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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Percée du PTB aux élections communales et provinciales belges 

17 Octobre 2018, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

 

Le PCF félicite et salue chaleureusement les résultats obtenus par le Parti du Travail de Belgique, qui a réalisé une percée électorale historique dans toute la Belgique lors des élections communales de ce 14 octobre 2018. Une réussite majeure, d’abord à Bruxelles où il s’impose en nombre en passant de 2 à 36 élus, mais également en Flandre et en Wallonie avec des scores importants, dépassant même parfois les 20% dans certaines communes de la région liégeoise. Au niveau fédéral, le PTB multiplie par trois son nombre d’élus locaux en passant de 50 à 156 élus.

 Ces résultats confirment la place du PTB comme force politique avec laquelle il faut compter en Belgique en lui donnant un ancrage local renforcé. Ils sont le fruit d’un travail militant considérable qui a permis d’imposer dans le débat public les thématiques sociales, écologiques et démocratiques.

 Les membres du PCF résidant en Belgique ont été nombreux à voter pour le PTB, voire à accompagner la campagne dans certaines localités. Le PCF poursuit le dialogue et l’échange avec le PTB, notamment à travers la construction de solidarités entre les élus communistes français et les élus PTB.

 

Ce résultat marque en outre une étape dans la crise politique belge. Les libéraux du premier ministre Charles Michel essuient un échec. La percée du PTB, avec celle des Verts, s’accompagnant d’un important recul du PS, redessine le paysage de la gauche belge. La droite radicale et l’extrême droite, même après le récent scandale ayant révélé les liens entre la N-VA, parti membre du gouvernement fédéral, et une organisation étudiante néo-nazie, consolide ses positions en Flandre. Cela montre que la construction d’une perspective combative de gauche à vocation majoritaire reste plus que jamais urgente et nécessaire.

16/10/2018 - PCF

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18 octobre 1961, la presse choisit son camp

17 Octobre 2018, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Près de 14 000 manifestants seront arrêtés dont 300 seront jetés à la Seine ou exécutés. Raymond Darolle/Europress/Sygma/Corbis

L’Humanité Mercredi, 17 Octobre, 2018

Olivier Morin

Au lendemain de la manifestation pacifiste des Algériens, réprimée dans le sang, seuls l’Humanité et Libération dénoncent cette nuit de massacre.

«Ray Charles pourra chanter ce soir. Après le passage du service de désinfection, le Palais des sports a retrouvé son aspect habituel.» C’est une des annonces que fait placidement France-Soir, dans son édition parue trois jours après l’assassinat de près de 300 Algériens, le 17 octobre 1961 à Paris. Avec le parc des expositions et le stade Coubertin, le Palais des sports avait été transformé en lieu de détention où la police avait parqué des Algériens dans des conditions inhumaines.

Les policiers se livrent à une véritable chasse à l’homme

Ce soir du 17 octobre, répondant à l’appel du FLN, 30000 « Français musulmans d’Algérie» manifestent sous la pluie dans les rues de Paris. Celles-ci leur sont interdites depuis l’infamant couvre-feu décrété par les autorités françaises douze jours plus tôt, avec l’aval du premier ministre, Michel Debré.

Le caractère pacifique du rassemblement est garanti par les organisateurs, qui vont jusqu’à fouiller les manifestants. Sur ordre de l’ancien fonctionnaire de Vichy Maurice Papon, devenu depuis préfet de police de Paris, les policiers vont pourtant se livrer à une véritable chasse à l’homme.

Papon exige aussi qu’aucun journaliste ne soit présent sur les lieux, contraignant ces derniers à ne disposer que des sources officielles, notamment les informations délivrées par la préfecture. Au total, près de 14000 manifestants seront arrêtés.

Près de 300 d’entre eux seront jetés à la Seine ou exécutés. Le lendemain, dans la presse, la majeure partie des titres vont appuyer ou relayer la version officielle tandis que d’autres journaux, plus rares, dont l’Humanité, refusent de fermer les yeux.

Ainsi le Figaro se fend d’un article retraçant le fil de la journée heure par heure et dans lequel on peut lire dès les premières lignes qu’«il y a eu des heurts, mais (que), grâce à la vigilance et à la prompte action de la police, le pire – qui était à craindre – a pu être évité». Il ne manque pas d’y adjoindre le communiqué officiel de la police après avoir titré en une: «Violentes manifestations de musulmans algériens hier soir à Paris».

«Sur le trottoir, sept corps étaient allongés»

Dans les kiosques, le quotidien à grand tirage Paris-Jour barre sa une d’un titre alarmiste: «20000 Algériens maîtres de la rue à Paris durant trois heures!», tandis que l’éditorialiste accable les Algériens qui «ont pu défiler en plein cœur de la capitale sans avoir demandé l’autorisation et en narguant ouvertement les pouvoirs publics et la population».

Pour l’historien Alain Ruscio, la majeure partie de la presse de l’époque se faisait nécessairement l’écho de la méfiance «et même du racisme vis-à-vis de la communauté algérienne», entretenu dans la population. «Mais des journaux comme Libération et l’Humanité dénoncent tout de suite les exactions de la police. Le journal France nouvelle, édité par le PCF, parle même de pogrom», souligne l’historien.

L’Humanité, souvent troué de grands carrés blancs depuis le début de la guerre d’Algérie, décrit la situation au début de la manifestation dans son édition du 18 octobre: «Il y avait des femmes qui scandaient des youyous, il y avait des enfants que les travailleurs algériens avaient amenés avec eux. Mais en plusieurs endroits les policiers et les CRS ont chargé et tiré.»

Le journal, qui précise ne pas pouvoir tout dire à cause de la censure gaulliste, titre en une: «Plus de 20000 Algériens ont manifesté dans Paris. Combien de morts?» En page 7, le journal communiste décrit ce qui se passe peu de temps après, à deux pas de son siège, situé à l’époque rue du Faubourg-Poissonnière, dans le 9e arrondissement, lorsque le cortège d’Algériens se retrouve face à un car d’agents de police.

«Il y eut un moment d’hésitation, puis le chauffeur du véhicule descendit sur la chaussée et tira un coup de feu en l’air: ce fut le signal. Aussitôt, les agents descendirent du car et vidèrent les chargeurs sur les manifestants qui tentaient de trouver refuge dans le restaurant et l’immeuble contigu.» Et l’Humanité de poursuivre la description macabre: «Sur le trottoir, devant le restaurant, sept corps étaient allongés», remettant en cause les chiffres fournis par l’AFP.

Le Parisien libéré annonce lui aussi sept morts tout en décrivant un Paris envahi par «les meneurs et les tueurs». Des qualificatifs utilisés à l’époque par la droite populiste qui ne manque pas de pointer la seule responsabilité du FLN.

Même dans le Monde, pourtant plus mesuré dans sa description de la sanglante nuit, Jacques Fauvet pointera du doigt le FLN «puisque, ici et là, c’est le terrorisme musulman qui est à l’origine de ces drames». Et dans le quotidien l’Aurore, pro-Algérie française, les journalistes n’hésitent pas à dénoncer «la lâcheté habituelle» des meneurs qui «mettaient les femmes et les enfants en avant comme à Bizerte».

Des dizaines de cadavres d’Algériens repêchés dans la Seine

Le lendemain de la manifestation, Libération, journal issu de la Résistance et dirigé par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, tentera d’envoyer un reporter pour pénétrer dans le parc des expositions, où il entendra des cris de douleur et d’effroi.

C’est aussi à partir de ce jour que des dizaines de cadavres d’Algériens seront repêchés dans la Seine. Le travestissement de la vérité n’est alors plus possible et un consensus gagne alors la presse, même réactionnaire. Dans le même temps, celle-ci chassera petit à petit le drame de ses colonnes, comme pour faire disparaître les Algériens une seconde fois.

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ENFANTS PALESTINIENS

16 Octobre 2018, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité. Photo Clément Savel.

Le Conseil de l’Europe condamne les violences commises par Israël contre les enfants palestiniens

L'Humanité Mercredi, 10 Octobre, 2018

Jean-Jacques Régibier

Un nouveau rapport voté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dénonce les mauvais traitements et tortures infligées aux mineurs palestiniens par l’armée israélienne. Un système « répandu, systématique et institutionnalisé », explique le rapport.

Ce n’est certes pas la première fois qu’un rapport international dénonce les atteintes aux droits de l’homme, et les violences commises par l’armée israélienne contre des enfants palestiniens, « un sentiment de déjà vu », dit la députée islandaise Thorhildur Sunna Aevarsdottir, membre du Parti pirate.

Mais celui qui a été débattu et voté mardi par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, a la particularité de s’appuyer sur un très grand nombre de documents et de rapports émanant aussi bien d’agences des Nations Unies comme l’UNICEF, que de nombreuses ONG spécialisées dans la défense des droits des enfants, ou bien de la Croix-Rouge qui visite régulièrement des lieux de détention d’enfants palestiniens en Israël ( 430 en 2017 ), mène des entretiens avec ces enfants ( 200 au cours de la même année ) ou avec leurs familles ( 3 600 visites en 2017). 

C’est aussi un rapport qui ne peut pas être soupçonné de partialité ou d’exagération. « Les faits sont étayés par des sources irréfutables », a expliqué le député conservateur irlandais Joseph O’Reilly (PPE), parlant de « méthodes d’interrogatoire terrifiantes », et « d’aveux extorqués par la torture. »

C’est enfin un rapport qui assume pleinement le fait de ne pas avoir tenu compte dans ses constats et ses analyses, du contexte du conflit israélo-palestinien et de ses vicissitudes, affirmant que, quel que soit le contexte, « personne, et surtout pas un enfant, ne doit être déchu de ses droits humains », et que « rien ne justifie les mauvais traitements infligés à un enfant.» 

 Des pratiques qui s’aggravent

Selon les chiffres recueillis en 2017 par l’UNICEF ( Fonds des Nations Unies pour l’enfance ), entre 500 et 700 mineurs palestiniens, y compris des jeunes filles, sont détenus chaque année dans des prisons en Israël et poursuivis par des tribunaux militaires. 60% d’entre eux ont été transférés des territoires occupés en violation de la 4ème Convention de Genève.

 Au cours des trois dernières années, près de 1 400 mineurs palestiniens ont été poursuivis devant les juridictions militaires spéciales. La même députée islandaise rappelle qu’Israël est « le seul pays au monde qui juge des mineurs dans des tribunaux militaires », tribunaux qui « violent systématiquement les droits de l’homme. » 

De plus, ces pratiques s’aggravent de façon alarmante. Fin décembre 2017, selon les chiffres des services pénitentiaires israéliens, le nombre de mineurs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes avait augmenté de 73% par rapport à la période 2012-2015. Le député palestinien de Jérusalem, Bernard Sabella, témoigne des contrôles violents exercés contre des enfants de 10 ans. « Les exactions vont durer », estime-t-il « le désespoir va frapper tous les enfants s’il n’y a pas d’avancée dans le processus de paix. »

 Violences et humiliations

Parmi les formes de violence exercées contre les enfants palestiniens par les forces militaires israéliennes, « contraires aux normes internationales relatives aux droits humains » et « contraires à la loi israélienne elle-même », le rapport de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe évalue que les 2/3 des enfants arrêtés ont subi « une forme quelconque de violence physique, violences verbales, humiliations, intimidations », et que ces arrestations d’enfants ont été « arrêtés sans que les parents aient été informés des motifs. » 

Parmi les pratiques courantes de « violations permanentes et systémiques des droits des enfants », relevées par B’T selem, une ONG israélienne qui lutte contre la colonisation de la Palestine, les arrestations pendant la nuit ( plus de 40% ), l’utilisation de menottes et de bandeaux sur les yeux après l’arrestation ( 80% ), le placement systématique des mineur.e.s en prison dès leur arrestation et jusqu’à l’exécution de leur peine ( avec un taux de condamnation de plus de 95% ), abus lors des transits, refus de laisser les enfants s’entretenir avec un avocat avant leur interrogatoire, mesures coercitives pour contraindre les mineurs à signer des aveux dans une langue qu’ils ne comprennent pas, etc.

 Le rapport évalue en effet que dans plus d’un tiers des cas, « les juges des tribunaux militaires ont fondé leur  décision sur des aveux rédigés en hébreu, langue que la plupart des mineurs palestiniens ne comprennent pas. »

Souvent battus et humiliés, observe la députée Thorhildur Sunna Aevarsdottir, « les enfants reviennent brisés. Au regard du droit international, c’est un crime de guerre. »

Le rapport dénonce tout spécialement les opérations d’arrestation nocturnes au cours de raids menés au domicile des parents (entre 25 à 45% des cas), avec pour conséquence des enfants « terrifiés et épuisés », privés de la présence d’un avocat ou de l’un des parents, aboutissant à « terroriser, (…) accuser et condamner à tort des enfants innocents et leurs familles. »

Revenant sur l’affaire emblématique de Ahed Tamimi, cette jeune Palestinienne de 16 ans condamnée à 8 mois de prison assortie d’une peine de 3 ans avec sursis ( sa mère a été condamnée à la même peine pour complicité ), le rapport rappelle le tollé international que cette condamnation a suscité chez tous les défenseurs des droits de l’homme, ajoutant que « la violence physique et psychologique subie par les mineurs palestiniens dans le système de justice israélien doit cesser. »

« Israël n’a aucune intention de tenir compte des recommandations du Conseil de l’Europe », déplore la députée danoise Ulla Sandbaek ( GUE ), un avis largement partagé par les députés des 47 Etats membres de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. 

Et il est vrai que le rapport déjà établi il y a 5 ans sur le même sujet, exhortant les autorités israéliennes à mettre un terme aux arrestations arbitraires, aux actes de violence et aux détentions d’enfants palestiniens - n’a jamais produit aucun effet.

Mais pour Thorhildur Sunna Aevarsdottir, on ne peut pas non plus laisser « un état qui se dit démocratique, torturer des enfants sans qu’il y ait de résistance de la communauté internationale. »

Le vote des députés de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est en tous cas un signal qui accompagne un phénomène  contemporain nouveau: l’émergence des enfants - en Palestine, au Yémen (1), dans les migrations - comme sujets historiques à part entière, aussi bien en tant que victimes, que comme témoins et juges des traitements que les adultes leur infligent à l’occasion de leurs conflits - le durcissement des parties en présence dans ces conflits au détriment des enfants jouant à son tour comme l’un des obstacles aux processus de paix. 

 (1) Voir le documentaire exceptionnel de Khadija Al-Salami « Yémen, les enfants et la guerre. » 

 

 

 

 

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Retraites et pensions disparaissent, une "allocation sociale" arrive !

16 Octobre 2018, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

18 OCTOBRE 2018

Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le PLFSS 2019, la pension de retraite doit rester un droit, acquis par le versement des cotisations et non devenir une simple « allocation sociale ».

Aujourd’hui ce gouvernement supprime la revalorisation annuelle des pensions. L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.

Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité-e-s serait préservé », nous considère comme des « nantis », diminue le pouvoir d’achat, voire les pensions et veut mettre fin à l’acquis des retraites.

Il applique maintenant aux personnes retraitées ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019. Tout le monde est concerné, actifs, futurs retraités, actuels retraités ! Il veut encore baisser le pouvoir d’achat !

Il veut revaloriser les pensions, comme les prestations sociales, de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, alors que les prix ont augmenté de 2,3 % ces 12 derniers mois.
Des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation et contribueront à la baisse du pouvoir d’achat.

Frapper les retraitées et retraités : un choix politique

Les millions d’euros pris dans nos poches ne sont pas perdus pour tout le monde :

• suppression de l’ISF,

• baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022),

• baisse de 1,8 point de la cotisation famille,

• baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019, suppression de « l’exit taxe » (6 milliards d’euros)…

En manifestant le 18 octobre, exigeons :

• La suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraités et retraitées de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraité-e-s depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de la suppression de cette hausse dans le PLFSS 2019.

• La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % 2019-2020.

• L’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète.

• Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.

• La prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et l’ouverture d'un droit universel dans le cadre du service public.

Exprimez votre colère, fâchez-vous

o Signez la pétition disponible sur internet pour exiger le retrait de l’augmentation de la C.S.G.

http://www.retraitesencolere.fr/

o Manifestez le 18 octobre pour exiger l’augmentation des pensions. Le futur Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS) doit prendre en compte cette exigence.

Appel des 9 organisations

 

 

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RETRAITE : L'heure est à la mobilisation !

15 Octobre 2018, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

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DOSSIER SPÉCIAL RÉFORME DES RETRAITES.,

15 Octobre 2018, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

 
QUEL DROIT À LA RETRAITE AUJOURD'HUI ET DEMAIN ?

L'Humanité 15 octobre 2018

La retraite qu'envisage de réformer le président Macron et son gouvernement sera-t-elle vraiment plus simple, plus juste, pour tous ?  Eclairage sur le droit à la retraite aujourd'hui et celui prévu par la réforme pour demain.

 

Comme vous pouvez le lire dans cet historique , chaque Gouvernement fait sa réforme des retraites. Celle envisagée, en 2019, prévoit une refonte totale dont le but est de retarder l’âge de départ en retraite. Ca va déjà commencer suite à la fusion du régime complémentaire Agirc-Arrco. Dans ce dossier nous publions un comparatif du droit à la retraite actuel et de ce que prévoit la réforme qui explique pourquoi ça va être compliqué de partir à 62 ans. 

 

Il y est question aussi de retraite de réversion, de cumul emploi-retraite, du nombre de trimestres pour une retraite à taux plein qui ne cesse d'augmenter et donc à travailler plus longtemps et bien évidemment de la CSG sur les retraites qui fait baisser leurs montants. 

 

Il s'agit là d'un point de vue du droit. L'analyse de Catherine Perret , négociatrice de la CGT, explique l'enjeu de cette nouvelle réforme. Egalement l' analyse de la CFDT et le communiqué de FO

 

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MOBILISATIONS . MANIFESTATIONS. CLIMAT ET POLITIQUE: JE T'AIME MOI NON PLUS!

15 Octobre 2018, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi, 15 Octobre, 2018

Marie-Noëlle Bertrand

Près de 120000 personnes ont manifesté, samedi, pour exiger des actions immédiates en faveur du climat. Un mouvement qui se revendiquait apolitique. Non sans nuances.

Des ours polaires à la mine offensive, des fleurs dressées comme des armes de réaction massives, des slogans balançant entre alerte et humour …

Cinq jours après la publication du rapport du Giec démontrant que la limitation du réchauffement à 1,5 °C se joue tout de suite ou jamais, près de 120000personnes ont manifesté, samedi, à travers la France, pour exiger des actions immédiates en faveur du climat.

Comme pour les marches qui avaient suivi la démission de Nicolas Hulot, l’appel a été lancé via les réseaux sociaux, par des acteurs plaidant l’apolitisme de la démarche. À Paris, où près de 30000 personnes ont défilé entre Opéra et République, syndicats, partis et même grandes ONG étaient invités à déployer leurs banderoles en queue de cortège afin de laisser place à un «mouvement créatif et populaire dans lequel toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent s’impliquer».

Certains y ont vu une condition pour que la mobilisation s’élargisse. D’autres, un rejet du politique n’offrant qu’une perspective limitée de changement de fond. Le cortège, dans l’ ensemble, portait à tout le moins la volonté d’interpeller les décideurs, voire de pousser à « transformer le système».

Alors, politiques ou pas, les manifestations pour le climat?

«Si se battre pour des valeurs , c’est faire de la politique, alors oui, c’est ce que nous faisons», conclut Céline, après une minute de réflexion . La vingtaine, des cheveux noirs qui lui retombent en cascade sur l’épaule et un tee-shirt estampillé aux armes d’Alternatiba, elle arrive d’Argenteuil, dans le Val-d’ Oise, où son association tient, une fois par mois, une «gratiféria».

«C’est une forme de marché non commercial, où chacun donne ou récupère gratuitement des objets d’occasion », explique Céline, qui y voit une façon de lutter contre une surconsommation coûteuse en ressources et en énergie.

Une échelle d’actions qui, en outre, lui convient, elle qui, sans manifester de rejet des structures politiques classiques, explique ne pas y retrouver ses petits. «Je préfère rester en dehors. J’aurais le sentiment d’être… dans une case, de réduire mon champ d’action», poursuit-elle.

«Savoir ce que je mange et à qui je donne mon argent, c’est ma façon de voter», explique la jeune femme, également engagée, via une Amap, dans la défense de l’agriculture bio et relocalisée. «Je me retrouve plus dans ce type de mouvement, sans hiérarchie, qui donne le même espace de décision à tous.»

«L’apolitisme fait toujours le jeu de la droite!»

Même génération, même remarque: Ségolène porte pour la première fois le gilet jaune fluo d’ANV-COP21. «Il y avait un appel, sur les réseaux sociaux, à venir aider à l’organisation de la manifestation. J’avais envie d’agir, j’ai répondu, on m’a rappelée et voilà: j’organise», raconte celle qui, il y a peu, militait encore à la Jeunesse communiste.

«Bien sûr qu’il s’agit ici de dire stop aux politiques climaticides», ajoute-t-elle tout en notant, à l’instar de Céline, ne pas être sûre de trouver dans les partis l’outil qui lui convient le mieux pour cela. «Si je devais adhérer, ce serait au PCF», note-t-elle sans flagornerie. «Mais, pour le moment, je me sens plus à l’aise dans un mouvement où tous les points de vue se confrontent.»

Garance, même âge, est plus ouvertement méfiante à l’égard de la politique, trop clivante à son goût. «L’apolitisme, c’est justement ce qui me permet de m’impliquer», précise la jeune femme, qui s’occupe de distribuer un «pacte finance -climat», déjà cosigné par une centaine de personnalités … dont Laurence Parisot. Aucun risque de greenwashing nominal, venant de l’ex-patronne du Medef? « Peut-être un peu… admet Garance. Mais cela montre aussi que cette proposition est réalisable, non?»

« L’apolitisme fait toujours le jeu de la droite!» peste pour sa part Valérie, la trentaine, taclant ledit pacte et ladite signature. Près d’elle, Sébastien arbore l’autocollant rouge du PCF sur la poitrine.

Tous deux sont militants dans le 12e arrondissement de Paris. «On se bat aux côtés des cheminots contre la casse de fret ferroviaire ou pour remettre en circulation le train de la ceinture verte», détaille-t-elle. «Ces luttes sont aussi celles du climat. Mais la remise en question doit être plus globale, poursuit la jeune femme. Les solutions existent partout, mais c’est faux de laisser croire que tout le monde les défend.»

 

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SOLIDARITE

12 Octobre 2018, 12:31pm

Publié par PCF Villepinte

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IL N'Y A RIEN DE BON DANS LA RETRAITE MACRON

12 Octobre 2018, 12:13pm

Publié par PCF Villepinte

Les lignes directrices de la future réforme des retraites ont enfin été dévoilées : fusion des 42 régimes actuels et mise en place d’une retraite par points qui va réduire les pensions et repousser, par un système de décote, l’âge de départ effectif à 63 ans.

Loin des mécanismes de redistribution et de solidarité, votre logique individualiste fait peser sur l’assuré tous les risques de sa future pension.

Vous accédez au rêve du grand patronat et des marchés en livrant le fabuleux magot des retraites aux intérêts du privé. Faute d’avoir les points nécessaires à une retraite digne, les salariés qui le peuvent devront recourir aux fonds de pensions et à l’épargne privée. Pour les autres, ce seront des pensions de misère. En Suède, le système par points a fait baisser de 30 % le niveau des pensions.

Alors que 1,5 million de seniors ne trouve pas d’emploi, reculer l’âge de départ à taux plein est une aberration.

Plutôt que de remettre en cause les principes de la sécurité sociale, pourquoi ne pas faire contribuer les revenus financiers des entreprises ? Créer des emplois et augmenter les salaires ? C’est cela, une politique progressiste ! (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE ; Mme Martine Filleul applaudit également.)

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé . - La réunion d’hier avec Jean-Paul Delevoye et les organisations syndicales s’est déroulée dans un climat de confiance. Les propositions du Haut-Commissaire ont été particulièrement appréciées par les organisations syndicales car elles sont le reflet d’une concertation de six mois. Aucune organisation syndicale n’a osé tenir des propos tels que les vôtres. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM)

M. Ladislas Poniatowski. - Très bien !

Mme Éliane Assassi. - Écoutez donc ceux qui sont descendus dans la rue !

Mme Agnès Buzyn, ministre. - Toutes ont reconnu que le nouveau système apportera des garanties qui assurent de nouvelles solidarités. À aucun moment, il n’a été question de reporter l’âge de départ à la retraite. (Mme Éliane Assassi s’exclame.) La concertation avec les partenaires sociaux est fructueuse ; nous engageons une nouvelle phase, sur la gouvernance du futur système et les modalités de transition. Aucun retraité actuel, aucune personne partant dans les cinq ans suivant la promulgation de la loi ne sera touchée. La transition se fera sur le long terme.

 

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EN MARCHE VERS LA MODERNITÉ !

11 Octobre 2018, 18:48pm

Publié par PCF Villepinte

SNCF : les guichets TER seront remplacés par ... des camions ambulants !

En 2020, la fermeture de tous les guichets TER est annoncée par Frank Lacroix, directeur général de SNCF mobilité TER. En lieux et place, un... camion qui sera un bureau de vente ambulant, où 2 à 3 agents seront à bord pour vendre des billets de train !

Mercredi 10 octobre 2018

http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH444/arton13305-abca7.jpg?1539207887 

En 2020, la fermeture de tous les guichets TER est annoncée par Frank Lacroix, directeur général de SNCF mobilité TER. Il affirme qu’il « ne veut plus voir d’agents derrière leur guichet. Mais, je veux les voir aller à la rencontre des clients. Nous sommes en train de tester ce nouveau dispositif dans les Pays de la Loire. En 2020, il sera déployé partout ».

Ce "nouveau dispositif", c’est ce camion qui sera un bureau de vente ambulant, où 2 à 3 agents seront à bord pour vendre des billets de train entre l’étale de légumes et le vendeur de poulets à la broche. Oui, c’est sur les marchés, les foires, les brocantes qu’on envoi des agents commerciaux aller à la rencontre des "clients". On en est là aujourd’hui c’est clairement la recherche incessante du profit qui est le mot d’ordre plutôt que de faire des missions de services publics.

http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH436/photo2-4-b8344.jpg?1539207887

A la question de savoir si les gares ne vont pas être déshumanisées, Frank Lacroix s’interroge : « N’est-ce pas déjà le cas quand un agent derrière un guichet vend cinq billets par jour ? Pour faire venir des voyageurs à bord des trains, il faut aller à la rencontre des clients, des entreprises… Il faut introduire une notion de commerce. » Si les usagers ne viennent plus dans les trains et les gares, c’est en réalité parce que l’entreprise a tout fait pour aigrir aussi bien les voyageurs que les agents.

Il n’y a plus aucun respect de l’humain au travail comment veut on faire venir du monde quand on voit que les lignes sont désertées, non entretenues et vidées de ces agents de gare qui apportaient un peu de vie dans des gares isolées et où certaines personnes âgées, des voyageurs perdus, des vagabonds, venaient s’y perdre une heure ou deux à discuter avec des usagers.

Ces travailleurs à qui on va demander de faire des foires pour vendre plus mais leur qualité de vie du fait des déplacements loin de leur domicile ? À l’heure où le carburant est au plus haut et où il faut trouver des alternatives à la voiture, rien de mieux que d’utiliser un camion pour renflouer les caisses. Quelle idée de génie !

 

 

 

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