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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

MENSONGES d'ETAT

11 Avril 2018, 11:32am

Publié par PCF Villepinte

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Santé : les approximations d’Agnès Buzyn lors de son échange avec une salariée du CHU de Rouen

10 Avril 2018, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Ni la salariée de l’hôpital de Rouen ni la ministre de la santé n’ont été parfaitement exactes sur la situation à l’hôpital public.

Par BAPTISTE DECHARME Le Monde

 

Lors de sa visite du CHU de Rouen jeudi 5 avril dans le cadre du quatrième plan d’autisme, Emmanuel Macron a été interpellé par une salariée de l’hôpital au sujet des conditions de travail et de la situation des hôpitaux. L’échange a été l’occasion pour le président de la République, accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mais aussi pour la salariée, d’opposer chiffres et arguments, parfois inexacts.

« Moins 2 % sur les budgets », selon la salariée

C’EST APPROXIMATIF

Le budget 2018 de la Sécurité sociale est en hausse par rapport à celui de 2017 : il devrait s’établir à 477,5 milliards d’euros, selon la loi de financement de la Sécurité sociale, votée en décembre 2017. Or, aujourd’hui, c’est l’Assurance-maladie qui demeure le principal financeur des hôpitaux publics, avec des dépenses prévues de 80,7 milliards d’euros.

L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est en augmentation de 4,4 milliards d’euros cette année par rapport à 2017. Toutefois, une partie seulement de cette somme est destinée à rentrer dans les caisses des hôpitaux : leur financement n’augmentera que de 2,2 % — dont 0,2 point est lié à l’augmentation du forfait-jour, permettant le remboursement des frais d’hospitalisation des patients, et qui n’avait pas été réévalué depuis 2010. L’augmentation devrait donc, cette année, être de l’ordre de 1,8 milliard d’euros pour financer les établissements de santé, qui comprennent à la fois les hôpitaux et les cliniques privées.

Malgré cette augmentation, les dépenses hospitalières sont encore une fois appelées à diminuer, pour « combler » le déficit de l’Assurance-maladie, qui s’élevait en 2017 à 4,1 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement étant de lui faire atteindre 800 millions d’euros cette année.

Pour la ministre, « l’activité des hôpitaux a baissé de 2 % »

C’EST FAUX

Selon les dernières données de la Fédération hospitalière de France, le taux d’activité des hôpitaux devrait avoir subi une légère augmentation de 0,5 % en 2017, soit moins que prévu. Ni la ministre de la santé, qui évoque une diminution de 2 % de l’activité des hôpitaux, ni la salariée du CHU de Rouen, qui parle d’une augmentation de 4 %, n’approchent donc de ce chiffre.

Pour rappel, une partie du financement des hôpitaux provient de la tarification à l’activité (T2A), depuis 2004, sur laquelle Emmanuel Macron souhaite revenir.

Moins de lits dans les hôpitaux faute de personnel

C’EST APPROXIMATIF

« Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, il y a des fermetures de services faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel », estime la salariée.

Le nombre de lits d’hôpital en France est en constante diminution depuis 2003. A cette époque, 468 418 places étaient disponibles, contre 408 245 en 2015, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), soit une diminution de 12,8 % en douze ans.

En revanche, dire que la fermeture de lits est liée au manque de personnel n’est pas évident. En effet, selon l’Insee, les hôpitaux employaient 740 600 fonctionnaires en 2016, contre 739 400 en 2011, soit une relative stagnation.

Cela cache une autre réalité : les effectifs ont augmenté sensiblement jusqu’en 2014, avant de redescendre. Cependant, le nombre de contractuels et d’employés sous un statut autre que fonctionnaire (tels les médecins), est en augmentation d’environ 10 % depuis 2011. Quant au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est un principe auquel le gouvernement Ayrault avait mis fin en 2012.

 

 

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REFORME DE LA SNCF ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

10 Avril 2018, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

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REFORME DE LA SNCF ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

 La privatisation du service public ferroviaire et le changement de statut des cheminots participeront ils efficacement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? NON ! Le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement – Réseau Homme&Nature (MNLE) dénonce l’hypocrisie du gouvernement, des parlementaires et du président de la République qui dérèglementent et favorisent le transport par cars en concurrence avec les services ferroviaires dans les territoires, en particuliers les plus défavorisés.

Les mêmes, actionnaires uniques de la SNCF, poussent l’entreprise publique à fermer des triages de fret comme au Bourget et favorisent la concurrence du transport de marchandises par les filiales routières de la SNCF et des entreprises européennes de transports ne respectant aucune norme sociale, défonçant nos routes payées par nos impôts (ce pourquoi la dette de la SNCF devrait être prise en compte par l’Etat).

 Le gouvernement Macron/Philippe prolonge les mauvaises politiques des gouvernements précédents en aggravant la situation climatique, sociale et économique ainsi que la dégradation du service aux usagers. Le développement du transport public ferroviaire de voyageurs et de marchandises est la seule réponse d’intérêt général pour permettre, à partir des gares ou des pôles logistiques, la mise en place de moyens de transports alternatifs, doux et moins polluants, respectueux de la nature et des populations. Le libre accès aux transports publics urbains devrait compléter le dispositif.

Le gouvernement va légaliser, au travers de la réforme du statut des cheminots, un vol en bande organisé d’un de nos biens communs constitués par des décennies d’investissements publics dans la recherche, l’innovation et l’aménagement du territoire.

 Après les autoroutes, France télécom, EDF/GDF, les barrages… on ne peut pas rester neutre et passif devant cette spoliation des biens communs de la Nation. Ce sont nos impôts qui ont payé, ce sont les actionnaires qui vont toucher les dividendes. Si une activité est bénéficiaire, elle doit bénéficier aux autres. C’est ce que l’on appelle la péréquation, permettant à tout citoyen d’être à égalité devant le service. Au-delà des cheminots, nos dirigeants s’attaquent à l’équilibre fragile des territoires. Ils légifèrent en outre contre la démocratie par des lois qui visent à restreindre les droits d’alertes des salariés avec la suppression des CHSCT mais également l’intervention des citoyens en tant que lanceurs d’alertes.

 Le MNLE se joint aux mobilisations en cours et souhaite participer à la constitution d’un pôle de résistance citoyen, associatif et syndical, pour agir au niveau du droit, et avec des actions sur le terrain visant un développement durable de tous les territoires.

MONTREUIL, LE 8 AVRIL 2018

MNLE Réseau Homme Nature 10, rue Parmentier 93100 MONTREUIL Tél : 01 48 51 15 88 . Mail : mnle@wanadoo.fr

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Combat(s)

9 Avril 2018, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

 
 
La colère est là et bien là, en ce "printemps social" dont on ne sait ce qu'il deviendra, à la mesure de l’éclatement du monde, de sa précarisation. Un mouvement d’ampleur peut donc naître du sentiment général d’humiliation.
 
Acteurs. Curieux de constater, tout de même, à quel point le retour d’une forme de «combat social» bouleverse la France dans ses tréfonds et témoigne, si cela était nécessaire, que le climat de conflictualité reste prégnant, quoique, la plupart du temps, confiné dans des ressentiments épars qui ne trouvent que rarement des «débouchés» collectifs.
Et si Mac Macron avait ouvert plusieurs boîtes de Pandore? Et que, par accumulation, par addition plutôt, le paysage social craquait de toutes parts? De la fonction publique aux Ehpad, des universités aux hôpitaux, des enseignants aux retraités, des salariés du commerce aux travailleurs «ubérisés», des agents de toutes sortes aux cheminots (non exhaustif), la colère est là et bien là, elle trouve des modes d’action nouveaux, à la mesure de l’éclatement du monde, de sa précarisation, ce qui ne permet plus d’assumer des actions syndicales ou revendicatives.
Un printemps social d’ampleur peut donc naître du sentiment général d’humiliation. Et s’il convient de ne pas s’emballer, d’éviter de parler de «convergence des luttes», l’occasion de s’affirmer comme acteurs de quelque chose apparaît possible pour beaucoup de nos concitoyens, pour les milieux populaires, pour tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, refusent l’offensive brutale contre l’État social.
Il y eut la vraie droite de Nicoléon, qui ouvrit des brèches béantes. Il y eut la fausse gauche de Normal Ier, qui ne croyait plus au «combat social» et le revendiquait en accompagnant les «réformes» libérales, jusqu’à ce qu’un jour un certain Cahuzac déclare à la télévision: «Je ne crois pas en la lutte des classes.»
 
Il y a désormais, avec Mac Macron, la guerre sociale, celle qui entend abattre l’esprit même des services publics et rogner les droits conquis au travail, à la santé, à la retraite, à la Sécurité sociale, etc. Sa besace est pleine de contre-réformes, quitte à passer par les ordonnances et tuer dans l’œuf l’intelligence collective et le moindre débat public.
 

Vérité. Après le Code du travail, les attaques contre les chômeurs, la super-austérité imposée aux collectivités locales, nous voici, par sa logique implacable, au dépeçage de la SNCF, l’un de nos fleurons nationaux. Tous les moyens sont bons, puisque nous vivons sous la domination massive de l’émotivité, entretenue et fouettée par la magie du live et de l’image-son à gogo.

 

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Je crois, non pas à des lendemains meilleurs, mais à un aujourd'hui meilleur.

9 Avril 2018, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Jacques Higelin, le 14 septembre 1986 lors de son concert à la Fête de « L’Humanité » à Paris. Photo ANDRÉ DURAND/AFP.

Jacques Higelin, le 14 septembre 1986 lors de son concert à la Fête de « L’Humanité » à Paris. Photo ANDRÉ DURAND/AFP.

Entretien avec Jacques Higelin à l'occasion de son concert à la Fête de l'Humanité en 1999. 

 

FARA C. ...Selon vous, à quoi sert un artiste ?
Jacques Higelin.
À sensibiliser les gens, à laisser la liberté s'exprimer, en plus du côté réjouissance, fête collective. Si, en tant qu'artiste, tu réclames cette liberté, ton devoir est, aussi, de la divulguer, la disséminer. C'est un boulot magnifique. C'est le cour de la vie. Tu ouvres une fenêtre. Je parle souvent d'amour, parce que c'est essentiel. Je l'évoque sans hypocrisie. Ne pas faire du sexe une chose sale, avilissante. Adolescent, j'étais plein de complexes. Une femme un peu plus mûre m'a appris comment faire l'amour. Il n'y a rien de honteux là-dedans. C'est un passage aussi difficile que d'apprendre à mourir. À l'occasion de mes concerts, beaucoup d'adolescents me parlent. Je me souviens d'une fillette venue pleurer dans mes bras. Soudain, tu es un grand frère, un père qui manque. Une jeune fille me disait : " C'est super, à tes concerts, il y a des gens de toutes les générations, c'est rare qu'on puisse être tous ensemble. " Je trouve que c'est important. Lutter contre la ségrégation jeune/vieux. Toutes ces émissions du genre " soyez jeunes " se trompent complètement. Les mômes ont besoin des adultes, de personnes qui leur disent : " Je ne sais pas, allons prendre un dictionnaire. " Quand ma fille, Izia, me pose des colles, je vais consulter des livres.

...Quelle est la meilleure stratégie ?
Jacques Higelin.
Déjà, au niveau de la politique du pouvoir, il faudrait revoir quelles sont les priorités. Allouer plus d'argent à la santé, l'éducation, la création d'emplois, le logement. Je lisais, dans l'Humanité, un article donnant un nombre ahurissant de logements libres. L'unique grande internationale qui a été réalisée est celle du fric. L'argent est bloqué dans des endroits où, en revanche, il circule très bien. Et cela, dans tous les pays du monde. Je crois qu'il n'y a qu'une seule solution. Résister par le nombre et par la solidarité des populations.

Vous gardez l'espoir, quand vous voyez ce gigantesque fourbi ?
Jacques Higelin.
(Après un long silence.) C'est pas l'espoir que je garde, mais la confiance. Je crois, non pas à des lendemains meilleurs, mais à un aujourd'hui meilleur. Je crois à des millions de petites actions subversives, faites par chacun là où il se trouve. Par de petites gens - lorsque je dis " petites ", ce n'est pas péjoratif, mais parce que, souvent, les petites gens ont gardé quelque chose de l'enfance -, par des héros anonymes. C'est ce qui me fascine, quand je viens à la Fête de l'Humanité. Ces énergies qui se fédèrent, ces milliers de petites bougies qui s'assemblent pour former le grand feu de la solidarité. C'est bouleversant.

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TOMBE DU CIEL CHASSE PAR LES ANGES

8 Avril 2018, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

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Noblesse d'Etat?

7 Avril 2018, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 

"Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent depuis trois semaines contre la destruction d'une civilisation associée à l'existence du service public, celle de l'égalité républicaine des droits, droits à l'éducation, à la santé, à la culture, à la recherche, à l'art, et, par-dessus tout, au travail. Je suis ici pour dire que nous comprenons ce mouvement profond, c'est-à-dire à la fois le désespoir et les espoirs qui s'y expriment, et que nous ressentons aussi; pour dire que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que trop) ceux qui ne le comprennent pas, tel ce philosophe qui, dans le Journal du dimanche du 10 décembre, découvre avec stupéfaction «le gouffre entre la compréhension rationnelle du monde», incarnée, selon lui, par Juppé ­ il le dit en toutes lettres ­, «et le désir profond des gens».

Cette opposition entre la vision à long terme de l'«élite» éclairée et les pulsions à courte vue du peuple ou de ses représentants est typique de la pensée réactionnaire de tous les temps et de tous les pays; mais elle prend aujourd'hui une forme nouvelle, avec la noblesse d'Etat, qui puise la conviction de sa légitimité dans le titre scolaire et dans l'autorité de la science, économique notamment: pour ces nouveaux gouvernants de droit divin, non seulement la raison et la modernité, mais aussi le mouvement, le changement, sont du côté des gouvernants, ministres, patrons ou «experts»; la déraison et l'archaïsme, l'inertie et le conservatisme du côté du peuple, des syndicats, des intellectuels critiques.
C'est cette certitude technocratique qu'exprime Juppé lorsqu'il s'écrie: «Je veux que la France soit un pays sérieux et un pays heureux.» Ce qui peut se traduire: «Je veux que les gens sérieux, c'est-à-dire les élites, les énarques, ceux qui savent où est le bonheur du peuple, soient en mesure de faire le bonheur du peuple, fût-ce malgré lui, c'est-à-dire contre sa volonté; en effet, aveuglé par ses désirs, dont parlait le philosophe, le peuple ne connaît pas son bonheur ­ en particulier son bonheur d'être gouverné par des gens qui, comme M. Juppé, connaissent son bonheur mieux que lui.» Voilà comment pensent les technocrates et comment ils entendent la démocratie. Et l'on comprend qu'ils ne comprennent pas que le peuple, au nom duquel ils prétendent gouverner, descende dans la rue ­ comble d'ingratitude! ­ pour s'opposer à eux.
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Cette noblesse d'Etat, qui prêche le dépérissement de l'Etat et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l'Etat; elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la république, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est la reconquête de la démocratie contre la technocratie: il faut en finir avec la tyrannie des «experts», style Banque mondiale ou FMI, qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Léviathan, «les marchés financiers», et qui n'entendent pas négocier, mais «expliquer»; il faut rompre avec la nouvelle foi en l'inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme; il faut inventer les nouvelles formes d'un travail politique collectif capable de prendre acte des nécessités, économiques notamment (ce peut être la tâche des experts), mais pour les combattre et, le cas échéant, les neutraliser.
La crise aujourd'hui est une chance historique, pour la France et sans doute aussi pour tous ceux, chaque jour plus nombreux qui, en Europe et ailleurs dans le monde, refusent la nouvelle alternative: libéralisme ou barbarie. Cheminots, postiers, enseignants, employés des services publics, étudiants, et tant d'autres, activement ou passivement engagés dans le mouvement, ont posé, par leurs manifestations, par leurs déclarations, par les réflexions innombrables qu'ils ont déclenchées et que le couvercle médiatique s'efforce en vain d'étouffer, des problèmes tout à fait fondamentaux, trop importants pour être laissés à des technocrates aussi suffisants qu'insuffisants: comment restituer aux premiers intéressés, c'est-à-dire à chacun de nous, la définition éclairée et raisonnable de l'avenir des services publics, la santé, l'éducation, les transports, etc., en liaison notamment avec ceux qui, dans les autres pays d'Europe, sont exposés aux mêmes menaces? Comment réinventer l'école de la République, en refusant la mise en place progressive, au niveau de l'enseignement supérieur, d'une éducation à deux vitesses, symbolisée par l'opposition entre les grandes écoles et les facultés? Et l'on peut poser la même question à propos de la santé ou des transports. Comment lutter contre la précarisation qui frappe tous les personnels des services publics et qui entraîne des formes de dépendance et de soumission, particulièrement funestes dans les entreprises de diffusion culturelle, radio, télévision ou journalisme, par l'effet de censure qu'elles exercent, ou même dans l'enseignement?
Dans le travail de réinvention des services publics, les intellectuels, écrivains, artistes, savants, etc., ont un rôle déterminant à jouer. Ils peuvent d'abord contribuer à briser le monopole de l'orthodoxie technocratique sur les moyens de diffusion. Mais ils peuvent aussi s'engager, de manière organisée et permanente, et pas seulement dans les rencontres occasionnelles d'une conjoncture de crise, aux côtés de ceux qui sont en mesure d'orienter efficacement l'avenir de la société, associations et syndicats notamment, et travailler à élaborer des analyses rigoureuses et des propositions inventives sur les grandes questions que l'orthodoxie médiatico-politique interdit de poser: je pense en particulier à la question de l'unification du champ économique mondial et des effets économiques et sociaux de la nouvelle division mondiale du travail, ou à la question des prétendues lois d'airain des marchés financiers au nom desquelles sont sacrifiées tant d'initiatives politiques, à la question des fonctions de l'éducation et de la culture dans des économies où le capital informationnel est devenu une des forces productives les plus déterminantes, etc.
Ce programme peut apparaître abstrait et purement théorique. Mais on peut récuser le technocratisme autoritaire sans tomber dans un populisme auquel les mouvements sociaux du passé ont trop souvent sacrifié, et qui fait le jeu, une fois de plus, des technocrates.
Ce que j'ai voulu exprimer, en tout cas, peut-être maladroitement ­ et j'en demande pardon à ceux que j'aurais pu choquer ou ennuyer ­, c'est une solidarité réelle avec ceux qui se battent aujourd'hui pour changer la société: je pense en effet qu'on ne peut combattre efficacement la technocratie nationale et internationale qu'en l'affrontant sur son terrain privilégié, celui de la science, économique notamment, et en opposant à la connaissance abstraite et mutilée dont elle se prévaut, une connaissance plus respectueuse des hommes et des réalités auxquelles ils sont confrontés."

PIERRE BOURDIEU, décembre 1995
 

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PCF

7 Avril 2018, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Les communistes à l’offensive : Faisons dérailler Macron !

Déclaration adoptée par le Conseil national des 30 et 31 mars 2018

 

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

 

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

 

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.

 

Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

 

 

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FAC

6 Avril 2018, 21:31pm

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Le grand jacques

6 Avril 2018, 21:22pm

Publié par PCF Villepinte

 
Higelin : "Les communistes perdent un ami, la France perd une figure artistique cardinale" (Pierre Laurent)
VENDREDI, 6 AVRIL, 2018
HUMANITE.FR

Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Je suis choqué et très attristé de la disparition de Jacques Higelin. Depuis les années 60 il a marqué profondément le monde de la chanson et plus largement le champ artistique avec une créativité toujours renouvelée et sur le qui-vive.

Promoteur d’une chanson artisanale, puis d’un rock français aux accents libertaires, inclassable inventeur de formes métissées et hybrides, il a nourri l’oreille de plusieurs générations et laisse une marque profonde et durable dans la création contemporaine. Sa descendance artistique est riche. Homme de cœur et d’engagement il a toujours conservé une grande proximité avec les gens ordinaires et a su rester attentif au monde qui l’entoure ce dont ont témoigné ses nombreuses participations à des concerts de solidarité avec le monde ouvrier, les sans-papiers ou de soutien aux causes de la justice, de l’écologie et de la liberté.

Les communistes perdent un ami, la France perd une figure artistique cardinale, une des belles incarnations de cet esprit français généreux et audacieux que nous célébrons en cette année anniversaire de mai 68, dont l’œuvre de Jacques Higelin garde à jamais l’irrévérence rieuse.

Je m’incline devant sa mémoire et adresse mes plus vives condoléances à ses proches et à ses enfants Arthur, Isïa et Kên.

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