgence économique et social que je veux décréter aujourd’hui. » En annonçant que le salaire des travailleurs au Smic augmenterait de « 100 euros par mois dès 2019 », il est loin de se montrer à la hauteur des attentes formulées sur les ronds-points. Emmanuel Macron ne compte en effet pas donner de coup de pouce au Smic comme espéré, mais augmenter la prime d’activité, une aide sociale qui n’alourdira pas la facture pour les employeurs. C’est un premier cadeau aux riches, sur le compte de la communauté nationale. Une annonce doublée par la possibilité pour les entreprises de faire effectuer des « heures supplémentaires sans impôts ni charges dès 2019 ». Quant à la « prime de Noël » à laquelle postulent tant de gilets jaunes – et les Français qui les soutiennent –, le chef de l’État et ses amis du CAC 40 s’en tirent à très bon compte : Emmanuel Macron demande « à tous les employeurs qui le peuvent » de donner à leurs salariés « une prime de 1000 euros sans charges ». Trois mesures, une seule recette : faire appel à la collectivité tout en épargnant le capital.

Emmanuel Macron, qui a sermonné les ministres qui voulaient revenir sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), s’est montré hier soir intraitable sur cette question. Ce cadeau livré sans contrepartie aux riches, quand d’autres sont soumis à des efforts très difficiles, n’a pas été remis en cause. « Je sais que certains voudraient que je revienne sur la réforme de l’ISF », déclare-t-il. Mais il s’y refuse, en s’interrogeant faussement : « Pendant près de quarante ans, il a existé. Vivions-nous mieux ? » « Les plus riches partaient et notre pays s’affaiblissait », se répond-il à lui-même, malgré les études prouvant l’inverse. « Revenir en arrière nous affaiblirait », insiste-t-il. « Cet impôt a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois », argumente-t-il. Sauf que c’est faux. Il a été supprimé sans que rien n’oblige ses amis riches à investir dans l’économie…

Le président de la République, acculé comme jamais, a consenti quelques gestes. En 2019, la hausse de la CSG subie en 2018 sur les retraités touchant moins de 2000 euros de pension mensuelle sera annulée. Cette mesure qui frappe des retraités très modestes, et que le président de la République n’avait pas hésité à vanter sur le terrain lors de dialogues avec des retraités filmés par les caméras, a largement participé à son impopularité. « L’effort qui leur a été demandé était trop important, et il n’était pas juste », mesure aujourd’hui le chef de l’État, qui souhaite réformer profondément notre système de retraite en 2019.

Les maires appelés à la rescousse

Le discours brille par de grands absents : pas de hausse des APL comme demandé par le secteur HLM, pas de remise en cause du coûteux Cice, que les entreprises toucheront deux fois cette année en raison du mécanisme retenu pour le pérenniser.

Il n’a pas échappé au président de la République que les institutions sont aussi contestées. « Ma légitimité, je ne la tire que de vous », a-t-il affirmé. C’est oublier bien vite que son élection n’est que le résultat d’une Ve République qui pourrit sur pied. Alors Emmanuel Macron a dit vouloir faire un geste, avec la « prise en compte du vote blanc». Il souhaite aussi pouvoir «prendre le pouls vivant de notre pays, partout sur le terrain ». Les maires, qu’il a si souvent humiliés, sont rappelé à la rescousse, car ils «portent la République sur le terrain». À voir. Celui qui voulait concentrer encore plus de pouvoirs à l’Élysée en étouffant l’Assemblée nationale avec son projet de réforme institutionnelle dit maintenant vouloir travailler à un «nouveau contrat avec la nation».

D’un coup, sans transition, en fin de discours, Macron s’est mis à agiter les mêmes peurs que l’extrême droite. « Il faudra que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.» Affronter quoi? La question ou l’immigration? Mystère. Surtout après avoir déjà fait voter la loi immigration la plus répressive de l’histoire de la Ve République cette année. Le chef de l’État se sent si requinqué à l’issue de cette allocution que la campagne pour les européennes reprend ses droits: alors que le thème ne figure pas en tête de liste des revendications des gilets jaunes, Emmanuel Macron l’introduit. La captation de l’héritage des gilets jaunes a déjà commencé.

Grégory Marin, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini

 

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