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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

AQUARIUS Prix Nobel de la Paix?

4 Octobre 2018, 11:13am

Publié par PCF Villepinte

Ces jours-ci sera annoncé le nom du lauréat ou de la lauréate du Prix Nobel de la Paix 2018. L'an dernier, cette éminente distinction fut décernée à la Coalition internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), mouvement dont la magnifique campagne avait été à l'origine de l'adoption -historique !- d'un traité d'interdiction de l'arme atomique par 122 Etats, à l'Assemblée générale des Nations Unies. Le Comité Nobel s'honorerait à nouveau en attribuant cette année son prestigieux Prix à "l'Aquarius" et à la très méritoire association "SOS Méditerranée", qui affrète depuis 2016 ce bateau de sauvetage grâce auquel plusieurs dizaines de milliers de vies humaines ont pu être sauvées.

Un tel acte hautement symbolique serait d'autant mieux venu que la décision du Panama, sous la pression du gouvernement d'extrême-droite italien, de retirer son pavillon au navire humanitaire, compromet gravement la poursuite de ses missions si aucun pays ne se résout à l'immatriculer. Gageons que l'hommage du Prix Nobel de la Paix donnerait à ces héros des temps modernes un poids décuplé face aux Etats européens, aujourd'hui plus prompts à livrer les migrants aux pseudo "gardes-côtes" -et vrais criminels- libyens qu'à aider à organiser le secours à leurs victimes !

Plus généralement, un tel choix du Comité Nobel allégerait la chape de plomb du discours anti-migrant -tantôt ouvertement xénophobe, tantôt vicieusement ambigüe- qui s'abat depuis des mois sur une opinion publique en plein désarroi. Il aiderait, par exemple, cette majorité absolue de Françaises et de Français, troublés par la campagne ambiante , mais qui conservent une bonne opinion des ONG qui aident les migrants (1) , à reprendre confiance dans les valeurs humaines et à s'engager plus hardiment dans l'action pour les faire vivre au quotidien. "L'Aquarius est un symbole politique -note avec perspicacité un observateur averti de la société française- (...) Il rappelle d'autres bateaux célèbres, comme "l'Exodus", qui transporta en 1947 des juifs rescapés de la Shoah, ou encore "l'Ile de lumière", navire affrété en 1979 pour secourir les boat people en mer de Chine" (2). On pourrait ajouter le cas, odieux et tragique, du "Saint-Louis" , transportant 938 juifs fuyant l'Allemagne en 1939 à destination de l'Amérique, où ils furent refoulés pour être finalement accueillis, après une longue errance, en Hollande, en France et en Grande-Bretagne. Un tiers de ces réfugiés finira dans les camps de la mort...

Vivement un sursaut ! Sinon, nos descendants risquent de nous voir un jour avec le même regard incrédule mêlé de honte que celui que nous portons aujourd'hui sur les "zoos humains" exhibant jusqu'à la seconde guerre mondiale des hommes, des femmes et des enfants "primitifs" ou "sauvages", arrachés à leur terre africaine, sud-américaine ou australienne pour divertir les visiteurs des pays "civilisés".
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Francis WURTZ PCF

(1) Voir sondage ODOXA (27/9/2018)
(2) Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion de l'IFOP (Le Figaro, 26/9/2018)

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CICE

4 Octobre 2018, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

A en croire le titre de l’article publié ce jour dans « Les Échos », « la bascule du CICE en baisse de charges créerait 100.000 emplois en trois ans, selon Bercy ». Je ne reviens pas ici sur le premier bilan qui a pu être établi sur les effets du CICE (20 milliards par an). Que tchi en termes de création d’emplois. Les entreprises ont reconstitué leurs marges et ont continué à rémunérer le capital avec des records en termes de dividendes.

Qu’à cela ne tienne. On nous ressert aujourd’hui la même fable. D’après le trésor, via un document annexé au projet de loi des finances 2019, la transformation du CICE augmenterait le PIB national de 0,2 point d’ici 2021 avec la création nette de 100 000 emplois.

On trouve dans cet article une remarquable illustration du « et en même temps » macronien. « Les entreprises toucheront le montant du CICE au titre de l’exercice 2018 pour un montant de 20,4 milliards d’euros et en même temps, chaque mois, elles bénéficieront de la baisse de charges pour une somme équivalente sur l’année ».

Un très joli pactole. Cette estimation vient contredire une première version du rapport produit par le comité de suivi du CICE. Ce comité, qui avait justement été mis en place pour faire un peu de clarté sur l’utilisation du CICE et sur les résultats en termes d’emploi, précisait alors que la transformation du CICE « aura des effets globalement neutres en terme d’activité et d’emploi ». Pour 40 milliards d’euros engagés, cela faisait mauvais genre.

Le rapport du comité de suivi du CICE a donc été modifié, sur demande du représentant du Trésor dans cet organisme. Il a tout simplement informé les membres de ce comité des résultats de l’étude du Trésor, sans pousser le zèle jusqu’à leur fournir des documents écrits permettant de valider cette estimation. Mais qu’à cela ne tienne, le rapport précise cependant qu’à « long terme », le basculement « aura des effets globalement neutres sur l’activité et l’emploi ».

Enfumage pour 2019... Tout en donnant la vérité des prix pour la suite. Il s’agit là d’un énorme hold-up sur la richesse produite. « Et en même temps », le journal l’Humanité présente la facture pour les retraités : un retraité vivant seul avec une pension de 1760 euros par mois aura perdu 360 euros en 2018, 655 euros en 2019 et 964 euros en 2020. Soit 2000 euros en trois ans.

Olivier DARTIGOLLES PCF

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BUDGET 2019

2 Octobre 2018, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

Vous avez dit pognon de dingue ?!
mardi 25 septembre 2018

Le projet de budget dévoilé lors du conseil des ministres du 18 septembre 2018 tient les tristes promesses du Premier ministre lors de son interview au Journal du dimanche il y a quelques semaines.


C’est la même imposture intellectuelle qui est à l’œuvre : on prétend faire « le choix du travail » alors que c’est précisément le monde du travail qui fait les frais du prochain budget. Quelle injustice, alors même que l’augmentation faramineuse du déficit de l’État est en premier lieu due à la transformation du CICE en baisses de cotisations.


Imposture encore, quand on prétend réaliser 6 milliards d’euros de baisses d’impôts alors qu’en fait la suppression des cotisations sociales au titre notamment des assurances chômage et maladie et l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires sont un hold-up sur les salariés auxquels on ampute, de fait, une partie du salaire brut et socialisé, avec toutes les conséquences que l’on connaît sur la sécurité sociale et son financement. On donne d’une main ce que l’on reprend de l’autre en un savant tour de passe-passe
Imposture toujours, quand on met en avant l’augmentation du minimum vieillesse alors que, dans le même temps, les retraités subissent de plein fouet la hausse de la CSG à taux plein et la désindexation des pensions.


Imposture, enfin, quand on prétend mieux servir les usagers alors même que les coupes dans les effectifs mettent le service public à l’os et font courir les plus grands risques à la qualité et à l’égal accès aux services publics de santé, d’éducation, du travail, de l’écologie, des finances, etc. Quel symbole représente dans la période la baisse de 800 postes à Pôle emploi ! Il faut aussi aborder la réorientation des missions qui fait de la sanction une priorité au détriment du conseil !


Pour la CGT, le modèle social est garant de l’égalité entre citoyens quel que soit le lieu où ils vivent et travaillent. Le désengagement de l’État, la baisse des dotations aux collectivités locales, entre autres dispositions iniques, ne font qu’accroître les inégalités entre les territoires et mettent à mal le modèle républicain.


La CGT dénonce ce budget au service, une nouvelle fois, des plus aisés. Elle dénonce le « pognon de dingue » distribué sans vergogne aux entreprises (rappelons encore une fois que les aides aux entreprises représentent plus de 200 milliards d’euros) sans que jamais ne soit prouvée l’efficacité réelle sur l’emploi… Bien au contraire !


La CGT est porteuse de propositions au service d’un financement pérenne des politiques publiques et des services publics indispensables à leur réalisation. Elle appelle les salariés, du public comme du privé, les retraités et les privés d’emploi, à faire du mardi 9 octobre une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle au service du progrès social.

Montreuil, le 25 septembre 2018

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COMME ILS DISENT

2 Octobre 2018, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

Macron-le-sage serait sur la bonne voie. Non seulement il admet ne pas être «parfait» et vouloir se «corriger», mais l’hôte du Palais souhaiterait passer d’une posture «jupitérienne» à un président «du quotidien».


Cette fois –parole d’Emmanuel Macron–, nous allons voir ce que nous allons voir! «J’observe, j’écoute, j’entends», a donc déclaré le chef de l’État au journal le Monde, lors de son retour d’un voyage aux Antilles, évoquant tout de même la«mission» pour laquelle il a été élu: «Le devoir de faire.»

 Car voyez-vous, Macron-le-sage serait sur la bonne voie.  Non seulement il admet ne pas être «parfait» et vouloir se«corriger», mais l’hôte du Palais souhaiterait passer d’une posture «jupitérienne» à un président «du quotidien». Et nous devons le croire.

 Affaibli par des sondages en berne, accusé d’être distant et méprisant, l’homme serait en train de redescendre sur terre au point de reconsidérer sa posture et à se réformer lui-même. «Aidez-moi», a-t-il par exemple lancé, en direct des Antilles, «j’ai besoin de vous, journalistes, population, élus».

 Quel bel élan, n’est-ce pas? Quel altruisme, quelle générosité, quel esprit d’écoute en effet… sauf quand il précise que, s’il a «besoin» de tant de monde, c’est bel et bien pour expliquer l’action de l’exécutif.

 Bref, Emmanuel Macron, devenu son principal ennemi, cherche des volontaires pour son service après-vente. La petite musique devient habituelle: le problème c’est la forme, pas le fond. «Pé-da-go-gie», clame-t-on à l’Élysée. 

Seulement voilà, la forme c’est toujours du fond qui remonte à la surface. Ses petites phrases, comme «traverser la rue»,«pognon de dingue» et tant d’autres, ne viennent jamais de nulle part. Elles reflètent trait pour trait la politique conduite et sont évidemment perçues pour ce qu’elles sont: l’expression verbale des injustices subies par les contre-réformes. Voilà ce qu’il y a de fondamental!

 Dire que Macron sombre dans les sondages uniquement pour son manque de maintien est une explication un peu sommaire. Même Alain Minc, l’un des très proches visiteurs du soir, prend acte du«bonapartisme» du chef de l’État et met en garde contre un«risque de giscardisation». On croit rêver. Vous connaissez la formule: changer pour que rien ne change. Surtout l’essentiel. 

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 2 octobre 2018.]

 

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Frère(s)

1 Octobre 2018, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

 

Kanaky, l’éblouissant livre de Joseph Andras consacré à la figure de Alphonse Dianou, militant indépendantiste tué lors de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en 1988.

Dianou. Il y a deux sortes de livres: ceux que nous lisons; et ceux qui font mémoire. Dès les premières phrases de "Kanaky" (éd. Actes Sud, 300 pages), nous pénétrons dans cet ailleurs de la littérature qui nous arrache de l’ordinaire et maintient en vie ce haut lieu de l’écriture majuscule: «Dire l’homme dont on dit qu’il n’en est plus un. Cerner le point de bascule, l’instant où l’espèce tombe le masque et décanille, la bave aux lèvres et le poil dru. S’en aller à la frontière, pister la borne, sonder l’âme des nôtres en disgrâce, destitués, révoqués.» L’auteur, Joseph Andras, manie la plume avec d’autant plus de solidité et d’excellence qu’elle ose embrasser une vaste réflexion sur l’histoire, débutée en 2016 avec "De nos frères blessés" (Actes Sud), hommage au militant communiste Fernand Iveton, guillotiné pendant la guerre d’Algérie. Cette fois, Joseph Andras nous plonge dans les creux et les reliefs de l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, fruit d’un travail d’enquête dont on ne saurait qualifier l’origine tant elle remonte à la genèse référencée du genre. Avril-mai 1988: qui, d’âge raisonnable, ne se souvient de cette action menée par un groupe d’indépendantistes qui se solda par une intervention militaire d’une rare brutalité, et d’un bilan en forme de catastrophe pour la France, vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak? Parmi les victimes, Alphonse Dianou, 28 ans, musicien, ancien séminariste, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). Terroriste ou martyr, Dianou? Français ou «barbare» kanak? Pacifiste ou assassin? Chrétien ou communiste? «Un songe-creux envoûtant et égaré, au mieux; un dingue doublé d’une brute, au pis», écrit Andras. 


Le personnage – avec ses légendes antagonistes – a tellement intrigué l’écrivain qu’il est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle. Portrait en compassion et en compréhension d’un homme complexe et fascinant; journal de voyage dans les entrelacements terre-mer d’un archipel méconnu et délaissé; récit de rencontres et d’échanges nourris; reconstitution référencée d’un épisode sanglant sujet à de folles interprétations; réflexion sur les vestiges coloniaux de l’empire français. Tout cela pour, écrit-il, «battre en brèche la comédie de l’objectivité: la moindre des politesses». Andras ne le cache pas: «Le journaliste examine, l’historien élucide, le militant élabore, le poète empoigne; reste à l’écrivain de cheminer entre ces quatre frères.»

Quête. Et quel écrivain! Le bloc-noteur lit Joseph Andras et ferme les yeux d’émerveillement, pour mieux revenir en arrière, avancer, humer d’émotion la langue dans sa splendeur, tranchante, lyrique, ardente d’engagement, hypnotique à haute dose sans jamais desservir ni la curiosité, ni les faits (une faction à l’Élysée joue en secret l’escalade, des militaires terrorisent la population avec des méthodes dignes de la guerre d’Algérie, le FLNKS lâche ses troupes assiégées pour mieux capitaliser sur leur martyre), ni le héros ainsi brossé (Alphonse Dianou), ni le peuple qui s’y réfère (les Kanak), ni même les Français eux-mêmes, habitant pourtant ce pays à l’État oppresseur et assassin. L’écrivain devient «en ces terres le couteau bavard de leurs plaies», prenant le temps de parler, d’observer et de comprendre ce territoire blessé, où les inégalités entre les Noirs et les Blancs, les Kanak et les caldoches, mâchent la vie sous leurs dents acérées. À travers Alphonse Dianou, nous mesurons le poids du pouvoir politique, économique, du pouvoir central sur les corps. Toutes les voix se mêlent, y compris celles des militaires, racontant «à travers la trajectoire d’un individu une lutte collective aux racines fort anciennes». Joseph Andras l’écrit clairement: «La neutralité est l’autre nom de la collaboration.» Pas son genre. Les plus audacieux qualificatifs seraient insuffisants pour traduire ce qui, dans ce texte, nous chavire, nous embarque, nous crucifie par sa quête «de la» vérité. Un livre éblouissant. 


 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 28 septembre 2018.

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Libération de Salah Hamouri : "D'abord de la joie, puis de la vigilance"

1 Octobre 2018, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

C'est d'abord de la joie. Salah est sorti de Prison; De la joie pour sa famille, ses proches, ses ami.e.s, ses camarades. De la joie que je partage avec les communistes, les participant.e.s de la fête de l'Humanité, les militant.e. du mouvement de la jeunesse communiste, des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui se sont mobilisé.e.s dans tout le Pays pour sa libération.

Après plus de 400 jours de détention administrative, sans jugement ni motif, si ce n'est l'illégitime arbitraire de B. Netanyahou et de son ministre de la défense A. Liebermann, notre compatriote Salah Hamouri a enfin été libéré;
Avocat franco-palestinien, il fait, comme beaucoup d'autres, l'objet d'un harcèlement des autorités israéliennes qui entendent briser les voix qui dénoncent la colonisation, les arrestations et les massacres.

 


Mais c'est aussi de la vigilance. Salah Hamouri, par son engagement, est un militant de la paix qui doit désormais pouvoir rentrer chez lui à Jérusalem, recouvrer sa complète liberté de circulation et de déplacement, y compris à l'étranger. Aucune entrave ne doit lui être imposée pour pouvoir vivre avec sa famille, sa femme et son fils.

Encouragées par la politique de D. Trump qui a transféré l'ambassade américaine à Jérusalem, supprimé les aides financières à l'UNRAW et aux Palestiniens, la droite et l'extrême droite israéliennes multiplient les lois discriminatoires, amplifiant, par la loi d'"apartheid", le caractère religieux, identitaire et raciste du régime.

Des voix s'élèvent, plus nombreuses, pour dénoncer ceux qui tentent de nier l'existence du peuple palestinien et son droit à disposer d'un Etat.
Après la libération de Salah Hamouri nous appelons à la libération de tous les prisonniers politiques dont Marwan Barghouti. C'est un encouragement à amplifier la solidarité avec le peuple palestinien en constituant un front large, sans exclusive, avec toutes les forces démocratiques qui rejettent l'expansionnisme colonial et l'ultranationalisme.
Aucune paix ne sera possible dans la région sans le règlement de la question palestinienne.

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF

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