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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le secret des affaires.

22 Avril 2018, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

Chère amie, cher ami,

Je vous transmets cette vidéo d'alerte de la journaliste Élise Lucet à propos de la Loi Secret d'affaires contre laquelle nous nous battons ensemble et qui va être examinée par les parlementaires dans les jours qui viennent.

Le combat de cette éminente journaliste pour la liberté de la presse rejoint le notre : ne pas laisser les lobbies nous imposer leur loi du silence, aux journalistes et à leurs sources, mais aussi aux associations comme la nôtre, aux chercheurs, aux scientifiques...Car cette loi liberticide permettrait de passer sous silence toutes les pratiques des firmes et les données sur les produits qu'elles commercialisent, notamment les pesticides.

Je vous laisse regarder le message qu'elle vous adresse, et j'espère que vous pourrez le diffuser autour de vous très rapidement :avec une mobilisation massive, nous pouvons faire amender cette proposition de loi et sauver le droit à l'information des citoyens !

je regarde la vidéo 

 

 

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général de POLLINIS

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Mobilisations. La température sociale monte avant le 1er Mai

22 Avril 2018, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Des milliers de manifestants ont battu le pavé parisien, jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires. Cheminots, salariés du public et du privé, retraités, tous ont fait de cette manifestation interprofessionnelle un temps fort du mouvement social.

«On est dans une phase ascendante et c’est une très bonne chose. » Ce jeudi, derrière la banderole de tête de la manifestation interprofessionnelle parisienne, Philippe Martinez s’est montré confiant. « Les mobilisations grossissent et s’élargissent » dans de nombreux secteurs, s’est félicité le secrétaire général de la CGT, derrière lequel ils étaient des milliers à battre le pavé pour dénoncer, dans la diversité des luttes et des mots d’ordre, l’action d’un exécutif qui tape tous azimuts. Hôpitaux, fonction publique, transports, industrie, commerce et services… Dans la lignée de la journée du 22 mars et dans la perspective d’un 1er Mai que Philippe Martinez souhaite « le plus unitaire possible » (la CFDT a déjà fait savoir qu’elle ne répondrait pas présent), les salariés se sont largement mobilisés, jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires. « On nous avait promis que le mouvement s’essoufflerait avec le début des vacances scolaires, il n’en est rien », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots.

« Tous les secteurs sont attaqués, on est là pour défendre le social... »

En attendant le départ du cortège, secteur par secteur, les grévistes de la SNCF convergent vers le boulevard Montparnasse. Et alors que les assemblées générales du matin ont largement reconduit le mouvement pour sa cinquième phase (lundi et mardi), « les cheminots s’installent dans la grève et s’organisent », constate Romain, secrétaire fédéral CGT Paris rive gauche. Un peu plus bas sur le boulevard, Antoine, ingénieur SNCF Réseau, est venu avec deux de ses collègues. Non syndiqués, ils sont en grève pour que « la SNCF redevienne un service public, parce que, aujourd’hui, les critères de rentabilité priment sur tout le reste », confie Antoine, qui estime que rien, par exemple, ne garantit que la SNCF restera à capitaux publics en passant en société anonyme malgré les beaux discours du gouvernement. « On n’a qu’à regarder ce qui se passe à Aéroport de Paris… » poursuit-il. « Cette grève que nous vivons, je la considère comme un passage de témoin entre les anciens qui se sont battus pour nos acquis et nous qui devons nous battre pour les garder », explique pour sa part Xavier. Badge SUD rail sur la poitrine, cet agent commercial sur le RER B insiste sur l’importance du caractère interprofessionnel de la manifestation de jeudi. « Tous les secteurs sont attaqués, on est là pour défendre le social, l’humain. Et ce qui me fait chaud au cœur, c’est de voir l’élan de solidarité autour de notre grève. Je crois que les gens nous comprennent… » conclut-il sourire aux lèvres.

Le menace de voir les entreprises publiques basculer dans le privé

Aux côtés des cheminots, salariés du privé et du public ont parcouru le boulevard Montparnasse. Syndicats des banques, des services publics, de la culture, fédération de retraités ou de l’intérim, salariés de l’industrie ou d’Aéroport de Paris, personnel hospitalier (en nombre), face aux offensives néolibérales du gouvernement, la riposte a été large. Et la menace de voir passer des entreprises publiques dans le giron du privé cristallise les mécontentements. « À la SNCF, comme pour les aéroports de Paris, la logique est la même : la loi du marché ! » dénonce Isabelle Bigand, secrétaire CGT du syndicat de Paris-Orly. « On est en grève pour empêcher Bercy de céder les aéroports au privé. Ce ne sera pas une bonne chose pour les employés : la dégradation des conditions de travail et le recours à la sous-traitance vont augmenter. Nous voulons préserver notre mission de service public », développe-t-elle, à quelques pas de la banderole « Nationalisation et socialisation des aéroports de Paris ». Au fil de la manifestation et quelles que soient leurs revendications spécifiques, tous estiment que les batailles ne se gagneront que dans l’unité. « Macron ne croit pas qu’on peut arriver à créer un mouvement de masse, il faut lui prouver le contraire », estime un salarié de la métallurgie syndiqué à la CGT. Pour Laurent Trombini, membre du bureau fédéral CGT de la métallurgie, « les revendications des cheminots sont évidemment différentes des nôtres. Il n’empêche que les luttes se nourrissent les unes des autres. Les salariés sont plus forts ensemble pour lutter contre les attaques du patronat ».

Marion d’Allard et Lola Ruscio

Vendredi, 20 Avril, 2018
L'Humanité

 

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Loi Asile et Immigration : Des enfants pourront être enfermé durant 90 jours !

22 Avril 2018, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

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AU PRINTEMPS DE QUOI REVAIS-TU?

15 Avril 2018, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

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Communiqué unitaire contre la répression dans les universités

15 Avril 2018, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué unitaire contre la répression dans les universités
PCF 11.04.2018

Après que des interventions policières aient eu lieu sur plusieurs universités, comme Strasbourg ou Bordeaux, pour déloger les blocages et les occupations mis en place par le mouvement étudiant, les incidents qui se sont produits ces derniers jours à Lille et à Nanterre démontrent un saut dans la politique répressive du gouvernement d’Emmanuel Macron contre la jeunesse. A Nanterre, après avoir été agressés à l’intérieur du bâtiment où ils organisaient une assemblée générale, 6 étudiants ont été mis en garde à vue, et trois déférés en Justice. Au moment même où, dans cette fac qui a vu naître le mouvement du 22 mars, on commémore le cinquantenaire de mai 68, les CRS ont ordre de matraquer et d'arrêter des étudiants pour le simple fait de s’organiser…

 

Par ailleurs, suite à l’appel à une intervention policière sur Tolbiac par son président, nous alertons sur la menace d'une décision du gouvernement d'évacuer par la force dans les prochains jours l’ensemble des occupations et blocages d’université. Nous affirmons notre rejet le plus absolu de cette politique autoritaire qui cherche à étouffer sous les coups la contestation bien réelle qui émerge, dans les universités, dans les gares et bien ailleurs. Notre solidarité est du côté de cette jeunesse qui se bat pour une université ouverte à toutes et tous et qui fait face à la violence de l’Etat et de bandes d’extrême-droite, comme cela a été le cas à Montpellier sans grande réaction du pouvoir en place. Nous serons à leurs côtés pour défendre leur droit de manifester et de s’organiser, ainsi que pour dénoncer toute forme de répression contre les étudiants et le mouvement social plus en général.

 

Alternative Libertaire (AL), Ensemble, Gauche Démocratique et Sociale (GDS), Génération.s, Europe Ecologie – Les Verts (EE-LV), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), République et Socialisme (R&S), Nouvelle Donne.

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GUERRE A LA GUERRE!

14 Avril 2018, 11:06am

Publié par PCF Villepinte

Syrie. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni jouent avec le feu et la guerre
Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 14 Avril, 2018
Humanite.fr
Une photo partagée par l'armée syrienne montre une explosion aux abords de Damas (Syrie) ce samedi 14 avril. Photo Armée Gouvernementale Syrienne / AFP.
Une photo partagée par l'armée syrienne montre une explosion aux abords de Damas (Syrie) ce samedi 14 avril. Photo Armée Gouvernementale Syrienne / AFP.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi des frappes contre le régime de Bachar al-Assad. La Russie condamne un acte qui sera suivi de conséquences. Amnesty internationale demande que "Toutes les précautions doivent être prises pour minimiser le tort causé aux civils dans les actions militaires.

Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à "insulter le président russe", un acte qui sera suivi de conséquences, a averti vendredi l'ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov. "Nous avions averti que de tels actions appelleraient des conséquences", a écrit le diplomate dans un communiqué. "Nos mises en garde ont été ignorées", a-t-il déploré, peu après que les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont déclenché des frappes contre le régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils.
 
 
Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad.  L'état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale. Londres a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow. Les Etats-Unis ont tiré des "types de munitions divers", dont des missiles de croisière Tomahawk. D'après Fox News, des bombardiers à long rayon d'action B-1 ont aussi été engagés. Le ministre américain de la défense Jim Mattis a précisé que les forces américaines avaient employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs. La défense anti-aérienne syrienne est elle entrée en action mais aucune perte humaine n'a été à déplorer côté américain, selon le Pentagone.
 
Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, "où le régime est supposé conserver des armes chimiques". Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques". Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie.
 
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des centres de recherche scientifique, "plusieurs bases militaires" et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles. La télévision d'Etat syrienne a rapporté des "informations" selon lesquelles un "centre de recherches" dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. La télévision d'Etat syrienne a affirmé que des missiles avaient été "interceptés" à Homs.
 
Les États-Unis, la France et la Grande Bretagne ont selon le Pentagone pris soin d'éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays. Ce que les autorités ont confirmé.
 
Le communiqué publié samedi par l'Elysée précise que "la France et ses partenaires reprendront, dès aujourd'hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d'un mécanisme international d'établissement des responsabilités, prévenir l'impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien".
 
"Depuis mai 2017, les priorités de la France en Syrie sont constantes : terminer la lutte contre Daech, permettre l'accès de l'aide humanitaire aux populations civiles, enclencher une dynamique collective pour parvenir à un règlement politique du conflit, afin que la Syrie retrouve enfin la paix, et veiller à la stabilité de la région", insiste-t-il avant d'ajouter: "je poursuivrai ces priorités avec détermination dans les jours et les semaines à venir".
 
Le chef de l'Etat annonce aussi que, conformément à la Constitution, "le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger".
 
"Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste", a écrit sur Facebook la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent "au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique", a-t-elle déclaré. Elle se référait au fait que les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont repris ces derniers mois une grande partie des territoires qui étaient tenus par les groupes rebelles.
L'opération conjointe a eu lieu une semaine après l'annonce d'une attaque chimique à Douma, près de Damas, attribuée par les Occidentaux aux forces gouvernementales et qui aurait fait plus de 40 morts. Maria Zakharova a déclaré que des médias occidentaux portaient une certaine responsabilité dans les frappes, dans la mesure où la Maison Blanche a déclaré s'appuyer notamment sur "de nombreuses sources dans les médias" pour justifier sa conviction de la culpabilité du pouvoir syrien. "Les médias américains et d'autres médias occidentaux doivent comprendre leur responsabilité dans ce qui vient de se passer", a dit la porte-parole russe.
L'Iran, principal allié régionale de Damas, a mis en garde samedi contre les "conséquences régionales" des frappes ciblées menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie tout en les condamnant "fermement".

"Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont menée cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires, selon son canal Telegram.

 
Tout en reconnaissant que l'attaque chimique présumée attribuée au régime de Damas était une "abomination", certains élus démocrates, comme le sénateur Tim Kaine, considèrent que les frappes lancées dans la nuit de vendredi à samedi sont illégales. "La dernière chose que le Congrès devrait faire est de donner un chèque en blanc à ce président pour guerroyer contre n'importe qui, n'importe quand. Nous devons mettre des limites claires avant qu'il ne commence une autre guerre", a dit M. Kaine, qui fut candidat à la vice-présidence des Etats-Unis en 2016, en "ticket" avec Hillary Clinton. "Aujourd'hui, c'est une frappe contre la Syrie - qu'est-ce qui l'empêchera ensuite de bombarder l'Iran ou la Corée du Nord ?", a-t-il ajouté. À l'inverse, des élus républicains se sont félicités de la décision d'engager des frappes.
 

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T'ES FOU?

13 Avril 2018, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

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Mac Macron

13 Avril 2018, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

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Macron prend les acteurs du mouvement social pour des cancres

13 Avril 2018, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Lionel Venturini et Maud Vergnol
Jeudi, 12 Avril, 2018
Humanite.fr
 
Aucune annonce concrète. Sourd au mouvement social, le président de la République, qui comptait reconquérir les classes populaires avec cette communication au ton condescendant, risque d’avoir creusé un peu plus le fossé.

L’exercice devait lui permettre de reprendre la main face à l’ébullition sociale et sa chute de popularité, vertigineuse chez les classes populaires. Emmanuel Macron pensait pouvoir régler la question avec de la «pédagogie», et quelques grosses ficelles de communication. Mais derrière l’étrangeté qu’il y eût à évoquer la guerre en Syrie, avec image d’enfants gazés dans une salle de classe d’école primaire.. l’interview du président de la République sur TF1 ce midi s’est soldé en exercice lisse, où l’hôte de l’Elysée a pu dérouler son message sans contradiction, avec un interlocuteur balayant vite « l’image injuste » de président des riches qui lui colle à la peau.

Une leçon professorale et beaucoup de d’intox

De petits arrangements en gros mensonges par omission, Emmanuel Macron s’est ainsi promené sans encombre sur TF1. « Les riches n’ont pas besoin d’un président, ils se débrouillent très bien tout seuls » affirme ainsi sans ciller celui qui a réduit l’impôt sur la fortune et introduit une taxe forfaitaire avantageuse sur les revenus du capital. Alors, oui, ils n’en ont plus besoin…. Surtout, le chef de l’Etat a justifié l’effort demandé aux petites retraites, et qu’il fallait au fond prendre aux retraités touchant 1200 euros, via la hausse de la CSG, pour donner à ceux qui touchent le minimum vieillesse (augmenté de trente euros).

Décidément fâché avec les chiffres, il annonce « mille ouvertures de classes en milieu rural en dépit d’une baisse du nombre d’élèves, quand son ministre de l’Education, pas plus tard que le 5 mars dernier, évoquait lui « environ 200 à 300 classes grand maximum » qui fermeront en milieu rural.

Pour Emmanuel Macron, il faut « produire avant de répartir », alors que l’économie française croît chaque année. Au cours de l’entretien, jamais ainsi ne fut rappelé la promesse du candidat d’une baisse d’impôts si la croissance atteignait 1,8% -elle s’établit à ce jour à 2%. Pas plus qu’il ne fut question de rétablir la demi-part fiscale pour les personnes veuves, supprimée en 2009 sous Nicolas Sarkozy. Si le chef de l’Etat entend effectuer des annonces à l’été, et « donner plus de moyens » aux hôpitaux, sa ministre de la Santé n’a rien dit de tel en février, en présentant l’esprit de sa réforme. Déjà, le budget 2018 continue de réclamer de gros efforts budgétaires aux établissements. Concrètement, les hôpitaux vont devoir réaliser à nouveau 1,6 milliard d’euros d’économies en 2018, après avoir déjà dû couper trois milliards de dépenses en trois ans. Si le président confirme sa volonté dans la loi Pacte, de défiscaliser totalement l’intéressement, cela ne concerne que 8 millions de salariés du privé sur un total de 12,5. Le président qui affirme n’avoir « jamais fait preuve de mépris » à l’égard des Français n’aurait enfin rien à voir avec l’homme évoquant des ouvrières « illettrées » ou demandant de travailler pour « se payer un costard ». «Dans les grandes villes les gens sont plus riches», croit le chef de l’Etat. Si les zones rurales concentrent bien de la pauvreté, elles sont moins peuplées que les grandes villes et leurs banlieues… Et c’est bien là que se concentrent en réalité les populations les plus démunies, rappelle l’observatoire des inégalités.

Un condensé de l’idéologie Macroniste

« Je veux remettre la France au travail » : la phrase est lâchée au milieu de l’entretien. Et dit beaucoup du projet macronien, ce néolibéralisme autoritaire que le chef de l’Etat voudrait faire passer pour du bon sens technocratique. Ernest-Antoine Seillière, Nicolas Sarkozy, ou un certain Edouard Daladier en 1938, avaient déjà relayé cette antienne du patronat et son goût de l’effort et du « mérite », autre terme repris hier Par Emmanuel Macron, qui a dévoilé en creux la cohérence de son projet politique, confirmant que la redistribution des richesses ne fait pas partie de son logiciel. Ainsi, à propos de la suppression de l’ISF, « ceux qui réussissent tirent la cordée» pour que les autres derrière «trouvent leur place». Soit une version romantique de la théorie économique du « ruissèlement » , qui veut que la richesse, et donc la consommation des nantis, assure par ricochet aux plus pauvres emplois et revenus. « Pour avoir le gout de la justice, pour distribuer de l’argent aux plus modeste, il faut produire ». Comme si les plus pauvres attendaient l’aumône et non de pouvoir vivre de leur travail. Son crédo: «libérer, protéger, unir»... Sur le rythme effréné de ses contre-réformes, «Le monde va à toute allure», a-t-il justifié, comme si grâce à l’homme providentiel, la France sortait d’un profond sommeil. Œuvrer au seul service de l’efficacité, sans parti pris « politique », voila le message que le président de la République a voulu passer : les français, eux ne s’y trompent pas, de plus en plus nombreux à penser que sa politique est bien de droite et vouée aux plus riches.

Un mépris total envers le mouvement social

Les cheminots et agriculteurs en colère avaient été maintenus à distance du village pour ne gâcher la mise en scène. Le choix de Jean-Pierre Pernault, champion du populisme antisocial et des sujets anti-grévistes, ne laissait déjà que peu de doutes sur la tonalité de l’entretien et le traitement du mouvement social. Emmanuel Macron a fait le reste, en se défendant pourtant de tout «mépris» à l’égard des cheminots. «Je ne partage pas ceux qui voudraient opposer les usagers et les cheminots, on ne fait pas avancer le pays en opposant les uns aux autres», a-t-il avancé, alors même que sa majorité a tout faire pour focaliser l’opinion sur le statut des cheminots, que Christophe Castaner avait qualifié de « privilégiés », plutôt que sur l’avenir du service public ferroviaire. Tout en affirmant « respecter les syndicalistes », Le président de la République les accuse de « mensonges ou de fausses peurs ». « J’appelle au calme, a-t-il lancé au sujet des grèves. La bonne réponse n’est pas d’arrêter la réforme mais de la faire ensemble», a-t-il conclu, en affirmant qu’il ne dérogerait pas de sa feuille de route. Sourd aux mouvements sociaux, là où ses prédécesseurs ont toujours craint l’ embrasement de la jeunesse, Emmanuel Macron s’ est montré inflexible et autoritaire sur les mobilisations dans les universités, évacuant les sujets de fond comme la sélection, qui motive pourtant les blocages des universités. «Les professionnels du désordre doivent comprendre qu’on est dans un état d’ordre», a-t-il lancé, dans une version « nouveau monde » de la chienlit.

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Macron mobilise les médias, mobilisons les citoyens !

12 Avril 2018, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Mis en difficulté dans l'opinion sur la réforme SNCF et sur l'autoritarisme de ses choix politiques, Emmanuel Macron tente, à partir d'aujourd'hui sur TF1, une nouvelle offensive médiatique pour regagner le terrain perdu.

Mais, sur le fond, il ne change rien. Pour lui, il n'y a rien à négocier avec les syndicats, rien à discuter avec les étudiants, rien à amender au Parlement. Le pays ne supporte plus cette arrogance.

La pression populaire doit donc s'accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens !

Cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, agents des services publics, salariés du secteur privé… les mobilisations sociales s'amplifient parce que le pays prend conscience que Macron, loin d’être « l’homme nouveau » qu’il prétendait être, agit en fait comme le représentant attitré des intérêts de la finance.

J'appelle, au nom du Parti communiste, à dire non dans tout le pays à cette politique injuste, à amplifier le soutien aux cheminots, à étendre l'entrée dans l'action de maximum de salariés sur leurs revendications, à réussir la journée interprofessionnelle d'action syndicale du 19 avril, celle de la fonction publique du 22 mai, et à préparer une grande mobilisation citoyenne le 1er mai.

 

Le Parti communiste propose, comme il l'a fait devant les barrages du Sautet dans l’Isère et d’Eguzon dans l’Indre, autour de l’Hôpital de Douai dans le Nord, de généraliser les chaînes humaines autour des gares, hôpitaux, Postes, tribunaux... pour mettre symboliquement sous protection citoyenne les services publics autour du slogan :

« Mon service public, j'y tiens » !!!

Nous mettons le badge édité par le Parti communiste sur ce thème à disposition de toutes et tous.

 

Nous proposons également d'amplifier la tenue, dans tout le pays, de réunions publiques pour discuter des contre-propositions pour une autre logique de développement des services publics, des salaires et de l'emploi. Dette SNCF, fret ferroviaire, avenir des petites lignes, financement des investissements nécessaires dans tous les services publics, avenir des communes… tout doit être sur la table.

Concernant la perspective d'un temps fort national un week-end, nous partageons l'objectif d'additionner l'énergie des secteurs en lutte et celle de tous les citoyens prêts à les soutenir. Une telle initiative n'a de sens que si elle unit les forces syndicales, les forces citoyennes et les forces politiques qui soutiennent les luttes en cours. Le PCF est disponible pour continuer à discuter des conditions à réunir pour une telle initiative.

Nous soumettons à ce débat la proposition d'organiser, sur le mode de la consultation citoyenne contre la privatisation de la Poste il y a quelques années, un immense référendum populaire sur la question de la SNCF 100 % publique. Des millions de nos concitoyens pourraient y participer.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

 

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